Le grand saut – Nastasia Kimmel

PORTRAIT N°10


Aujourd’hui, nous franchissons un cap important pour la série Le Grand Saut, celui du Dixième article ! Une fois de plus, je n’ai pas vu le temps passé et je suis très heureuse de voir l’engouement que suscitent ces portraits inspirants.
Pour marquer ce beau passage à la dizaine, je reçois une entrepreneuse de haut vol, aussi pétillante et investie que ces projets : Nastasia Kimmel.

Créatrice du réseau social Passion Social NetWork, le premier réseau social double acteur d’accomplissement de soi, Nastasia est intimement convaincue que nos passions devraient être à la base de nos choix professionnels, de nos projets. Dans cette perspective, Nastasia s’est lancé le défi fou de créer le réseau social de demain. Portrait d’une entrepreneuse du changement …

Nastasia

Je suis très heureuse que cet article soit le dixième, car pour moi il représente parfaitement l’âme de cette série. Celle de jeunes entrepreneur.se.s qui décident de faire le Grand Saut vers l’entrepreneuriat, vers quelque chose de grand, de fou, en cohérence avec leurs valeurs, leurs espoirs, coûte que coûte. En espérant avoir créé des vocations …

Qui es-tu ?

Nastasia Kimmel, porte sa diversité culturelle en étendard. Son père est français, sa mère russe et Nastasia considère cette diversité comme à l’origine de sa première passion : la découverte ; la découverte de nouvelles cultures, de nouvelles personnes, de nouveaux plats, de nouvelles langues (japonais, turc, allemand). Sa deuxième passion dans la vie, c’est le théâtre. Depuis petite, elle a ainsi toujours rêvé de devenir actrice, pour s’évader encore mais autrement. Sa troisième passion c’est la musique, sans laquelle elle ne pourrait pas vivre (10 ans de conservatoire de piano au comptoir), pas un jour ne passe sans qu’elle n’écoute de musique.

Nastasia se résume souvent en quatre mots : passion, environnement, humain et créativité.

Quel est ton parcours ?

Le parcours de Nastasia regroupe ses passions, mais lui a surtout donné des outils pour avancer :

  • Parcours scientifique en étant en classe européenne allemand de la 4ème à la troisième. Pendant ces années lycée, elle a également fait beaucoup d’échanges linguistiques (Dublin, Oxford…)
  • En suivant son rêve d’acting, Nastasia fait un stage d’une semaine au Cours Florent l’année de sa terminale, tout en ouvrant une deuxième porte en passant le concours d’une école de commerce international. Comme beaucoup, elle décide finalement de laisser sa passion du théâtre de côté pour suivre une voie plus « sérieuse » à Kedge Business School Marseille en finance et commerce international ; entre cours théoriques en France et 6 mois de stages à l’étranger. Dès son premier jour à Kedge, Nastasia s’investit et monte un projet d’agence de voyage spécialisée vers les étudiant.e.s : KTravel. En premier stage, elle part à Paris, se tester en vente chez Louis Vuitton, une expérience intense de 6 mois qui lui fait prendre conscience de l’importance de la diversité linguistique en commerce (notamment auprès des client.e.s chinois.e.s). Dans cette dynamique, elle créait des fiches d’accompagnement en chinois pour aider ses collègues vendeur.euse.s. Pour sa troisième année de Bachelor, Nastasia poursuit dans cette dynamique et part aux Etats-Unis, sur la Côte Est en double diplôme Business développement et entrepreneuriat. Pour valider son année, elle complète son cursus par un stage à New-York, dans une Start-Up en tant que Business développeuse. Une nouvelle expérience qui lui a permis de découvrir les coulisses de la Start-up nation. 
  • C’est la COVID qui l’a obligée à rentrer et qui l’a amenée à s’inscrire au sein du Master à l’UPEC en alternance chez BNP Paribas. Dans sa volonté de touche-à-tout, cette nouvelle expérience lui a permis d’avoir un nouveau regard du monde entrepreneuriat.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Pour Nastasia, l’entrepreneuriat a toujours été synonyme de liberté, comme une opportunité de vivre de ses passions. Finalement, aujourd’hui, elle se rend compte de l’importance des actions, des mises en place concrètes, de la proactivité pour réussir dans l’entrepreneuriat. Dans ce sens, le fait de nourrir son réseau, d’optimiser son réseau lui semble aujourd’hui nécessaire.

Ton Grand Saut

Le Grand Saut vers l’entrepreneuriat de Nastasia a eu lieu en trois temps :

  • En arrivant à Kedge, Nastasia a d’abord découvert le programme d’entrepreneuriat en parcours d’échange (US), c’est une possibilité qui l’a rassuré et lui a donné les clés pour se lancer
  • Face aux doutes pendant ses stages en milieux professionnels « classiques », Nastasia s’est rapidement rendu compte que sa créativité était trop grande pour une entreprise déjà créée ou même une autre start-up, alors que son projet lui permet d’être à 100% elle-même
  • Enfin, Nastasia a eu sa confirmation en faisant un stage dans une start-up (à New-York). Voir que d’autres ont réussi à créer leur boite en partant de rien, lui a montré que tout était possible, avec de la motivation et des moyens …

Evolution de ton projet

Au moment de demander le statut EE, le projet de Nastasia partait vraiment de son rêve de théâtre, mis en standby lorsqu’elle a préféré suivre une voie « classique ». En tirant les conséquences de cette expérience, Nastasia s’est rendu compte de la puissance des réseaux sociaux qui l’ont aidé à rebondir ; c’est de ce chemin qu’est né Passion Social NetWork, Premier réseau(x) social double acteur d’accomplissement de soi.

| Un compte utilisateur  

| Deux profils  

•           Premier profil : passionné en quête d’évolution (demande(s))
–           Découvrir
–           Pratiquer
–           Vivre de sa passion  

•           Deuxième profil : rêveur réalisateur (offre)
–           Rêve à réaliser –           Projet à accélérer
–           Expertise à apporter
–           Expérience à apporter (succès / échec)  

| Un but : arriver à des complémentarités entre les demandes et les offres pour être acteur.trice.s et non plus spectateur.trice.s.

| Un algorithme : qui fait des matchs entre les personnes avec les mêmes passions, les mêmes buts.   

Depuis le lancement du projet, Nastasia a créé un teaser grâce à son réseau en demandant à une soixantaine de personnes quelles étaient leurs passions pour commercer à les mettre en relation. Son objectif sur le long terme, est de créer une communauté (aujourd’hui 200 personnes), pour coconstruire son réseau social.

Sur soixante personnes, elle a ainsi pris conscience les gens avaient besoin des autres pour s’accomplir. En mettant en relation ses gens, elle souhaite ainsi les accompagner dans leur réussite en partant de leurs rêves : Partager | Collaborer | Inspirer.

Parmi les difficultés que Nastasia a rencontrées, la première a été de partager son projet car cela lui a demandé du temps et une certaine organisation en fonction des logiciels adaptés… ou non. De plus, lors de son premier essai, Nastasia a oublié de récupérer les adresses mails de son Google Form (alors qu’elle a récupéré 300 réponses !) ce qui lui aurait permis d’avoir une première jauge de client.e.s potentiel.le.s … Une erreur qu’elle partage aujourd’hui pour que d’autres ne la refassent pas ; ou quand la mise en commun nous tire tous.tes vers le haut !

Ton accompagnement

Florian Labulle, responsable de sa formation est pour Nastasia un grand soutien. Il lui a notamment permis d’être entourée de personnes en adéquation avec ses besoins.

En parallèle de sa formation à l’UPEC et du Pépite, Nastasia a également été sélectionnée pour le concours Tous labellisés, une expérience en demi-teinte pour elle. En cause, un certain manque de communication et de transparence qu’elle pointe aujourd’hui du doigt.

Ta perspective d’évolution

Dans les mois à venir, Nastasia souhaite faire grandir sa communauté auprès de futur.e.s utlisateur.trice.s et coconstructeur.trice.s. Pour cela, Nastasia compte sur le développement de sa page Instagram qu’elle nourrit notamment en construisant des premiers matchs entre passionné.e.s [Tous les liens pour rejoindre le réseau Passion Social NetWork et les réseaux sociaux affiliés sont en fin de l’article …].

