NOUVELLE SERIE : L’école pour tous.tes Ep1

Introduction à l’école inclusive

Qui dit rentrée, dit nouvelle série. Cette année, il est temps pour moi de faire la part belle à la thématique au cœur de mes engagements et de ma vie professionnelle, qui commence enfin : l’éducation inclusive. C’est par cette angle que j’ai élaboré ma Note de problématique en Master, puis validé mon Master 2 avec mon Mémoire de recherche, autant vous dire que c’est en long en large et en travers que j’ai étudié la question. Des définitions, à son origine, jusqu’à sa prise en compte française, espagnole mais également canadienne, je vais tacher dans les prochains articles, de vous introduire cette problématique de l’école inclusive : nécessaire, d’actualité et surtout au cœur des nouvelles pratiques éducatives.

Pour commencer aujourd’hui, je vais répondre à la question clé, mais l’école inclusive quésaco ? Dans les épisodes suivant, il s’agira ensuite pour moi de vous exposer la – grande – nuance entre intégration et inclusion, avant de vous exposer les différences de prise en charge de cette nouvelle réalité, en France, en Espagne et au Canada.

Le concept d’école inclusive est né dans les années 1970-1980 en Angleterre sous l’expression de special educational nedds avant d’être finalement repris institutionnellement en 1990 sous l’égide de l’UNESCO. Récemment, c’est lors de la Conférence mondiale de l’éducation d’Incheon, et pendant l’adoption de l’Agenda 2030 par les Nations Unies en septembre 2015 que la notion d’inclusion scolaire a été réaffirmée sur le plan international. Originellement, la problématique de l’inclusion à l’école se focalisait sur l’intégration scolaire des apprenants en situation de handicap ou présentant des troubles de l’apprentissage. Elle a progressivement été élargie pour englober les besoins des élèves migrants, des minorités ethniques ou genrées et d’autres catégories socioculturelles ne bénéficiant pas d’un accès équitable à l’éducation et à la formation.

Désormais, dans les textes, l’école inclusive veille à inscrire dans ses objectifs tous les enfants, dans le sens le plus large, sans « aucune distinction » avec pour but de prendre en compte la diversité des élèves – étudiants, tout en favorisant l’égalité des chances. Dans les faits, les politiques éducatives, peinent à inclure, freinées par un système historiquement encré dans des politiques de réussite plus que d’inclusion.

A l’échelle européenne, les indicateurs structurels de l’école inclusive sont soutenus par 10 principes clés :

1- Attention portée de façon systémique au traitement des blocages

2- Approche holistique qui reconnait les besoins sociaux, émotionnels et instrumentaux des élèves

3- Principe d’égalité et de non-discrimination

4- Principe d’écoute de la voix des enfants

5- Principe de construction basé sur les atouts et les potentialités des personnes

10 Conseil de l’Europe (2017) : Lutter contre les ségrégations scolaires et Europe par l’éducation inclusive, document de synthèse – Strasbourg

6- Principe de participation active des parents à l’école

7- Principe de différenciation [reconnaissance des besoins et niveaux différents]

8- Principe de multidisciplinarité 9- Principe de représentation des groupes historiquement marginalisés

10- Principe d’apprentissage tout au long de la vie

Il est important de relever les différences de prise en compte de cette problématique entre les pays. L’inclusion scolaire est un choix politique qui n’est pas effectué par tous les pays. C’est pourquoi la prise en compte de ce concept au niveau européen a son importance. Parce que la notion d’inclusion prend en compte un nombre très important de problématiques au sein des systèmes éducatifs ; il ne peut y avoir d’inclusion sans une formation des enseignant.e.s et des autres professionnel.le.s de l’éducation spécifique, de même, il ne peut y avoir de formation et de transformation du système éducatif sans outils adéquats.

L’école inclusive : vision institutionnelle complexe

La mise en place d’un système inclusif au sein des infrastructures scolaires, nécessite la planification d’un nouveau système global, de la part des structures et administrations dirigeantes. Pour cela des budgets spécifiques – formation des professionnel.le.s, achats d’outils spécifiques, amélioration des infrastructures – sont nécessaires. En France, ce sont les régions, les départements et les communes qui ont la charge de ses budgets, ce qui crée des écarts entre les établissements de France.

Au niveau des établissements scolaires directement, la chercheuse canadienne Nadia Rousseau, de l’Université du Québec, a défini, dans son ouvrage « La pédagogie de l’inclusion scolaire 3ème édition. Un défi ambitieux et simulant », une planification globale nécessaire, d’après elle, à la mise en place d’un système inclusif au sein des établissent ; celle-ci se présente autour de 5 champs d’action :

Evaluation, post-arrivée sur les dimensions sociales (habilités d’interaction, réseau social…) et affectives (maturité, confiance en soi…) en alliance avec la famille [références travaux Holum, Lamb et Bang, 2001]

Formation, à destination du personnel éducatif pour une meilleure compréhension des spécificités de l’enfant (physiques, psychologiques, cognitives…)

Ressources humaines, augmentation des capacités au sein de l’institution scolaire ; ainsi les ressources spécialisées ne sont pas distribuées dans une logique de placement mais dans une logique de service pour adapter l’enseignement et l’accueil des élèves à besoins particuliers

Créer et réserver des temps de concertation au calendrier scolaire [= concevoir une utilisation différente du temps disponible] ; permet de rentre possible notamment la collaboration entre les membres de l’équipe-école

Evaluation continue « en lien avec la pertinence et l’efficacité des stratégies mises en œuvre pour favoriser le développement du plein potentiel de l’enfant » [référence travaux Jorgensen, Schuh et Nisbet, 2006 ; Stringer, 2009].

