L’école pour tous.tes Ep7

Marie Toullec, chercheuse en Sciences de l’éducation et professeure à l’INSPE de Nantes

Cette semaine, je vous propose une perspective universitaire de la notion Ecole inclusive. Au cours de mon Mémoire de recherche, réalisé pendant mon Master 2, j’ai eu a coeur de m’appuyer sur des professionnel.le.s, des écoles, des institutions dirigeantes, des laboratoires de recherche. Celle que je vous présente aujourd’hui est un peu de tout ça: ancienne professeure de écoles, chercheuse en Sciences de l’éducation, professeure à l’INSPE de Nantes, Marie Toullec est une passionnée de l’éducation, passionnante. En vous retranscrivant ici une partie de notre (long) entretien, je vous offre une perspective globale sur la question de l’école inclusive; de la formation des professionnel.le.s de l’éducation, à la réalité de notre système éducatif, historiquement élitiste.

Dans cet entretien avec Marie Toullec, j’avais la question de la scolarisation des élèves neuro-typiques en ligne de mire. Pour cela, j’ai essayé d’aiguiller la chercheuse; des politiques éducatives françaises, aux autres réalités européennes, en passant par les conséquences de ce manque d’inclusion sur les rapports des parents à l’école publique. Nous sommes ici loin d’un format vulgarisé et accessible pour tous.tes, comme je tente de le faire en général, néanmoins, je trouvais cela intéressant de prendre le temps de creuser plus en détail, toute la complexité de notre système éducatif.

« Je suis une maîtresse de conférences à l’université de Nantes et à l’INSPE de l’Académie de Nantes. Spécifiquement, je suis en fait Chargée de mission pour les écoles inclusive et je suis aussi responsable d’un Master, Métiers de l’adaptation, amené à évoluer autour des pratiques inclusives. 

J’ai un parcours assez classique qu’on retrouve en sciences de l’éducation, j’ai été enseignante du premier degré, ensuite enseignante spécialisée dans la grande difficulté scolaire, puis conseillère pédagogique. J’ai ensuite repris des études un petit peu tardivement et j’ai soutenu ma thèse de doctorat en 2006. Dans ce cadre, mon objectif était d’étudier de quelle manière les professeur.e.s font pour aider les élèves en difficulté, qu’ils.elles soient des professeur.e.s en classe ordinaire ou des professeurs spécialisés.  Il s’agissait également d’étudier l’articulation des dispositifs. Les résultats de mes recherches, en 2007, ont démontré que les aides qui étaient prodigués aux élèves qui rencontraient des difficultés étaient faites de manière étanche et parallèle, c’est à dire qu’il y avait peu de croisement entre le réseau d’aide et les apprentissages des savoirs, ce qui fait que les 2 systèmes classe et réseaux travaillaient en parallèle et parfois était complètement étanche (…) ». 

  • Ma première question concerne les politiques éducatives adaptés pour les élèves neuro-typiques : Pouvez-vous me parler un peu de l’évolution des politiques éducatives en France ces dernières années ? Quelles est la différence entre l’éducation qui était, dite, spécialisée et aujourd’hui l’école inclusive ?

« L’école française elle a toujours été Ségrégative.  C’est à dire qu’arrivait à l’école les élèves qui pouvaient suivre. Ceux restant, soit ils restaient à la maison, soit ils étaient dans des institutions séparées de l’école. Ce modèle s’est poursuivi jusque tard, enfin tout le 18e, tout le 19e, parce que les premiers établissements spécialisés, les instituts pour aveugles, les instituts pour sourds, sont arrivés ensuite, tardivement.  

Lors de l’ouverture de l’école à une classe spécialisée, on y a mis tout le monde qui ne pouvait pas suivre dans des classes ordinaires, donc ce qui avait des difficultés, ceux qui présentaient des difficultés parce qu’ils avaient handicap, ce qui avaient des problèmes de comportement, enfin voilà. Ce fut le cas jusque-là fin des années 80, ou sous Jospin, qui était Ministre de l’éducation nationale, une loi a été votée. 

Les classes de perfectionnement sont devenus des classes inclues dans des classes d’intégration scolaire, donc c’est à partir de ce moment-là qu’est apparu le terme d’intégration. Le terme d’intégration, représente le fait de faire en sorte qu’il y ait de plus en plus d’élèves qui jusque là n’étaient pas dans l’école et qui sont maintenant intégré.e.s dans le système éducatif. Il y avait donc cette idée que pour arriver dans l’école il fallait quand même être suffisamment adapté à l’école. Pour cela, on fait d’abord une sorte de « rééducation » dans des établissements spécialisés ou dans le dispositif spécialisé et puis une fois que ça va mieux, on est intégrés dans l’école. Donc l’intégration elle est intéressante parce que y a plus d’élèves, qui sont plus d’enfants ou d’adolescent.e.s non scolarisés jusqu’à présent qui sont arrivés dans les écoles, mais en même temps ça ne nécessitait pas de demander pas à l’école de se transformer puisque c’était une juxtaposition en fait des classes aux spécifiques et des classes dites ordinaires. 

Ce système s’est d’abord mis en place dans le premier degré, ou il y a des Unités Pédagogiques d’Intégration, en 91 je crois de mémoire, donc ont créé un passage de la ségrégation à l’intégration. Et en même temps en Europe la Déclaration de Salamanque de 1994 arrive et inscrit dans les textes que tous les élèves ont leur place dans l’école. Commence donc à se dessiner en Europe un principe de scolarisation. En France, il a fallu vraiment attendre 2005, avec la Loi en faveur des personnes handicapées pour avoir un une définition du handicap, parce que jusque-là il n’y avait jamais eu noir sur blanc une redéfinition du handicap, tournant le dos à la déficience. On parle alors d’altération durable et d’une « situation de handicap. 