Enfin, Nastasia souhaite également adapter son prototype pour commencer à prospecter auprès de potentiels partenaires développeur.se.s web et de financeurs.

Et toi, qu’attends-tu pour te lancer ?

Qui ne tente rien n’a rien. Tu ne prends pas de risque à ne pas essayer. De même, il faut essayer pour ne pas avoir de regrets. Et surtout, il ne faut pas oublier que l’un n’empêche pas l’autre. Il est ainsi possible de faire un Master en imaginant, créant, son projet. D’autant plus que la seule chose que l’on risque de perdre c’est du temps et notre temps n’est-il pas notre plus belle richesse ?
Vous pouvez retrouver Nastasia sur LinkedIn et Passion Social NetWork sur le Groupe Facebook et sur les pages Instagram et LinkedIn. 

Nous arrivons à la fin de ce beau portrait. Merci à Nastasia d’avoir pris le temps de me parler de son magnifique parcours, avec passion et de son projet, en cohérence avec sa personnalité pétillante et son sens de la créativité ! N’hésitez pas à rejoindre Passion Social NetWork, sur Facebook, LinkedIn et Instagram pour faire éclore ce magnifique projet et qui sait, peut-être, trouver des personnes avec qui réaliser votre propre Grand Saut !

Parce que les rêves prennent vie en mettant en commun nos compétences, l’alliance des forces se doit d’être au cœur de nos démarches, autant personnelles que professionnelles. D’ailleurs, c’est quoi le rêve que vous avez mis en standby pour suivre une voie plus … « classique » ?

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et la partager, parce que votre Regards aussi compte !

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Johan Bonzinho

PORTRAIT N°9


Pour ce portrait n°9 (déjà), nous partons découvrir un monde bien complexe, aux codes et au fonctionnement bien particulier au sein de l’écosystème entrepreneurial : celui de la mode. Pour ce faire, je reçois aujourd’hui Johan Bonzinho, fondateur de la marque streetwear écoresponsable, Bonzinho.

Johan nous présente ce pari fou de créer une marque correspondant à ses besoins et à ses envies, tout en s’inscrivant dans une démarche responsable, encore beaucoup trop ignorée dans le monde très codifié de la mode. Johan nous démontre aussi l’importance de s’entourer de gens de confiance pour avancer dans son projet, surtout lorsque l’on se confronte à un secteur que l’on connait peu …

Johan

Le temps avance, la crise sanitaire s’éternise et aujourd’hui j’ai une grosse pensée pour ceux et celles qui se retrouvent obligé.e.s de repousser, voire d’arrêter leur projet entrepreneurial à cause des conséquences économiques dues à la COVID. N’oubliez pas, ce sont des plus gros échecs que l’on tire les plus belles leçons et que les avancées les plus significatives sont réalisées dans nos vies ! Courage, on n’a jamais été aussi proche de la fin …

Qui es-tu ?

Johan Bonzinho a 21 ans, il est passionné par la gestion de projet, dans ses activités professionnelles bien sûr, mais également dans sa vie personnelle. Ce sont ces projets qui lui donnent des objectifs sur le court et long terme et lui permettent de se projeter.

Johan est également passionné par le sport, notamment le foot, qu’il aime pratiquer autant que regarder.

Quel est ton parcours ?

Johan est aujourd’hui en Master Marketing à IAE Gustave Eiffel, tout en réalisant son alternance au sein de l’entreprise Cogedim, promoteur immobilier [Etudiant / Entrepreneur / Alternant, mais comment c’est possible ?! Quand on vous dit que les jeunes ont de la ressource et de l’énergie …]. Avant le Master, Johan a fait une licence Economie-Gestion également au sein de l’IAE Gustave Eiffel de Champs sur Marne.

Ton Regard sur l’entreprenariat

La vision sur l’entrepreneuriat de Johan a changé juste avant qu’il se lance. Avant, il pensait le processus très complexe, en termes de construction, de recherche de partenaires. Finalement, à partir de sa deuxième année de licence, il a pu approfondir son projet et en se renseignant sur son domaine d’expertise, il a fini par comprendre que l’opportunité lui était accessible, autant que les autres. C’est donc dans une construction progressive plutôt qu’une prise de conscience, que Johan a avancé vers le monde entrepreneurial. 

Ton Grand Saut

Johan a toujours su qu’il se lancerait dans l’entrepreneuriat, encore lui fallait -il un projet et du courage. C’est finalement une occasion qui lui a permis de se lancer, autour de deux clés d’organisation : un créneau de temps et une certaine logistique adaptée.

En termes de projection, Johan sait que ce projet ne sera pas le dernier projet entrepreneurial qu’il va mener, le rythme d’un tel statut lui correspond en effet, tout comme la liberté d’actions d’avancer à son rythme et selon ses envies.

Au départ, Johan s’est lancé seul dans le projet, même s’il a été accompagné par une styliste en freelance pour le lancement de sa première collection. Pour cela, il a échangé avec plusieurs stylistes et modélistes en amont, c’était une volonté personnelle de prendre le temps pour la sélection de la bonne personne, afin de compléter les compétences de la personne avec les siennes. Pour la recherche de fournisseur ou encore la communication, il a tout réalisé seul. Au niveau de la réalisation du clip et du Making off il a également travaillé avec une boite de production et de photographes. Tout au long de ce parcours de création, Johan s’est toujours épaulé de gens qu’il connaissait, qui lui ressemblaient et qui avaient, surtout, le même univers artistique que lui. 

Néanmoins, Johan relève que le fait de garder en main les prises de décisions finales était une volonté personnelle, afin de protéger son nom de famille, qui le relie directement à la marque et d’apprendre le plus possible du projet.

Evolution de ton projet

En 2019, Johan fait sa demande de statut EE qu’il connaissait de loin grâce à des affichages au sein de l’UPEC. Quand il commence à s’y intéresser cela faisait déjà trois mois qu’il peaufinait son projet (d’aout à octobre), une décision confirmée pendant un cours par un professeur.

Parti pendant 5 mois en échange en Erasmus, Johan repousse finalement son projet d’entreprise et donc sa demande de statut EE, c’est finalement seulement en octobre 2020 que sa demande est approuvée. A ce moment-là, Johan avait déjà le squelette de sa marque de vêtement en tête ; des fiches techniques, à la création artistique réalisée avec une styliste jusqu’à ses partenaires de productions.

Aujourd’hui le projet de Johan est devenu réel et sa marque de vêtement a pris vie, en répondant à ses besoins en tant que client. C’est une marque streetwear pour le moment, mais que Johan souhaite faire évoluer, vers du Premium notamment (voir clip). Le but est réellement d’amener la dimension éthique et culturelle avec une production au Portugal, son pays d’origine qui a une longue culture textile.

Les deux principales difficultés rencontrées par Johan au cours de son projet ont été :

•           Trouver une usine |

Difficulté exacerbée à cause de la COVID puisque la plupart des usines ont été réquisitionnées pour faire des masques. De plus la plupart des usines étaient sceptiques face à quelqu’un qui est nouveau dans secteur, cela s’est principalement ressenti pour Johan au moment de la négociation des prix et matériaux. C’est en faisant jouer les contacts qu’il a finalement trouvé une usine qui répondait à ses attentes.

•           Faire connaitre la marque |

Faire en sorte que la communication arrive jusqu’au.x client.e.s potentiel.le.s. Aujourd’hui encore Johan continue de tout gérer au niveau des réseaux sociaux et de la communication générale – Instagram, flyers – même s’il se fait aider pour la réalisation des designs. 

Concernant la question de la légitimité en tant que jeune entrepreneur encore étudiant, Johan ne peut pas dire que cela l’a limité car au contraire il pense avoir su en jouer, en termes de réseau notamment. Cependant, c’est avec la banque qu’il a pu réellement voir une différence, car pour celle-ci, il manquait de justificatifs rassurants pour lui faire confiance. Néanmoins, en général, il aime jouer (en) ce double statut : président de la société / étudiant, qui lui semble être intéressant et avantageux. Johan a malgré tout conscience de l’apport de son secteur d’activité par rapport à cette technique, puisque son image n’est pas directement mise en avant par rapport aux premiers outils de communication de son activité.

Ton accompagnement

L’écoute et la capacité à nous faire réfléchir aux différentes étapes du projet ont vraiment permis à Johan d’avancer grâce au statut EE et notamment grâce à Anne Moreau, responsable au sein de l’IAE Gustave Eiffel. Pour lui, qui n’a pas le temps de participer aux évènements en ligne, c’est un accompagnement nécessaire.

