SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 14 « Premier bilan »

6 mois après le début de mon expérience entrepreneurial improvisée il est temps de faire un premier bilan !

En juin dernier, en plein milieu de la crise sanitaire due au COVID-19, alors que j’effectuais mon stage de Master 1 au sein du Laboratoire Numérique d’Education au sein de la très prestigieuse institution d’Etat, France Education Internationale, j’ai eu une révélation. Déjà à l’époque, on prenait doucement conscience de la crise économique qui arrivait, tout en assistant impuissant au développement des innégalités dans le cadre scolaire, creusées avec le système d’école à la maison. Les mots chômage, crise et discrimination s’enmêlaient alors dans mon esprit pour finalement former deux évidences: Avant de me retrouver sans travail, j’allais créer mon propre emploi ET Il était temps d’allier mes deux secteurs pour répondre à un besoin exacerbé par la crise; le manque de COMMUNICATION en EDUCATION; Echo’le était né.

6 mois après, je suis passée de l’idée au projet, puis du projet à l’entreprise. D’ici quelques semaines les statuts d’Echo’le seront déposés et je serai officielement Cheffe d’entreprise, avant même l’obtention de mon diplôme de Master. Mais cette double vie, d’étudiante-entrepreneuse à laquelle je me suis confrontée et qui a pu se réaliser grâce au statut Etudiant entrepreneur des Pépites, a avant tout était semée d’embûches et de remises en questions. Pour revenir point par point sur ce que c’est derniers mois m’ont appris, je vous propose donc un petit article bilan, avant un break, bien mérité …

Routine: de la projection à la réalité

En septembre, avant le début de mes cours de Master 2 au sein de l’Université de Burgos et du formidable Master Sociedas y Educacion inclusiva [Oui parce que j’ai décidé de faire un Erasmus à ce moment là, que voulez-vous, le goût du risque…], dans ma tête tout était clair: le matin je travaillais sur mon projet d’entreprise, tout en gérant mon blog (1 article par semaine) et mon podcast (1 épisode par mois), et l’après-midi j’était en cours.

Dans les faits, et malgrè la mise en place d’une routine stricte (réveil, médidation, étirements, petit déjeuner, mails, tâches), la fatigue a vite pris le dessous, d’autant plus exacerbée par le rythme espagnol décallé qui me faisait finir les cours à 21h et donc coucher entre minuit et 1h…

Butée que je suis, j’ai voulu maintenir le cap, travaillant de plus en plus tard, me levant de plus en plus difficilement et rayant le concept de repos de mes week-ends. D’autant plus que le contexte ne m’a pas aidé … Longtemps protégé.e.s par les politiques décentralisées Espagnoles, nous avons évité un second confinement classique, MAIS rapidement nos possibilités de profiter et de se sortir le tête des cours se sont amoindries … Fermeture de la région, de la ville, des lieux culturels, des bars, des restaurants, impossibilités de se voir à plus de 3, finalement seules les facs sont restées ouvertes [Et oui c’est déjà beaucoup!] pendant la majorité du semestre. Après avoir attrapé moi-même la COVID, la mise à mal de ma vie sociale a fini de me renfermer sur mon travail et mes projets, au péril de mon équilibre et de ma santé mentale … Le froid et les courtes journées sont venues s’ajouter pour compléter ce merveilleux combo.

Il vaut-être clairs, mon Erasmus a été … particulier; mais comme toujours des points positifs existent;

  • L’organisation de mes journées en deux temps m’a permis de maintenir le cap en continuant à me donner des objectifs !
  • Mes cours, comme un phare dans la tempête, se sont maintenus et sont aussi incroyables que ce que j’attendais !
  • Les outils numériques m’ont permis de garder un contact permanant avec les Pépites et de suivre les ateliers & rencontres.
  • Mon entreprise se pose en solution face à la crise actuelle et chaque jour qui passsent me confirme sa nécessité …
  • Je peux cocher mille fois les cases: capacités d’adaptation, gestion des situations de crise et improvisation …

Malgrès tout une des principales raisons de la viabilité de ce paris fou aujourd’hui tient à un fil évident et souvent oublié:

JE N’AI JAMAIS ETE SEULE.

La nécessité de BIEN s’entourer

Une famille, une équipe

Des idées folles j’en ai régulièrement, mais ce qui fait que mes idées deviennent des projets c’est que je suis soutenue, toujours.

Et croyez-moi des idées folles j’en ai eu: candidature entant qu’élue académique, création du journal de mon lycée, mise en place de campagnes contre le harcèlement scolaire, un blog, un podcast, deux semestres à l’étranger (Chili & Espagne) et aujourd’hui la création d’une entreprise en parralèle de mon Master [et ce n’est que le début…]. A chaque fois, ma famille m’a soutenu, m’encourageant, suivant pas à pas les étapes, donnant leurs avis, m’acompagnant, de près ou de loin.

Pour beaucoup il s’agit d’évidence, mais j’ai bien conscience de la chance que j’ai. Pour être libre d’être et de faire, il faut d’abord avoir un socle solide sur lequel s’appuyer, c’est ce que m’apporte ma famille et mes proches, comme une équipe avec moi pour gagner les matchs.

Un équipe qui freine mes ardeurs régulièrement et qui me rappelle que travailler c’est bien mais se reposer c’est tout aussi important, ou encore que tout n’est pas l’ami du mieux, bref, l’équilibre vient de là et j’en est conscience, jour après jour …

Les Pépites, un cadre rassurant et motivant

Le statut d’étudiant entrepreneur je suis tombé dessus par hasard, même si le hasard j’y crois pas trop. Un post sur les réseaux sociaux de l’UPEC a attisé ma curiosité et fait remonter à la surface une idée mise de côté, celle de me lancer dans l’entreprenariat. Une fois de plus, alignement des planètes ou évidence, la crise saniatire avait repoussé les échéances de candidature, me donnant un laps de temps supplémentaire pour candidater. Il était précisé que le statut ne demandait aucune obligation de résultats, alors j’ai foncé.

Lors de l’oral j’ai surtout parlé des constats que j’avais pu tirer des conséquences de l’école à la maison en éducation et des solutions que je voulais apporter en cohérence avec mes compétences en communication et éducation. Le jury a été aussi réceptif que ma maitre de stage, Federica Minichiello, quelques semaines plus tôt. Les besoins étaient là, un statut pour m’accompagner aussi et même si tout rester à faire, je semblais sur le bonne voix.

Même pas un mois après être tombé sur le fameux post, me voilà donc étudiante-entrepreneuse, suivant ainsi le mot d’ordre de mon année 2020: IMPROVISATION.

Le fait de partir en Erasmus en parralèle aurait put être un frein, pourtant dès le début, Nicole Brzustowski, Responsable du pôle entrepreneuriat à la MIEE [Maison de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Etudiant – UPEC] m’a soutenu, mettant en avant le maintien des évènements, à distance avec la crise. Effectivement, une fois de plus, la crise pourtant si négative, m’a apporté son lot de positif; la grande majorité des ateliers, conférences et rencontres se sont déroulées en ligne me permettant de les suivre au même titre que les autres porteur.se.s de projet, malgrès la crise et la distance.

Voilà donc ce que les Pépites [3EF et 94] m’ont apporté:

  • Des contacts : autant vers des porteur.se.s de projet que des professionnel.le.s passionants et passioné.e.s
  • Des outils et leurs notices pour rentrer dans l’entrepreunariat du bon pied : Business plan, Comptabilité, Numérique responsable …
  • Des conseils et retour d’expérience: partir de ce qui a été vécu c’est gagner du temps et des tips qui peuvent faire toute la difference
  • Des opportunités: en travailler comme intervenante communication pour le Pépite j’ai pu travailler ma posture de professionelle tout en mettant un peu d’argent de côté pour déveloper mon projet en toute sérénité
  • Un sécurité: en plus de nous permettre de travailler sur notre projet à la place de notre stage de fin d’étude, le statut peut être prolongé et ainsi nous permettre de conserver notre statut étudiant et tout ses avantages

Bref, pour moi, les Pépites sont une richesse incroyable de notre système français, pourtant peu reconnue et exploitée, alors partageons là pour qu’un maximum de personnes puissent en profiter et ainsi transformer leurs idées en projets !

Entrepreneur #LEADER, le programme qui fait la différence

Vous commencez à me connaitre et savez que saisir des opportunités est une de mes spécialités. Le programme Entrepreneur #LEADER est une preuve supplémentaire que la Veille et l’Improvisation sont des clés à la Réalisation.

Ainsi, j’ai découvert le programme grâce à une Newsletter du Pépite 3EF et sur le moment je n’y est pas vraiment cru … Un accompagnement d’une telle ampleur, complètement gratuit, il n’y avait que la Région Ile-de-France pour se le permettre … Quoi qu’il en soit, une fois de plus, je me suis retrouvée au bon endroit au bon moment et j’ai donc saisi cette opportunité.

Plusieurs mois plus tard je ne le regrette pas mon choix, bien au contraire. Grâce au programme je me suis vu attitrer un conseillé BGE ADIL qui me suit tout au long de mon projet, me donnant des objectifs et cochant avec moi les points essentiels de la création d’entreprise. Dès le début de mon accompagnement, il créé ainsi un dossier qu’il va compléter au fur et à mesure avec les documents que je vais créer ou que nous allons compléter ensemble pendant le suivi. De la Fiche projet initiale jusqu’au Plan Financier en passant par le Business plan et l’Analyse de la Concurrence tout est ainsi archivé, classé et mis à jour. Chaque entretien permet également de compléter un tableau de suivi avec les sujets abordés, les documents complétés et ce qui est à faire et à compléter pour la session prochaine.

Ces points réguliers me permettent 5 avantages non négligeables dans la mise en place de mon projet:

  • Me donner des objectifs, des STEPS réguliers à atteindre pour avancer
  • M’aider à prioriser mes actions tout en organisant mon emploi du temps global
  • M’offrir un référent professionnel pour répondre à mes questions liées à la création d’entreprise
  • M’accompagner spécifiquement dans la création de mon Plan Financier et dans ma recherche de fonds
  • Me guider dans mes démarches administratives notamment dans la création du Statut de l’entreprise

Créer une entreprise est un challenge, d’autant plus en étant en parallèle étudiant.e, c’est pourquoi ce programme est aussi formidable. En nous offrant un accompagnement PERSONNALISE et REGULIER, à travers des sessions d’1h en moyenne tous les 15 jours, la Région Ile-de-France et BGE ADIL nous donnent les premières clés pour créer notre entreprise et rentrer dans le grand bain, sans pressions ni obligations.

Une fois de plus, il s’agit là de la preuve que des aides et soutiens existent gratuitement, il suffit de Veiller, au bon endroit …

Leçons d’une expérience et règle de trois

L’art de l’anticipation face à l’incertitude

S’il y a bien un mot qui représente cette année 2020 c’est ce mot: INCERTITUDE.