Ainsi, l’inclusion scolaire nécessite des adaptations passant avant tout par des politiques publiques adaptées, impulsant ensuite des nouveaux choix budgétaires puis pédagogiques au sein des établissements. Mais au-delà de ces évolutions pratiques, l’inclusion scolaire implique aussi une démarche symbolique complexe passant par la reconnaissance des besoins spécifiques, – dus à un handicap, un trouble ou une maladie par exemple – une volonté des acteur.trice.s concerné.e.s de près ou de loin, – professionnel.le.s de l’éducation, parents, élèves / étudiants …- et enfin, la mise en place d’une démarche concrète et volontaire – réflexion, adaptation et remise en questions. Or, s’il est toujours très difficile de changer les habitudes, cela devient quelque chose d’autant plus complexe lorsque l’on touche à une institution aussi symbolique que l’école.

L’école inclusive : rapport symbolique encré

L’école est intégrée dans un système social complexe et historique. Symboliquement forte, elle reste pourtant une institution portée par des professionnel.le.s peu reconnu.e.s et loin d’être les mieux rémunéré.e.s. C’est pourquoi sa transformation repose d’abord sur une question de volonté. Il n’y a pas de gains financiers motivants, donc si les choses avancent au cœur de ces écoles individuellement, c’est avant tout grâce à des hommes et des femmes passionné.e.s qui ont la volonté de faire bouger les lignes. La volonté individuelle entraine ensuite la volonté collective qui amène l’énergie et les moyens – humains et budgétaires – pour amorcer le changement. Mais nous pouvons nous questionner sur la durabilité de ce système. Combien de temps encore la volonté symbolique de professionnel.le.s passionné.e.s suffira pour porter une institution aussi lourde et importante que l’école ? Nous sommes en droit de nous poser la question alors que Christine Renon, directrice d’école à Pantin était retrouvée morte en septembre 2019 et que le malaise dans le corps enseignant ne fait que grandir avec les années. D’après les derniers chiffres publiés sur le sujet, nous pouvons comptabiliser pas moins de 58 suicides chez les agents de l’éducation nationale en 2018/2019 et 11 depuis la rentrée de septembre 2019.

Au-delà de ce symbole de volonté et d’engagement, individuels comme collectifs il y a la question de la démarche, du passage à l’action, de la prise d’initiatives pourrions-nous dire. Parce que les informations sont souvent longues à remonter et les conséquences des prises de décision souvent longues à redescendre, ce sont les démarches du terrain qui font souvent la différence. Certain professeur.e.s et instituteur.e.s font ainsi le choix d’aller au-delà des programmes, des consignes gouvernementales pour intégrer dans leur pratique la pédagogie inclusive. Une prise de risque certainement, beaucoup de temps et d’énergie supplémentaire également, mais pour des résultats souvent remarquables, impulsant eux-mêmes une dynamique globale. Nous pouvons par exemple parler de l’Association Française des Classe Inversées, une pédagogie initiée au Canada qui remet en cause le système de descendant du sachant – actif – et de l’apprenant – passif – au profit du savoir par l’action et du partage par notion d’égalité. Au lieu de fournir uniquement un cours que les élèves doivent apprendre puis réciter, la Classe Inversée propose à l’élève lui-même de chercher l’information (dynamique de recherche) pour ensuite la partager et la comparer à celles des autres (dynamique de partage) et enfin la réutiliser (dynamique de savoir).

Porteuse d’un symbole fort, l’école implique donc une reconnaissance des différences et des nécessités d’adaptation tout en nécessitant des volontés et démarches concrètes. Mais nous parlons avant tout d’une base sociale lorsqu’est abordé le thème de l’école. Souvent considérée comme l’antichambre de la société, l’école éduque les futurs citoyen.ne.s de demain et pose les bases de ce qui doit être su avant tout passage à l’âge adulte. Or, sans formations adaptées, l’école ne peut prendre le virage de l’inclusion. Il est, de même, difficile d’imaginer un système inclusif sans accessibilité, autant en termes d’infrastructures que d’outils.

