Voyage – Chili Bonus

Museo chileno de arte Precolombino

Alors que les revendications féministes paralysent le pays et donc mon université, je vous reviens avec un petit article bonus dédié à l’incroyable musée d’art précolombien de Santiago. Pour comprendre une culture il faut comprendre son histoire, partons donc sur les traces de ces peuples à l’origine du vaste continent sud Américain…

De tous les musées présents dans la capitale chilienne, celui-ci est reconnu comme l’un des meilleurs. Personnellement, je le place bien volontiers en seconde position derrière le musée des droits de l’homme que je vous est présenté dans un article antérieur. A eux deux, ils permettent de faire le tour de cette histoire chilienne, très riche et complexe, à base de peuples indigènes, de mélanges multiculturelles, de colonialisme, de dictature et de reconstruction.

 

Pour vous exposer l’infrastructure du musée, celui se compose de trois étages, chacun composés de plusieurs pièces (12 en tout) exposants les vestiges de ce que furent les peuples indigènes, premiers habitants du continent latino Américain. De l’Amazonie aux Andes Incas, des mapuches aux Mayas, ce musée permet de brosser des Histoires riches de plus de milles ans à travers des objets uniques et précieux.

Des vases incurvés aux masques sacrés en passant par les incroyables tapisseries Incas, chaque objet porte en lui un pan de cette histoire trop longtemps oubliée. Parce que plus que de simples objets de décoration, nous parlons bien ici de preuves ultimes des mythes et coutumes de ces peuples pour la plupart éteints et qui portaient en eux une science et une philosophie jamais égalée.

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N’hésitez donc pas à aller vous perdre entre ces collections finement créées et vous plonger aux coeur de ces pièces assombries et parfaitement agencées pour mettre en avant la beauté intime de chaque objet.

Adresse: Bandera 361, Santiago de Chile
Horaires: Du lundi au vendredi de 10 à 18h
Site web: http://www.precolombino.cl/en/
Contacts: (56-2) 2 928 1500 & www.precolombino.cl
Il est à noter que le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite

Je vous souhaite une très bonne semaine et vous dis à vendredi pour un nouvelle article, besos!

Ella

Voyage – Chili part9

El museo de la memoria y de los derechos humanos

Si venir au Chili est une expérience extraordinaire personne n’est sans savoir que le pays commence seulement à tourner la page d’une dictature sanglante. Ainsi, pour comprendre le Chili il faut comprendre son histoire, pour cela je vous emmène à la découverte du musée du la mémoire et des droits de l’homme.

Si vous prenez le temps de demander à des chiliens leur avis sur ce musée, ils vous parlerons sans aucun doute de l’atmosphère pesante et de ces grandes salles dans lesquelles reposent les preuves d’un passé si dure à accepter. Beaucoup de ceux à qui j’en est parlé m’ont même dit qu’ils n’avaient pas pu finir la visite, tant l’émotion était forte.

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Dès l’entrée située au rez de chaussée, un ensemble de tableaux reprennent toutes les enquêtes pour non respect des droits de l’homme réalisés par l’ONU dans les 50 dernières années. On apprend ainsi pays par pays, les crimes commis, punis et ceux qui n’ont jamais étaient élucidés. Parce que si ce musée a comme objectif premier de conserver les traces d’un passé que le pays souhaiterait pourtant oublier, il a aussi était créé pour rappeler que les droits de l’homme continuent chaque jour d’être bafoués, aux quatre coin du globe.

 

Le reste du musée est organisé sur trois étages:

  • Le premier est complètement dédié au coup d’état militaire du 11 septembre 1973. C’est ce jour maudit qui marque la fin de la démocratie au chili avec le suicide du présidant  Salvador Allende et le début de 11 ans de dictature militaire. Immense, cet étage a était organisé en 5 parties dans lesquelles archives radios, vidéos et journaux papiers nous plongent dans le chaos que fut ce jour. On entend ainsi comme si nous y étions les avions de l’armé bombarder le palais présidentiel dela Moneda. On voit les chars envahir la ville. On ressent la peur des centaine de chiliens arrêtés et emprisonnés pour avoir voulu protéger le cœur de leur démocratie. Dans les archives les plus symboliques je retiendrais le dernier discours du président Allende à la radio chilienne, quelques heures à peine avant qu’il ne se donne la mort dans son bureau, au cœur de la Moneda envahie par les flammes.