Les mois passent et pourtant nous n’avons toujours pas l’impression de voire le bout du tunnel. Les vaccins donnent de l’espoir, mais nous savons d’or et déjà que la crise économique va remplacer la crise sanitaire, continuant à obscursir l’avenir des entreprises et des entrepreneur.neuse.s. Pourtant, il faut bien continuer à avancer … En tout cas, aujourd’hui, au milieu de mon année entant qu’étudiante entrepreneuse je tente, comme tous.tes de continuer à avancer, sur ce qu’il est possible de réaliser à distance, pour rester dynamique et éviter à tout prix de mettre mon projet en StandBy.

L’avantage du Statut Etudiant Entrepreneur des Pépites nous offre justement une anticipation; en débutant notre projet entrepreunarial dès nos études ou directement à la fin de ceux-ci, tout en étant protégé.e par le statut étudiant. Cette marge de manoeuvre nous permet de réaliser les démarches administratives, en amont du dépôt de Statut de notre entreprise (nombreuses en France), sans être dans l’Urgence; Urgence financière (nous continuons à toucher nos bourses), Urgence sociale (nous continuer à toucher les APL), mais également Urgence universitaire (en nous permettant de remplacer notre stage par notre projet entrepreneurial).

Ainsi, en anticipant, il est plus facile de réagir dans l’urgence et d’être prêt.e à tout changement de plans. Par exemple, en réalisant dès le début de votre projet un dossier global de celui-ci(présentation, objectifs, public, concurrence, budget…), vous êtes prêt.e.s à tout moment à envoyer votre projet à de potentiels financeurs. De la même façon, en ayant un barême de tarifs (en cohérence avec vos charges et autres frais) et des fiches produits et/ou procédures par services, vous êtes déjà opérationnel.le.s pour présenter votre projet, vos objectifs et organisations à de potentiel.le.s collaborateur.trice.s.

Tout ces documents, dossiers, vous seront utiles quoi qu’il arrive; même dans l’urgence, dans la crise, face à des changements de contextes, de plans. Ils sont au coeur de la démarche entrepreneurial et lorsque dans quelques mois vous serez dans le rush entre réponses à vos premiers clients et communication de votre projet, vous serez très heureux.seuses de les avoir anticipé …

Faire au mieux puis lâcher prise

« Advienne que pourra« 

Une fois que vous avez coché la plupart des cases, que vous avez réalisé les différentes documents essentiels, mis en place votre communication, défini votre public cible et les contacts prioritaires, que votre Plan Financier est bouclé, il est temps de faire confiance. Faire confiance à sa bonne étoile, à l’élignement des planètes, mais surtout à son projet et à soi-même.

Le mieux est l’ennemi du bien. Après promis j’arrête avec mes citations bateaux, mais tout ça pour vous dire que pour réussir il faut se lancer. C’est aussi simple que ça. Se lancer. Ce n’est certainement en perfectionnant votre projet indéfiniment que vous allez arriver à vos fins. De même, l’échec n’est pas un drame, bien au contraire c’est une opportunité, une opportunité de sortir de votre zone de confort, de vous remettre en question et de vous relever plus fort.e et motivé.e que jamais.

Ainsi, s’il y a bien une chose à retenir c’est que votre première version de produit ne sera jamais la meilleure. votre premier client ne sera jamais pleinement satisfait et vous devrez travailler dure avant d’être vous-même pleinement épanoui.e avec votre produit/service.

Ceraines vont même jusqu’à dire que si une application est parfaite dès le début c’est qu’elle arrive trop tard … Parce que répondre à un besoin c’est travailler dans l’urgence pour satisfaire au plus vite, plus que travailler dans le temps, car alors, le besoin aura disparu. Ainsi, de la même même manière qu’une pièce de théâtre existe pleinement que face à un public, votre produit/service doit être confronté à ses client.e.s/ utilisateur.trice.s pour exister et s’épanouir pleinement.

Tout ne repose donc pas sur vous. Au contraire, vous faites de votre mieux, puis le projet s’épanoui et commence alors à dépendre d’autres. C’est un conseil souvent difficile à entendre car entant qu’entrepreneur.neuse.s nous avons tendance à vouloir être toujours dans l’action, quitte à braser du vent. Mais c’est ici une perfectionniste et une stressée de la vie qui vous parle aujourd’hui, croyez moi d’expérience;

Lâcher prise permet de laisser venir les opportunités et surtout d’apprendre à écouter ses intuitions !

Ma règle de trois – C.O.N

Honnêtement je n’ai pas fait exprés, pour le sigle, mais au moins cela va vous permettre de le retenir !

[Ah, l’art de la communication]

Je crois profondément que ce donner des lignes à suivre, tout comme la projection, cela permet de maintenir le cap et de revenir à l’essentiel quand on a tendance à se laisser emporter par les évènemenst. Voici donc mes trois mots d’ordre pour ne pas me perdre dans la tempête de l’entrepreneuriat:

Cohérence

Je le répète et le re-répète pour la communication et cela fonctionne avec tout votre projet dans son ensemble, être cohérent, en terme de ton, d’objectifs, de valeurs, de public cible, de services, de couleurs, c’est vous forger une Image de Marque professionnelle, qui va perdurer dans le temps !

Organisation

Les listes, emplois du temps, Post Its et classeurs sont vos meilleurs amis. Qu’ils soient papiers, numériques, mentaux ou physiques, ils vont vous permettrent de poser vos idées et de vous retrouver entre les multiples tâches que vous avez à réaliser. Parce que entrepreneuriat demande pleins de casquettes différentes, vous devez vous organiser pour ne pas vous perdre entre tous vos rôles et garder le cap, coûte que coûte.

Nuance

En général dans la vie, les choses sont plus grises que blanc ou noir, dans l’entrepreneuriat d’autant plus… Il va falloir passer du baume sur vos objectifs, prendre de la distance face à des refus et surtout apprendre à relativiser. Rien n’est définitif et certaines fois il faut juste passer à autre chose. De la nuance aussi parce que la fatigue, la pression et l’excitation ont tendance à brouiller notre vision [Vous avez remarqué ?], alors il faut savoir prendre de la distance et nuancer !


Voilà. Nous y sommes. La première partie de cette série Serial entrepreneuse arrive à sa fin. Je suis fière de mon bilan, fière de cette course de fond, loin d’être terminée, fière de cette folie douce qui devient doucement un grand et beau projet.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et un magnifique passage vers une nouvelle ère. Il faut de nouveaux départs comme celui-ci pour faire la différence et comme toujours je suis des enthousiastes, des optimistes, cette nouvelle année sera belle. Alors, à l’année prochaine …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 10 « Prototype(s) »

Anticiper les produits et services permet de professionnaliser le projet

Travailler en amont du lancement de votre (vos) produit(s)/ service(s), le prototype vous permet de visualiser votre démarche de projet, voire de la tester auprès d’un échantillon de public cible. Une démarche loin d’être anodine, qui réunie autant une dimension d’analyse de la concurrence, qu’une dimension de crash test financier et matériel.

Proto’quoi ?

« Premier exemplaire, d’un bien ou d’un service, avant la fabrication / mise en place, en série »

Globalement, le prototype matérialise une étape d’évolution d’un projet, souvent pour confirmer ou infirmer les éléments centraux de celui-ci.

Il permet de:

  • Valider des choix opérés de la conception d’ensemble (fonctionnalités, organisations des solutions mises en place, designs, prix…)
  • Recueillir des Insights auprès d’utilisateur.trice.s potentiel.le.s

Un premier jais [im]parfait

Tester pour avancer

« Si votre premier produit/ service est parfait c’est que vous avez perdu du temps« 

Je conçois que cette idée puisse paraitre folle et pourtant … De la même façon qu’une pièce de théâtre n’existe réellement que face aux réactions de son public, votre produit ou service prend réellement forme que face à ses utilisateur.trice.s.

C’est bien pour vos utilisateur.trice.s, pour répondre à leur(s) besoin(s), que vous montez ce projet, non ? Alors, il doit vous sembler logique de partir d’eux, de leurs ressenties et retours face à votre produit ou service, pour l’améliorer et le rendre le plus cohérent possible.

Des bases types comme supports de départ

Lorsque je parle de « bases types », celles-ci peuvent prendre plusieurs formes en fonction de votre projet.

Pour la création d’un produit design qui demande un certain nombre de matériaux et de coup de fabrication, vous n’avez pas forcément les moyens et la possibilité de lancer la production pour un seul prototype. La solution qui se présente à vous est plus abstraite:

  • LE CROQUIS: En format classique feuille blanche/crayons ou en format numérisé grâce à des logiciels graphiques [Photoshop, InDesign, Sketch, GIMP…], réaliser un croquis vous permet de projeter votre produit et de le présenter dans un second temps à de futur.e.s utilisateur.trice.s pour avoir un premier retour et le confronter à leurs besoins réels.

En complément pour le prototypage d’un produit aux besoins de fabrications multiples, au coût de production élevé, mais également pour la mise en place d’un service une autre solution globale se présente à vous:

  • LA MAQUETTE: Celle-ci vous permet spécifiquement de suivre le parcours de votre utilisateur.trice, de sa pratique quotidienne, à la prise de conscience d’un besoin, jusqu’à la recherche d’une solution (qui doit l’amener vers votre solution: produit ou service). Comme pour le croquis, la maquette peut être autant réaliser en format classique, à base de Post It, de grandes feuilles de couleurs, d’un tableau, qu’en format numérisé, à grâce à des logiciels spécialisés [Marvel App, Bubble, CANVA…].

Parmi les prototypes les plus célèbres, il y en a un que l’on ne peut pas éviter. Utilisé autant dans l’entreprenariat que dans le cinéma, dans la communication que dans l’animation, celui-ci permet une vision globale du déroulé de fabrication et de mise en vente d’un produit mais également dans l’organisation et la planification d’un service:

  • LE STORYBOARD: Graphiquement, sous forme d’une bande dessiné, d’une vidéo ou d’une infographie, le stotyboard permet de donner vie à votre projet, de l’incarner et ainsi d’en relever les failles et faiblesses.

Au delà de ces trois outils de projection, vous pouvez ensuite vous lancer dans la création d’outils types concrets:

  • PROJET TYPE: Ce prototype concerne surtout les entreprise de service et vous permet de ne pas arriver sans matière pour présenter votre projet à de premiers client.e.s, collaborateur.trice.s, investisseur.e.s. Le but est simple, inventer un client type, à partir de votre Persona, pour développer autour de celui-ci un panel de service types que vous proposez au sein de votre entreprise. [Par exemple: je propose des outils de communication à des écoles, j’ai donc créé une école type et décliner plusieurs outils de communication à partir de ce faux profil afin d’avoir de la matière à présenter; une bonne occasion de démontrer mes savoir-faire et mon professionnalisme].
  • MODELE PHYSIQUE: Ce prototype s’intègre parfaitement à la suite d’un croquis ou d’une maquette, sans avoir à créer votre produit ‘taille et matériaux réels’, vous utilisez des matériaux à porté de main (legos, carton, mousse, argile…) pour construire votre produit mais en mini !