L’école inclusive : portée sociologique nécessaire

Comme nous venons de le voir, l’inclusion scolaire est inscrite dans les textes, mais dans les faits les professionnel.le.s de l’éducation et notamment le corps enseignant, peinent à intégrer nouvelle pédagogie à leur pratique. La raison principale ? Leur manque de formation. D’après le Communiqué ministérielle du 8 octobre 2013, la plupart des enseignant.e.s « se montrent insatisfaits des opportunités de formation qui leur sont données ». En réponse le Ministère de l’éducation Nationale a proposé d’accroitre l’offre de formation, or, loin d’être d’ordre quantitatif, le problème semble plutôt être dans la nature des formations données. Un certain nombre d’instances officielles, d’organismes nationaux et d’experts ce sont notamment interrogé.e.s sur le sujet et ont pointé du doigt quatre points à améliorer :

• Un besoin de communication entre les instances travaillant en complémentarité dans le soutien aux élèves à besoins particuliers : les écoles, les hôpitaux, les interventions médicosociales indépendantes et/ou rattachées à une ou plusieurs instances

• Un partenariat avec les parents, plus rapproché et facilité est également de première nécessité

Elargir le sens du mot « formation » vu aujourd’hui comme mouvement vertical du haut vers le bas, les experts préconisent une approche plus pragmatique avec des solutions pratiques pour que les enseignant.e.s puissent mettre en place des aménagements pédagogiques dans leurs classes.

Aménager les horaires des formations pour coller à celles du corps enseignant

Dans leur ouvrage “Training Teachers in Inclusive Education : The Case of Students Having Mild Mental Disability”, deux chercheur.se.s américain.e.s en Sciences de l’éducation prônent un développement des formations allant dans le sens de l’éducation inclusive pour une amélioration du système éducatif dans sa globalité. En effet, leur étude, auprès de plusieurs classes – la moitié avec un.e enseignant.e.s ayant suivi une formation spécialisée et l’autre moitié n’ayant pas suivi de formation spécialisée – a démontré que la mise en place d’une pédagogie a permis une progression considérable du groupe témoin (élèves et professeurs.es) : « L’investissement des professeurs dans leur formation, les caractéristiques du suivi qui leur a été proposé mènent à une évolution tangible à la fois des attitudes des professionnels et des comportements des élèves inclus » (p.30).

En plus de cette notion de formation, l’inclusion scolaire inclus une transformation sociologique de la notion d’éducation. En effet, inclure c’est rendre accessible, mais pour rendre accessible encore faut-il déclencher un travail de fond pour que chacun trouve sa place, malgré ses attentes et besoins particuliers dans une institution historiquement inégalitaire. Longtemps à la portée seule des élites, l’éducation était une richesse rare jalousement gardée. Lorsque les cours du soir pour les ouvriers puis l’école publique ont étaient fondés pour le peuple, dans les années 1870-1880, une inégalité de moyens et de programmes s’est maintenue. Aujourd’hui encore l’école publique est divisée en trois : les écoles publiques, les écoles privées sous contrat avec l’état et les écoles privées hors contrat avec l’état. Sans oublier le système des zones d’éducations prioritaires, auxquels des budgets spécifiques ont été attribués mais qui souffre plus que jamais de stigmatisation et d’une nouvelle forme de ségrégation – Qui voudrait envoyer ses enfants dans un établissement prioritaire ? Une forme de discrimination positive en soit, qui ne fait qu’accroitre les inégalités et renforce l’image d’une école exclusive (dans le sens du contraire d’inclusive).

Rendre l’école accessible c’est permettre à chacun d’y trouver sa place avec la même difficulté. Pour cela des outils et infrastructures adaptés sont nécessaires, tout comme une pédagogie incluant chacun dans sa différence. Or dans la dernière enquête PISA réalisée en 2018 auprès de 600 000 élèves de 15 ans dans 79 pays et rendue publique par l’OCDE, la France reste l’un des pays d’Europe les plus inégalitaire. Une inégalité particulièrement marquée par l’origine socio-économique des élèves.

Loin d’être un sujet facile, l’inclusion scolaire demande une approche multiple, entre prise de décisions institutionnelles, transformations pédagogiques, nouvelle approche symbolique et évolution sociologique.

Quoi qu’il en soit, le modèle inclusif se présente comme la première solution vers une école plus durable, équitable et performante. Parce que là est un des points essentiels à retenir de cette conclusion ; au-delà d’une approche quantitative [rendre l’école accessible à un plus grand nombre d’élèves / étudiant.e.s], l’inclusion scolaire a également un apport considérable sur le plan qualitatif. En effet, de nombreuses études ont démontré une évolution considérable des performances des élèves, mais également des professeurs, avec une approche pédagogique inclusive – intégrant des budgets, des outils, des professionnel.le.s et des infrastructures adaptés.
Pour développer plus en détail les rudiments de l’école inclusive, je vous renvoie vers l’épisode 6 de mon podcast Voix d’école : Voix d'école n°6: Bonus1 Un Concept en bref| L'inclusion scolaire par Ella. D 

Voilà pour les bases. Dès la prochaine semaine, je vais vous proposer de nous arrêter sur les différences entre les systèmes intégratifs et les systèmes inclusifs, se croisant souvent, mais portant bien différents …

Si vous êtes un.e professionnel.le.s de l’éducation et que vous portez un projet d’école inclusive ou que vous souhaitez en être, n’hésitez pas à nous partager vos projets, idées et envies en commentaire ou sur les réseaux sociaux du blog: LinkedIn, Instagram, Facebook. Votre Regard est ici au coeur de tout !