Grâce au Pépite, Johan travaille justement aujourd’hui en collaboration avec l’Ecole des Gobelins, pendant plusieurs journées de travail commun. Néanmoins, le fait qu’il n’utilise pas toutes les options du programme d’accompagnement EE ne lui permet pas à son sens de critiquer le programme dans son entièreté. Néanmoins, il serait intéressant d’après lui d’avoir plus de réunions en présentiel [Besoin mis en exerce avec la crise sanitaire qui se prolonge…].

Johan reste plutôt frileux des programmes d’accompagnement complémentaires, qui lui semble assez obscurs, néanmoins il est très intéressé pour rejoindre des incubateurs, sur le long terme, qui pourraient lui permettre d’avoir un lieu de travail commun avec d’autres entrepreneur.se.s notamment. Néanmoins, aujourd’hui, son emploi du temps entre son Master et son alternance ne lui permet pas de rejoindre un tel programme ou même à un lieu d’accompagnement.

Ta perspective d’évolution

Entre l’entretien et la publication de l’article, la première collection de Johan a été lancée [Liens vers le site et les réseaux sociaux de la marque en fin d’article !] et son but premier est simplement de trouver des premiers échos chez son public cible. Dans le futur, Johan souhaite réussir à se projeter à travers des collections qui durent dans le temps pour être en cohérence avec ses valeurs éthiques. D’ici la fin de l’année, il souhaiterait avoir écoulé son premier stock tout en ayant réalisé un évènement au Portugal pour lier sa marque à son pays d’origine. Maintenant, Johan va continuer à jongler entre Master, alternance et sa marque jusqu’en 2021 et la validation de son Master. Son but initial est d’amener plus d’éthique dans le monde du sportwear reste le même, tout en se projetant pour pouvoir pourquoi pas en vivre un jour …

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?


Le plus important c’est de se lancer, il ne faut pas voir un projet entrepreneurial comme le projet d’une vie. Il faut se lancer le plus vite possible, ce qui nous permet de rebondir rapidement en cas d’échec. En donnant son maximum, l’entrepreneuriat se présente comme un réel apprentissage et un moyen de gagner des opportunités, quoi qu’il arrive.
Vous pouvez retrouver Johan sur son LinkedIn et sa marque, Bonzinho sur; son Site internet, sa page Instagram et via son Clip Youtube [Liens cliquables].

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que vous avez apprécié, autant que moi, de découvrir Johan, son parcours et les étapes clés qui l’ont emmené vers la création de sa marque de vêtements, Bonzinho. N’hésitez pas à aller donner de la force et à encourager Johan en commandant ses magnifiques pièces via son site et/ou en commentant et partageant ses publications sur les réseaux sociaux. C’est également en s’encourageant mutuellement que nous donnons un sens, ensemble, à nos démarches entrepreneuriales. Encore merci Johan d’avoir pris le temps de me partager son expérience sur Regardsleblog.fr !  

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et la partager, parce que votre Regards aussi compte ! Par ailleurs cette semaine je suis bien curieuse de savoir si votre démarche de consommation sur le marché du vêtement a évolué ses dernières années : Avez-vous franchi le pas de la mode éthique [Friperie, écoresponsable …] ou penchez-vous encore du côté de la consommation de masse [Fast fashion] ?

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Deban Vithuran

PORTRAIT N°8

Nous continuons aujourd’hui sur la lancée avec un nouveau portrait de la série Le Grand Saut sur Regardsleblog.fr ! Pour ce faire, je reçois aujourd’hui Deban Vithuran, fondateur de Fedhubs. Nous restons dans la lignée de la semaine dernière, au plus près des services simples, vivant une grande traversée du désert depuis un an…

Deban nous parle ainsi de son parcours entre électronique et code, jusqu’à son projet, son second Grand Saut vers l’entrepreneuriat, au service d’un secteur qu’il connait bien, celui de la restauration. Au rythme de ses envies et de ses déclics, Deban a su se lancer au bon moment et prendre son temps tout en gardant la foi en ses projets et ses ambitions, une belle découverte en perspective.

Deban

Je veux remercier plus que jamais ceux et celles qui prennent le temps de m’accorder un entretien pour donner vie à ces multiples portraits, aussi riches et ambitieux que les voix que je porte sur ce blog. Mettre du temps dans un projet c’est devenir riche. Si ce n’est pas en fonds financiers, on parle bien de richesse en rencontres et en Regards nouveaux ; c’est la leçon que je tire en tout cas de ce projet aujourd’hui …

Qui es-tu ?

Originaire du Sri Lanka, Deban a aujourd’hui 27 ans. Avide d’autonomie et de liberté, Deban a toujours aimé mener des projets de fonds, surtout dans les postes décisionnaires. Des compétences aujourd’hui en parfaite harmonie avec son projet et sa dynamique entrepreneuriale.

Quel est ton parcours ?

Après le bac, Deban, fait le choix de se lancer dans un parcours en électronique informatique après avoir essayé une Prépa, plus large et théorique, qui ne lui correspondait pas.

Ce parcours professionnel, à travers un DUT, lui a permis de découvrir une de ses passions : l’électronique. Au fur et à mesure, de cette formation, de ses projets et stages, il a ainsi eu l’opportunité d’apprendre par lui-même et d’appréhender une dimension « du faire », qui aura toute son importance dans la suite de son parcours …

C’est finalement lors de son Master en Electronique, spécialité Télécoms et Informatique, qu’il s’est beaucoup intéressé au code et qu’il a débuté un travail de veille générale, dédié aux secteurs de l’informatique et de l’économie électronique. Grâce à cette démarche personnelle, il a pris conscience de la complexité de ce secteur, en perpétuelle évolution, et de la nécessité de l’expérience et de la légitimité, non seulement universitaire, mais également professionnelle.

C’est notamment cette prise de conscience qui l’a amené à prendre son temps dans la mise en place de son premier Grand Saut vers l’entrepreneuriat, une entreprise dédiée à la DATA et aux traitements des données. Un projet complexe qu’il préfère mûrir tranquillement et en parallèle de son nouveau projet, au cœur de cette article : Fedhubs.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Avant même de lancer dans l’entrepreneuriat, Deban a toujours su qu’il voulait être chef de son entreprise. Il se savait ainsi doué dans la prise de décision et dans la gestion d’équipe et avait eu l’opportunité, au cours de ces projets universitaires, de tester ces compétences. Aimant organiser, faire des choix, il avait conscience du poste qu’il visait avant même de savoir dans quel secteur d’activité il allait réellement s’épanouir. Un angle de décision peu mis en avant dans notre société et pourtant très intéressant car il permet, à mon sens, de partir de ce que l’on sait faire, avant d’analyser ce que l’on veut faire.

Comme beaucoup d’entrepreneur.se.s, la dimension autonome qu’offrait l’entrepreneuriat et la liberté d’action étaient également au cœur de la projection de Deban, quant à ce secteur professionnel.

Ce sont finalement ses différents projets universitaires qui lui ont confirmé ce choix.

Ton Grand Saut

Le Grand Saut, Deban l’a fait quand il a fait face à ne problématique universelle : la galère financière. En manque de fonds pour subvenir à ses besoins en tant qu’étudiant, il prend conscience de la possibilité d’entreprendre.

C’est à ce moment-là que son père vient vers lui pour lui demander un service : il cherche en effet à refaire le site web de son restaurant et a besoin de compétences dans ce domaine, compétences qu’il pense être acquises par son fils, Deban. En réalité, à ce moment-là, Deban prend conscience que malgré ses nombreux savoirs théoriques en informatique, il est incapable tel quel de coder un site web. C’est ainsi finalement en apprenant sur le fil, en ligne, les prémices du code, que Deban, va effectuer son premier travail en codage, malgré son absence de savoir-faire à l’origine. 

En mettant en place ce projet, Deban se rend rapidement compte du manque crucial d’outils pour favoriser la communication entre les restaurateurs et les clients. Une prise de conscience et un projet qui vont l’amener à créer son premier outil : les Codes de l’affluence. Leur but ? Accompagner les restaurateur.trice.s dans leur gestion de l’affluence en salle, pour favoriser un remplissage simplifié et une organisation globale adaptée.