Crash test

Faire rentrer votre public dans la boucle

Le but d’un ou de plusieurs prototype [vous pouvez complètement les accumuler] n’est pas de chercher l’exhaustivité, mais au contraire la simplicité et la rapidité.

Ainsi, celui-ci vous donne avant tout un support pour interagir avec vos futur.e.s utilisateur.trice.s, il doit « parler de lui-même ». En plaçant ainsi votre utilisateur.trice.s au cœur du processus, vous l’intégrer complètement à votre démarche, développant ainsi votre esprit de communauté (Voir Serial Entrepreneuse STEP 9), mais également en perfectionnant votre produit/ service.

Dans cette démarche, vous ne devez pas chercher la validation, mais bien des enseignements [Insights].

Des chiffres [financiers et matériels] à la réalité

Pendant toute la première partie de la création d’entreprise vous vous appuyez sur des projections, des « considérons que », pas sur des informations stables, des chiffres réels. La démarche du prototypage vous permet justement de rendre toute cette démarche plus « réelle », encrée dans la réalité du marché.

Pensez qu’il vaut toujours mieux prendre du temps en amont du lancement officiel en faisant des erreurs rattrapables, que foncer tête baisser en souhaitant se lancer au plus vite et finalement louper ses débuts.

L’entreprenariat c’est prendre des risques, c’est certain, néanmoins, la carte de la prudence est de mise autant que vous le pouvez afin d’anticiper le maximum d’erreurs et de pertes (financières, matérielles, humaines…).

L’art de (se) remettre en question

Lorsque l’on travail un projet seul.e (ou à plusieurs), depuis des mois, cela nous place dans un entre-soi relativement confortable, c’est d’ailleurs pour cette raison que le prototypage effraie autant.

Tester c’est prendre le risque d’échouer, demander un avis c’est prendre le risque d’entendre ce que l’on a pas envi d’entendre. Pourtant, il faut bien avoir conscience que c’est justement en se remettant en question que l’on avance et que l’on porte notre projet vers le mieux, pas vers la perfection (qui n’existe pas…), mais vers le mieux.

En cohérence, toujours, avec ses valeurs, les besoins du marché et les envies de notre public cible.


Nous arrivons à la fin de ce STEP10 de la série Serial entrepreneuse (déjà!). En parlant prototype(s), on donne de la matière à notre projet qui prend forme et commence à se confronter aux réalités -économiques, matérielles, humains- de son marché. Un STEP de plus vers la réalisation de projet de folie.

En attendant une nouvelle étape, je vous dis à la semaine prochaine, prenez soin de vous, des autres, de vos rêves.

Ella.

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 9 « L’art du Webinar »

Un évènement c’est l’occasion de créer du lien, même en ligne

Après le STEP 8 dédié à l’Identité de marque de notre projet, on continu aujourd’hui avec un outil de communication en vogue, au cœur des nouvelles problématique des entreprise: le webinar. Evènement en ligne, gratuit, le webinar nous apprend l’art de donner pour attirer, l’art du lien pour vendre. Parce qu’avant d’être de potentiel.le.s client.e.s, votre public cible est avant tout un profil en quête d’une solutions; il est temps pour vous de partir à sa rencontre.

Public ? A apprendre par cœur

Série Serial entrepreneuse STEP9

En répondant aux problématiques de votre public cible lors de votre Webinar, vous lui montrez qu’il est au BON ENDROIT, que vous êtes la PERSONNE QU’IL LUI FAUT.

Ainsi, une relation de confiance s’établie et vous êtes par la suite en mesure de vous positionner comme une réponse professionnelle à ces problématiques.

Sujet ? Donner pour recevoir

Une fois que vous avez clairement défini la situation globale de votre public cible, vous êtes en mesure de faire ressortir la problématique centrale à traiter. C’est celle-ci que vous allez devoir développer dans votre Webinar.

Ainsi, votre public cible va plus facilement s’intéresser à votre évènement qui se positionne exactement là ou il a besoin.

L’autre grande question au coeur de la problématique du sujet est bien entendu; quelles informations, éléments, peuvent rester gratuits -dans le Webinar- et quels éléments doivent-être au contraire être mis de côté pour le format payant ?

Pour répondre à cette interrogation au cœur de notre démarche, vous avez deux possibilités:

  • Partager le quoi pas le comment: ainsi vous rester en surface, mettez en perspective les problématiques de votre public cible, les nourrissez avec des exemples mais sans y répondre concrètement.

ATTENTION

Logiquement, cette technique peut énerver, faire perdre patience et faire clairement comprendre à votre public cible que vous êtes avant tout là pour vendre vos produits ou services. En terme de relation de confiance, c’est risqué, voire très risqué.
  • Partager les premières étapes: ici au contraire, vous rentrez dans le vif du sujet, vous prenez votre temps et après avoir poser les problématiques que vous avez relevez chez votre public cible (pour que ceux-ci se reconnaissent et sachent qu’ils.elles sont au bon endroit), vous donner clairement des premières clés pour y répondre

ATTENTION

Il est question ici de faire le part des choses: vous démontrer vos compétences et votre professionnalisme sans dévoiler TOUS votre savoirs faire; vous répondez à la problématique sans la résoudre COMPLETEMENT.

Prospects ? Ouvrez yeux et oreilles

Vous connaissez votre public cible, avez défini votre sujet central pour un premier Webinar, maintenant ou trouver votre prospects ? Parce qu’on ne va pas se mentir, tant de travail pour 5 participants, c’est frustrant, très frustrant …

La quête gratuite

Si la semaine dernière dans le STEP8 je vous parlez de la notion de Communauté ce n’est pas pour rien … C’est justement au coeur de votre communauté et de vos relations, qu’elles soient universitaires, professionnelles ou personnelles que vont se trouver vos premiers prospects.

Tout simplement, il s’agit là de numériser l’idée de bouche à oreille.

Ainsi, vos ami.e.s Facebook, votre réseau LinkedIn, vos abonnés Instagram et vos contacts mailing sont les premiers prospects que vous allez pouvoir solliciter pour lancer votre premier évènement en ligne (ou pas d’ailleurs).

En les invitant à régir, commenter, partagez, vous faire remonter vos posts, évènements et donc la nouvelles dans les serveurs des réseaux sociaux et avez là une première technique de communication, efficace et gratuite.

L’investissement payant

Pour aller plus loin, il ne faut pas avoir peur d »investir au service des résultats.

Ainsi, les publicités Facebook et Instagram peuvent être un excellent moyen de toucher votre public cible de manière le plus large possible tout en partant de vos critères spécifiques de recherche.

Pour en savoir plus sur les techniques de vente Facebook et Instagram, je vous donne rendez-vous en fin d’article ou je vous dévoile des profesionnel.le.s et outils spécialisés dans ce domaine.

Technique ? Mettre les moyens

Une des premières erreurs qui est faite e communication en générale est de se considérer comme incompétent et mal équipé pour se lancer. Or, s’il y a bien une chose qui demande peu de technique et surtout beaucoup de pratique c’est bien la communication.

En partant du principe que vous êtes la personne qui connait le mieux votre projet, vous êtes donc la personne la plus apte à communiquer dessus !

Maintenant que ceci est dit, les outils techniques essentiels pour lancer un Webinar cohérent, meilleurs outils pour communiquer sur vos produits et services, se tiennent en trois points:

  • Tunnel de vente : On parle ici de la première vitrine numérique de votre projet, votre site web. C’est par son biais que vous allez pouvoir communiquer sur votre évènement, y partager le lien ou encore recueillir les retours des participant.e.s.
  • Sites de Webinar : Webinarjarm, ZOOM, Livestrorm … Tous sont proposés en version gratuite et en version payante avec des fonctions plus ou moins égales, pour voire celui qui vous correspond, un seul mot d’ordre: TESTER.
  • Autorépondeurs : Quoi que l’on en dise, les mails sont encore aujourd’hui au cœur de la communication des entreprise, c’est pourquoi investir dans un autorépondeur solide est un investissement cohérent et rentable. Une fois encore, plusieurs existent, à vous de voir celui qui vous correspond au mieux: Mailchimp, Sendinblue

Il existe également des outils globaux, plus onéreux mais pratiques

Learny box, Systome IO …

Résultats ? Analyser et améliorer

Analyser et modifier votre Webinar au fur et à mesure de votre évènements est la meilleure façon de progresser.

Ainsi, la perfection est ici un mauvais défaut, il est normal de commencer avec un outil imparfait, bancale, au rythme parfois inadapté, le plus important est d’être cohérent avec son public et ses valeurs quoi qu’il arrive et de ne pas avoir peur de se remettre en question.

Pour analyser au mieux vos résultats et les améliorer, il vous est conseillé de faire seimplement un tableau à la fin de chacun de vos Webinars à partir de ces 5 éléments:

  • Nombre d’inscrit.e.s
  • Nombre de participant.e.s
  • Nombre de prise de contact pour un service payant ou nombre de ventes
  • Dépenses en publicités
  • Retour sur investissement (en terme de reconnaissance de votre projet, de vente effectuées, de contacts pris…)

Ce tableau va vous permettre une vision claire, élément essentiel pour un réajustage permanant de votre offre de Webinar.

Se lancer c’est déjà réussir

La peur de l’échec, le perfestionnalisme et la comparaison sont les trois freins des entrepreneur.se.s à se lancer, pourtant,
c’est en faisant que l’on apprend
Pour réaliser ce STEP9 je me suis notamment appuyé sur le Webinar du " novembre 2020, de Claire Gracia, Experte en publicités Facebook et Instagram. Claire est une experte en la matière et je vous invite vivement à visiter son site si vous êtes en recherche d'un accompagnement professionnel et adaptés à ce genre de problématique:
 https://claire-garcia.systeme.io/destination-webinaire  

Nous arrivons à la fin de ce STEP9 de la série Serial entrepreneuse. Nous sommes maintenant dans le concret, le pratique et j’en suis plus que ravie, preuve que malgré le situation critique dans laquelle nous sommes, nous ne lâchons rien !

Je vous souhaite une superbe semaine malgré le confinement, prenez soin de vous de vos proches, de vos rêves …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 7 « Design thinking »

Partir de l’émotion des utilisateur.trice.s

Lorsque l’on imagine un produit et/ou un service c’est pour répondre à un ou plusieurs besoins. Ces besoins eux-mêmes viennent d’utilisateur.trices. C’est en poursuivant cette démarche, que le Design Thinking nous propose de placer l’utilisateur, ses émotions et ses pratiques, au cœur de votre démarche de création. Pour un cohérence totale de votre projet, entre les besoins, les envies et les rêves de vos client.e.s potentiel.le.s.