Néanmoins, dans le rapport dans la loi de 2005, il n’y a pas la question de l’école inclusive, elle arrive seulement dans la loi de 2013, donc c’est tardif … Si aujourd’hui on parle d’inclusion scolaire c’est grâce à la loi de 2019, la dernière, qui parle de scolarisation inclusive. On voit arriver depuis 2019 la scolarisation parce que dans les faits, l’idée de l’arrivée d’élèves différents à l’école ça pouvait s’en tenir à un accueil. C’est bien qu’ils viennent parce qu’ils sont avec les autres et c’est important aussi que les autres voient des élèves handicapés. Donc voir apparaître de plus en plus dans les textes, le fait que tout élève doit bénéficier d’une d’un accès au même savoir positionne la question, non pas dans l’accueil, mais dans l’accessibilité des savoirs, Or, c’est compliqué. On voit qu’il y a des difficultés à se saisir de cette scolarisation inclusive qui a pour conséquence de modifier la forme scolaire de manière à faire en sorte que chacun puisse avoir accès aux apprentissages. Cette question de la forme scolaire elle est délicate ; par exemple on entend les enseignants dire « Ah bah la Dimitri il va en inclusion », pour dire aller en classe dite de référence, en classe ordinaire, sauf que en fait ça ne traduit pas l’inclusion, ça traduit l’ancienne forme intégrative ! Il est en ULIS et de temps en temps il va en classe ordinaire parce que bah il peut assumer la classe ordinaire voilà. Pourtant aujourd’hui ce n’est pas ça l’objectif, c’est à dire qu’aujourd’hui la dimension inclusive demande aux élèves d’être scolarisés en classe ordinaire, point. D’être considéré comme les autres élèves, la classe ordinaire est leur lieu de vie et d’apprentissage.  Mais ce dispositif dépend beaucoup des capacités des enseignants coordonnateur à travailler avec l’enseignant.e de la classe pour rendre plus accessible, soutenir le parcours de l’élève dans la classe ordinaire. Vous voyez, c’est quand même un sacré changement par rapport au fait d’aller de temps en temps dans les classes ordinaires… »

  • Je vous parlais de comparer avec d’autres pays européens, déjà il y a des grandes différences avec le systèmes espagnols et italiens notamment, qui sont quand même plus avancés au niveau de cette notion d’inclusion. Es une question culturelle par rapport à l’école française qui favoriserait le résultat plutôt que le soutien aux élèves en difficulté, la qualité à la quantité ? 

« C’est délicat de répondre, mais manifestement l’école française est quand même une école élitiste, dans le sens ou c’est une école qui réussit très bien avec les très bons mais qui peine avec ceux et celles en difficulté. Si on regarde le niveau européen, au niveau international même, les résultats français démontrent une école discriminante, c’est à dire que c’est une école ou l’écart entre les élèves est très important, l’écart entre les plus forts et les plus faibles. Il y a des pays dans lesquels les écarts sont beaucoup plus faibles, certes on prône un diplôme de bac pour tous les élèves avec 80% de réussite mais enfin y a les bacs professionnels qui permettent de remonter significativement ces résultats. Dans les faits, il y a un certain nombre de questions liées à cet élitisme puisque ceux sont souvent les élèves issus des mêmes milieux sociaux qui vont en bac général et ceux issus des autres qui vont en bac professionnel … 

De même, quand on écoute les enseignants, ils disent toujours « Oui on veut bien scolariser des élèves en situation de handicap, mais ces élèves là il serait mieux avec des professionnel.le.s adapté.e.s, dans un lieu spécifique et puis leur présence va impacter le parcours scolaire des autres ». Pourtant ces 2 arguments que soulèvent les enseignants ont été rétorqués par la recherche, c’est à dire qu’un élève en situation de handicap ou un élève avec de grandes difficultés, permet aux autres élèves de mieux progresser et dans une classe la présence d’élèves aux besoins éducatifs spécifiques n’a pas d’incidence négative sur le parcours scolaire et le parcours d’apprentissage des autres élèves. Cette vision relève de de conception de ceux qui sont qui prône la question de la différenciation pédagogique. 

J’ai la chance d’être la présidente du jury concernant la création des programmes scolaires en primaire et en fait quand on regarde les statistiques il y a encore des formes de résistance, par exemple vis-à-vis de la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers. La raison ? Les enseignant.e.s disent qu’iels ne sont pas formé.e.s. Les enseignant.e.s vont être donc polarisé.e.s par le handicap de l’élève et vont considérer qu’il faut établir un diagnostic, ce qui ne fait pas parti de leur certification. Pourtant, le CAFEIR, mis en place depuis 2017, certification d’enseignant spécialisé essaye de s’éloigner de la pathologie pour se centrer plus sur l’accessibilité, avec des apprentissages, avec parfois une compensation technique ou humaine. Le but est de rendre accessible des savoirs à des élèves dans leur hétérogénéité ». 

  • Néanmoins, cela reste une minorité de professionnels qui se forme de leur propre initiative, c’est à dire que malgré le fait que on a inscrit la notion d’inclusion dans les textes, cela reste des volontés personnelles qui amène ces enseignants à s’intéresser …

« Effectivement, il y a un problème de poste, c’est à dire que dans l’éducation nationale il y a un certain nombre de postes en fait qui sont labellisés enseignant.e.s spécialisé.e.s, les autres ne le sont pas du tout. Néanmoins, il faut que maintenant le tiers des compétences des enseignant.e.s spécialisé.e.s sont dédiées à les rendre personne ressource au sein des établissements, pour qu’ils.elles puissent accompagner leurs collègues dans cette démarche vers l’inclusion. Cela permet notamment de changer l’idée que l’enseignant.e spécialisé.e ne s’adresse qu’à des élèves à besoins éducatifs particuliers, c’est aussi une bascule qui s’opère dans les missions des enseignant.e.s spécialisé.e.s ; s’ils ont une formation sur le handicap ils.elles accompagnent également leurs collègues et les établissements pour transmettre cette dimension inclusive.

Entre 2005 et 2018 le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisé.e.s a été multiplié par 3 et le nombre d’élèves en situation de handicap accompagné.e.s (AESH) a été multiplié par 6 donc il y a une demande exponentielle d’accompagnement humain. Mais en même temps, la France se laisse piéger ou se laisse prendre à son propre piège, puisqu’elle a envisagé l’accompagnement plutôt individuel. On pouvait donc d’attendre à ce que cette demande explose et finisse pas poser problème au système qui n’est pas fait pour faire face. C’est-à-dire qu’au lieur de mettre en place un système d’accompagnement des enseignement.e.s, c’est à dire dans toute classe de faire en sorte que l’enseignant.e soit accompagné.e d’un.e personne référente, un peu comme ça se passe en Italie, la France a choisi de faire accompagner les élèves individuellement

Cela empêche certainement une hétérogénéité des publics dont ses élèves à besoins éducatifs particuliers, ce qui aurait fait quelque chose de très différent, une certaine dynamique inclusive … »

  • Lorsque j’ai commencé à étudier la question de la scolarisation des élèves neurotypiques l’année dernière, j’ai observé que beaucoup de familles avec des enfants neurotypiques finissaient par aller voir vers les établissements privés, qui justement avait un accompagnement peut être plus personnalisé ou du moins c’était l’effet qui était qui était mis en avant. Donc moi la question que je me pose c’est, est ce que c’est une dynamique qui est amenée à se développer ? 