Belle semaine et vive la rentrée,

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 16 « Entrepreneuriat en temps de COVID »

C’est dans les crises que naissent les plus beaux projets

C’est avec cette certitude que j’ai créé mon projet, qui est ensuite devenu une entreprise. Une vision optimiste qui cache pourtant une triste réalité; l’économie est au rouge et l’entrepreneuriat reste une porte de sortie comme les autres, incertaine et aux multiples obstacles. Alors que la crise sanitaire n’a pas encore atteinte sa finalité, que le bout du tunnel semble encore s’éloigner, je vais tenter dans cet article de tirer un premier bilan de l’entrepreneuriat en temps de COVID. Un bilan nuancé, parce que j’aime le verre à moitié plein et enthousiaste parce que quoi qu’il arrive, nous sauront tirer le positif de cette crise.

Après tout, ne sommes nous pas la génération [Attentats ? Gilets jaunes ? COVID ? NON.] INVINCIBLE !

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C’est en lisant, le 1er février dernier, le billet d’humeur de Nicolas Vadovato, président d’Entrepreneurs.fr sur LesEchos.fr, que j’ai commencé à sortir la tête de mon ordinateur pour tenter de voir l’impact de cette crise sur ma propre expérience entrepreneurial. Un exercice loin d’être simple parce que c’est connu, lorsque l’on est dans un projet il est difficile de prendre de la distance sur celui-ci. Au contraire, nous avons plutôt tendance à avancer sans reprendre son souffle au grès des imprévus et des remises en questions.

Pourtant, cette crise sanitaire est presque devenu le fil conducteur de mon projet. C’est en effet elle qui a déclanché le système d’Ecole à la maison qui a bouleversé mon secteur d’activité. C’est également elle qui m’a obligé à anticiper ma fin d’étude, ce grand saut dans le vide qui semblait rimer, plus que jamais, avec chômage et déclassement social. C’est encore elle qui m’a offert un billet retour, sans arrêt, vers ma maison familial en cette dernière année d’étude universitaire, loin de mes projections passées. Bref, la COVID est le ciment de ce projet qui guide mon présent et me permet encore d’imaginer un avenir, tout en étant celle qui a rempli ce même présent et ce même futur d’une incertitude, gluante, épaisse et souvent étouffante.

Alors comme le dit si bien Nicolas Vedovato, les entrepreneur.se.s sont-iels les oublié.e.s de la crise sanitaire ou s’agit-il simplement d’un secteur en pleine évolution, comme tant d’autres ? Parce qu’il faut-être conscient.e.s d’une chose, la COVID a poussé autant de gens vers l’entrepreneuriat qu’elle n’en a fait couler. Des profils, par ailleurs, qui sont généralement plus diversifiés que ceux avant la crise: les étudiant.e.s en quête de sens, les jeunes actifs avides de renouveau, les cinquantenaires que la crise a mené vers le chômage …

Alors, COVID: effondrement ou renaissance du monde entrepreneurial ?

La numérisation comme solution ?

Dès le début du premier confinement, le numérique s’est positionné comme solution ultime face à la COVID. Dernier rempart contre l’isolement, premier outil pour la continuité pédagogique et le télétravail, nouvelle grande surface 2.0, ou l’art d’Amazone. Bref, c’est dernière nos écrans que nous avons basculé dans la dimension parallèle COVID.

De ce côté là, les entrepreneur.se.s, comme le reste de la population, ce sont retrouvé.e.s divisé.e.s en deux groupes: Ceux.lles pouvent poursuivre leur activité à distance [Parce que ayant une activité pouvant se gérer en ligne ET étant équipé.e.s pour assurer cette continuité] et ceux.lles ne pouvant poursuivre leur activité à distance [Parce que n’ayant pas une activité pouvant se gérer en ligne ET/OU n’étant pas équipé.e.s pour assurer cette continuité]. Des conditions loin d’être égalitaires donc, alors pourquoi pendant plusieurs mois avons nous fait circuler le mythe du « Tous.tes dans le même bateau, tous.tes égaux face au COVID » ?!

Parce que la réalité au fil des mois de confinement, de déconfinement et de reconfinement partiel a été tout autre. Les innégalités ce sont accentuées pendant cette crise sanitaire: Dans son article datant du 12 octobre 2020, l’Humanité publié ainsi que « Près de 11 % des personnes de 18 à 64 ans occupant un emploi n’ont pas travaillé pendant le confinement. Un taux qui atteint 18 % chez les 18/24 ans. Cette situation est aussi plus fréquente en milieu populaire : elle a touché 14 % des employés non qualifiés, 16 % des ouvriers qualifiés, 17 % des ouvriers non qualifiés, contre seulement 5 % des cadres et professions intellectuelles supérieures. 50 % des cadres ont pratiqué exclusivement le télétravail, contre 1 % seulement du monde ouvrier« . 

Des chiffres parlant nous démontrant à quelle point la crise et sa gestion, à majorité grâce aux outils numériques, ne sait, une fois de plus, pas positionnée sur un axe social, mais bien plus sur un axe économique. Dans ce même sens, nous pouvons relever que les trois métiers ayant poursuivit leur activité même au plus fort de l’épidémie, sont portés à majorité par des femmes, précaires et à la reconnaissance sociale moindre: les caissières, les infirmières et les aides-soignantes.