Le concept

Dans votre démarche de Design thinking, l’objectif est de vous placer au niveau de l’Idéal de vos client.e.s. L’objectif central est de les amener à se projeter, entre leurs besoins, leurs envies et leurs rêves.

Pour arriver à cet Idéal, entre ce qu’iels veulent (désirabilité), ce qui existe (visibilité) et ce qu’il est possible de réaliser (faisabilité), le Design thinking vous propose une démarche en trois étapes essentielles. Attention, ce processus n’est pas linéaire, à vous de suivre l’ordre de réalisation des taches qui vous semble le plus logique…

Empathie

Avec cette étape, vous devez vous mettre à la place de vos client.e.s.

Le but ? Identifier les opportunités pour partir des besoins avant tout.

Brainstorming

Cette fois, il s’agit de se réunir en équipe, ou avec des personnes de confiance, si comme moi vous débuter seul.e, pour mettre en perspective les informations récoltées.

Le but ? Avoir une idée claire des problématiques auxquelles vous voulez répondre.

Prototype

Finalement, le Design thinking, c’est tester pour améliorer.

Le but ? Anticiper des potentiels changements à effectuer et optimiser votre mise en route définitive sur le marché.

L’objectif global de cette démarche en trois temps est de créer une solution viable, cohérente.

La mise en pratique

En allant sur le terrain, votre objectif est d’intéoger vos potentiels utilisateur.trice.s sur:

  • Leur expérience / Motivation / Valeurs
  • Leurs contraintes [Horaires, budgets…]
  • Problématiques spécifiques [Partir de faits CONCRETS]
  • Attentes (Pratiques)
  • Rêves (Idéal)

Choisir ses cibles

Il s’agit là de trouver l’interlocuteur.trice cohérent au sein de votre marché, cela peut tout aussi bien être quelqu’un qui est en attente d’une solutions pour répondre à une problématique spécifique, ou au contraire, quelqu’un qu’il va falloir convaincre, car ne reconnaissant pas encore ce besoin.

Pour cela, le mieux est, au préalable, de définir vos différentes cibles en ces cinq groupes spécifiques:

  • Les parties prenantes [Administrations, associations, syndicats – concernés sans être impliqués]
  • Les utilisateur.trice.s [Client.e.s potentiels directs]
  • Les utilisateur.trice.s extrêmes [Avec un intérêt assidu pour une solution spécifique, pour l’innovation]
  • Les experts [Testeurs, scientifiques, spécialistes – peuvent être également utilisateur.trice.s.

Vous ne pourrez ainsi réaliser une enquête auprès de toutes les cibles en même temps, néanmoins étant toutes intrinsèquement reliées, vous vous donner d’avoir conscience de chacune d’entre elles et de leurs rôles dans le processus d’utilisation/ de consommation.

Préparer le terrain

Au préalable, vous devez vous poser les bonnes questions pour être le plus efficace possible sur le terrain:

Qui ? Quel.le.s utilisateur.trice.s allez vous favoriser ?

Pourquoi ? Que-ce-qui explique ce choix ?

Ou ? A partir de quel milieu d’étude, de quel secteur allez vous effectuer cette enquête ?

Quand ? Sur quelle durée allez-vous effectuer un entretien ? Allez-vous enchainer plusieurs entretiens, si oui sur combien de temps ?

ATTENTION : vous vous positionner tout au long de cette démarche comme personne NEUTRE, tel un.e chercheur.se vous récolter des informations (problèmes) sans pour autant VENDRE votre projet (solutions).

Réaliser l’enquête qualitative

Concrètement, une enquête qualitative – conseillée dans le modèle du Design thinking – se déroule à partir d’un panel de 5 à 10 personnes.

L’objectif est de privilégier l’ouverture et la curiosité, pour emmener la personne à se dévoiler. Pour cela, on propose un déroulé en sept étapes:

  1. Se présenter (Etudiant.e, chercheur.se…)
  2. Présenter la démarche (Sans parler du projet de solutions !)
  3. Créer du lien (Mettre en confiance)
  4. Se faire raconter (Récolter des éléments concrets)
  5. Explorer les émotions (Au cœur de la démarche*)
  6. Ouvrir au niveau du profil (Pour réaliser une fiche concrète des publics rencontrés)
  7. Remerciements

En suivant ce fil rouge, vous allez pouvoir réaliser une enquête qualitative basée sur des entretiens individuels intimes et ainsi baser votre projet sur une réelle réponse à un.des besoin.s.

Partir des expériences des utilisateur.trice.s c’est donner un sens profond à son projet…


Nous arrivons à la fin de ce STEP7, court mais 100% pratique, qui vous partage une nouvelle clé magique dans la réussite de votre projet: Le Design thinking.

Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau STEP à franchir, en attendant, travaillez bien et prenez soin de vous !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 6 « Etude de marché »

Prendre le temps d’observer avant d’agir

Dans le STEP3 « Fondations », nous avions commencé à poser les bases du projet, en définissant son nom, son histoire, sa charte graphique, ses produits et services ainsi que son public cible, ses forces et faiblesses. J’avais alors commencé à vous parler de l’importance de l’analyse de la concurrence, qui vous donne une première idée sur ce qui fonctionne, ou au contraire ne fonctionne pas dans votre marché. Nous entrons aujourd’hui au cœur de ces problématique avec l’Etude du marché; entre définition, analyse et observation.

L’Etude de marché est une des parties les plus longues et complexes d’un projet de création d’entreprise. Il va s’agir de, non seulement définir son marché, mais également d’analyser la demande, l’offre et finalement d’observer l’environnement du projet. Un travaille de longue haleine donc mais qui va vous permettre une vision transversale, de votre projet, vos concurrents et du marché au sein duquel vous souhaitez entreprendre.

Pour réaliser ma propre Etude de marché, que je vous transmet aujourd'hui dans les grandes lignes, je me suis inspirée de plusieurs documents et articles des organismes Pépite France et BPI France.

Définition du marché

Identification et évolutions

Sur quel(s) marché(s) l’entreprise va-t-elle évoluer ? Qui seront mes client.e.s ou mes utilisateurs (le client, celui qui paye, n’est pas nécessairement l’utilisateur) ? Quelle est la dimension géographique du ou des marchés ciblé.s ? Quelles sont les évolutions du marché en valeur et en volume ?

L’objectif dans cette première sous-partie est de définir votre marché d’évolution, mais également très clairement vos client.e.s et utilisateur.trice.s. Ces élément vont vous permettrent de resserrer votre espace d’action et par la suite votre périphérie d’analyse de la demande et des offres.

Enfin, il s’agit ici pour vous de rechercher des données concrètes, chiffrées mais surtout justifiées pour démontrer votre connaissance de votre marché. En valeur, nous parlons de moyens bien entendu, nous parlons de budget. En terme de volume, nous parlons du nombre de personnes concernées (client.e.s, utilisateur.trice.s concurrent.e.s), mais également du nombre de solutions existantes sur le marché, produits ou/et services.

Les produits ou services

Rechercher quels sont les produits qui seront vos concurrents directs, mais également indirects, c’est-à-dire qui peuvent se substituer à votre produit. Secteur de l’éducation publique et privée.

En parlant de produits et de services. Il s’agit dans cette seconde sous-partie de les présenter et de les décortiquer:

  • Forme / couleurs [pour un produit]
  • Nombre de personnes employés / temps de mise en place [pour un service]
  • Prix
  • Objectifs
  • Retour des clients [positifs et négatifs]

Il est effectivement important de préciser les concurrents directs et indirects car; au delà des entreprises proposant exactement les mêmes services que vous dans le même secteur, il existe toujours également des entreprise plutôt générales proposant les mêmes services et pouvant intervenir dans votre secteur, ou encore des entreprises de votre secteurs susceptibles de diversifier leur offre de service.

De plus, si vous êtes comme moi entrain de créer un projet entreprenariat innovant, cela ne veut pas dire que vous n’avez pas de concurrents, au contraire ! Ayez une vision à 360°, vous trouverez forcément des entreprises proposant des services proches de votre projet ou un secteur affilié, si ce n’est pas le cas dans votre espace géographique rapproché, ayez une vision plus large (nationale, européenne, voire internationale). Gardez à l’idée qu’il vous faut, quoi qu’il en soit, partir de quelque chose, c’est pourquoi il est si important d’analyser la concurrence.

Les acteur.trice.s

Définir les parties prenantes, utilisateur.trice.s, utilisateur.trice.s extrêmes et les experts.

Une fois de plus, pour avoir une vision la plus complète possible vous devez entrer dans les détails et définir tout ceux et celles auxquels vous allez être confronté.e de près ou de loin.

Ces acteur.trice.s se divisent en quatre groupes que je vais prendre le temps de vous définir:

  • Les parties prenantes: acteur.trice.s extérieurs ayant en général un rôle de décisionnaire.s et/ou d’arbitre [ex: administration / institutions dirigeantes, associations, syndicats …]
  • Les utilisateur.trice.s: ce sont les plus simples à définir, ceux et celles pour lesquel.le.s vous créez votre produit ou service
  • Utilisateur.trice.s extrêmes: acteur.trice.s particuliers et privilégié.e.s qui vont être les premier.ère.s client.e.s de votre produit ou service par choix ou par nécessité [ex: les passionné.e.s de maquillage pour une marque de maquillage (choix) / les professeur.e.s pour une société d’ENT – Espace Numérique de Travail]
  • Les expert.e.s: une partie de votre public également essentielle puisque ce seront vos premiers critiques, ce sont ceux et celles, professionnel.le.s qui connaissent parfaitement votre secteur, vos produits / services et qui sont susceptible de donner un avis … qui compte [ex: pour une application de jeux, les influenceur.seuse.s gaming / gros fabricants de jeux vidéos …].

Tout au long de la vie de votre entreprise, vous allez être confronté.e à ces acteur.trice.s, donc autant anticiper et les définir dès le début du projet, plutôt que d’être pris au dépourvu au cours de celui-ci.

Analyse des demandes et offres

Evolutions globales

Quelle est la taille du marché ? Quel est le nombre de clients sur le marché ? Comment ce chiffre évolue-t-il ? Présenter les différents produits (et/ou services) et entreprises présentes sur le marché ainsi que les leaders.

Tout d’abord, il s’agit ici de définir les demandes du marché; le nombre de personnes à l’origine de cette demande hier, aujourd’hui, demain. Plus votre projection sera large, plus vous aurez une idée de vos perspectives d’évolution sur le long terme. Poser des hypothèses ne vous donne pas une ligne fixe, mais plutôt une tangente évolutive, à la base du projet.