« Vous avez ça en privé parce que les effectifs sont moindres, néanmoins un accompagnement personnalisé pas forcément. On revient à la ségrégation sociale ou local et aux disparités sociales. Le public n’est pas un public tout-venant maintenant, l’autre choix qu’ont les parents le fonctionnement du privé, l’encadrement est peut-être plus important mais selon ce qui est proposé aux parents bah les prix vont aussi augmenter. Avec ces systèmes, l’école devient quand même un vaste marché et effectivement là on voit que y a des conceptions, des croyances, qui vont qui vont faire que certains parents qui ont les moyens vont pouvoir payer un certain type d’établissement à leurs enfants. 

Il y a aussi une grande implication de méthodes qui viennent des pays anglo-saxons, beaucoup d’Amérique du Nord ou on va avoir des méthodes, par exemple sur les élèves spectre autistique, des méthodes comme ABBA, comme TEACH, des méthodes comportementalistes. C’est alors compliqué parce que les parents sont persuadés, ont foi en ces méthodes, donc après on sait que la force de persuasion d’une méthode par exemple va avoir un impact favorable parce qu’effectivement il va y avoir un soutien très important de l’enfant, de l’adolescent. Maintenant, du point de vue de la recherche, il n’y a pas, à ma connaissance de recherche qui ont démontré des résultats probants d’une méthode en particulier. Par exemple, si on regarde les travaux de Delphine Gage qui était au Canada et qui est maintenant en Nouvelle-Zélande, elle a montré toute l’importance pour les élèves avec TSA d’être aussi scolariser avec les élèves ordinaires parce que c’est le contact avec les élèves ordinaires qui va pouvoir normaliser les relations qu’iels vont avoir avec les autres. Cela créé ainsi un faisceau de réponse, dans une certaine souplesse, mais voyez on entend parler de plus en plus des théories de Montessori. Ce sont vraiment des méthodes anciennes qui reviennent aujourd’hui et c’est comme pour toute méthode, il y a des avantages, il y a des limites et il y a des risques voilà.

Un autre exemple, les écoles Freinet, il y a des avantages, il y a des limites, il y a des risques, le plus important est de limiter les risques. Parfois l’individu rencontre des obstacles particuliers, on l’isole du reste et on s’aperçoit qu’il sera de plus en plus de dissocier des attentes collectives et donc les écarts vont s’accentuer. Donc voilà, il y a des prescriptions institutionnelles, qui sont très nombreuses, trop nombreuses, et du coup il y a vraiment une sorte de jungle des dispositifs, qui font que c’est très peu lisible. Finalement les enseignants restent dans un confort professionnel, on ne peut pas leur en vouloir mais cela empêche d’inclure les élèves qui sortent des normes. 

Je ne suis pas allée en Espagne mais quand on va dans des établissements nord-américains, ou en Angleterre, il y a d’autres espaces d’étude qui permettent une émancipation des élèves, par des travaux collectifs par exemple. La France peine à s’y mettre, peine à proposer un réel travail architectural pour penser autrement l’établissement ; avec des petites salles, des très grandes salles, il y a des espaces de classe plus classiques mais qui peuvent s’ouvrir sur un autre espace, un cdi qui va s’ouvrir sur une terrasse ou on peut aller lire …

Mais vous voyez que l’école est le produit d’une histoire et je pense que chaque pays fait des choix de politique éducative en fonction de cette histoire, multiple, riche, complexe ». 

  • Peut-on faire un point sur les budgets ? Sont-ils mis au bon endroit ou au contraire ne sont-ils pas mis sur des réformes de remises en question des programmes, pour avoir des meilleurs résultats au niveau européen (nouveau bac) ?

« C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a vraiment une inflation au niveau des modifications de programme. Auparavant, un programme avait une dizaine d’années aujourd’hui il ne dure que le temps d’un ministre. Chaque ministre apporte sa « touche personnelle » par des modifications extrêmement profondes. A chaque ministre il y a une redéfinition des programmes, même si on s’aperçois que les difficultés elles, perdurent. C’est vraiment une jungle, des acronymes qui n’arrêtent pas et dans lesquels personne ne se retrouve plus. Voyez, c’est mon champ de spécialité. Nous avons en France une politique centralisée et l’on pense que les décrets, les circulaires vont être appliqués de la même manière. Or, il y a des réécritures par les territoires, Il y a bien entendu des éléments qui vont cadrer quand même là la structure générale on a une multitude de retraduction qui font qu’au final il n’y a pas du tout du tous les mêmes emplois des de dispositifs.

(…) La France est d’ailleurs le seul pays d’Europe demandant une double certification à ces étudiant.e.s enseignant.e.s : le concours et le Master. Ce côté administratif, si j’ose dire, complexe innutilement les études, sans mettre l’accent sur ce qui peut faire vraiment la différence dans leurs pratiques professionnelles.  Donc pour être honnête, nous sommes dans un pays niveau européen très atypique et cette typicité forge des systèmes de contrainte et que ces contraintes elles ont des répercussions sur le processus de formation des enseignants. Cela désengage quelque part aussi les enseignants, on le voit bien ». 

  • C’était une de mes questions mais je crois que l’on y a répondu ; pour favoriser cette inclusion quels sont les outils mis à disposition ? 

« D’habitude dans l’armature institutionnelle, il y a des décrets et des circulaires. Depuis l’arrivée de J.M Blanquer il y a un 4e élément que l’on pourrait nommer Vade-mecum, c’est à dire des aides aux enseignants. Par exemple il y a des vade-mecum sur accueillir un message dans une école ou dans un établissement du 2nd degré, il y a des vade-mecum pour l’enseignement supérieur l’enseignement, sur le l’inclusion enfin ou en tout cas scolarisation inclusive…

Maintenant, cela se vaut outillon, mais qu’est-ce que c’est véritablement un outil ? On va par exemple trouver des documents sur les plans individuels il en existe 4 : PAP, PRE, PAI. Ils sont à titre informatif mais si c’est appeler un outil, pas sûr que ça soit un instrument du côté des pratiques. La différence c’est qu’un outil finalement ça tient plutôt de de quelque chose que l’on va pouvoir faire mais un instrument c’est quelque chose qui va transformer les pratiques. Moi qui travaille depuis longtemps sur les pratiques des AESH, il y a un vade-necum pour dire qu’elles sont les missions des AESH, mais cela ne pas jusqu’à dire concrètement ce que les professionnel.le.s doivent faire dans le classe ; ils ni pratiques, ni théoriques, ils sont informatifs on va dire et dans le monde scolaire aujourd’hui en France, on va trouver beaucoup de ces écrits qui sont ni théoriques ni pratiques.  