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  • Le second étage est  dédié aux 17 années de dictature rythmées par les disparitions, arrestations, tortures et exils. Des témoignages audios, vidéos sont ainsi exposés au milieu des documents classés top secret du gouvernement qui dresse la liste des prochaines victimes et les outils de torture allant être utilisés. Parmi les éléments les plus émotionnels je relèverais les reconstitutions d’objets créés par les prisonniers et la liste des lieux dans lesquels a été pratiquée la torture. C’était il y moins de 40ans et ces lieux existent encore aujourd’hui, c’est pourquoi il est important de ne pas oublier, parce que partout au Chili nous marchons là ou cela c’est passé.

 

  • Le dernier étage est lui dédié aux 5 dernières années de lutte qui ont débouché sur le référendum de 1988 par lequel les chiliens ont étaient amenés à voter pour le poursuite ou non du régime militaire. C’est le NO! qui l’a emporté, non sans de nouveaux dégâts. C’est ainsi que, le 11 mars 1990, le chilien redevient un pays libre et démocratique, remplie de plaies mais aussi et surtout d’espoir.

Le plus chamboulant dans cette visite reste le nombre extraordinaire d’archives et de témoignages preuves glaciales de l’horreur vécut. De plus, cette histoire étant très récente, les avancés technologiques existaient déjà (enregistreurs audios, caméras, appareil photo..) ce qui donne à cette histoire des visage, des voix, des corps qu’il nous est impossible d’oublier.

 

Pour le côté pratique, le musée est gratuit et ouvert à tous, même si certaines salles sont déconseillées aux enfants de moins de 12 ans (certaines images risque d’heurter leur sensibilité).

https://ww3.museodelamemoria.cl/

Nous arrivons à la fin de ce nouvel article, il est temps pour moi de vous dire à la semaine prochaine. Je vous reviens avec une nouvelle série d’articles extraordinaires, et pour cause, demain je m’envole pour réaliser un rêve, partir à la découverte de l’île de pâques !

Ella

Voyage – Chili BONUS1

Teremoto, à faire trembler vos murs

Aujourd’hui, il est temps pour moi de vous présenter mon premier article bonus chilien et pas des moindres. Comme vous le savez sans doute, les terres chiliennes sont régulièrement secouées par des tremblements de terre plus ou moins violents. Mais ce que l’on sait moins c’est que les tremblements proviennent aussi régulièrement des verres que l’on vous sert, je vous explique…

Vous ne pouvez vous rendre au Chili sans entendre parler de cette boisson alcoolisée à base de pisco (eau de vie de vin produite au Chili), de vin blanc, de grenadine et de glace à l’ananas. La légende raconte que cette boisson a été servie pour la première fois à un étranger qui voulait un breuvage rafraichissant [d’où la glace à l’ananas].

Quant à l’origine de son nom [Teremoto = Tremblement de terre], deux versions s’opposent pour l’expliquer:

*La première dit que cette boisson fût créée pendant le tremblement de terre du 3 mars 1985, un des plus important que le pays est connu (143 morts et plus de 1 990 blessés).

*La seconde justifie tout simplement ce nom par les effets créés par la boisson, aussi animés qu’un tremblement de terre et qui ne peuvent vous laisser de marbre.

Dans tous les cas, une chose est sure, cette boisson super bien dosée vous permet de vivre une expérience haute en couleur, au moins aussi agitée qu’un tremblement de terre coefficient 8. Les jambes qui tremblent, la tête qui tourne et cette merveilleuse impression que tout va beaucoup trop bien. Si je peux vous donner un conseil d’amie, n’hésitez pas à vivre cette expérience à plusieurs, histoire d’être sure de retrouver votre chemin lorsque sonnera minuit (ou plus…)!

A Santiago, deux bars sont reconnus comme les deux meilleurs endroits pour boire un Teremoto: El Hoyo et La Piojera. J’ai eu la chance de tester le second avec mes colocs la semaine dernière et je vous confirme que c’est un lieu qui vaut le détour.

Tout d’abord, pour l’ambiance purement chilienne que l’on a du mal à retrouver lorsque l’on se cantonne aux bars et restos huppés de Bellavista. Ensuite, pour ces verres de Teremoto aussi esthétiques (grâce au mélange de la grenadine et de la glace à l’ananas) que délicieux. C’est d’ailleurs une des raisons principale pour laquelle le Teremoto monte aussi rapidement à la tête: très sucré, on ne sent pas beaucoup l’alcool et le boit donc comme un simple verre de cocktail sans alcool, grosse erreur ! Mais ça, on ne sans rend compte que le lendemain matin…

Nous arrivons maintenant à la fin de cet article bonus à la gloire du tremblant teremoto. Je vous retrouve vendredi pour un article toute en émotions dédié au musée des droits de l’homme de Santiago sur le thème de la dictature de Ponochet. En attendant prenez soin de vous et n’oubliez pas: l’abus d’alcool est dangereux pour la santé !

Ella