Ensuite, il est question spécifiquement des produits et/ ou services présent au sein de votre marché cible, de leurs évolutions passées et à venir. Rattachés à une entreprise elle-même en perpétuelle évolution adaptation, ces produits et/ou services vont vous donner une idée des possibilités d’évolution sur le marché que vous visez. En effet, contrairement à votre produit ou service, ceux-ci ont déjà un vécut, même minime, en étant sur le marché, ils ont été confrontés aux fluctuations de celui-ci et se sont donc adaptés. Il est intéressant d’observer de quelle manière et avec quels moyens (financiers, humains, organisationnels).

Comportement des publics

A quelle occasion utilise-t-il (l’utilisateur) le produit et/ou le service que vous proposez ? Comment ? Où ? Pourquoi ? Sont-t-ils satisfaits ? Quelles sont leurs motivations ? Quels sont leurs freins ? Quelle est leur perception du produit et/ou du service ? Quelles sont les caractéristiques du produit et/ou du service qui pourraient favoriser l’acte d’achat ou d’utilisation ?

Une fois de plus, vous partez ici d’une analyse de votre concurrence mais pour observer cette fois leurs client.e.s. En partant sur un produit ou service plus proche de celui que vous souhaitez mettre sur le marché, vous allez observer et analyser les habitudes de consommation de vos publics cibles [> voir les quatre catégories d’acteur.trice.s dans la troisième sous partie de la premier partie « Acteur.trice.s »].

Cette analyse va vous permettre d’observer leur état d’esprit au moment de choisir leur prestataire / produit, les raisons de leur choix, mais également les éléments au contraire rédhibitoires, freinant un potentiel achat ou sélection d’une prestation de service.

Chaque élément va ainsi vous permettre de créer un produit ou une prestation de service le plus proche de possible de l’attente des consommateur.trice.s. Comme nous le verrons la semaine prochaine dans le STEP7, c’est également à ce moment là que peux intervenir le Design Thinking, à travers des enquêtes qualitatives. L’objectif est alors de se rendre au plus proche des acteur.trice.s cibles pour identifier les opportunités du marché à partir de cinq points:

  • Leurs expériences
  • Leurs contraintes
  • Leurs problèmes
  • Leurs attentes
  • Leurs rêves

Caractéristiques des offres concurrentes

Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Que proposent-ils ? A quels prix ? Comment vendent-ils ? Quels sont leurs résultats financiers ? A qui vendent-ils ? Comment communiquent-ils ?  Quels sont leurs avantages concurrentiels ? Quelle est leur part de marché ? Les clients / utilisateurs sont-ils satisfaits ? 

Nous approchons de la fin de ce processus d’Etude de marché, il est donc temps de rentrer dans les détails. Que ce soit pour un produit ou un service, savoir précisément comment fonctionne les prestations ou produits concurrent.e.s – leur prix, leur champ géographique d’action, leur choix communicationnels et marketings, leurs résultats chiffrés et d’opinions – va vous offrir un tableau global, au sein duquel vous allez pouvoir vous ajouter et vous projeter.

Chaque offre à sa spécificité, que se soit en terme de gamme de prix, de qualité des matières-prestations, des attentions particulières ou une forte communauté, il va maintenant s’agir de trouver la forte. Votre marque de fabrique qui va faire la différence sur le marché face à la concurrence.

Analyse de l’environnement

Identifier les facteurs qui peuvent avoir une influence favorable ou non sur votre marché et sur votre activité.

Dans cette dernière partie, l’enjeu consiste à déterminer si la taille de votre marché pourrait réduire ou augmenter. Ce travail passe par l’analyse des 6 dimensions suivantes :

  • Politique [Quel positionnement sur le champ politique pour cet environnement, es une dimension intrinsèquement liée ou au contraire éloignée, quelles sont les conséquences de ses rapports, les dangers, au contraires, les points positifs, à valoriser]
  • Economique [Comment se porte le marché, quelles ont été ses grandes crises et ses perspectives d’évolutions globales et en bourse]
  • Sociale [S’agit-il d’un environnement neutre socialement, ou au contraire spécifique, comment est-il considéré par les différentes catégories sociales, quelles crises sociales à t-il traversé, risque t-il d’en traverser d’autres dans l’avenir]
  • Technologique [Es un environnement numérique, inscrit dans les mouvances technologiques, quelles sont les conséquences positives et négatives des technologies dans cet environnement]
  • Ecologique [La dimension écologique est-elle importante dans cette environnement, est-elle respectée, prise en compte, au contraire considérée comme une lacune]
  • Légale [Que disent les réglementations, lois actées et à l’étude par rapport à cet environnement spécifique]

Ces six dimensions vont vous permettre de terminer votre Etude de marché avec un Regard aiguisé sur votre marché, vos concurrents et vos possibilités d’innovations.


Nous arrivons à la fin de ce STEP6 qui vous a permis, je l’espère, de comprendre le fonctionnement d’une Etude de marché et son intérêt pour créer un projet solide, réfléchi et complet. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un STEP7 passionnant dédié au « Design Thinking » pour vous permettre une nouvel approche, sur le terrain cette fois.

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine, pleine de dynamisme et de bonnes nouvelles.

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 5 « Trouver sa routine »

Entre les cours, la création de son entreprise et les autres projets, on fait comment ?

Lorsque j’ai découvert la possibilité d’être étudiante entrepreneuse, j’ai d’abord vu un gain de temps énorme, grâce à une anticipation de mon projet professionnel. En m’occupent de la création de mon entreprise en amont de la fin de mes études, je me donnais ainsi la possibilité d’une sécurité (en gardant le statut étudiant), tout en évitant le choc du vide professionnel après l’obtention de mon diplôme. Mais s’il y a bien une chose que je n’avais pas anticipé, c’est la galère de gérer en parallèle deux vie, soit deux emplois du temps et deux responsabilités et tout cela dans des journées de 24h (qui ne ce sont pas agrandies…).

Pour s’en sortir entre toutes ces obligations il faut s’organiser, mais ça on la déjà vu dans l’article n°4 de la série SERIAL ENTREPRENEUSE. Grâce à un rétroplanning bien ficelé et à un Business plan au carré, le projet prend forme et vos idées s’assemblent en même temps. Mais dans la vie de tous les jours, trouver le temps pour chaque tache s’avère bien plus complexe, avec les devoirs pour l’université qui viennent s’ajouter, les séminaires en plus, sans parler des urgences administratives à régler …

Se projeter en amont

Un temps pour tout

En juin, lorsque j’ai fait ma demande de statut étudiant.e-entrepreneur.neuse auprès du Pépite 94 rattaché à ma fac (UPEC), j’étais en parallèle entrain de finaliser mon projet Erasmus. Un double projet qui semble faire beaucoup mais qui pourtant, vous allez le voir, est plus que cohérent.

A ce moment là, j’ai déjà essayé de me projeter sur la potentiel organisation de mes journées entre le Master 2 en Espagne et mon projet entrepreneurial. Finalement, c’est la crise sanitaire et l’Universidad de Burgos (au sein de laquelle j’effectue mon Erasmus), qui m’ont apporté des solutions:

  • Le monde virtuel

Avec la pandémie, tout le monde s’est retrouvé obligé d’apprendre à travailler à distance, que ce soit pour le travail ou pour les cours. Une nouvelle routine de travail que j’ai suivi également puisque j’étais justement en stage de mars à juillet, en télétravail donc. Les outils numériques n’ont donc plus aucun secrets pour moi; TEAMS, ZOOM, OUTLOOK, GOOGLEDOC… Sans le savoir, j’avais trouvé une première clé pour réussir mon double parie Erasmus – Entreprenariat. Puisque tout se développait à distance (webinaires, entretiens, webateliers…), j’allais pouvoir travailler de n’importe ou, avec n’importe qui !

  • Les horaires espagnoles

Pour ceux.celles qui ne le savent pas, les espagnol.e.s vivent en décalé par rapport à nous, français.e.s. Les repas ont ainsi en moyennes deux heures de décalages (14h à la place de midi par exemple) et les écoliers ne travaillent que le matin, jusqu’à 14h, en continu. Grâce à ces horaires particulière, les facultés elles-mêmes se sont adaptées et ont divisé leurs horaires par niveau d’étude, afin de d’égorger les salles et de permettre aux étudiant.e.s de travailler et/ou avoir leurs propres activités à côté des cours. Ainsi, les Licences ne travaillent que le matin [de 9h à 14h en général] et les Master que l’après-midi [de 15h30 à 21h30 dans mon cas]. Autrement dit, grâce à ces horaires bien particulières, toutes mes matinées sont libérées de cours, en sachant que la grande majorités de nos rendus sont des travaux de groupe et un projet de recherche, avancé également en temps de cours !

Voilà comment, grâce à la situation sanitaire particulière et au hasard de ma destination j’ai pu diviser mes journées en deux, entre un projet entrepreneurial le matin et des cours de Master l’après-midi.

Une vision transversale

Bien évidement, le temps ne fait pas tout. Il aurait ainsi été extrêmement incohérent que je me contente de jongler entre deux emplois du temps, deux sujets, deux projets si ceux-ci n’avaient pas été cohérents. Or, dans mon cas précisément, ils le sont, cohérents, je dirais même plus, ils sont parfaitement emboités.

En effet, jusqu’à il y a encore 5 mois je n’avais pas le moins du monde pour projet de faire un second Erasmus [Comme vous pouvez le voir sur le blog Série Voyages, j’ai déjà effectué un premier échange en 2018 au Chili]. C’est un déclic très pragmatique qui m’a motivé à engager ces démarches: je n’avais pas assez de connaissances universitaires sur l’école inclusive, sujet au cœur de mes recherches et de mon projet entrepreneurial.

Aucun Master en Sciences de l’éducation spécialisé en inclusion n’existant en France, je me suis donc tournée vers l’étranger. C’est finalement mon amie Hanine (Muchas gracias!), avec qui je faisais mon Master 1 qui m’a trouvé le Master Ciencias de la Educacion Sociedad Inclusiva de la Universidad de Burgos, université en partenariat Erasmus avec l’UPEC.

Un choix universitaire cohérent donc. Je vous le confirme d’autant plus aujourd’hui alors que je viens de commencer les cours. Cela va ainsi me permettre une vision transversale permanente entre le projet concret que je suis entrain de créer grâce à mon statut d’étudiante – entrepreneuse et mes cours espagnoles, plus théoriques, spécialisés en inclusion scolaire.

Une opportunité d’autant plus intéressante qu’elle me permet d’ouvrir mon champ des possibles, de me sortir de ma zone de confort en m’offrant une vision différente de l’éducation. Des points non négligeables pour le futur de mon entreprise et son expansion, européenne et pourquoi pas, internationale …

S’atteler à une routine

Mise en route en douceur

Travailler seul.e et à distance c’est apprendre la rigueur, l’autonomie et l’organisation. Parce que quand la seule chose que tu sait c’est les choses que tu as à faire, sans avoir de manuel, de déroulé et de personnes pour te motiver, tu peut vite de retrouver dépassé.e.