C’est un peu dommage parce que finalement, au fil des ans, on n’arrive pas à documenter les enseignants plus que c’est ça. Il y a une liberté pédagogique et heureusement mais en même temps les enseignants doivent se débrouiller seul.e.s dans leurs pratiques. Pour les aider, tout reste à faire et le tout est énorme. Par exemple, dans un programme on dit ce qu’on va faire mais il va falloir transformer ses compétences, c’est à dire choisir spécifiquement des objectifs de cours, des critères pour évaluer des outils … On change les programmes quand on ajoute un socle sans avoir vraiment un travail coopératif pour mettre sous les mots ce que ça signifie vraiment, on laisse tout ce travail aux équipes d’école et les équipes écoles ont plutôt tendance à laisser ce travail à chaque enseignant ». 


La complexité du système français, aux politiques éducatives changeantes et trompeuses, aux plans économiques bancals et (trop) souvent décalés, aux pédagogies multiples mais bien généralement loin d’être accompagnées de formations, rend sa mise en pratique, sur le terrain, difficile et inégalitaire. J’espère que le Regard, passionnant de Marie Toullec vous aura permis d’y voir plus clair … N’hésitez pas à nous partager votre propre vécu de professionnel.le.s de l’éducation, en commentaire ou sur les réseaux sociaux du blog !

La semaine prochaine, nous nous pencherons sur les Outils numériques éducatifs. Souvent prônés comme LA solution pour une école inclusive, ils se démultiplient chaque jour sur le sol français, sans pour autant être toujours adaptés aux besoins et réalités des professionnel.le.s de l’éducation.

Si vous êtes un.e professionnel.le.s de l’éducation et que vous portez un projet d’école inclusive ou que vous souhaitez en être, n’hésitez pas à nous partager vos projets, idées et envies en commentaire ou sur les réseaux sociaux du blog: LinkedInInstagramFacebook. Votre Regard est ici au coeur de tout ! 

Belle semaine et Carpe Diem …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 13 « Ressources de démarrage »

Ou trouver les ressources financières pour démarrer sereinement un projet entrepreneurial ?

Entant qu’étudiant.e entrepreneur.se nous nous trouvons souvent démuni.e.s lorsqu’il s’agit de remplir la partie « Apports » de nos plans financiers. N’ayant même pas commencé notre vie professionnelle, seulements riches de nos (faibles) salaires de stages et jobs étudiants, il est difficile de détacher des fonds pour le lancement de notre projet. Je vous propose aujourd’hui un point sur ces ressources possibles comme premiers apports pour votre projets, entre concours, aides d’état, européennes et petits « à côté »; Trouver des fonds pour notre course de fond ….

Pour commencer à, vulgairement, renflouer les caisses, au début de votre projet entrepreneurial vous avez plusieurs possibilités, d’autant plus importantes dans un système encourageant l’entreprenariat comme le notre. Parce que quoi que l’on en dise, la France se positionne bien, d’années en années, comme nouvelle eldorado pour les jeunes souhaitant monter leur.s projet.s ou se lancer en intépendant. Entre concours plus ou moins spécifiques, aides – européennes, de l’Etat, des régions – et prêts garanties, tout en fait pour nous apporter un coup de pouce bien placé pour se lancer.

Concours spécialisés

Commençons d’abords par les concours. Basé sur le mérite, la teneur du projet ou sa dimension engagé, catégorisés par ages, genres ou secteurs d’activités, ceux-ci vous permettent non seulement de gagner une (petite) somme de départ, mais également de faire connaitre votre projet et de développer votre réseaux. Attention, à part pour certains premiers prix, difficiles à obtenir, les concours ne vont pas vous permettre de dégager des marges suffisantes pour compléter tous vos frais de lancement et de développement, néanmoins pour l’achat de premiers matériaux (ordinateur, véhicule…), ceux-ci peuvent être intéréssant.

Des concours pour les jeunes entrepreneur.se.s il en existe des dizaine, je vous présente ici les trois que je connais personnellement et qui vous donne une bonne idée des fonctionnents globaux de ce type de démarche; une fois de plus, faire des candidatures prend du temps, donc pensez qualité plutôt que quantité !

Prix « PEPITE – Tremplin pour l’Entrepreneuriat Etudiant »

www.pepite-france.fr

Créé en 2014, le Prix PEPITE est né de la volonté du Ministère l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’encourager l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes de l’enseignement supérieur, de renforcer le soutien à la création d’entreprises innovantes et de mieux accompagner le développement des projets qui émergent avec le soutien des PÉPITE. Depuis 2019Bpifrance est partenaire de cette initiative et co-organise le Prix.

Les lauréats régionaux du Prix PEPITE 2020, sélectionnés par leur PÉPITE, bénificient de visibilité et d’un accompagnement spécifique pour développer leurs projets.

Initialement ouvert à tous les étudiants porteurs de projets innovants, le Prix PEPITE est depuis 2018 réservé à ceux qui sont ou ont été bénéficiaires du Statut National d’Etudiant-Entrepreneur. Peut candidater à ce prix toute personne physique (« le porteur de projet »), quelle que soit sa nationalité, étudiante sur l’année universitaire 2019-2020 ou jeune diplômée de l’enseignement supérieur depuis moins de 3 ans, sous réserve qu’elle remplisse les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.

Le prix PEPITE récompensera des projets de création d’entreprises innovantes, et pas seulement de technologies innovantes. Par innovation non-technologique, il est entendu toute innovation d’usage ou fonctionnelle. Elle repose sur la mise en œuvre d’un service qui vise à répondre à de nouveaux besoins ou à renouveler les conditions d’usage.

