SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 21 «Première année entrepreneuriale: Bilan»

Le Grand Saut, une fois réalisé, donne un immense sentiment de liberté

Il y a un an, à quelques jours près, je postulais pour obtenir le statut Etudiant.e entrepreneur.se auprès du Pépite 3EF. Alors, en stage de Master 1 au sein de l’Institution France Education International, j’étais très loin de me douter de l’expérience que je m’apprêtais à vivre. Un an plus tard, alors que la pandémie mondiale s’est éternisée, j’ai réalisé mon année de Master 2, entre l’Espagne et la France, j’ai créé mon auto entreprise, donné des cours en tant qu’intervenante communication, j’ai développé mon blog en postant un article par semaine et réalisé 7 podcasts, malgré la distance. Cette année m’a apprise plus sur moi que les trois dernières années, mais surtout elle m’a montré que Le Grand Saut est le fruit de notre seule volonté.

Nous y sommes ! Le dernier mercredi de juin est arrivé, il est donc temps pour moi de faire le bilan de cette première année entrepreneuriale. Pour cela et afin de coller avec mes deux séries dédiées, je vais tout d’abord vous proposer les Trois leçons que j’ai apprise de mon expérience en tant qu’étudiante entrepreneuse, avant de vous partager ce que les rencontres que j’ai faite pour ma série Le Grand Saut m’ont permis de comprendre.

SERIAL ENTREPRENEUSE

L’entrepreneuriat est un sport d’équipe

Savoir demander de l’aide

Lorsque vient l’idée d’un projet, nous sommes souvent face à nous même. Pourtant, la création d’une entrepris,e ou même d’une association, est quelque chose de tellement complexe, que rapidement, nous ne pouvons gérer seul.e.

Comprendre cela, accepter d’être aidé.e, de demander de l’aide, c’est gagner beaucoup de temps. Parce que souvent il ne nous manque pas grand chose:

  • Des informations / Un support
  • Des contacts
  • Une compétence / un savoir-faire
  • Une formation / un atelier
  • Un financement / un coup de pouce financier

En fonction de la situation, prendre de la distance pour trouver le/a meilleur.e interlocuteur.trice pouvant être en mesure de nous soutenir peut vraiment faire la différence.

De même, au fur et à mesure que le projet se créer, il faut avoir conscience que de nouveaux besoins vont également apparaitre, des besoins matériels, financiers, humains qu’il faut combler, pour ne pas prendre le risque de se retrouver dépasser. Dans ce cas, n’hésitez pas à aller frapper à la bonne porte …

Les organismes publics / programmes de référence

Pour trouver le programme ou l’organisme qui correspond à vos besoins, je vous renvois au STEP2 de la série Serial entrepreneuse, dans lequel je développe les différentes possibilités par secteurs d’activité.

Le réseau Pépite France, ce sont, depuis 2014, 33 Pôles Étudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat (PÉPITE), partout en France. Divisés autour de deux systèmes intrinsèquement liés:

  • Le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour les étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s [une première mondiale]; vous permettant de construire et de développer votre projet en bénéficiant d’un accompagnement quelle que soit la démarche entrepreneuriale (individuelle, collective, à finalité économique et/ou sociale, innovante ou non, technologique ou non, avec création d’activités ou reprise d’entreprise ou autre structure juridique).
  • Le Diplôme National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour étudiant(e) et jeunes diplômé(e)s ayant obtenu le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(neuse)s; permettant de valider votre projet entrepreneurial à la place d’un stage, de conserver vos droits de bourses même en ayant terminé vos études et également d’obtenir un diplôme reconnaissant vos acquis à la suite de votre projet entrepreneurial.

Dans les deux cas, Pépite France, vous propose un double accompagnement grâce à un système de tutorat: interne à votre université référente, avec un représentant du cadre professorale et externe avec un.e professionnel.le (entrepreneur.se ou pas), tout deux vous accompagnant tout au long de votre projet. A cela s’ajoute un large réseau de soutien sur toute la France, des aides au financement affiliées et même des espaces de coworking spécialement dédiés, en fonction des Pépites.

  • Les CCI | CHAMBRES DES COMMERCES ET DE L’INDUSTRIE

L’Etablissement Nationale CCI France, ce n’est pas moins de 126 établissements publics nationaux, régionaux et locaux, divisés sur le territoire français.