Mon temps de travail sur mon projet entrepreneurial étant le matin et finissant les cours tard, les premiers jours ont été un enfer. Je me levé avec 5 réveils et en décalage, prenais 2 heures pour petit déjeuner et ne réalisais finalement que peu de taches sur mon temps imparti. Pour m’en sortir, je me suis finalement créer une routine de levé, me permettant d’émerger en douceur, de prendre le temps, tout en étant efficace au niveau de mes tâches à effectuer.

Dans cette routine, j’ai intégré non seulement des points évidents d’une routine matinale (levé, habillage, toilette, vaiselle …), mais également des points bien-être (10 min d’étirement, 5 min de méditation, lecture au petit déjeuner au lieu des écrans). Le but c’est de me lancer dans la journée sans me presser, tout en évitant de trainer.

Au niveau de mon organisation de travail, j’ai également intégré à cette routine un point des objectifs du jour (je le développe juste après) et un check de mes mails. Le but est de faire de chaque jour un nouveau départ, un nouveau STEP à franchir, tout en évitant de repousser au lendemain les taches basiques [On connait les mails auxquels on ne répond pas et qui restent en attente deux, cinq, dix semaines…].

Finalement, cette routine de mise en route se clôture par une heure à laquelle je dois me lancer dans mes tâches centrales sur jour. 9H30 dernier carra c’est lancement de la machine, simple, efficace et fonctionnel !

Des objectifs journaliers réalisables

Je suis actuellement entrain de finir un article à 23h, autant vous dire que cette partie là reste ma bête noire. Quand les choses à faire s’accumulent, il est difficile de prioriser, de même qu’il est extrêmement difficile de jauger combien de temps va nous prendre chaque tâche.

J’avais noté, corriger mon Business plan en 1h, j’en est mis 3. Je m’étais fixée, 2h pour finir de monter mon podcast, ça m’a pris 5h. Rédiger mon rétroplanning ? 4h au lieu de 2. Bref, ma vie est remplie de ces fails. D’autant plus que je suis maniaque et perfectionniste, donc le temps « perdu » dans des détails, c’est l’histoire même de mon existence.

Entre nous, je pense vraiment que ce genre de choses s’apprend avec le temps et l’expérience, nous sommes tellement tous.tes différent.e.s dans notre façon de travailler, de s’organiser … Peut être le mieux est-il encore de s’auto-observer pour comprendre combien de temps on met par tâche effectuée et de prendre ces éléments en compte dans la rédaction de nos prochains objectifs journaliers.

Quoi qu’il en soit, il vaut mieux prendre son temps et faire les choses biens, que faire les choses vite et les faire mal ! Fixez vous donc des objectifs journaliers réalisables en voyant plus petit que grand (je me parle également à moi-même), sinon croyez moi vous allez vite finir par tomber dans le piège ultime:

Oh et puis merde, je finirai demain!

L’art de la pause

Ecrans: risque de surdose

Travailler de chez soi c’est être au milieu de toutes les tentations impossibles et inimaginables: le lit (plus confortable que le bureau), la nourriture (oui, je vous vois) et bien sur, les écrans.

On a tous.tes essayé de travailler avec la télé, ou une vidéo YouTube en fond et on peut dire ce qu’on veut ça nous rend vraiment moins efficaces ! Mais le pire ça reste les pauses. Comme je gère mon projet entrepreneurial à distance, mon ordinateur est mon interface pour tout: mail, Business plan, rétroplanning, entretiens, webinaires, analyse de la concurrence … Bref, je passe mes matinées (et soirée généralement) sur l’ordinateur. Pourtant dès que je m’accord un temps de pause, la première chose que je fait c’est … attraper mon téléphone !

Passer d’un écran à un autre ce n’est pas se rendre service et encore moins prendre une vrai pause. De la même manière, scroller au réveil ou petit déjeuner avec une vidéo, c’est déjà se prendre la tête, alors que le tête justement on va l’avoir dans les écrans la majeure partie de la journée …

C’est là que la routine de mise en route, que l’on vient de voir, nous aide grandement. S’étirer, méditer, lire, tout cela sans écrans, c’est se donner le temps de bien débuter la journée. De même, au cour de celle-ci, une pause peut servir à ne rien faire, à lire, à dessiner, à courir, faire du vélo, de la broderie, bref, à déconnecter !

La transformation de la société à laquelle nous sommes entrain d’assister avec la généralisation du télétravail, nous amène à revoir en profondeur de habitudes de travail. Des habitudes que l’on doit encadrer dès le début si on ne veut pas se créer de nouvelles problématiques qui pourraient être désastreuses; c’est pas moi qui le dis c’est la fantastique philosophe, Julia de Funès !

S’arrêter c’est se donner le temps de réfléchir

Quand on est lancé, il est souvent difficile de s’arrêter. Pourtant, c’est justement en s’arrêtant que l’on prend de la distance sur ce que l’on est entrain de faire et que l’on peut prendre le temps de réfléchir.

En hyper active qui se respecte, mes temps d’arrêt sont généralement en action. A vélo, en marchant, en nageant, je déconnecte et prend le temps de réfléchir; relativiser, remettre en question, changer, questionner … C’est finalement là que les meilleures idées me viennent, sur le chemin de la fac à vélo, sous ma douche ou à pied, sur le retour des courses.

S’arrêter c’est aussi (trop) souvent éviter les crises de nerfs, les pétages de plombs. C’est essayer de se rappeler que rien n’est définitif et que tout problème à une solution. S’offrir une pause, une vraie pause, fait parti intégrante du processus de création, de réflexion, parce que le « faire », seul, ne suffit pas !

Après, bien sur, il faut apprendre à ne plus réfléchir, au couché notamment mais là honnêtement, je ne vais pas être de bon conseil [Et soyons clairs, je HAIS l’ASMR !]. Il faudrait d’ailleurs avoir également une routine de couché, pour réussir à décrocher en douceur, mais étant un oiseau de nuit j’en suis encore bien loin …


Nous arrivons à la fin de ce STEP 5 que j’ai pris énormément de plaisir à planifier, écrire et partager. Je voulais par ailleurs souhaiter la bienvenu à tous les nouveaux, beaux et belles Regard(s) qui nous ont rejoint suite aux posts de l’UPEC sur leurs réseaux sociaux, au plaisir de vous lire en commentaires ou sur le page Instagram de Regard le blog !

A la semaine prochaine, prenez soin de vous, des autres et … accordez-vous des (vraies) pauses …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 4 « (S’)Organiser »

(S’)Organiser pour mieux avancer

Lorsque l’on regarde de l’extérieur le nombre de choses à faire pour créer une entreprise, cela nous semble insurmontable. Entre les documents administratifs à n’en plus finir, la charte graphique aussi complexe qu’importante, les questions judiciaires et financières indéchiffrables et l’approche stratégique bien trop abstraite, c’est la panique ! Il est alors temps de sortir nos nouveaux meilleurs ami.e.s d’entrepreneur.se.s: les listes, rétroplannings, Business plans et autres outils d’organisation…

S’organiser c’est faire preuve de discipline mais c’est surtout, je pense, trouver les trucs et astuces qui nous aide à avancer au mieux. Moi qui suis maniaque et stressée de nature, il me faut des petits objectifs sur le court terme – par jour ou semaine – pour avancer au mieux, tout en allant vers des STEPS centraux sur le long terme. Pour d’autres, des gros objectifs – par mois – suffirons à les motiver et les pousseront à avancer. Quoi qu’il en soit, il y a des outils majeurs dans la vie entrepreneurial qui peuvent nous simplifier les choses en rendant notre projet plus fluide et concret.

Organisation globale

Fiche de synthèse du projet

Au tout début du projet, faire une fiche de synthèse peut vous permettre de poser à plat les informations que vous avez, et de faire ressortir celles que vous n’avez pas. Ainsi vous savez clairement ce qui vous reste à faire et ce qui est à améliorer.

Méthodiquement, je vous conseille un document en 10 grandes parties:

1- Description du projet: constat, solutions proposées, objectifs globaux

2- Les services-produits proposés: en développant clairement toutes vos idées

3- Public: âge, catégorie socio-professionnelle, spécificités

4- La zone d’implantation: géographique, académique, si plusieurs lesquelles et pourquoi

5- Concurrence: il s’agit là d’une première analyse de la concurrence; rapide

6- Caractéristiques du marché: public ? privé ? ouvert ? fermé ? innovant ?

7- La réglementation: caractéristiques spécifiques à votre secteur / marché

8- Stratégies de commercialisation et de communication: par quels moyens et outils souhaitez vous vendre et communiquer sur votre produit/service ?

9- Opportunités: actualité spécifique, besoins cohérents …

10- Points forts / points de vigilance: par rapport à votre expérience, vos lacunes, votre projet, ses lacunes

L’idée, c’est vraiment de poser les choses, pour vous organiser (mot clé de cet article), mettre au clair votre projet, mais surtout à partir d’éléments qui vont vous être utiles par la suite. En effet, le fiche de synthèse est avant tout une introduction au Business plan, plus complet qui va venir ensuite.

Business plan

Même s’il ne s’agit pas là de l’ordre conseillé pour la réalisation de ces documents, je souhaitais vous parler du Business plan dans l’organisation globale, car; plus qu’un document majeur dans votre projet entrepreneurial, celui-ci va vous permettre d’étirer votre projet.

En allant dans les détails, au fur et à mesure, tout en restant sur le même document, vous avancez pas à pas sans vous mettre mettre directement la pression quant à un objectif de résultat. Le plus important n’est pas ici de faire directement un document parfaitement ficelé mais plutôt de vous en servir comme fil rouge dans l’organisation et la planification de votre projet.

Par la suite, une fois mis au propre et organisé votre Business plan va vous servir notamment comme plan de financement – pour des demandes de subventions ou de prêts – , mais également comme plan stratégique – pour des recherches de collaborateurs notamment.

Je vous conseille, une fois de plus, le site BPI France pour la création de votre Business Plan: https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/previsions-financieres-business-plan/business-plan/faire-son-business-plan

Sinon, les organismes de financement, couveuses et autres services d'aide à l'entreprenariat (Pépite France, BGE ADIL...) peuvent également vous fournir des modèles lors de séances d'accompagnements.

Organisation temporelle

Rétroplanning du projet

Le temps, c’est de l’argent. En tout cas c’est ce qu’on dit, moi je crois surtout qu’une perte de temps pas mauvaise organisation, c’est de la perte d’argent … mais surtout d’énergie !

Soyons clairs, votre projet ne va pas se réaliser en un jour. C’est notamment pour cette raison qu’il est important de réussir à prendre de la distance sur ce que nous sommes entrain de faire pour se projeter sur le long terme.

Le long terme ça veut quoi ? Tout dépend du temps que vous avez et du temps que vous vous donnez pour réaliser votre projet. 6 mois, 1 ans, 5 ans, cela dépend de chacun, des moyens engagés (humains, financiers…) et de la situation du marché. Tant de facteurs qui vont déterminer votre temporalité.