 Avec ce premier outil comme base, Deban, commence à construire une APP adaptée et unique en y ajoutant notamment des gestions des évènements spéciaux par restaurant [Matchs, soirées à thème…], grâce à un fonctionnement de profils en ligne. Concrètement, il s’agit pour Deban de redonner aux restaurateur.trice.s la maitrise de leur visibilité digitale, volée ces dernières années par les APP de commandes en ligne, telles que Ubereats ou encore  Justeat.

Evolution de ton projet

Deban a connu le statut EE grâce au réseau UPEC via notamment les Newsletters mensuelles de l’université. Il est à l’époque en fin de Master et voit rapidement dans cette option une belle opportunité pour se lancer dans la vie professionnelle tout en restant affilié au système étudiant. Une condition sine qua non pour rassurer ses parents…

A ce moment-là, son projet est au stade d’idée, Deban fait beaucoup de veille, notamment dans la cryptomonnaie, mais rapidement il prend conscience de son manque de crédibilité et de son impossibilité d’entreprendre seul dans ce secteur complexe.

Mettant de côté son premier projet, Deban se lance à 100% dans son second projet, correspondant parfaitement aux besoins du secteur de la restauration : Fedhubs.

Sous forme d’une APP clé en main, celle-ci pour permettre aux restaurateur.trice.s de favoriser leur visibilité et de gagner des clients. L’interface est double :

–           Restaurateur : informations clés

–           Clients : mini page web par restaurant

Le concept phare de l’APP est donc le Code de l’affluence unique au monde, avec des feux tricolores pour voir le degré d’affluence t des mises en avant des évènements par restaurateur. Aujourd’hui, Deban se projette également sur de nouvelles fonctionnalités, tel que le GPS.

Au départ, Deban a fait le choix de se lancer seul dans la blockchain car il connaissait le secteur et que c’était le cas de peu de gens. En souhaitant travailler à partir de son expertise et de ses contacts, il a ainsi préféré favoriser la rapidité à l’efficacité.

Actuellement, Deban poursuit toujours ses projets seul, mais cette fois dans un souci de crédibilité. En effet, il souhaite ainsi démontrer aux personnes de son secteur, ainsi qu’à lui-même, qu’il a les compétences et les savoir-faire pour avancer et réussir, sans aide extérieure. De plus, les heures de travail que demande ce projet raréfient la possibilité de trouver un.e collaborateur.trice adapté.e, aussi disponible que lui et aux même horaires… Néanmoins, une fois le produit lancé, il projette d’agrandir son équipe, pour s’entourer au mieux. 

Au début de son expérience entrepreneuriale, c’est le manque de connaissances qui a manqué à Deban. Seul, il ne comprenait pas tout et a dû tâtonner longtemps avant de trouver les clés nécessaires à la réussite de son projet. Pour cela, il est notamment passé par le MOOC Gestion de Projet – GDP – fait par un professeur de Centrale Lille [Disponible en ligne] qui lui a appris l’importance de travailler en équipe. De plus, en passant par le No code [Toujours via des outils en ligne], cela lui a permis d’avancer pas à pas, pour apprendre à s’approprier des outils essentiels et complexes.

Deban ne s’est pas vraiment senti illégitime dans sa démarche, même si au début c’était compliqué pour lui, notamment dans la commercialisation du projet en temps de crise. Les techniques de prospect évoluent en permanence, notamment avec le transfert en ligne de la majorité des activités et l’ont obligé à s’adapter par rapport à son marché.

Ton accompagnement

Le statut D2E a permis à Deban d’avoir une situation stable malgré ses 27 ans. De plus, l’accompagnement professionnel, via les séminaires, des rencontres avec des anciens étudiant.e.s ou des professionnel.le, est un soutien permanent qui lui permet d’avancer dans son projet avec plus de sérénité.

Pour Deban, le réseau Pépite devrait néanmoins développer son réseau professionnel d’accompagnement. Peu d’ancien.ne étudiant.e.s entrepreneur.se.s ayant réussi reviennent pour parler de leurs parcours, de leurs projets, ce qui pourrait pourtant nous permettre d’apprendre de leurs erreurs et de leurs réussites. De plus, Deban est parmi les plus âgés donc il a l’impression d’être mentor pour les nouveaux étudiant.e.s entrepreneur.se.s tout en étant lui-même en période apprentissage. Un double rôle intéressant qui lui permet malgré tout de mettre en perspective les réseaux qu’il a croisés jusqu’alors avec les nouveaux arrivant.e.s sans connaissances.  

En parallèle de l’accompagnement, Pépite, Deban suit la formation Les déterminés qui permet aux entrepreneurs de tous les milieux de concrétiser leur projet. Cette formation lui permet non seulement de concrétiser son projet mais également de rebondir en cas d’échecs. En effet, le réseautage y est très important, notamment via des évènements nombreux et professionnels, ce qui donne de belles opportunités de partenariats et d’échanges, formels comme informels. Deban note également que le système des feedbacks y est permanent, ce qui lui a vraiment permis d’avancer dans son projet, pas à pas. Au lieu de faire à sa place, la formation lui permet de comprendre au fur et à mesure en lui donnant les clés manquantes qu’il avance de lui-même dans son projet. Un soutien personnalisé et adapté qui fait réellement la différence.

Ta perspective d’évolution

Sur le court terme, Deban a l’objectif de lancer l’APP Béta avant la fin 2021, pour ensuite créer la société et commercialiser en 2021 – ce qui implique suffisamment de commerces partenaires [Une démarche de réseautage est justement en cours]. Par la suite, Deban souhaite développer ses autres services pour améliorer l’APP et la faire avancer au plus près des besoins de ses publics cibles.

Deban a également postulé pour la deuxième fois à Pépite Startup Ile de France en février, un nouvel accompagnement qui lui permettrait d’accélérer sa démarche de développement avec Fedhubs, tout en étant intégré à un écosystème start up riche et dynamisant. Maintenant, Deban a conscience qu’il dépend, comme la plupart de ses collègues, du marché et donc de la crise sanitaire qui aujourd’hui met les restaurateurs – son public cible – à l’arrêt …

Et toi, qu’attends-tu pour te lancer ?


En entrepreneuriat, il faut se lancer car l’idée ne vaut rien, c’est l’exécution qui compte.

Vous pouvez Deban sur LinkedIn  & Fedhubs sur Facebook et Twitter 


Nous arrivons (déjà) à la fin de ce nouveau portrait. Je remercie une nouvelle fois Deban avec qui j’ai beaucoup aimé échanger ! Il est intéressant de voir une perspective plus mature du secteur entrepreneurial, du fait de son âge, bien sûr, mais également de par sa multitude de projets. Pour moi, Deban représente bien le proverbe ; « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point », une belle leçon de vie, dans notre société aussi pressée, qu’angoissée …

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et le partager, parce que votre Regards aussi compte ! Et d’ailleurs, vous êtes plutôt TEAM « Entreprendre en solo, parce qu’On n’est jamais mieux servi que par soi-même » ou TEAM « Entreprendre à plusieurs, parce qu’Ensemble on va plus loin » ?

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Indira Sebas

Portrait n°3


De retour pour un troisième portrait de la série Le grand saut, je suis très heureuse de vous présenter aujourd’hui Indira. Serial entrepreneuse, citoyenne du monde, Indira fait partie e ces entrepreneur.se.s qui inspirent par leur dynamisme et leur organisation sans failles. Indira nous embarque aujourd’hui dans un nouveau secteur d’activité en pleine essort, celui des cosmétiques bios et naturelles, pour prendre soin de soi en prenant soin de la planète. Un programme enthousiasmant à souhait ! Bonne lecture et bonne inspiration …

Indira

Comme vous le savez, ce blog c’est un peu mon journal de bord. Il me suit dans mes péripéties, dans mes évolutions et mes remises en question. Ici, pas question d’égo mais de passion, pas question de colère, même face à la critique. Ainsi aujourd’hui, le blog évolue une fois de plus avec moi avec un changement et pas des moindres: l’équipe de Regardsleblog.fr s’agrandit ! Michaël, oui oui mon portrait de la semaine dernière, sera ainsi le premier Regard sur ma plume à partir d’aujourd’hui en tant que relecteur et correcteur. Une mission au sommet que je suis très heureuse de lui confier, on lui souhaite bon courage …

Qui es-tu ?