Concrètement, il s’agit là du réseau français dédié aux entreprise, de leur création (démarche, statuts, reconnaissance…), à leur fermeture, en passant par leur gestion (aide au financement, accompagnement à l’embauche…). CCI France concerne toutes les formes d’entreprise et d’entreprenariat (indépendant, société, freelance…) et la majorité des domaines d’intervention (Commerce, Industrie, Service, Environnement, Formation, Emploi, Innovation, Communication…).

Les porteur(se)s de projet y sont accueilli.e.s en fonction de leur spécificité (employé.e, chômeur.se, étudiant.e…), formé.e.s, accompagné.e.s… L’encrage régional des CCI leur permet une très bonne connaissance des bassins d’emploi, des besoins spécifiques régionaux et de grands réseaux professionnels en fonction de votre territoire d’implantation. Je note néanmoins, que comme tout organisme public ouvert au plus grand nombre, les places sont chers et l’accompagnement plutôt global, contrairement à un organisme spécifiquement dédié aux étudiant.e.s entrepreneur.se.s et jeunes diplômé.e.s comme vu avec Pépite France.

Pour les étudiant.e.s entrepreneur.se.s, BGE ADIL est affilié depuis cette année au programme Entrepreneurs #Leaders de la Région Ile de France. Un opportunité incroyable qui propose aux moins de 26 ans, aux bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, ASS…) et habitants des quartiers politiques de la ville, trois formats d’accompagnements super complets, GRATUITS:

1- Bâtir mon projet: jusqu’à 12h de conseil dédiées à la création d’entreprise, du Business Plan au modèle de choix de statut juridique, en passant par la recherche de partenaire.

2- Financer mon projet: jusqu’à 50 000 Euros pour structurer financièrement son projet et un accompagnement à la mobilisation de fonds adaptés avec des partenaires de BGE ADIL.

3- Piloter mon entreprise: un accompagnement tout au long des 3 premières années de vie de votre entreprise, pour vous aider à développer votre réseau, construire un pilotage effectif, effectuer des recrutements pertinents…

Assurer une veille s’est être au bon endroit, au bon moment

Etre connecté, à son réseau, à son secteur d’activité

La veille c’est un peu comme la communication, dans notre démarche entrepreneuriale on a toujours tendance à la passer au seconde plan. Pourtant, c’est en étant connecté aux nouveauté que l’on peut en permanence répondre aux attentes et besoins de nos Personas, tout en observant les réactions de la concurrence.

Assurer une veille, cela fonctionne de plusieurs façons:

  • Sur les réseaux sociaux | Personnels et professionnels
  • Via les newsletter | Des entreprises, des organismes, des médias; partenaires et concurrents
  • Via les alertes des outils spécialisés | Définis dans le prochain paragraphes
  • Via les évènements | En ligne et en physique
  • Via les relations interpersonnelles | C’est autour d’un café (ou thé) que les meilleurs projets et partenariats son créés …

Attention, être en veille ne veut pas dire arrêter de vivre pour être à 100% dans son projet, dans son secteur et dans les nouveautés de la concurrence, mais ce la veut dire, se donner du temps pour garder un oeil sur tout ça. Et pour rendre cette démarche la plus simple possible il y a des outils à connaitre …

Les outils de veille pour faire la différence

Pour découvrir les outils et les techniques de veille dans leur globalité et en détails, je vous renvois à mon Instagram @Regardsleblog, j’ai créé une IGTV qui vous donne un apperçu complet des existants dans le domaine.

Tendances évolutives

  • Google Alerts

Tous les jours un rapport des dernier.e.s articles/vidéos/ podcast à partir d’un MOT CLE

  • Newsletter

L’ACTU en bref des journaux, entreprises, bloggeur.se.s,

  • Réseaux sociaux

Lien avec votre secteur d’activité et votre réseau par POSTS

Contenus de curations

Regrouper les flux RSS que vous suivez en une interface graphique

Interface de flux RSS à partager avec votre groupe de travail / vos collègues / vos ami.e.s

Un projet évolue, tout comme son.a porteur.se de projet

La dernière leçon que ces 12 mois d’entrepreneuriat est que l’on ne peut pas tout diriger et que donc, un projet évolue (au moins autant que nous…).