  • Points positifs: concour spécialement dédié aux étudiant.e-entrepreneur.se.s (dépositaire du statut) et offrant une visibilité autant dans le secteur public (Ministère) que dans le secteur privé [BPI France]
  • Points négatifs: concour en fin d’année universitaire et donc limité en terme de candidature (nécéssité du statut)

Concours Petit Poucet

http://www.petitpoucet.fr/

Créé en 2002, le Concours Petit Poucet est ouvert à tous les étudiants et jeunes diplômés, qu’ils soient issus d’écoles de commerce, d’ingénieurs, d’IUT, de BTS ou d’Universités, aux doctorants, aux étudiants designers, stylistes, architectes, infographistes, artistes et artisans ! Depuis 2014, le Concours est également ouvert à tous les détenteurs du statut étudiant entrepreneur. En savoir plus sur pepite-france.fr.

Chaque année à l’issu de l’appel à candidature, Petit Poucet sélectionne sur dossier 30 finalistes invités à soutenir leur projet à Paris, devant un jury exclusivement composé de chefs d’entreprise accomplis, anciens lauréats du Concours. A la fin de la soutenance, les membres du jury délivrent un diagnostic personnalisé à chaque porteur de projet. Ce diagnostic est gratuit, sans engagement commercial, et a lieu dans le respect de la confidentialité du projet.

Le jury décerne 10 prix :

  • Prix d’Excellence : 3 000 euros de dotation et 3 mois d’accompagnement.
  • Prix Innovation : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Jeune entrepreneur de l’année : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix IT : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Tendances et Culture : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix BtoB : 1500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Créateurs d’Avenir : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Bâtisseurs de demain : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Food Tech et Gastronomie : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.
  • Prix Social et Solidaire : 1 500 euros de dotation et 2 mois d’accompagnement.

Les 10 lauréats sont éligibles au programme d’accompagnement :

  • Accompagnement gratuit : conseil et mises en relation par les anciens lauréats et les membres de l’écosystème
  • Hébergement gratuitaccès aux pépinières gratuites du dispositif Bureaux Solidaires qui permet de bénéficier d’espaces de travail au sein d’un écosystème d’entreprises partenaires
  • Visibilité accrue pour la levée de fonds : les start-up lauréates du Concours Petit Poucet bénéficient d’une visibilité accrue auprès d’investisseurs privés et de fonds en capital risque. Les levées de fonds réalisées par les lauréats du Concours s’élèvent à plus de 3 millions d’euros chaque année.
  • Points positifs: le nombre de prix et le programme d’accompagnement complet, concours en milieu d’année (oral en janvier)
  • Points négatifs: dossier de candidature important et prenant du temps

La Fabrique Aviva

La Fabrique Aviva – Donnez vie à vos Projets entrepreneuriaux

La Fabrique Aviva, est un concours national de l’entrepreneuriat social et solidaire. Créé en 2016 par l’assureur Aviva France, il s’inscrit au cœur de la démarche responsable du Groupe pour construire une société plus inclusive et respectueuse de l’environnement.

Doté d’1 million d’euros, il récompense les meilleures idées entrepreneuriales, utiles et innovantes à la fois. Son objectif : être un catalyseur de l’innovation citoyenne sur tout le territoire français.

Toute personne majeure peut soumettre un projet:

  • Entrepreneurial et innovant
  • Ayant un impact positif sur la société et/ou notre planète
  • Justifiant d’un modèle économique viable
  • Porté par une structure pouvant justifier de son existence en France (métropolitaine et DOM TOM).

La candidature s’effectue en quatre étape:

  • 1 > Déposer son dossier en ligne: Vous remplissez un formulaire sur la plateforme pour présenter votre projet. La Fabrique Aviva et ses partenaires Mazars et Ticket for Change sélectionneront les meilleurs projets dans chacune des 5 régions Aviva : Île-de-France & DOM TOM, Nord Est, Centre Ouest, Sud Centre Est et Sud Ouest (150 projets maximum par région).
  • 2 > Mobiliser sa communauté: Votre dossier a été accepté, félicitations ! Il est maintenant l’heure de faire connaître votre projet auprès du grand public et de récolter un maximum de votes. Ces votes compteront pour 40 % de la note globale d’évaluation de votre projet.
  • 3 > Défendre son projet devant un jury régional: Présentez votre projet devant le jury de votre région, composé d’agents d’Aviva France, d’experts et de partenaires ! L’avis du jury régional comptera pour 60 % de la note globale. Les 3 projets ayant obtenu la meilleure note globale – votes du grand public et avis du jury –seront récompensés lors de la soirée de remise des prix, et remporteront chacun 60 000 € !
  • 4 > Convaincre le jury final: Pour le meilleur projet de chaque région, direction Paris pour la grande finale ! Tentez de convaincre ce jury prestigieux, qui élira son projet coup de cœur parmi les 5 candidats : 100 000 € supplémentaires seront remis au grand gagnant.
  • Points positifs: sélection en plusieurs temps organisée autant à partir de l’avis de professionnel.le.s que du grand public (réseaux)
  • Points négatifs: démarche chronophage et concour organisé par un organisme privé

Bourses universitaires

Pour terminer avec cette première partie sur les concours, je voulez attirer votre attention sur les bourses intra-universitaires.

Pour prendre un exemple très concret, au sein de mon université UPEC, Paris 12, une bourse en partenariat entre la banque BNP Paribas et l’université est organisée chaque année. Ouverte aux étudiante en DUT, 3ème année de Licence, Licence pro et 2ème année de Master, celle-ci attribue13 bourses d’un montant de 1500 euros (une par UFR), pour aider à concrétiser un projet professionnelle.

La démarche pour candidater est simple [Dossier expliquant son projet en trois parties: parcours, description du projet, utilité de la bourse] et s’effectue via le bureau d’aide à l’insertion professionnelle de notre composante. Une autre possibilité intéressante donc pour obtenir un apport de départ supplémentaire tout en faisant connaitre votre projet.

Candidatez aux Bourses BNP Paribas - UPEC (u-pec.fr)

Aides financières Européennes

[FEDER/ FESI/ FEADER]

LES PRÉREQUIS POUR UNE DEMANDE DE FINANCEMENT FEDER/FSE/FEADER

Avant de déposer une demande de financement européen FEDER/FSE ou FEADER, il faut formaliser son idée de projet et ses objectifs, s’assurer à la fois de l’adéquation avec le cadre réglementaire européen et de la capacité d’implication financière (les fonds européens intervenant en dernière source de financement), comptable, juridique et RH de la structure. En effet, afin d’assurer le paiement à l’issue du projet et d’anticiper les audits et contrôles, il sera nécessaire de tracer et de justifier l’ensemble des dépenses et des réalisations du projet.