Indira a 25 ans, originaire de la Guadeloupe, elle se considère comme citoyenne du monde car a grandi en Guyane jusqu’à ses 11ans, avant de poursuivre sa scolarité à Madagascar au gré des changements de poste de sa maman. En terminale elle poursuit sa scolarité en Belgique avant de faire le choix de la France pour ses études universitaires. En suivant ce chemin aux quatre coins du monde, Indira a ainsi brassé différentes cultures qui l’ont autant inspirée qu’émerveillée. Se considérant comme « multi passionnée », Indira a beaucoup de passions ; du self-care à la nourriture, en passant par les produits naturels, mais également le voyage.

Quel est ton parcours ?

Indira a fait plusieurs lycées français et a poursuivi en rentrant à Paris pour se focaliser sur le secteur du luxe et de la mode. Après plusieurs expériences dans la haute couture, chez JP Gaultier notamment, elle se tourne finalement vers les marques plus terre à terre, proches des consommateurs lambdas, grâce à une belle expérience chez Vente privée (aujourd’hui Veepee). Par la suite, Indira s’est intéressée à l’origine des matières dans la mode, notamment via une expérience en bureau d’agent textile – intermédiaire entre les maisons de mode françaises et les usines en Asie – . Elle prend alors conscience de la pollution énorme du secteur de la mode et de la sur-création de vêtements. C’est cette prise de conscience qui fait germer en elle l’idée de se focaliser sur le RSE dans la mode, mais malgré plusieurs mois de recherche, elle ne trouve pas d’alternance. Finalement, Indira trouve un contrat chez Orange dans la lutte contre la corruption. Assoiffée par sa quête de sens, elle prend alors un autre tournant, la rapprochant du continent africain si cher à son cœur. Aujourd’hui Indira travaille toujours chez Orange, dans cette même branche au sein de laquelle elle a tant appris, depuis un an et demi.

En regardant en arrière, Indira se rend compte que la quête de sens a toujours guidé son parcours. De la mode de luxe dans laquelle elle ne trouvait pas de sens, elle s’est dirigée vers la mode au plus près des gens avant de prendre conscience de la pollution très importante, pour arriver finalement sur la RSE et la lutte contre la corruption. Grâce à son fort intérêt sur ces thématiques, elle a validé son master avec son mémoire : « Comment lutter efficacement contre la corruption en Afrique ? », un sujet complexe, à la hauteur de ses ambitions.

Indira est actuellement à 80% chez Orange pour se dédiéer à son projet le reste du temps, elle tente ainsi de garder un équilibre entre passions et vie professionnelle.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Petite, Indira voyait l’entreprenariat comme une source de grande instabilité. Il faut savoir qu’elle connait les deux côtés du système professionnel, puisque sa mère carriériste a réalisé toute sa vie professionnelle sur un modèle de développement « classique », là où son père, entrepreneur, s’est lancé dans le pari de l’entreprenariat tôt. A Madagascar, Indira avait beaucoup de parents d’ami.e.s qui avaient un projet entrepreneuriale à côté du lycée ; : restaurant, hôtel… En les observant, Indira voit alors avant tout l’entreprenariat comme un moyen de s’accomplir économiquement. En creusant, c’est ensuite grâce à YouTube qu’elle découvre des parcours lui démontrant que l’entreprenariat est également un moyen de s’épanouir personnellement (Marie Forleo, américaine, est notamment une de ses premières inspirations).

Ton Grand Saut

L’entreprenariat est dans l’ADN d’Indira ; à 19 ans seulement elle créée un compte fitness, suivi dans sa finalité par des milliers de personnes, qu’elle va finalement abandonner par manque de temps. Ensuite, elle commence un business de bijoux, en rachetant des stocks asiatiques qu’elle revend : ce projet dure 3 mois.

C’est finalement le confinement qui a déclenché son grand saut ; Indira prend plus de temps que d’habitude pour prendre soin d’elle et notamment de ses cheveux. Plusieurs années auparavant elle avait pris connaissance de l’existence du statut SNEE (Statut National Etudiant-Entrepreneur) de Pépite France, qui lui revient en tête. L’idée de se lancer mûrit alors en quelques semaines, celle de produits pour cheveux, bios, naturelles et accessibles, il ne reste plus qu’à franchir le cap, ce qu’Indira fait quelques semaines plus tard. Une expérience qui nous rappelle que suivre son instinct est la clé à la plupart des grands sauts, le cœur plutôt que la raison ?

Evolution de ton projet

Au moment de déposer sa demande de statut auprès de Pépite France, l’idée d’Indira est plutôt large : développer une marque de produits capillaires à destination des femmes, bios et naturels mais uniquement sous forme de produits solides.

En se renseignant et en réalisant son benchmark (questionnaire, interviews…), Indira prend ensuite conscience que la France – et l’Europe en général – n’est pas prête à accueillir une marque cosmétique tout solide, notamment par rapport à leurs habitudes de consommation. Elle décide alors d’élargir sa marque avec des produits liquides. Urbène prend alors doucement forme. En continuant son analyse du secteur, Indira prend conscience d’un besoin tourné vers les femmes vivant dans les grandes villes ; obligées de faire face aux problématiques liées à la pollution urbaine [Présence élevée de calcaire, pollution de l’air, températures changeantes…]. En renforçant les actifs de ses produits, Indira se spécialise alors doucement vers ce terrain spécifique pour répondre à ces besoins.

La partie financière, notamment au niveau des prévisionnels a été le premier obstacle d’Indira. Comme la plupart des étudiant.e.s-entrepreneur.se.s, elle n’avait en effet jamais été confrontée à ce type de problématiques et d’exercices lors de son parcours universitaire, c’est donc un nouveau monde qu’elle a dû découvrir et de nouveaux outils à manier. La sélection du laboratoire a aussi été au cœur de ses problématiques, l’équilibre du qualité-prix de ses produits en dépendait et Indira savait que ce choix était essentiel pour la bonne continuité de sa démarche. En effet, il faut compter un an pour la concrétisation des produits. Indira n’a pas senti un manque de légitimité, notamment grâce à son premier Master en achat et logistique, qui lui a permis d’anticiper la démarche de contact fournisseurs. De plus, son expérience chez Vente-Privée en entreprenariat, multitâches (achat, négociation des prix, créatif…) lui a donné de nombreuses clés pour mener à bien son projet.

Ton accompagnement

Indira est très reconnaissante du SNEE Statut National d’Etudiant Entrepreneur – qui lui a donné le courage de se lancer, il lui apporte également un suivi et des conseils très précieux tout au long des différents jalons clés de son projet. Nicole pour le côté global et Anne Moreau pour le côté RSE, mais également une professeur de chimie, dont elle a eu le contact grâce au SNEE, et avec laquelle elle a mis en place un projet en partenariat avec des étudiant.e.s Bac+2 pour la création de sa première gamme de shampoing.

Ce sont les rencontres et les ateliers physiques qui manquent énormément à Indira aujourd’hui. Elle prône également un développement des liens avec des ancien.ne.s étudiant.e.s-entrepreneur.se.s étant passé.e.s par les Pépites pour un retour d’expériences et des conseils pratiques en toute fraternité.

Indira est dans le programme Good Beauty avec la Fabrique 621, en parallèle de l’accompagnement du SNEE. Celui-ci accompagne les porteurs de projet dans la cosmétique, du choix des matériaux au développement du produit et jusqu’à sa commercialisation. L’objectif final du programme est un concours ouvert aux participant.e.s leur offrant le coût de formulation d’un produit. C’est un laboratoire spécialisé qui gère et organise ce programme.

Ta perspective d’évolution

A la fin de l’année 2021, Indira souhaite sortir sa première gamme, composée de trois premiers produits. En 2022, elle souhaite poursuivre son développement avec la sortie de nouveaux produits, notamment des produits pour la peau, tout en ouvrant les ventes à l’international ; Indira a déjà anticipé ce développement à venir en échangeant avec son laboratoire afin que celui-ci gère les mises à jour produits en termes de normes américaines et chinoises, en plus de celles européennes. En fonction de l’évolution du groupe, Indira souhaite embaucher, sur le long terme.

