Voyage – Chili part7

La région des lacs (Puerto Varas – Osorno)

Je vous reviens aujourd’hui avec 5 jours de retard et pour cause, pour ce long week-end de mai je suis partie à la découverte de la région des lacs au sud du Chili. Entre volcans, lacs et océan une aventure express riche en émotions et en découvertes.

Tout d’abord en matière de géographie, la région des lacs chilienne se situe à 12h de bus de Santiago et est la dernière région avant la Patagonie. Comportant deux grandes villes principale que sont Valdivia et Puerto Montt, la région des lacs est la porte directe vers l’île de Chiloé.

Question pratique, plusieurs compagnies de bus proposent des trajets directes vers Puerto Montt et même vers Puerto Varas. A 15min de Puerto Montt, sa petite sœur Puerto Varas, est située juste en bord du lac Llanquihue (plus grand lac du Chili) et face au Volcan Osorno. Un petit trésor en plein cœur de la nature sauvage ou tout se fait à pied, mon coup de cœur pour ce périple.

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Pour en revenir au trajet en bus, vous pouvez ainsi vous rendre directement à Puerto Varas/ Montt en bus de nuit (comptez entre 12 et 14h) pour seulement 30 000 pesos A/R, une affaire! D’autant plus que les bus chiliens sont réellement incroyables et très confortables, des couvertures et coussins vous sont ainsi distribués ainsi que des encas en fonction des compagnies.

Sur place (à Puerto Varas pour mon cas), plusieurs auberges de jeunesse (appelées HOSTEL au Chili) proposent des prix très attractifs (10 000 pesos la nuit/personne) pour un service de qualité. C’est aussi pour vous l’occasion de faire la rencontre de voyageurs du monde entier et de chiliens toujours plus accueillants et serviables. Coup de cœur pour l’auberge Ruca, tenue par Jorge, le premier chilien à avoir voyagé dans l’espace (et oui!), très chaleureuse et conviviale, parfaite pour découvrir la région.

 

Dans les alentours les activités ne manquent pas, à commencer par l’ascension du volcan Osorno situé en plein cœur du parc Vicente Perez Rosales (plus vieux parc du Chili) face au lac Todos los Santos. Différents trekkings plus ou moins long vous sont aussi proposés dans le parc. Rendez-vous directement dans la petite cabane du garde forestier située juste à l’entrée du parc (sous les arbres), il saura vous renseigner. Il faut dans tout les cas savoir que l’entrée dans le parc est gratuite mais qu’il faut obligatoirement passer par le garde forestier pour donner vos noms, n° de RUT ou passeport, ainsi que votre numéro de téléphone, il en profitera pour vous présenter les règles de sécurité et de protection des espaces. Quand je vous dis qu’au Chili on ne rigole pas avec les espaces protégés (à mon grand bonheur d’ailleurs).

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Sur le retour vers Puerto Varas (un bus directe vous emmène du centre ville au parc, comptez 2 000 pesos par personne et 40min de trajet, demandez la destination Petrohué), n’oubliez pas de vous arrêter aux très fameuses Saltos de Petrohué. Ces cascades, considérées comme un des lieux incontournables du pays, sont à couper le souffle. Situées en contrebas du parc, elles ont une vue directe sur le volcan Osorno, sans parler de la couleur de l’eau aux multiples reflets… Comptez 2 000 pesos l’entrée pour les étudiants (n’hésitez pas à demande le tarif préférentiel qui ne vous est pas donné automatiquement…) et 6 000 pesos pour les visiteurs étrangers.

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Voilà pour ce que je pouvais vous dire sur cette région incroyable composée de milles paysages & couleurs. Je vous retrouve vendredi pour vous compter la suite de mes mésaventures sur l’île de Chiloé.

Ella

Voyage – Chili part6

Etudier à Santiago

Il est temps pour moi aujourd’hui de vous parler de la première raison pour laquelle je suis venue ici, à Santiago, à savoir: étudier. Cela fait maintenant deux mois que je fais officiellement parti de mon institut (ARCOS) et il y a un certain nombre de points qui continuent, chaque jour, à me compliquer la tache, je vous explique…

Tout d’abord, il faut savoir que les chiliens n’ont pas la même vision du travail que nous, français. C’est une chose bien normale, évidemment et c’est d’ailleurs pourquoi il est intéressant de partir étudier/travailler dans un autre pays, pour se confronter à une nouvelle vision. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de devoir travailler en groupe avec des chiliens, cela rend les choses, comment dire… compliquées.

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C’est ainsi que là ou nous avons l’habitude de se voir donner une date de rendu de travaux, une échéance claire et de se répartir RAPIDEMENT le travail pour une meilleure avancé du projet, les chiliens voir eux les choses avec beaucoup plus, de chill … Une date de rendu n’est pas définitive et l’échéance varie, chacun est donc plus ou moins libre de rendre le devoir quand il veut. Ce qui rend donc les choses très compliqués quand, dans un groupe, certain de tes camarades n’avaient pas placé ce projet dans leur priorité et ne l’ont donc même pas commencé, alors que toi, tu l’a fini depuis longtemps… Quant à se mettre d’accord, c’est une réelle bataille de nerfs qui se met en place. Les chiliens n’aimant pas trancher et décider clairement les choses, ils peuvent ainsi passer jusqu’à 3h à échanger pour trouver: le nom d’un projet. Voyons le bon côté des choses, j’ai appris plus que jamais la patience et le non-jugement des autres, ou du moins j’essaye…

 

Néanmoins, il faut avouer que cette vision beaucoup plus chill de la vie en générale à des avantages dans le cadre des études. Ainsi les profs sont beaucoup plus accessibles et disponibles, tutoiement obligatoire et échange par Whatsap sans problème. Les oraux n’étant pas du tout la norme ici, des cours d’expression orale sont mis en place spécifiquement pour aider les élèves, quelques soit leur carrière (cursus) à appréhender leur présence, articulation, voix, gestion du stresse lors de présentations orales. Ainsi ce qui pour nous peut-être vue comme de la perte de temps est ici, au Chili, considéré comme un gain de temps pour les futures carrières professionnels des étudiants (et ils ont tout à fait raison).

Maintenant en terme d’anecdotes, il faut savoir que l’avortement est interdit au Chili. Quel rapport avec les études me direz-vous? Il est pourtant très facilement établie: Une femme qui veut faire des études supérieures au Chili se retrouve souvent confronté au problème de la garde de ces enfants (la norme donne 1 à 2 enfants par femme à 25ans). Le prix des crèches étant exorbitants, elle se retrouve souvent à cumuler étude et petits boulot, allant certaine fois jusqu’à amener leurs enfants en cours avec elle, malgré les aménagement d’horaires mise en places (cours du soir, emploi du temps personnalisés…). C’est ainsi que je me suis retrouvée à jouer à la console avec le fils d’une de mes camarades pendant mon cours d’anthropologie, une expérience que je ne risque pas d’oublier et qui m’a ouvert les yeux sur les combats qui restent à mener en matière de droit des femmes dans le monde !

 

Je vous passe les salles mal aérées dus à l’ancienneté de mon bâtiment (mon institut déménage en juillet) et les cours artistiques passionnants que j’ai pu découvrir ici et j’espère seulement vous avoir donné l’envie de sauter le pas. Pour partir découvrir, à votre tour, une nouvelle vision du monde et du travail.

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A la semaine prochain, besos, Ella.