DES QUESTIONS SIMPLES A SE POSER EN AMONT

  • QUEL EST L’OBJECTIF DE MON PROJET ?
  • QUELLES SONT LES FINALITÉS DE MON PROJET ?
  • OÙ MON PROJET EST-IL MIS EN ŒUVRE ?
  • QUELLES SONT LES DATES DE MISE EN ŒUVRE DE MON PROJET ?
  • QUI SONT MES PARTENAIRES FINANCIERS ?

QUELLES PIÈCES FOURNIR LORS DE MA DEMANDE DE FINANCEMENT ?

Lors du dépôt de la demande de financement, il vous sera nécessaire de présenter tous les éléments relatifs au projet et aux moyens de mise en œuvre de celui-ci : dates de réalisation, localisation, description du projet, moyens de communication, ressources humaines et financières, objectifs et résultats escomptés…

Et n’oubliez pas, votre plan de financement doit faire apparaître les postes de dépenses et les ressources directement liés à votre opération. Les justificatifs de ces postes de dépenses et de ressources doivent être joints à la demande de subvention.

Outre ces éléments, vous devrez ajouter des pièces relatives à la structure : document attestant de la capacité du représentant légal, RIB/IBAN, attestation de non-récupération de la TVA le cas échéant, attestations de régularité fiscale et sociale, délégation éventuelle de signature, bilans comptables des trois dernières années, document attestant de l’engagement de chaque financeur…

OÙ DÉPOSER UNE DEMANDE DE FINANCEMENT ?

Pour effectuer une demande de financement FEDER ou FSE auprès de la Région Île-de-France, il suffit de se rendre sur la plateforme e-Synergie.

Pour déposer une demande de financement FSE auprès de la DIRECCTE Île-de-France au titre des programmes opérationnels nationaux (PON), il faut se rendre sur la plateforme Ma démarche FSE, et se référer précisément aux appels à projets et critères de sélection publiés qui définissent le cadre dans lequel les projets doivent s’inscrire ainsi que la date butoir de dépôt des demandes.

QUAND DÉPOSER MA DEMANDE ?

Il est conseillé de déposer une demande d’aide avant de démarrer son projet.

Toute demande doit être complétée avant la date de clôture de l’appel à projets concerné. Pour qu’une demande d’aide puisse être prise en compte, les dossiers doivent comporter au minimum des éléments concernant l’identification du porteur et du projet, et contenir les pièces spécifiées dans l’appel à projets correspondant. La demande doit être datée et signée par le porteur de projet. À défaut de ce formalisme minimal, l’autorité de gestion considère que le dossier de financement n’est pas recevable.

LE MONTANT DE LA SUBVENTION

Le montant de la subvention européenne fait l’objet d’un article de la convention. Celui-ci précise le coût total éligible du projet, le montant maximum prévisionnel de la subvention et le pourcentage de cette subvention de l’Union européenne au regard du coût total éligible. Si le plan de financement est modifié, il est nécessaire d’en informer le service instructeur avant la fin de la période de réalisation, afin que le dossier soit réexaminé. Certaines modifications donneront lieu à un avenant à la convention. Le montant de la subvention n’est pas définitif mais constitue un plafond. Il sera recalculé au moment du traitement de la demande de paiement en fonction du montant des dépenses qui auront été réalisées et justifiées et des cofinancements reçus. Ainsi, si le montant des dépenses est moins élevé que prévu ou si le projet a obtenu plus de cofinancements, le montant de la subvention FEDER/FSE/FEADER sera revu à la baisse.

Avant de déposer ma demande de financement européen | EuropeIDF
De l'instruction de ma demande de financement à sa validation | EuropeIDF

ATTENTION: s’il y a bien deux choses que j’ai retenu de ma propre expérience avec les Fonds de Financement Européens:

  1. Les programmations européennes sont sur des périodes de 7 ans à l’heure actuelle, les bureaux sont en attentes de la prochaine programmation 2021-2027, innutile donc de postuler entre deux programmations…
  2. Le FSE co-finance qu’à hauteur de 50% [Pour les 50% restant il faut trouver des co-financeurs ou de l’auto-financement – les gains de concours ou aides de l’Etat peuvent y contribuer -] et la part FSE est remboursée après la fin du projet, l’édition du bilan et le contrôle du bilan soit au mois 1 ans après la fin du projet (ou son début lorsque l’on parle d’une entreprise ou association)

Autrement dit, les Fonds Européens ne peuvent être votre base d’apport mais biens des compléments financiers sur le long terme, à méditer donc avec vos objectifs et besoins, sur le court et long terme.

Aides financières d’Etat pour les moins de 25 ans

LE REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE (RSA)

Quelles sont les conditions d’obtention ?

Depuis le 1er septembre 2010, les jeunes de moins de 25 ans (étudiant et chômeurs) peuvent être bénéficiaires du RSA

Être de nationalité française ou européenne ;

ou

Résider en France depuis au moins 5 ans.

Avoir au moins un enfant à charge ;

ou

Avoir travaillé pendant au moins 2 ans (en tant que salarié ou non), soit un total de 3 214 heures de travail précédant la demande de RSA.

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Afin d’obtenir le RSA, vous devez fournir les pièces justificatives de vos activités professionnelles (sur les deux dernières années), précédant la demande de RSA :

  • Pour les activités salariées : fiches de paye, attestation employeur, contrats de travail, etc. ;
  • Pour les activités non salariées : immatriculation au registre du commerce, documents comptables, etc. ;

À noter que si vous bénéficier du RSA tout en habitant chez vos parents, leurs allocations logements ou familiales ne seront pas modifiées.

Quel est le montant du RSA ?

Si vous êtes une personne seule, le montant du RSA Jeune est de 564,78 € par mois, après la révision du 1er avril 2020.

LA PRIME D’ACTIVITE

En vigueur depuis le 1er janvier 2016, la prime d’activité est un complément de revenus. Elle est accordée, sous conditions de ressources, aux personnes majeures salariées et indépendantes. Mais aussi aux étudiants salariés et apprentis. Environ 5 millions de Français bénéficient de cette aide aujourd’hui.