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

Tu n’as rien à perdre à te lancer. Il vaut mieux se dire que l’on a essayé plutôt que d’être dans le regret toute la vie. Une collègue lui a dit, « Jeune, je voulais créer une marque de mode mais j’ai voulu attendre d’avoir une carrière et des économies et finalement je regrette aujourd’hui de ne jamais m’être lancé » ; Autrement dit, demain se construit maintenant.

Nous arrivons à la fin de ce Portrait n°3 de la série Le Grand Saut. Je voudrais remercier une nouvelle fois chaleureusement Indira pour avoir pris le temps de partager son parcours et son projet avec nous. Je suis fière de la tournure super dynamique que prend ce projet et de vos retours enthousiasmés et enthousiasmants !

On se retrouve la semaine pour un nouveau portrait, toujours aussi inspirant et riche en péripéties … Bonne semaine à vous et on ne lâche rien – quelles que soient les annonces de samedi !

Ella

Le grand saut – Michaël Randrianifahanana

Portrait n°2

Je suis très heureuse et fière de vous retrouver aujourd’hui pour ce second épisode de ma nouvelle série, Le grand saut, qui met en lumière des parcours et projets d’étudiant.e.s-entrepreneur.se.s, sous forme de portraits. Pour ce second portrait, je reçois Michaël. Ensemble nous avons parlé de son parcours d’étudiant étranger en France, de son Grand saut vers l’entreprenariat et de ce beau projet de Parc à thème linguistique qu’il porte, en cohérence avec sa passions du jeu et son parcours de linguiste invétéré. Un très bel échange qui nous entraine dans un nouveau secteur d’activité, qui vit de plein fouet la crise et est amené à se renouveller, continuellement.

Michaël

Come vous avez pu le comprendre, vous avez devant vous le second article de cette série mais, bel et bien, le premier réalisé avec une autre personne que … moi-même. Après mûre réflexion j’ai donc décidé de l’écrire à la troisième personne du singulier, n’hésitez pas à me faire vos retours [Comme vous l’avez formidablement fait pour le premier], en commentaires ou sur LinkedIn ! N’oubliez pas mon regard, croise leurs regards qui croisent vos regards ce qui donnne: ce blog.

Qui es-tu ?

Michaël Randrianifahanana, vient de Madagascar et est venu en France pour les études, sa première passion ? Le jeu. Les jeux vidéos notamment et particulièrement le jeu Super Smash Bros. Son Mémoire de M2 s’intitulait d’ailleurs; *Comment intégrer l’amusement dans les entreprises au service de l’apprentissage des compétences, ça fait sens ! Aujourd’hui professeur de mathématiquess à côté de ses études via la plateforme Explique moi Pythagore – autre entreprise issue du statut étudiant-entrepreneur – il apprécie justement beaucoup ce côté ludique des mathématiques, « résoudre des problèmes ».

Quel est ton parcours ?

A son arrivée en France, Michaël a suivi une Prépa Biologie à Janson de Sailly, un an intense qui lui a appri la discipline et l’organisation. Il s’est finalement réorienté après sa P1 vers une Licence d’administration et échange internationaux [¨Pluridisciplinaire: éco, politiques, socio…] Parcours Shangaï à l’UPEC. Finalement, c’est en toute logique qu’il a complété ce parcours par un Master Management et Commerce International Spécialité Chine [Avec cours de Mandarin]. En parralèle de ses études, Michaël est également engagé sur le Campus entant notamment qu’Ambassadeur de sa Faculté et qu’employé étudiant au sein du bureau des relations internationales.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Michaël a toujours été admiratif de ceux et celles qui ont l’audace de se lancer dans l’entreprenariat; de ceux et celles qui ont les idées pour créer un projet. Il n’avait pas de modèle particulier, même s’il a toujours été très inspiré par ceux qui sont parti.e.s de rien (Zuckerberg…).

Ton Grand Saut

En 2019, Michaël est accepté pour un semestre d’échange universitaire au Japon et fait le choix de sélectionner plusieurs matières en Management. A chacune de ses matières on va lui demander d’imaginer un projet entrepreunarial différent. Pour un premier cours, pour lequel il devait présenter un projet innovant, il présente une App pour permettre aux gens ne parlant pas la même langue de communiquer grâce à des images ; en partant d’une grande base de données de symboles commun à mettre en forme pour créer un message. Dans un second cours, pendant lequel il devait partir d’un type de projet déjà existant, il imagine un Café des langues. Enfin, c’est au sein d’une échange informelle qu’une amie lui demande « Si tu avais beaucoup d’argents que ferait-tu? », il laisse alors son imagination naviguer vers l’idée d’un Parc à thème, menant ainsi ces deux passions: le jeu et les langues, son projet entrepreneurial est finalement né.

Il rentre par la suite en France et doit chercher un stage, il se tourne alors sans réflechir vers des parcs à thème, l’environnement de travail l’enthousiasement. Avec l’arrivée de la crise COVID, il doit remplacer son stage par son Mémoire* lui permettant de poursuivre dans cette dynamique du ludique au service des compétences. Prenant peu à peu conscience de l’opportunité du statut EE, qu’il avait découvert quelques mois auparavant, Michaël fait finalement sa demande en septembre 2020, lors du dernier jury Pépite de l’année ! Tout s’est donc jouer en 10 jours pour Michaël, entre son rendu de Mémoire et le dernier jury pour obtenir le statut EE. Pendant ces dix jours son projet de parc à thème s’est mis en place ; entre amusement, langues et pédagogie.   

Evolution de ton projet

En postulant, le projet de Michaël avait des bases par idées clés, mais il se doutait déjà qu’un an ne suffirait pas et qu’il projetait un projet avant tout sur le long terme. A ce moment, il ne savait pas notamment si son parc resterait en France ou à l’étranger.  Dans les derniers mois, entre septembre et janvier, il a beaucoup participé à des Webinars pour développer son savoir théorique sur son secteur d’activité, la démarche de création d’entreprise, ou encore la gestion de celle-ci. Amenait à gérer un projet de grande envergure, Michaël préfère prendre le temps de se former avant de rendre son projet effectif.

D’autant plus que la situation sanitaire a beaucoup freiné sa dynamique; de l’analyse de la concurrence aux rencontres avec différent.e.s acteur.trice.s de son secteur d’activité, pour l’instant la majorité de ces tâches sont en StandBy, c’est la problématique de beaucoup d’ailleurs qui entreprennent dans la restauration, les parcs ludiques, sportifs mais aussi la culture … Michaël est néanmoins en contact avec MindoLingua, Musée situé près du Jardin du Luxembourg, et dédié à l’histoire des langues, ce qui lui permet de beaucoup échanger avec d’autres professionnel.le.s engagé.e.s dans ce sujet au coeur de son projet.

Michaël s’est également donné un sacré objectif principal depuis quelques mois, celui de développer son réseau professionnel notamment via LinkedIn. Il souhaite ainsi atteindre les 500 relations d’ici fin janvier et nous ne pouvons que l’encourager dans cette démarche !  

Ton accompagnement

Pour Mickael, le Statut Etudiant-Entrepreneur et l’accompagnement Pépite lui ont donné avant tout un cadre réactif notamment grâce aux différent.e.s intervenant.e.s passionnant.e.s et passionné.e.s qui donnent des clés Webinar par Webinar en allant à l’essentiel. Leur adaptation face à la crise sanitaire est également à relever, puisque tous les ateliers et séminaires ont été passés en ligne avec facilité. Beaucoup de choses nous sont proposés pour faire du lien malgré la distance. Mickael est donc globalement très satisfait du statut.

En plus de cette accompagnement, « classique », Michaël a intégré depuis le 19 janvier 2021, le LABS – Modules en ligne de concepteurs d’idées – lui donnant notamment des échéances claires pour rendre les différentes étapes de son projet au fur et à mesure. Il est notamment accompagné par Nicole Brzustowski du Pépite et sa tutrice du MIEE, elle-même ancienne étudiante-entrepreneuse ayant monté un projet de parc à thème; un soutien sans faille qu’il souligne et lui permet de naviguer à vue dans un secteur d’activité par toujours évidant, on ne le répètera jamais assez, le réseaux, toujours le réseau, d’abord le réseau !