On en revient donc à mes deux mots préférés de cette série, Serial entrepreneuse: Organisation & Improvisation. Parce que oui, les deux vont de pair. L’organisation nous permet ainsi de tout mettre en oeuvre pour nous simplifier la vie; les bons collaborateur.trice.s, les bons outils, les bons financements … [Dans « bons », j’entends, ceux qui nous correspondent le mieux]. L’improvisation, elle, nous met dans un état d’esprit essentiel, celui qui dit, « ça va aller ». Parce que oui, il y a toujours une solution et si cette solution n’est pas en vous, alors c’est que vous devez vous tourner vers quelqu’un d’autre [Retour au premier point].

S’il y a bien quelque chose que cette année (ces années…) de pandémie mondiale nous ont appris, c’est que nous sommes des êtres capable d’adaptation (même lorsque la situation nous oblige à rester enfermé !). Cette capacité est essentielle en entrepreneuriat, parce qu’elle donne les clés face aux aléas d’une vie sans horaires, missions et rémunérations fixes !

LE GRAND SAUT

Avec 14 portraits à son actif, la série Le Grand Saut est devenue le deuxième poumon de Regardsleblog.fr. Au cours de ses rencontres, j’ai pu échanger avec des étudiant.e.s entrepreneur.se.s aux multiples projets, aux multiples parcours. Je vous parle aujourd’hui de ces trois observations que je tire de ces interviews…

A chaque secteur d’activité, ses projets

Tout d’abord, l’entrepreneuriat est possible dans tous les secteurs d’activité.

En santé: Marie-Anne a développé une solutions pour proposer des formations à distance sous la forme de Serious Games.

En Education: Danisha créais une plateforme pour lutter contre le harcèlement scolaire.

Dans la restauration: Thomas a créé une application pour proposer les meilleurs plans de soirée, pour les clients et les professionnel.le.s.

Des exemples, j’en ai 14 différents, tant aucun projets ne se ressemble. C’est ce qu’offre l’entrepreneuriat, une liberté de créer, d’imaginer, de développer des projets là ou on veut, avec qui on veut, quand on veut. Avec des compétences dans le domaine, des contacts, mais surtout de la détermination et de l’organisation l’entrepreneuriat est accessible à tous.tes.

Il n’y a pas de parcours type en entrepreneuriat

C’est la seconde observation que j’ai pu faire de ces 14 interview; il n’y a pas de parcours type en entrepreneuriat.

Ces dernières années, nous avons vu énormément de formations spécialisées se créer; en écoles de commerce, en IAE, en DUT. De l’extérieur, cela donne l’impression que l’entrepreneuriat requiert des compétences spécifiques qui necéssitent une formation particulière, mais ce n’est pas toujours le cas !

Oui ces formations donnent certainement de très bonnes clées, mais elles ne sont pas LA clée pour qu’un projet entrepreneurial fonctionne. Je suis la preuve de cette affirmation. Je n’ai aucune formation spécifique en entrepreneuriat et pourtant… En un an et grâce à l’accompagnement du Pépite et du programme Entrepreneur #LEADER [BGE Adil / Région Ile de France], j’ai créé une auto-entreprise, tout en développant un projet de société en Ingénierie pédagogique inclusive qui a gagné un prix au Concours de pitch du Pépite 3EF !

Les différent.e.s étudiant.e.s entrepreneur.se.s que j’ai pu rencontrer ont également confirmé cette idée:

Pauline & Alicia: étudiantes en école d’ingénieure; sans formation entrepreneuriale.

Stelio: étudiant en préparation mentale, sans formation entrepreneuriale.

Chahrazad: étudiante en Sciences de l’éducation, sans formation entrepreneuriale.

Une fois de plus, je pourrais continuer la liste, l’idée est toujours la même: le meilleur parcours pour vous lancer dans votre projet c’est le votre ! Parce que vous êtes le.a seul.e a avoir ces bagages, ces expériences, vous êtes la meilleure personne pour faire votre Grand Saut !

La plus difficile, c’est de sauter !

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Nastasia dans le Portrait n°10 de la série Le Grand Saut

 Qui ne tente rien n’a rien. Tu ne prends pas de risque à ne pas essayer. De même, il faut essayer pour ne pas avoir de regrets. Et surtout, il ne faut pas oublier que l’un n’empêche pas l’autre. Il est ainsi possible de faire un master en imaginant, créant, son projet. D’autant plus que la seule chose que l’on risque de perdre c’est du temps et notre temps n’est-il pas notre plus belle richesse ?