Parce que ces trois métiers peuvent-être aussi pratiqués en libéral et donc sous un statut d’indépendant [entrepreneuriat], nous sommes en mesure de nous demander si cette crise sanitaire et économique due au COVID-19 se met pas en exergue une fracture sociale, bien plus importante et présente que nous avons bien voulu le voir jusqu’alors …

Shamika Sirimanne, Directrice de la technologie et de la logistique de la CNUCEDLes inégalités dans la préparation au numérique entravent la capacité d’une grande partie du monde à tirer parti des technologies qui nous aident à faire face à la pandémie de coronavirus en restant chez nous.

En quête de sens …

Se retrouver enfermé.e, face à soi-même ou à ces proches a été, pour beaucoup, l’occasion d’une remise en question, aussi douloureuse que nécessaire: Suis-je vraiment heureu.se.x ? Suis-je épanouie dans mon couple, dans mon travail, dans ma ville ? Et si tout s’arrête demain, quels regrets aurais-je ?

Tant de grandes questions qui nous ont obligé à revoir nos priorités, pour favoriser nos envies et nos rêves, parfois, souvent au détriment, de nos raison, qui jusque là était au coeur de nos décisions. Ainsi, d ‘après une étude Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre, la crise sanitaire a renforcé des aspirations déjà fortes: les français.e.s veulent déveloper une activité respectueuse de l’environnement et tournée vers l’intérêt collectif. L’entrepreneuriat se pose alors pour 43% des personnes intérrogées comme la possibilité de créer leur propre emploi et de s’en sortir par eux/elles-mêmes.

Ainsi, la quête de sens que nous dédions jusqu’alors principalement aux 25/30 ans est entrain de se généraliser. Chacun, pendant cet arrêt forcé du premier confinement a pu prendre le temps de revenir au sens de sa vie, pour le meilleur et pour le pire. Que nous soyons étudiant.e.sn jeune diplômé.e.s, actif.ve.s, en fin de carrière ou retraités, la crise nous a rappelé que tout peut s’arrêter à chaque instant et qu’à force de trop penser à demain, nous en oublions aujourd’hui, là ou pourtant tout se joue. Mais bien plus qu’une simple philosophie du Carpe Diem, il est surtout question d’accepter la fatalité de notre existence pour tenter de s’incrire dans un tout – bien plus grand que nous – avec gratitude et résilience.

Réapprendre l’impuissance.

En débarquant dans nos vies privilégiées [Je considère comme vies privilégiées, celles ayant accès à l’eau potable, à l’électricité, à un toit et à de la nourriture], la COVID nous a rappelé que la puissance des Hommes est limitée par leur propres erreurs. Je ne vais pas ici tenter d’expliquer les origines de la COVID, alors que les scientifiques eux/elles mêmes ne sont pas d’accord sur la question, mais une chose est certaine; COVID, réchauffement climatique et conséquences environnementales sont liés.

Parce que comme le dit si bien Cyriel Zimmermann dans sa chronique sur le Journaldunet.com datant du 24 avril 2020: « Nostra maxima culpa, on ne négocie pas de contrat avec la nature, avec la vie et avec la condition humaine.  C’est sur la base de cette évidence simple que mon esprit d’entrepreneur réfléchit maintenant à mon action dans le monde d’après. Il m’a fallut presque 5 décennies et 5 semaines pour en arriver là. Pour ceux qui restent en bonne santé, cette crise n’est pas du temps perdu. C’est le temps d’avant que nous avons gâché« .  

Ainsi, une fois la vague de panique passée, nous pouvons tenter d’apprendre ce que cette crise dit de nous. Parce que les mois passent, le bout du tunnel semble encore s’éloigner et pourtant, le monde ne s’est pas arrêté de tourner. Bien au contraire, nous continuons à faire des projets, et parmis ces projets l’entrepreneuriat est bien placé. Ainsi, d’après une étude Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre, 45 % des Français sont tentés par l’entrepreneuriat. De leur côté, près de la moitié des porteurs de projet voient leur motivation renforcée et veulent redoubler d’efforts face à la crise. Aninsi, malgré la chute significative du nombre de création d’entreprises en avril 2020 [-33.5%], en juillet 2020 76% des sondé.e.s considéraient l’entrepreneuriat comme un levier de réalisation personnelle.

Autrement dit, une fois la panique passée, nous sommes capables de nous réadapter pour avancer, malgré l’incertitude et l’impuissance face à cette situation. Comme quoi, c’est dans les crises que nous prennons le plus conscience de nos capacités …

Une prise de risque valorisée ?

Nous le savons sur ce blog, se lancer dans l’entrepreneuriat c’est faire Le Grand Saut. C’est risqué, grisant, fou et gratifiant, mais jusqu’alors, la France était loin d’une culture de la prise de risque. Au contraire, nous étions plus dans une culture des études, des diplômes, du CDI et de la protection sociale, autrement dit, d’une culture de la sécurité. Mais les choses changent. Le Prêt garanti par l’État (PGE), le Le statut national étudiant-entrepreneur, la Prime d’activité, tant de nouveaux dispositifs d’Etat, qui démontrent une évolution des mentalités favorisant l’entrepreneuriat et une certaine libéralisation de l’économie (protégée malgré tout).