Cette aide va-t-elle être majorée ?

Cette aide a été révisée en octobre 2018 et a vu son montant majoré de 20€ mensuels maximum. Elle sera sans doute majorée de plus belle en 2020 et 2021, de 20€ mensuels supplémentaires chaque année.

De plus, en décembre 2018, une majoration de 90€ avait déjà eu lieu afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés et des foyers modestes. Cette majoration s’inscrit dans le cadre des “mesures d’urgence économiques et sociale”, présentée le 10 décembre par Emmanuel Macron.

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Vous devez faire la demande de prime d’activité auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA), qui vous la verseront si votre dossier est accepté.

À noter que l’article 57 de la loi Rebsamen du 17 août 2015, stipule que les personnes suivantes ne peuvent pas prétendre à la prime d’activité :

  • Élève
  • Étudiant
  • Stagiaire
  • Apprenti

Néanmoins, cette condition ne s’applique pas à ceux qui touchaient au moins 932,29€ par mois en 2019. Un stagiaire ou un apprenti est ainsi tout à fait éligible si ses revenus excèdent cette limite.

Les aides financières pour les jeunes sans emploi | Mes-Allocs.fr (mes-allocs.fr)

Que ce soit pour une demande de RSA ou de Prime d’Activité, le mieux est encore de vous rapprocher de votre Pépite ou conseillé.ère (BGE ADIL, BPI FRANCE, Couveuses…), afin de jauger ce qui est le plus cohérent avec votre projet.

Ainsi, comme vous avez pu le vois, certaines aides, nécessite d’être inscrit.e au chômage [Statut pouvant s’accumuler avec le Diplôme d’Etudiant.e Entreprenneur.se !], d’autres de ne pas être étudiant.e [Donc ne s’accumulant pas avec le Diplôme qui vous permet de conserver votre statut d’étudiant.e!], les calcules donvent donc être faits avec une vue d’ensemble et un minimum de projection sur le long terme; ça prend du temps, mais ça vaut le coup !

Aides financières régionales

Comme bous les bourses intra-universitaires, il est toujours intéressant d’aller frapper à la porte des Régions lorsque l’on cherche des financements. L’entreprenariat étant en plein essort, celle-ci font souvent preuve d’imagination pour proposer des aides financières et accompagnements dédié.e.s, d’autant plus intéressant.e.s que ceux.elles. ci sont publiques et ouvert.e.s à tous.toutes en fonction des catégories.

Exemple: Parcours #EntrepreneurLEADER proposé par la Région Ile-de-France en partenat avec BGE ADIL; proposant un parcours d’accompagnement personnalisé GRATUIT pour les étudiant.e-entrepreneur.se.s, organisé en trois temps: Batir mon projet, Financer mon projet, Piloter mon entreprise.

Entrepreneur #LEADER : le parcours unique de la création d'entreprise en Île-de-France (bge-adil.eu)

Exemple: Appel à projet Nouvelle Aquitaine : « Expérimentation de solutions numériques innovantes pour la formation et l’éducation »; ouvert autant aux entreprises, qu’aux associations, startups et institutions publiques, celui-ci s’inscrit dans la dynamiques des investissements européens de la région. Le premier appel à projet est terminé pour l’année 2020, mais il va réouvrir pour l’année 2021 dès février-mars, une belle opportunité si votre projet est cohérent et s’inscrit dans un plan de développement sur le long terme !

Les Aides en Nouvelle-Aquitaine (nouvelle-aquitaine.fr)

Une fois de plus, il ne s’agit là que de deux exemples types à partir de Régions que je connais bien. Le mieux pour vous est de vous rapprocher des bureaux entreprises et entrepreneuriat de votre propre Région pour vous renseigner, une fois votre projet bien fisselé et cohérent (surtout au niveau de votre plan financier) bien entendu !

Prêts Garanties par l’Etat& Emprunts bancaires

Prêts Garanties par l’Etat

Pour faire face au choc économique lié à la crise du coronavirus, le Gouvernement a mis en oeuvre un dispositif exceptionnel de garanties permettant de soutenir le financement bancaire des entreprises, à hauteur de 300 milliards €.

Il est ouvert à toutes les entreprises jusqu’au 30 juin 2021 quelles que soient leur taille et leur forme juridique (par exemple les sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations ayant une activité économique y compris certaines sociétés civiles immobilières, les entreprises en difficulté depuis le 1er janvier 2020, et les « jeunes entreprises innovantes »).

Les entreprises peuvent souscrire un prêt garanti par l’État auprès de leur établissement bancaire habituel ou depuis le 6 mai 2020 auprès de plateformes de prêt ayant le statut d’intermédiaire en financement participatif. Pour l’essentiel dans ce cas, le PGE est régi par les mêmes règles que lorsqu’il est souscrit auprès d’une banque.

Le montant du prêt peut atteindre jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires 2019 ou 2 années de masse salariale pour les entreprises innovantes ou créées depuis le 1er janvier 2019. Aucun remboursement n’est exigé la 1ère année. 2 à 4 mois avant la date anniversaire du PGE, le chef d’entreprise prendra la décision sur le remboursement : il pourra décider de rembourser immédiatement son prêt, de l’amortir sur 1 à 5 ans supplémentaires, ou de mixer les 2.

S’agissant des taux, les petites et moyennes entreprises qui souhaitent étaler le remboursement de leurs PGE pourront bénéficier de taux bancaires compris entre 1 % et 2,5 % en fonction du nombre d’années de remboursement. Dans les conditions actuelles de taux, les banques se sont engagées à proposer une tarification maximale de :

  • 1 à 1,5 % pour des prêts remboursés d’ici 2022 ou 2023,
  • 2 à 2,5 % pour des prêts remboursés d’ici 2024 à 2026, coût de la garantie de l’État compris.

La garantie de l’État couvre un pourcentage du montant du capital, intérêts et accessoires restant dus de la créance jusqu’à la d’échéance de son terme, sauf à ce qu’elle soit appelée avant lors d’un événement de crédit.Ce pourcentage est fixé à :

  • 90 % pour les entreprises qui, lors du dernier exercice clos, ou si elles n’ont jamais clôturé d’exercice, au 16 mars 2019, emploient en France moins de 5 000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliards €,
  • 80 % pour les autres entreprises qui, lors du dernier exercice clos, réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliards € et inférieur à 5 milliards €,
  • 70 % pour les autres entreprises.