Une fois cette temporalité déterminée, vous devez réussir à séquencer dans le temps les taches clés afin d’avancer de façon stratégique. Le plus simple est de vous donner trois grandes phases pour votre rétroplanning:

1er: Construction du projet – nom, solution, concurence … [voir STEP3]- et création de la charte graphique

2ème: Création du statut administratif, recherche de financement et prospection de clients

3ème: Mise en fonctionnement, réalisation des premiers projets et réajustements

Ce n’est là qu’un plan parmi d’autres bien sur. Quoi qu’il en soit c’est de celui-ci que je suis partie pour réaliser mon propre rétroplanning, tout en gardant en tête que celui-ci reste avant tout un fil rouge modifiable au gréé des évènements, changements et réajustement.

Spécifiquement, il s’agit là de réaliser un tableau avec code couleurs (une couleur pour chaque phase), auxquelles vous associez les tâches dans une première colonne. Dans une seconde, vous précisez la séquence par jour, semaine ou mois (ex: SEM1-SEM3) et donc le nombre de jour, semaine pour la tache (ex: 3).

Au fur et à mesure que vous avancez dans le tableau vous avancez dans votre temporalité, ce qui vous permet de connaitre exactement à combien de temps va correspondre votre projet (pour moi, 49 semaines +).

Planning séquentiel

Pour rentrer dans les détails, il vous faut ensuite positionner votre projet dans une stratégie plus spécifique. Ainsi en reprenant les trois phases de votre rétroplanning (ou pas d’ailleurs), vous développez:

  • Par champs d’actions: charte graphique, stratégie, communication, financier, juridique…
  • Par tâche: quel besoins (humains et financier), quelles difficultés ou facilités
  • Par objectif: Business plan, rétroplanning, logo…
  • Par mois ou semaine: les essentiels à effectuer, les points à préciser, ce qui n’a pas été fait
  • Par personne: si vous êtes plusieurs dans l’équipe cela peut vous permettre de diviser le travail au mieux

Ce planning plus spécifique s’adapte à vos besoins, envies … et à votre temps ! Quoi qu’il en soit il doit être simple d’utilisation. Favorisez ainsi les graphiques et titres à la rédaction, tout en y ajoutant des codes couleurs. Je trouve personnellement que la forme du tableau est la mieux pour ce genre d’exercice mais tout dépend de votre fonction de travailler.

Organisation stratégique

Business Modèle CANVAS

Le Business Modèle CANVAS est l’un de ces outils spécifiques d’organisation que j’ai pu découvrir grâce à mon accompagnement avec BGE ADIL. Sous forme d’un tableau [que vous pouvez voir ci-dessous], celui-ci vous permet de mettre en perspective les différents éléments centraux de votre stratégie de marque en création:

  • Partenaires clés
  • Activités clés
  • Ressources clés
  • Offre
  • Relation client
  • Canaux de distribution
  • Segments de clientèle
  • Structures des coûts
  • Sources de revenus

Que ce soit par écrit ou via un outil numérique, ce tableau permet une visualisation claire des éléments stratégiques de votre projet. Il peut être également intéressant de se donner l’objectif de refaire le Business Modèle CANVAS tous les 6 mois ou 1 ans, pour voir les évolutions du projet, et au contraire, les éléments qui restent stables.

Benchmark

Enfin, en bonne communicante que je suis, je ne pouvait finir cet article sur l’organisation sans parler du Benchmark. Parce que partir de ce qui est permet de poser les bases d’un projet: ce que l’on veut, ce que l’on one veut pas, pourquoi…

Concrètement le benchmark c’est une analyse complète de la concurrence. Par une analyse approfondie des performance des produits et services des entreprises et institutions concurrentes, vous êtes ainsi en mesure d’optimiser votre propre service ou produit.

Pour réaliser un benchmark de base, il y a trois séquences clés:

1- La veille concurrentielle: Autrement dit, suivre de près les actualités de la concurrence [Sorties de produits/services, évolutions de direction, campagnes de communication, outils marketings…]

2- L’analyse des modes de gestion et d’organisation: Savoir comment sont organiser les entreprises concurrente en terme de politique de direction, de ressources humaines et de valeurs internes

3- Observation des outils en communication et marketing: Comprendre comment une entreprise communique et vend c’est accéder aux rouages du système [Choix du numérique, les valeurs mises en avant, la charte graphique et sa justification …]

En français, Benchmark signifie étalon ou repère; partir de ce qui est déjà fait va vous permettre de vous positionner en fonction de votre projet, des valeurs que vous souhaitez prôner mais également de votre positionnement entant que dirigeant.e.

La Benchmark, tout comme le Business plan, le Business Modèle CANVAS ou encore le rétroplanning, vous offre un outil d’organisation pratique et évolutif, vous suivant tout au long de votre projet.


Nous arrivons à la fin de ce STEP4, les choses prennent forme, on (s’)organise et se découvre des capacités insoupçonnées de patience, de rédaction ou encore de mise en perspective …

Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel article, on garde le cap,

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 2 « Poco a poco »

De l’idée au projet

Passer d’une d’une idée, abstraite, incertaine, floue, à un projet, c’est avant tout statuer que cette idée là, on veut en faire quelque chose, quelque chose de concret. Or pour moi, il s’agit là de l’étape la plus importante d’un projet entrepreneurial. Une fois ce pas essentiel franchi, reste tout le reste: Par ou on commencer ? Avec quels moyens (humains et financiers) ? Quel cadre l’égal en étant encore étudiant.e ? Comment s’organiser ? Ou trouver de l’aide ? Aujourd’hui, on se penche donc sur l’ébauche d’un projet entrepreneurial.

Entant qu’étudiant.e ou jeune diplômé.e on se sent souvent perdu entre les obligations que ces statuts comportent (réussir ces études, trouver un stage, gagner en indépendance, trouver un premier emploi à la hauteur de notre diplôme…) et nos envies. Alors quand finalement on franchit le pas de se lancer dans l’entreprenariat c’est une floppé d’émotions et de contradictions qui nous envahissent. Pourtant des organismes – publics et privés – des sites et des statuts pour nous aider, il en existe, encore faut-il les trouver…

Pépite France – Le réseau des étudiant(e)s-entrepreneur(se)s

Et oui quand je vous dit qu’il existe des choses; des organismes, des sites, des statuts pour nous accompagner dans notre création d’entreprise entant qu’étudiant.e ou jeune diplômé.e, c’est au point ou en France il existe un réseau dédié. Qui plus est, un réseau d’état, public donc et affilié avec les universités et écoles post-bac. Autrement dit, le réseau Pépite France, ce sont, depuis 2014, 33 Pôles Étudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat (PÉPITE), partout en France. Divisés autour de deux systèmes intrinsèquement liés:

  • Le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour les étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s [une première mondiale]; vous permettant de construire et de développer votre projet en bénéficiant d’un accompagnement quelle que soit la démarche entrepreneuriale (individuelle, collective, à finalité économique et/ou sociale, innovante ou non, technologique ou non, avec création d’activités ou reprise d’entreprise ou autre structure juridique).
  • Le Diplôme National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour étudiant(e) et jeunes diplômé(e)s ayant obtenu le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(neuse)s; permettant de valider votre projet entrepreneurial à la place d’un stage, de conserver vos droits de bourses même en ayant terminé vos études et également d’obtenir un diplôme reconnaissant vos acquis à la suite de votre projet entrepreneurial.

Dans les deux cas, Pépite France, vous propose un double accompagnement grâce à un système de tutorat: interne à votre université référente, avec un représentant du cadre professorale et externe avec un.e professionnel.le (entrepreneur.se ou pas), tout deux vous accompagnant tout au long de votre projet. A cela s’ajoute un large réseau de soutien sur toute la France, des aides au financement affiliées et même des espaces de coworking spécialement dédiés, en fonction des Pépites.

N'hésitez pas à vous rendre sur le site officiel Pépite France, pour plus d'informations, des contacts dans votre région et les démarches à suivre pour demander le statut: https://www.pepite-france.fr/

Les CCI – Chambres des Commerces et de l’Industrie

D’autres auraient certainement commencé par là, mais dans notre cas précis, d’étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s, mieux vaut encore être accompagné.e avant de se plonger dans le monde complexe des CCI. Parce que l’Etablissement Nationale CCI France, ce n’est pas moins de 126 établissements publics nationaux, régionaux et locaux, divisés sur le territoire français.

Concrètement, il s’agit là du réseau français dédié aux entreprise, de leur création (démarche, statuts, reconnaissance…), à leur fermeture, en passant par leur gestion (aide au financement, accompagnement à l’embauche…). CCI France concerne toutes les formes d’entreprise et d’entreprenariat (indépendant, société, freelance…) et la majorité des domaines d’intervention (Commerce, Industrie, Service, Environnement, Formation, Emploi, Innovation, Communication…).

Les porteur(se)s de projet y sont accueilli.e.s en fonction de leur spécificité (employé.e, chômeur.se, étudiant.e…), formé.e.s, accompagné.e.s… L’encrage régional des CCI leur permet une très bonne connaissance des bassins d’emploi, des besoins spécifiques régionaux et de grands réseaux professionnels en fonction de votre territoire d’implantation. Je note néanmoins, que comme tout organisme public ouvert au plus grand nombre, les places sont chers et l’accompagnement plutôt global, contrairement à un organisme spécifiquement dédié aux étudiant.e.s entrepreneur.se.s et jeunes diplômé.e.s comme vu avec Pépite France.

De même, n'hésitez pas à vous rendre directement sur le site officiel de l'Etablissement National CCI France et sur les sites de vos CCI régionaux: https://www.cci.fr/web/portail-acfci/accueil

Les organismes privés spécialisés

BGE ADIL

Depuis 1980, BGE ADIL est un organisme privé accompagnant dans leur projet les créateurs et développeurs d’activités. Sur leur site vous pouvez en quelques clics vous créer un compte et avancer pas à pas dans votre création d’entreprise, grâce à des articles très complets, des modèles de financements et même un Business Plan interactif.

Pour aller plus loin, BGE ADIL vous propose un premier rendez vous gratuit pour faire le point sur votre projet et vous proposer ensuite un suivi cohérent en fonction de celui-ci.

Pour les étudiant.e.s entrepreneur.se.s, BGE ADIL est affilié depuis cette année au programme Entrepreneurs Leaders de la Région Ile de France. Un opportunité incroyable qui propose aux moins de 26 ans, aux bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, ASS…) et habitants des quartiers politiques de la ville, trois formats d’accompagnements super complets, GRATUITS:

1- Bâtir mon projet: jusqu’à 12h de conseil dédiées à la création d’entreprise, du Business Plan au modèle de choix de statut juridique, en passant par la recherche de partenaire.