Ta perspective d’évolution

Pour l’instant, le projet de Michaël n’est pas en voie de concrétisation, dans les mois à venir il réfléchit surtout à travailler son indépendance financière via son job chez Explique-moi Pythagore. Pour l’année prochaine, Michaël pense également à reprendre ses études pour compléter son parcours avec une formation dédiée au Big Data. Une logique d’autant plus importante qu’entant qu’étudiant étranger Michaël est soumis à une certaine règle; ainsi, il ne peut reprendre ses études s’il commence à travailler ! C’est donc un choix important à faire qui pousse aujourd’hui Michaël à poursuivre sa formation avant de se dédié à 100% à son magnifique projet.

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

« Qui ne tente rien n’a rien ». Mickael vous rappele que l’aventure apprend beaucoup dans la vie, notamment par rapport à votre secteur d’activité, votre public cible … Il ajoute qu’après avoir hésité il est temps de se lancer car on ne perd jamais rien, au contraire l’échec apporte autant voir plus que les réussites. Mickael par exemple nous raconte qu’il a beaucoup appri de son expérience « loupé » en Prépa, pourtant, il s’agit d’un échec, socialement parlant. Littéralement, en faisant Le Grand Saut, impossible de savoir ou tu va retomber, mais il faut avoir confiance en soi, garder espoir et surtout persévérer, en saisissant les opportunités. L’entreprenariat c’est un peu la grande aventure de la vie, tu gagnes, tu perds mais quoi qu’il en soit il faut oser, prendre des risques et savoir tirer le positif, parce que, à chque fois, tu apprend !

Nous arrivons à la fin de ce Portrait n°2 de la série Le Grand Saut. Je voudrais remercier une nouvelle fois chaleureusement Michaël pour avoir pris le temps de répondre à mes questions. C’était un temps d’échange passionnant et passionné qui nous rappelle que derrière les écrans en Webinars et Ateliers il y a des personnes, aux parcours inspirants. J’espère de tout coeur avoir réussi à vous transmettre un peu de l’énergie entrepreneuriale à travers le Portrait de Michaël, vous avoir inspiré et pourquoi pas provoqué votre Grand Saut.

On se retrouve la semaine semaine pour un nouveau portrait, féminin cette fois et dans un secteur d’activité bien différent. Prenez soin de vous et osez, toujours.

Ella

Le grand saut – Ella Duval

Portrait n°1

Etre une plume c’est une chose, devenir le sujet de son propre article en est une autre. Après tant de temps à vous parler sans vraiment que vous sachiez qui je suis, et pour débuter une série qui parlera avant tout d’autres, il est temps pour moi de me prêter au jeu et de vous parler, de moi. Car c’est le challenge que je me suis donnée dans cette nouvelle série Le grand saut, dépeindre le portrait d’un.e étudiante.e-entrepreneur.se chaque semaine, pour que nous puissions nous inspirer les un.s les autres et aider ceux qui doutent à faire enfin, Le grand saut, vers l’entreprenariat …

Pour cette série de portraits, j’ai décidé de partir d’une série de 14 questions pour pouvoir cerner l’entrepreneur.se dans sa globalité avant de s’atteler spécifiquement à son projet et son développement. Générallement, les personnes interviewé.e.s sont toutes issu.e.s de l’accompagnement Pépite France grâce au statut d’étudiant.e-entrepreneur.se, je souhaite ainsi également vous montrer les avantages (et inconvénients) de ce programme, tout en vous en présentant d’autres, grâce à l’expérience des invité.e.s.

Pour débuter cette nouvelle série j’ai donc décidé de me prêter au jeu. A chaque portrait le format sera le même; des questions courtes présentés dans l’article sous la forme de grands titres.

Ella

Qui es-tu (suis-je)?

Je m’appelle Ella Duval, je suis Basco-Béarnaise (vive les chocolatines) et j’ai 22 ans. Engagée depuis mes années lycées, pour la représentation lycéenne puis étudiante, contre le harcèlement scolaire, les discriminations [Sexisme, racisme, LGBTQIA+phobies…] entant qu’élue au Conseil Académique de la Vie Lycéenne et Ambassadrice Académique contre le harcèlement scolaire, je me considère aujourd’hui comme Activiste. Je poursuis d’ailleurs ces combats entant que bénévole au sein de l’association Marion la main tendue qui lutte contre harcèlement scolaire et le cyber harcèlement et entant que Présidente de l’antenne Amnesty International UPEC. Mon blog, créé en 2016 et mon podcast, créé en 2020 sont également pour moi des outils d’engagement, qui me permettent de porter mes combats autant que de les partager.

Sinon, ma couleur préféré c’est le bleu, mon chiffre préféré le 14, j’adore voyager, lire, marcher et le théâtre a changé ma vie.

Quel est ton (mon) parcours ?

Je suis diplômée d’une Bac Littéraire spécialité Théâtre [C’est là que ça a changé ma vie].

J’ai poursuivi avec un DUT Communication des organisations à l’IUT Bordeaux Montaigne, pendant lequel j’ai pu effectuer un échange universitaire à Santiago au Chili, grâce auquel je suis partie en Backpack d’un mois entre le nord du Chili, le sud du Pérou et le sud de la Bolivie (vous pouvez retrouver le récit de ces aventures sur le blog…).

Pour pouvoir rentrer en Master il me fallait une Licence 3 … j’ai donc poursuivi en Licence pluridisciplinaire Cultures modernes et contemporaine [Majeures Histoire, Anglais appliqué et Littérature] à l’Université Bordeaux Montaigne.

Il était alors temps pour moi de revenir à mes premiers engagements c’est pourquoi j’ai poursuivi avec mon premier voeux, le Master Sciences de l’éducation, Expertise, Ingénerie et Projets Internationaux de l’UPEC. En plus de me faire quitter mon Sud-Ouest chéri, ce Master m’a donné l’opportunité de revenir vers le secteur de l’éducation qui me tient tant à coeur, tout en me donnant une dimension internationale au coeur de mes projets. C’est également grâce à l’UPEC que j’effectue aujourd’hui mon premier semestre de M2 en échange Erasmus au sein de la Universidad de Burgos (Espagne), en Master Sociedad y Educativa Inclusiva.

Tout au long de mon parcours, j’ai réalisé de nombreux stages (un par an pendant mes années lycées); entant que Journaliste (journal Sud-Ouest, radio France Bleu Béarn, magazine Phosphore), que Communicante (Mairie de Bordeaux, UNEP, Zankyou) et que Chargée de projet éducatifs (France Education International); qui m’ont permis d’affronter la réalité professionnelle, en secteur public et privé et d’observer ses points positifs et négatifs …

Ton (mon) Regard sur l’entreprenariat

L’entreprenariat m’a toujours paru très éloigné de moi. Souvent symbolisé dans mon esprit par la Startup parisienne tech, à l’Open Space bruyant et aux collaborateur.trice.s (trop) enthousiastes. Pour être sincère, ma seule expérience dans une entreprise issus de ce modèle, chez Zankyou Wedding à Madrid m’a fortement déplu. L’exemple même de la Startup devenue trop grande, ingérable et surtout mal gérée, les avantages (multiculturalité, 100% On Line, Open Space..). étant devenus des inconvénients …

Finalement, mon père a créé son entreprise à la suite de la fermeture de sa boite et je me suis rendue compte que n’importe qui pouvait devenir entrepreneur.se avec beaucoup de détermination et une organisation sans faille. Après tout mon père et mon grand-père maternel ont bien été entrepreneurs, chacun en cohérence avec leur temps, leur métier et leurs valeurs, alors, pourquoi pas moi ?

Ton (mon) Grand Saut

Mon Grand Saut s’est préparé en mai 2020, en pleine crise sanitaire due à la COVID-19. Je suis alors stagiaire chez France Education International, opérateur du Ministère de l’Education National pour mon stage de M1, mais la situation m’a obligé à un rappatriement d’urgence chez mes parents. C’est donc à distance que je vis cette incroyable expérience. Les projets ne manquent pas malgrè la crise, bien au contraire, le système de l’école à la maison doit-être mis en place de toute urgence, et le Laboratoire Numérique d’Education de FEI, au sein duquel je réalise mes missions est sollicité. Je me retrouve donc à travailler sur une immense plateforme pour proposer aux professionnel.le.s de l’éducation des outils numériques adaptés à la continuité pédagogique, à distance.

Rapidement, nous nous rendons compte que les établissements ne sont pas équipés pour assurer cette continuité pédagogiques et que les professionnel.le.s de l’éducation sont dépassé.e.s par ces nouveaux outils, aux antipodes de leurs pratiques habituelles.