Ainsi, aujourd’hui en France, la prise de risque entrepreneurial se démocratise et une expérience de ce type dans un CV, réussite ou échec, commence à être valoriée. Doucement mais surement, les recruteur.se.s reconnaissent les savoirs et savoirs-faires déployés dans une telle entreprise (c’est le cas de le dire), tout en valorisant la prise de risque, quelque soit l’âge. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si les deux populations les plus aidées et accompagnées vers un parcours entrepreneurial sont les étudiant.e.s et les chômeur.se.s. Parce que créer son entreprise c’est favoriser l’économie et éviter le chômage de longue duré, bref, tout le monde est gagnant.e !

Bien sur, comme toujours, cette enthousiasme est à nuancer [Nous ne sommes pas français.e.s pour rien voyez-vous…]. Une fois de plus, nous ne sont pas tous.tes égaux face à l’expérience entrepreneuriale. Parce que pour lancer une entreprise il faut de l’argent, pour avoir de l’argent il faut avoir des garants et une banque / une association qui nous soutient et que ce n’est pas le cas de tout le monde. Parce que créer une entreprise c’est justifier de sa rentabilité, de sa durabilité, de sa légitimité et que tout cela n’est pas inné (ça part en rimes).

C’est alors que l’Union fait la force. Au sein des Pépites pour les étudiant.e.s-entrepreneu.se.s, des incubateurs, des pépinières, des syndicats pour tous les autres nous ne sommes pas seul.e dans les grandes victoires et les petites galères. Un accompagnement nécessaire, surtout lorsque l’on connait les démarches administratives, financières, techniques nécessaires à la création d’une entreprise, loin, très loin, d’une promenade de santé …

Entre mythe et réalité …

Pour conclure, je dirais que cette crise par son caractère généralisé et violent a fragilisé nos certitudes et remis en question notre modèle, économique, social, humain. Mais cette crise nous a également obligé à nous arrêter, un luxe oublié dans nos société de la vitesse et de la réussite, tout en nous rappelant nos place dans un monde et dans une nature bien plus grande et forte que nous.

A force de vivre chacun.e nos vies à deux cent à l’heure, nous avions oublié que rien n’était acquis et nous n’étions pas seul.e.s. Ainsi, en un an de crise saniatire il nous a paru évident que les écrans ne remplaceront pas les contacts humains, que travailler sans sens c’est perdre son temps, que la familles et les ami.e.s sont les ciments de nos vies.

Du mythe à la réalité c’est également le cas pour l’entrepreneuriat. Je me suis lancée dans cette folle aventure depuis 9 mois maintenant, en parallèle de mes études, et malgré toute la motivation du monde et une organisation programmée, tout ne sait pas passé comme prévu. L’entrepreneuriat c’est créer, développement, adapter un projet qui vous tient à coeur, mais c’est également apprendre à accepter les critiques, accepter les contre-temps et ne rien lâcher, quoi qu’il en coûte.

Le prix de sa liberté professionnelle est bien plus élevé qu’on ne le pense …

Alors COVID ou pas, crise économique ou pas, entreprendre c’est apprendre. Sur soi, sur les autres, sur soi par rapport aux autres, et sur les autres par rapport à soi. Nous sommes capables de tout, mais pour cela il faut accepter que nous ne sommes pas grand chose. Juste une pièce dans la machine, une pièce qui ne peut fonctionner seule. Ainsi, si vous attendez d’être parfait.e pour vous lancer dans l’entrepreneuriat, vous ne vous lancerez jamais. Parce que l’on ne peut pas être comptable, communicant.e, informaticien.ne, développeur.se et plus encore ne même temps, pourtant il faut toutes ses capacités pour créer une entreprise. Alors entourez-vous, demandez de l’aide et aidez les autres, parce que si la crise du COVID nous a bien appris quelque chose, c’est que tout seul on se retrouve rapidement limité.e …


Il fallait cet article pour me permettre de prendre de la distance sur ma propre expérience, mais également pour vous inviter à faire de même. J’en suis très fière. Parce que ce genre d’article demande du temps, des recherches, de la mise en forme et un ton adapté. Parce qu’il a donc fallu que je prenne mon temps, quitte à publier avec un jour de retard, mais après tout, donner des conseils c’est bien, les appliquer c’est mieux … Plus que jamais, je compte sur vous pour commenter, partager et aimer cet article, pour croiser le plus de Regards possibles avec le mien sur ce sujet qui nous concerne tous.tes.

Prenez soin de vous, comme toujours, n’ayez pas peur de la prise de risque, pour toujours …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 11 « ATTENTION: Numérique Polluant »

Une activité numérique est AUSSI une activité polluante

Je reviens aujourd’hui vers vous avec un STEP 11 un peu spécial et nécessaire. Alors que la crise sanitaire due à la COVID-19 pousse les entreprises à se digitaliser pour continuer à produire à la même échelle qu’avant , je me questionne entant que jeune entrepreneuse; Voulons nous vraiment du même modèle mais en digitale ? Quelles conséquences environnementales ? Comment s’inscrire dans un nouveau modèle aussi écologique que social ? Il est temps de faire un point.