Les banques se sont engagées à distribuer massivement, à prix coûtant, les prêts garantis par l’État pour soulager sans délai la trésorerie des entreprises et des professionnels. Elles examineront toutes les demandes qui leur seront adressées et leur apporteront une réponse rapide.

Comment bénéficier d’un prêt de trésorerie garanti par l’État ?

  • Pour les entreprises employant moins de 5000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliards € en France :
  1. L’entreprise se rapproche d’un partenaire bancaire pour faire une demande de prêt

Il est possible de faire une demande regroupant plusieurs prêts. Le montant cumulé de ces prêts ne doit pas dépasser 25 % du chiffre d’affaires ou 2 ans de masse salariale pour les entreprises en création ou innovantes.

  1. Après examen de la situation de l’entreprise (critères d’éligibilité notamment), la banque donne un pré-accord pour un prêt
  2. L’entreprise se connecte sur la plateforme attestation-pge.bpifrance.fr pour obtenir un identifiant unique qu’elle communique à sa banque.

L’entreprise fournit à cet effet son SIREN, le montant du prêt et le nom de l’agence bancaire. Pendant le premier mois du dispositif, l’entreprise ne pourra obtenir qu’un seul numéro unique, elle ne le demande donc qu’après avoir obtenu un pré-accord de la banque

  1. Sur confirmation du numéro unique par Bpifrance, la banque accorde le prêt

En cas de difficulté ou de refus, l’entreprise peut contacter Bpifrance à l’adresse suivante : supportentreprise-attestation-pge[@]bpifrance.fr

Je vous transmet ici seulement les informations essentielles, pouvant concerner les jeunes entrepreneur.neuse.s que nous sommes, toutes les informations sont à retrouver directement sur le page du gouvrenement, ci dessous.

Il faut toujours retirer le point positif de chaque crise, celui-ci en est un, alors pourquoi pas le saisir si besoin ?

Prêt garanti par l’État | economie.gouv.fr

Emprunts bancaires spécifiques

Le Prêt Bancaire aux Entreprises est exclusivement réservé aux commerçants, aux artisans, aux professions libérales et aux entreprises de moins de 80 millions d’euros de chiffre d’affaires.

L’emprunt consiste, pour une personne physique ou morale à solliciter auprès d’un établissement de crédit la mise à disposition d’une somme d’argent pour une durée et à un taux déterminés. Cette opération est matérialisée par un contrat conclu entre l’emprunteur et le prêteur.

Attribution du prêt bancaire aux entreprises

Ces prêts bancaires sont distribués par tous les établissements de crédit qui fixent librement les taux et le montant des frais.

Dans la plupart des cas, la banque prêteuse exigera que le créateur ait son compte courant (avec domiciliation des salaires) chez elle.

Apport personnel minimum

Bien que les banques affichent des différences sur le mode d’attribution des prêts, généralement elles imposent toutes au(x) créateur(s) de réunir au minimum 30 % des besoins durables de l’entreprise. Ce montant est variable en fonction du niveau de risque de l’activité.

Ces besoins durables comprennent :

  • les frais d’établissement : ce sont les frais engagés pour constituer l’entreprise (frais d’immatriculation, honoraires de conseil, etc.) ;
  • les frais liés aux immobilisations incorporelles : les dépenses juridiques et administratives (dépôt de brevets, annonces légales…), les dépenses liées au local (loyers d’avance, honoraires d’agence, droit au bail, etc.), les dépenses publicitaires (plaquette commerciale, etc.) ;
  • les frais liés aux immobilisations corporelles: correspondant aux investissements matériels, tels que les machines, le matériel informatique, le mobilier, les véhicules, les frais d’agencement etc. ;
  • le besoin en fonds de roulement (BFR) qui permet de financer les premiers mois d’activité.

Une absence de fonds propres sera jugée rédhibitoire par le banquier chargé d’étudier le plan d’affaires de l’entreprise. Dans un tel cas, il peut donc être très utile de solliciter un prêt d’honneur auprès d’organismes spécialisés.

Caratéristiques du prêt bancaire

Un prêt bancaire se compose de plusieurs données :

  • la somme empruntée, ou capital ;
  • le taux d’intérêt. Il est librement fixé par les banques et peut être fixe ou révisable. Il varie selon le « risque » présenté par un projet ;
  • la durée et le niveau des mensualités.

Durée du prêt bancaire

La durée du prêt varie de 5 à 12 ans, en fonction de la nature du bien, de sa durée d’amortissement et de la capacité de remboursement de l’entreprise. Le remboursement peut être mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel. Il y a la possibilité de différer les remboursements de 12 mois maximum.

Taux d’intérêt

Le taux d’intérêt est fonction de la durée du prêt et s’accorde généralement avec le taux d’intérêt applicable au Prêt à la Création d’Entreprise. Le taux est révisable en fonction de la rémunération servie au Livret de Développement Durable.

Mon objectif dans cet article est de vous exposer vos différentes possibilités dans leur globalité, je ne peux donc pas me permettre de rentrer plus dans les déteails, pour cela, je vous invote donc à vous rendre sur la page spécialement dédiée au prêts bancaires, de BGE ADIL, ci-dessous…

Recourir à un prêt bancaire pour financer son projet de création | Bpifrance Création (bpifrance-creation.fr)

La revue d’aujourd’hui était longue et complexe comme l’est la réalité du marché actuel. Si vous devez retenir une chose de cet article, retenez ceci; les possibilités pour avoir des apports au début de votre projet, même avec des fonds personnelles faibles, elles existent, le plus important est de vous renseigner au bons endroits et au bons moments. J’espère vous avoir éclairé au maximum dans votre quête, si vous avez des informations complémentaires, n’hésitez pas à nous les partager dans les commentaires ou sur la page Instagram de Regardsleblog !


Nous arrivons à la fin de ce STEP13 et doucement à la fin de cette série également, ou du moins de sa première partie. C’est difficile et chronophage de faire des recherches pour répondre à ces différentes problématiques pour ensuite vous restrancrire les éléments clairement, mais j’espère vous aider au maximum dans votre projet. La semaine prochaine, il sera justement pour moi l’heure de tirer un premier bilan de ces 6 premiers mois intenses entant qu’étudiante entrepreneuse , entre grosses galères et belles réussites …

En attendant prenez soin de vous et gardez le cap, les fêtes approchent et avec elles des temps de repos, bien mérités !

Ella