2- Financer mon projet: jusqu’à 50 000 Euros pour structurer financièrement son projet et un accompagnement à la mobilisation de fonds adaptés avec des partenaires de BGE ADIL.

3- Piloter mon entreprise: un accompagnement tout au long des 3 premières années de vie de votre entreprise, pour vous aider à développer votre réseau, construire un pilotage effectif, effectuer des recrutements pertinents…

Grâce à la Pépite 3F au sein de laquelle j’ai pu obtenir mon statut d’étudiante – entrepreneuse, tout en restant étudiante en Master Sciences de l’éducation au sein de l’UPEC (Université Paris Est Créteil), j’ai pu saisir l’opportunité du programme Entrepreneur Leader. Une expérience que je me ferai un plaisir de vous partager au cours des prochains mois sur mon Instagram, Regard le blog, Story Entreprenariat !

BPI FRANCE

Banque publique d’investissement à ses débuts, BPI FRANCE c’est au fur et à mesure spécialisé dans l’accompagnement des projets entrepreneuriaux, grâce notamment à trois accélérateurs PME et Startups lancés en 2015. Depuis 2019, BPI FRANCE c’est également BPI FRANCE Création avec un service spécialement dédié à ceux (et celles j’espère…) qui entreprennent sur tout le territoire français.

Grâce à un Pass en ligne il vous est possible de numériser votre création d’entreprise en la documentant, grâce à divers articles et Foires aux questions très complètes, tout en rédigeant au fur et à mesure votre projet via votre Pass en ligne.

La librairie et l’encyclopédie proposées sont également un très bon moyen de se renseigner par thématique, avant d’aller plus loin, notamment avec un accompagnement avec un.e conseiller.e spécialisé, en ligne ou en présentiel.

Pendant la période de confinement qui à également signé pour moi le début de mon aventure entrepreneuriale j’ai ainsi pu suivre plusieurs Webinaires gratuites, proposées par BPI FRANCE Création, très complètes et interactives (Quel statut pour mon entreprise ? notamment).

En vous partageant ces différents organismes, sites et entreprises spécialisé.e.s, j’espère vous avoir donné de premières clés intéressantes pour vous aider dans le début de votre grande aventure entrepreneuriale.

Avant de clôturer ce nouvel article, je voulez vous partager également deux entrepreneuses qui m’inspirent chaque jours sur les réseaux sociaux en partageant leurs propre expérience, entre petites galères et grandes joies:

My Better Self: Entre sa Chaine YouTube et sa série Etudiante Entrepreneuse, son podcast In Power et sa page Instagram, de son pseudo, Louise est une inspiration de la première heure, dynamique et engagée, à suivre d’urgence !

Marie Eloy: Présidente du réseau d’entrepreneuse Bouge ta boite & de Femmes et territoire, animatrice du podcast des Echos, Elles ont osé, Marie est un référence dans le monde de l’entreprenariat féminin, et il y a de quoi ! Son LinkedIn est la mise à jour dynamique qui me rappelle que nous sommes un peu plus chaque jour à entreprendre et que rien ne nous arrêtera !

Ce sera tout pour aujourd’hui. J’espère vous avoir encouragé, conseillé et intéressé, j’ai conscience du chantier que représente un tel projet, croyez-moi, je connais les doutes qui assaillent au pire moment, mais je sais surtout que si nous en sommes arrivé là ce n’est pas pour rien, alors Let’s do this !

Prenez soin de vous et des autres, à la semaine prochaine,

Ella.

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 1 « Projet fou »

Il y a des contextes qui donnent des ailes, d’autres qui au contraire, paralysent. Mais ce que cette période de crise sanitaire, dû au COVID-19, m’a apprise c’est bien qu’il est avant tout question de Regard(s), sans jeux de mot avec le nom de ce blog … La maladie fait peur, lien invisible entre les vivants et la mort mais c’est surtout sa lecture et les analysent incessantes qui ont été faite à son égard, qui m’ont personnellement paralysées.

Serial entrepreneuse - STEP1

Alors, comment suis-je arrivée à penser à un projet entrepreneuriale dans cette folle période ? Comment faire abstraction du/des contexte.s pour créer des projets ? Par quels moyens se faire confiance et prendre confiance en l’avenir quand les seules projections qui sont faites sur nous et notre avenir ont pour mots clés: chômage, crise économique et virus ?

Quête d’indépendance

Oui, je vais commencer par un sujet sensible, parce que c’est bien d’une peur angoissée que ce projet fou est né. Une peur immense de ne pas réussir à (enfin) être indépendante.

Indépendance financière tout d’abord; de mes parents, des aides, de petits boulots étudiants payés une misère. Plus mes années d’étude ont avancé, plus j’ai commencé à me questionner sur ce lien étroit entre connaissances théoriques, savoirs faire pratiques et indépendance financière. Pourquoi m’était-il impossible d’utiliser ces connaissances et savoirs faires appris sur les bancs de la fac ou dans mes salles de DUT, afin de gagner en indépendance ? Pourquoi devais-je me contenter de boulots sous-payés, trop souvent, éloignés de mes études, généralement, au lieu de lier les trois |CONNAISSANCES / SAVOIRS FAIRE / INDEPENDANCE | pour une meilleure cohérence personnelle et professionnelle ?

Indépendance de travail ensuite; en terme de fonctionnement, d’horaires, de tâches, d’éthique. Parce que le monde du travail, je le connais déjà. Avec un stage par an depuis ma seconde, je sais à quoi je tourne le dos en me jetant dans l’entreprenariat. Je tourne le dos à un monde de l’entreprise qui, au mieux me dérange, au pire, me répugne. Je sais, les arguments de confort, de sécurité et de simplicité. Je comprend ce choix bien volontier, mais j’ai la chance d’avoir appris à argumenter mes opinions, à « Penser par moi-même »  (Spinoza, dédicace), à me faire confiance, alors pourquoi me contenter d’une place qui ne me donne pas le droit à la reconnaissance, au respect et à la curiosité ? Tout est à relativiser, bien évidemment, il y a des entreprises / institutions qui m’ont montré qu’il été possible de faire rimer travail avec plaisir dans le respect de chacun et chacune; mais ces entreprises / institutions là, elles existeront toujours dans 10 ans, non ? Alors qu’ai-je à perdre à me lancer, aujourd’hui, étudiante, dans ce projet fou ? RIEN.

Improviser pour mieux avancer

Au plus fort de la crise sanitaire, alors que nous étions encore dans les thématiques médiatiques de virus, infection et mort, la thématique de crise économique, de chômage et de dette est venue s’ajouter. Celles-ci n’étaient pas les premières, il y à quelques mois nous étions déjà, sur la thématiques racisme, armes blanches et injustice et encore avant sur celle d’attentats, de peur des étrangers et de crise migratoire. Que des thématiques pas du tout anxiogène qui donne foi en l’avenir et en notre humanité (LOL).

Une fois ce constat posé: le monde va mal et nous sommes dans la merde, que fait-on ?

D’abord, je crois profondément qui faut prendre conscience que l’on a le choix. Le choix de laisser nos peurs, angoisses et doutes prendre le dessus. Le choix de douter des autres et de soi. Le choix de rester sur un chemin classique: lycée – université – vie salariale; ou d’en sortir. Prendre des risques et improviser n’a jamais tué personne. Maintenant, j’ai parfaitement conscience que cette façon de voir les choses n’est pas simple pour tout le monde. Plus encore, elle ne l’était pas pour moi. Hyper angoissée de nature, je suis maniaque, aime les choses rangées, les listes et l’organisation. Avant, ma vie était simple, claire, tracée et ce la me rassuré. Maintenant, depuis quelques années et grâce (à cause) des différentes thématiques socio-politiques que je vous est citées plus haut, j’ai pris conscience que les contextes extérieurs ne dépendaient pas de moi.

Nous arrivons ainsi à la seconde prise de conscience vers l’improvisation; lâcher prise c’est bon pour la santé. « C’est maintenant ou jamais », « Crois en toi avant de croire en les autres », ces mantras que l’on entend toute notre vie et que nous sommes pourtant incapables de mettre en place, si on les prenait au mot ? Soyons clair, ma panique intérieure, mon psoriasis et mon mal de dos se portent bien mieux depuis que j’ai sauté dans le vide. Alors que plus rien ne me sécurise, que je ne sais pas de quoi sera fait demain et si je vais réussir ? Oui, parce que je crois en ma capacité à être, faire et m’adapter.

Je suis légitime parce que je suis

Souffrant du syndrome de la bonne élève depuis le début de ma scolarité, j’ai longtemps cru que seuls mes diplômes, mes engagements, mes bonnes actions réussiraient à montrer au monde ma valeur et ma légitimité à réussir. Coup dure, ce n’est pas le cas. Parce que ce ne sera jamais suffisant. Il y aura toujours des gens pour être meilleur.e, plus engagé.e.s, plus intéressant.e. Alors comment se sentir légitime ? Je n’est pas encore entièrement répondu à cette question et c’est bien normal, mais je commence doucement à en comprendre les clés, voici trois d’entres elles:

Clé n°1 | Confiance en soi: La seule personne avec laquelle nous allons passer toute notre vie, c’est nous-même, alors n’est-ce pas là la première grande histoire que nous devrions vivre ? Le chemin vers la confiance en soi est semé d’embuches, mais commencer à vouloir tendre vers cela c’est déjà un grand pas vers l’acceptation de soi, avec nos défauts et nos qualités.

Clé n°2 | Passion: Je ne suis qu’une jeune entrepreneuse, je ne comprend pas encore tous les rouages juridiques et financier et me perd souvent entre mes projections et la réalité, mais une chose est certaine: j’aime ce que je fais. Mon projet est guidé par ma passion, par des sujets qui me font vibrer et par les valeurs qui guident ma vie. Je ne suis pas la meilleure mais je crois connaitre suffisamment mon sujet pour être légitime à mener un projet en lien.

Clé n°3 | Bienveillance: C’est un mot d’ordre que j’aimerais donner dans tous les sujets, les contextes et problématiques, parce qu’une chose est sûre; nos sociétés manquent cruellement de bienveillance. Alors dans notre quête de légitimité soyons bienveillant, envers nous-même et les autres, soyons pour les autres ce que nous voulons que les autres soient pour nous et en croyons en nos projets, parce que c’est là que tout commence.

Un STEP 1 un peu philosophique, positif avec un brin de folie, c’est ce que je voulais vous transmettre aujourd’hui. Je ne sais pas ou je vais, c’est aussi angoissant qu’excitant mais une chose est certaine, je suis très heureuse de partager ce gros coup de folie avec vous.

A la semaine prochaine pour un article plus pratique dans lequel nous allons parler de statut, d’administratif et de bons plans, histoire de se jeter dans l’aventure entrepreneuriale une bonne fois pour toute.

Bonne semaine, prenez soin de vous, des autres et … soyez bienveillant.e !