Dans cet article un peu particulier, je vais d’abord poser différents constats que j’ai pu faire ces dernières semaines dans différents webinars, à travers différentes Newsletter ou encore sites officiels dédié à l’entreprenariat et aux entreprise en général.

Dans un second temps, il est temps d’analyser le réel impact des outils numériques sur l’environnement, parce qu’une fois au courant, nous ne pouvons ignorer ces conséquences.

Finalement, je veux partager avec vous différentes solutions et outils pour intégrer l’impact environnemental du numérique dans votre démarche entrepreneurial, à base de différents indicateurs d’éco conception qui peuvent faire la différence dans votre projet.

Parce que se positionner comme startup/ entreprise à impact c’est aussi calculer son propre impact sur la planète !

Pour vous partager avec le plus de transparence les sources de cet article, je vous complète chaque partie par des barres d'informations comme celle-ci avec les liens vers les articles, webinars et Newsletters en question, bonne prise de conscience !

Constat

Transformation numérique: à quel prix?

Des Webinar et Newsletters pour « Comment survire en temps de crise? », on en a vu des centaines ces dernières semaines, il faut dire que le constat est sans appel; pour les TPE et PME françaises la baisse de chiffre d’affaire est de 84% à cause du COVID-19 et ses conséquences économiques. Le numérique est alors apparu comme la meilleure solution, pérenne, peu chère et facile à mettre en place. 32% des TPE et PME ont ainsi eu recourt aux visiosconférences et 25% ont mis en place une page Facebook pendant la crise, des initiatives que ces mêmes entreprises pensent pérenniser; 80% des entreprises considèrent ainsi que la relance économique passera par une accélérations de leur digitalisation.

https://www.chefdentreprise.com/Thematique/actualites-1056/Infographies/transformation-numerique-face-crise-economique-353285.htm#

Du côté du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance à Bercy, même constat. La révolution numérique est en marche. Ainsi, selon Michael Aim, responsable de la transformation digitale des entreprises à CCI France, « la DATA [doit être considérée] comme la nouvelle richesse à exploiter, c’est le pétrole du XXI ème Siècle ». Les flux sont ainsi considérés comme des « leviers de croissance majeur de compétitivité », il faut que les entreprises s’équipent pour aborder ce nouvel air numérique et que les salariés soient formé.e.s pour être prêt à suivre la nouvelle vague.

https://www.economie.gouv.fr/entreprises/transformation-numerique-TPE-PME

Bien sur, entant que jeune entrepreneuse je ne peux nier ce qui est: nous sommes au cœur d’une révolution numérique. La digitalisation de notre économie est en cours, certainement, maintenant, nous sommes en mesure de choisir de quelle manière nous voulons utiliser ces outils et ces nouvelle opportunités.

De la même manière que je ne peux m’insérer dans un secteur économique entant qu’entrepreneuse sans réfléchir à m’inscrire dans une dynamique engagée, inclusive et cohérente avec les réalités sociales de notre époque, je refuse de nier l’impact écologique de mon activité.

Avant toute chose, il est donc temps de regarder la vérité en face et de poser un certain nombre de faits.

Faits

DATA centers, réseaux et matériaux POLLUANTS

Commençons par une petite définition, dans un article du Huffington post datant du 12 novembre 2020, Julien Marcaut, VP Digital Communication chez ENGIE défini la pollution numérique numérique comme tel; « L’ensemble de l’impact numérique – en termes d’émissions de gaz à effet de serre notamment – généré par les activités du monde digital. Elle intègre les sujets d’infrastructure, autour des data centers ou des réseaux. Elle prend également en compte la fabrication d’un ordinateur ou d’un smartphone. Enfin, elle intègre une dimension usages: passer du temps sur internet, consomme des vidéos ou envoyer des emails consomme de l’énergie« .

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-numerique-genere-autant-de-gaz-a-effet-de-serre-que-le-secteur-aerien_fr_5facfd2dc5b6ed84597e5945

Pour parler chiffres, ceux-ci sont parlants, très parlants, bien trop pour que nous puissions les nier; ainsi, en 2016, l’émission de gaz à effet de serre de notre activité numérique était aussi importante que celle de l’aviation civile ! Cela représente 2% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, oui rien que ça …

Selon Greenpeace, le secteur informatique consomme ainsi 10% de la production électrique mondiale et une seule recherche Google équivaut à 7 grammes de CO2, soit l’équivalent de ce qu’un arbre peut absorber en une seule journée.