En parallèle, les médias commencent à parler de la crise économique qui allait suivre la crise sanitaire et à la « génération sacrifiée » en fin d’étude ou rentrant tout juste sur le marché de l’emploi (c’est à dire la mienne), qui risquait de se retrouver rapidemment confronter au chômage ou/et aux emplois alimentaires. Vous pouvez donc imaginer mon enthousiasme face à de telles perspectives d’avenir …

En échangeant avec ma maitre de stage au sein de France Education International, la formidable Federica Minichiello, je prend alors conscience de la possibilité de l’entrepreneuriat comme porte de sortie. La problématique de manque de communication entre les différent.e,s acteur.trice.s des écoles se trouve justement entre mes deux secteurs d’activité; la communication social et l’éducation et le statut d’étudiant.e-entrepreneur.se des Pépites (que je viens alors de découvrir), me permet de lancer mon projet entreprenarial tout en terminant mon Master. Mon mot d’ordre de 2020 étant improvisation, je m’inscris alors pour passer les entretiens nécessaires à l’obtention du statut, les candidatures étant justement repoussées pour cause de crise sanitaire (si ce n’était pas un signe …).

A peine 2 mois après en avoir eu l’idée, mon Grand Saut a ainsi eu lieu en juillet 2020, par mon obtention du statut d’étudiante-entrepreneuse, en pleine crise sanitaire, en plein milieu de mon Master et 3 mois avant mon départ en Erasmus; un challenge à la hauteur de mes ambitions !

Evolution de ton (mon) projet

Au moment de demander mon statut d’étudiante-entrepreneuse j’avais donc déjà une certaine idée de mon projet d’entreprise. Mon secteur d’activité (l’éducation), était défini ainsi que mon objectif central (favoriser la communication entre les différent.e.s acteur.trice.s des écoles). Néanmoins, mon public cible n’était pas clair, tout comme les services spécifiques que j’allais proposer ou encore quels outils j’allais pouvoir utiliser.

C’est au cours de mes différents entretiens, avec les équipes Pépite ou encore grâce à mon accompagnement avec BGE ADIL (dont je vous parle après) que j’ai pu faire évoluer mon projet. En prenant point par point les étapes centrales à la création d’une entreprise (Business plan, Analyse de la concurrence, Création image de marque, Plan financier…), notamment à partir d’un rétroplanning solide, j’ai pu développer mon idée pour que celle-ci devienne un réel projet. Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes ces étapes sur le blog dans la série Serial entrepreneuse, loin d’être terminée !

Concernant les difficultés que j’ai pu rencontrer, celles-ci sont particulièrement d’ordre technique. Ainsi, non seulement la crise sanitaire nous a obligé à un accompagnement (Pépite, BGE ADIL…) 100% virtuel, mais en plus elle nous a complétement placé dans une incertitude qui nous empêche d’avoir une vision clair sur le court terme. Plus le temps avance et moins nous savons ou nous allons, difficile alors de tenir son rétroplanning une fois que tout ce qui a pu être réalisé à distance a été réalisé. Comme tout entrepreneur.se, j’ai également été confronté à des étapes plutôt éloignées de mes savoirs faires habituelles … La comptabilité, les plans financiers, la capacité à mettre un prix sur ses services, tant de hantises qu’il m’a fallut afronter pour avancer, aussi difficile que ce fut …

Ton (mon) accompagnement

Concernant mon accompagnement, c’est principalement le statut de Pépite France et spécifiquement du Pépite 3EF qui m’a permis de développer mon projet, mais pas seulement. En effet, en me renseignant sur les différentes aides qui étaient à ma portée entant qu’étudiante-entrepreneuse d’Ile-de-France, notamment pour un suivi individualisé, je suis tombée sur le programme en partenariat entre BGE ADIL et le Région Ile-de-France; Entrepreneur #LEADER. Celui-ci propose un accompagnement personnalisé par un conseiller, accessible dès la phase de création de votre entreprise et jusqu’à 24 mois après. Proposé en trois temps: Batir mon projet, Financer mon projet et Piloter mon entreprise; celui-ci est GRATUIT pour les -26 ans, bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, ASS…) et travailleur.se reconnu.e.s en situation de handicap.

En complément de mon accompagnement avec le Pépite 3EF qui m’a permis de suivre une multitude d’ateliers et séminaires, tout en me créant un réseau d’étudiant.e.s-entrepreneur.se.s et professionnel.le.s du secteur, le programme Entrepreneur #LEADER, m’a offert un suivi individualisé grâce à des entretiens toutes les deux semaines avec un conseiller dédié. Ces entretiens ont notamment rythmé l’avancé de mon projet en me donnant des Dead lines, pour chaque tâche, tout en m’offrant un regard extérieur sur mes choix spécifiques.

Pour revenir au statut d’étudiant.e-entrepreneur.se proposé par les Pépites, je n’ai pour l’instant pas pu en profiter dans son ensemble et il me tarde notamment de pouvoir accéder à l’expace de Co-working de la Maison de l’Innovation et de l’Entreprenariat Etudiant de Créteil, tout en participant à des évènements EN PRESENTIEL. Pour compléter, je pense que des points plus réguliers en groupe ou en individuel serait intéressant et nous permettrait de nous encourager dans nos démarches respectives, tout en se donnant des objectifs communs et individuels sur le court terme. Egalement, j’étais très exitée à l’idée d’avoir un.e professionnel.le à mes côté dans le développement de mon projet et je trouve que finalement cette partie a été baclée et peu mise en avant; mais une fois de plus, la situation particulière doit jouer.

Ta (ma) perspective d’évolution

Au 1er février 2021, je rentre dans ma Phase 2 de développement d’entreprise. Avec mon retour en France, ma démarche va devenir plus concrète notamment avec le dépôt de mes statuts et le début de ma campagne de prospection. Sur le long terme j’ai un certain nombre d’ambition pour cette entreprise qui me semble complétement en cohérence avec les besoins du secteur, que ce soit en France mais également plus largement en Europe (mon expérience en Espagne me le confirme tous les jours). C’est donc un développement au niveau national puis au niveau européen que je vise. Mon plan de service a justement été créé pour être adaptable et flexible aux différents besoins spécifiques des établissement quelque soit leur espace géographique et problématiques.

Un des points central dans cette perspective d’évolution concerne l’embauche de collaborateur.trice.s. J’ai bien consicence que je ne vais pas pouvoir travailler seule longtemps, surtout en vue du programme de service que je développe centré autour de projet globaux de communication par établissement (benchmark, création d’outils, gestion, formation et suivi); c’est pourquoi trouver des collaborateur.trice.s passionné.e.s et motivé.e.s va certainement être au coeur de mon développement au cours de ma première année de développement.

Concernant la question de ma légitimité et mon ressentie par rapport à celle-ci, je pense pouvoir dire que j’y gagne, doucement mais surement. Il est tellement difficile pour moi de me dire que j’ai suffisament de valeur pour fixer un prix sur mes services, après tout entre mes stages, mon blog, mon podcast, mes bénévolat, cela fait des années que je travaille … gratuitement. Pourtant, il m’apparait évident aujourd’hui que gagner en valeur va également me permettre de gagner en confiance en moi et donc en légitimité.

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

S’il y a bien une chose que cette expérience entreprenariale m’a apprise c’est que, toute expérience a quelque chose à t’apprendre. Ainsi, même si tu as l’impression de prendre énormément de risque en faisant Le Grand Saut vers l’entreprenariat, tu as surtout énormément de choses à apprendre, des choses qui te serviront, que ton projet aboutisse, ou pas. Nous sommes une génération en quête de sens,plus que jamais, nous avons ainsi conscience que ce qui se joue ici et maintenant, dans notre vie privée mais également dans notre vie professionnelle peut vraiment faire la différence; alors, pourquoi pas toi ?

Nous arrivons à la fin de ce premier portrait/ teaseur de cette la série Le Grand Saut. Dès la semaine prochaine nous poursuivons avec le portait d’un premier étudiant entrepreneur au profil et mon projet bien différent du mien ! En attendant, n’hésitez pas à partager, commenter et donner votre avis sur ce nouveau projet; comme vous le savez, ici, votre Regard compte autant que le mien …

Ella