Concrètement entant qu’entreprise, trois sources de consommation d’énergie liées au numérique nous concernent principalement:

  • Les équipements [ordinateurs, tablettes, téléphones]: Leur fabrication nécessite l’extraction de ressources minérales très coûteuses en énergie, jetés en fin de vie … ou pas, ils continuent de polluer car très peu d’entre eux sont recyclés (30% seulement).
  • Les données: Le stockage dans les data centers et le traitement des données est également énergivore, c’est d’ailleurs l’alimentation et le refroidissement par climatisation en continu de ces mêmes serveurs qui nécessite une grande partie de l’énergie due au numérique.
  • Le stockage et l’envoi de mails spécifiquement: C’est le passage dans différents centres de données et le conservation de ces messages qui augmente l’utilisation des serveurs; Selon l’ADEME, l’envoi d’un e-mail de 1 Mo équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 25 Wh pendant une heure
https://www.greenpeace.fr/la-pollution-numerique/

Maintenant que nous sommes tous et toutes au fait de la situation, il est temps de dresser la liste de ce que nous pouvons faire, à notre échelle, entant qu’acteur.trice de l’économie mondiale (en devenir) pour faire de la révolution numérique, une vague de développement, durable !

Solutions & outils

Electricité verte, hébergeurs adaptés, recyclage et prise de conscience

Pour que la révolution numérique ne soit pas aussi inégalitaire et polluante que celle qui l’a précédé, il est temps de s’inscrire dans des actions concrète, maintenant, à notre échelle, mais surtout dans une volonté d’avenir, vert.

Pour débuter, je vous propose ici 7 clés, 7 solutions et outils pour vous amener à revoir votre projet en fonction de ces nouvelle limites et opportunités [plus que jamais voyons le verre à moitié plein]. C’est une liste non exhaustive, bien sur, qui sera sans doute complétée par vos propositions en commentaire ou sur Instagram :

1- Outils numérique: voyons sur le long terme, voire dans le recyclage mais surtout brisons la chaine de l’obsolescence

  • L’association HOP [Halte Obsolescence Programmée]

2- Electricité verte: pour aller toujours plus loin dans votre démarche il faut remonter à la source, l’électricité verte existe en France mais pour garantir son approvisionnement auprès de petites installations hydrauliques française, il faut y mettre le prix …

  • L’ADEME (Agence De l’Environnement de la Maitrise de l’Energie) a ainsi identifié 4 fournisseurs d’énergie proposant des offres d’électricité cohérentes: Enercoop, ilek, Energie d’Ici et ekWateur.
  • En parallèle, Greenpeace établit chaque année un classement des fournisseurs les plus verts en tenant compte de différents critères. Un des critères retenu par Greenpeace est le fait que l’énergie renouvelable constitue 100% de l’approvisionnement du fournisseur, et donc qu’il n’ait recours à aucune énergie fossile ou nucléaire.

3- Hébergeurs: des solutions existent sans climatisation artificielle et à faible impact carbone, bonus; en compensant l’intégralité de ses émissions carbones !

  • L’entreprise DRI et son principal datacenter au Mans, en partenariat avec la startup Bretonne Ecotree !

4- Indicateurs d’éco-conception: comme la révolution numérique, la transformation écoresponsable se doit d’être globale, au sein de votre entreprise vos client.e.s ont donc leurs cartes à jouer; les indicateurs d’éco-conception leur permettent ainsi à leur tour de mieux gérer leurs émissions de CO2.

  • La « Green Zone », l’espace d’agrégation d’éco-indicateurs, leur offre la possibilité de moins consommer et mieux éco-concevoir les sites et applications.

5- La Carte Numérique Responsable: pour inscrire votre entreprise dans une démarche éco-responsable avec des objectifs spécifiques et un accompagnement globale adapté, le mieux est de se tourner vers l’Institut Numérique Responsable [et oui il existe déjà!]; vous pourrez ainsi vous inscrire dans une dynamique sur le long terme et communiquer sur votre démarche qualité.

6- Outils d’optimisation et d’analyses technique: c’est une fois de plus l’Institut Numérique Responsable qui nous propose ce formidable annuaire d’outils, super complet et d’démontrant que des solutions EXISTENT pour s’intégrer dans la vague verte !

7- Référentiel: enfin, je souhaite terminer avec un référentiel, celui de l’INR (que voulez vous), très bonne base pour analyser ce qui est fait ailleurs et ce qui pourrait être fait pour vous [Tous les URL sont dans les titres].

Voilà pour ces premières clés, qui je l’espère vont vous donner des idées, remettre en cause votre plan global d’organisation et surtout vous faire prendre conscience du rôle essentiel de notre impact, entant qu’entrepreneur.neuse. Le début d’un projet c’est le moment ou jamais pour installer ces habitudes de consommations qui peuvent faire la différence !


Je suis très fière de cet article, un article qui vient après une prise de conscience récente lors d’une journée Webinar sur la thématique « Entreprendre responsable », organisé par les Pépite 3EF. Cette journée à donné lieu par la suite à un échange fructueux avec Mina Bernard, étudiante en Management de la RSS à l’IEA Gustave Effel, que je me devais de vous partager, c’est fait. Je compte maintenant sur vous pour passer le mot, aux étudiant.e.s entrepreneur.neuse.s de votre entourage, aux chef.e.s d’entreprise; le numérique pollue et on doit le savoir !

En attendant, je vous dis à la semaine prochaine, prenez soin de vous et de notre planète !

Ella