En général, lorsque l’on a un projet en tête on a tendance à le repousser, attendant le bon moment, la bonne idée, les bon.ne.s collaborateur.trice.s … Mais dans cette attente, on ne fait rien.

C’est pourquoi j’ai appelé cette série Le Grand Saut, parce que c’est là que tout se jour. Quand on décide finalement de prendre le risque, d’essayer. Ce sera peut-être le premier essai d’une longue liste, mais au moins, on n’aura pas de regrets !


Nous voilà à la fin de ce STEP21 de la série Serial entrepreneuse, un beau bilan après une année riche en émotions. Je suis heureuse et fière d’avoir réussi à tenir le rythme, d’avoir réussi à vous offrir un article par semaine, entre conseils et portraits, malgré le Master, l’Erasmus, mes projets entrepreneuriaux et mon podcast en parallèle.

Je remercie une nouvelle fois Michaël Randrianifahanana, pour sa bienveillance et ses conseils pendant ces après-midi de correction et de relecture qui ont offert à ce blog, un nouveau Regard. Je vous remercie également pour vos commentaires, encouragements et partages qui ont offert à ce média de nouveaux.lles lecteur.trice.s et une certaine visibilité.

Je vous retrouve en septembre, après un été bien mérité, pleine de nouveaux projets et d’une flopée d’idées, en attendant prenez soin de vous et de vos rêves …

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 19 «La quête de l’associé.e»

Seul.e on va plus vite, ensemble on va plus loin

Si il y a bien une chose que j’ai apprise ces derniers mois, c’est que l’entrepreneuriat n’est pas une aventure en solitaire. Malgrés la distance, les réunions par ZOOM ou TEAMS, les alléas liés à une crise sanitaire mondiale, plus que jamais nous avons besoin les uns des autres pour avancer. C’est également l’avis général qui est ressorti de la Table ronde organisée par le Pépite 3EF le 4 mai dernier [Voir article SERIAL ENTREPRENEUSE – BONUS «Table ronde Pépite 3EF: OBSERVATOIRE des représentations entrepreneuriales liées au genre » – Regards le blog]. Trouver l’Associé.e parfait.e c’est donner un nouveau dynamisme à son projet, en en partageant les responsabilités, mais également en lui offrant un nouveau Regard. C’est également diviser les tâches, pour être libre de réaliser les plus épanouissantes pour nous.

Mais comment trouver l’associé.e, celui ou celle qu’il nous faut et qu’il faut à notre projet ?

Dans cet article, je souhaite vous donner les bases pour vous permettre de débuter votre prospection, votre quête, à la recherche de l’associé.e parfait.e, en toute sérenité. Pour cela, je vous donne les trois clés pour passer d’un projet solo à un projet en duo; différents outils qui peuvent vous aider à accélerer votre quête de manière significative et enfin, les erreurs à éviter pour que cette union rêvée ne se transforme pas en guerre des idées …

Les trois règles d’or

Cohérence

Si vous me suivez depuis le début de cette série Serial entrepreneuse, vous savez que la cohérence est au coeur de la vie entrepreneuriale. De votre Image de marque, au choix de vos Réseaux en passant par la création de votre Communauté, la cohérence est le ciment qui va permettre à votre projet de perdurer.

Parce qu’au delà de vos envies et de vos projections, votre projet va impliquer de nouvelles personnes, qui vont elles même apporter leurs expériences, leurs idées, leurs ambitions. Si vous n’êtes pas en mesure de décrire clairement l’origine de votre projet et les projections que vous ambitionnez sur le long terme, vous ne serez pas en mesure d’accueillir une nouvelle personne dans le projet.

C’est là toute la difficulté lorsque vous recherche un.e associé.e; ce projet que vous avez tant couvé, qui berce votre vie depuis des mois, des années, va également devenir celui de quelqu’un d’autre. Pour que cette co-habitation, cette union, se passe bien il va falloir définir en amont les bases du projet, les I N T O U C H A B L E S:

  • Valeurs
  • Storytelling
  • Projections

Lorsque je dis Intouchables, cela ne veut pas dire que ces éléments ne vont pas évoluer dans le temps, au contraire, ces éléments vont être vos gardes fous, vos limites, pour vous éviter de vous perdre aux grès des projets et opportunités … Ils vont être aussi le trait d’union entre vous et votre associé.e.s, pour bâtir ensemble ce projet qui vous tient tant à coeur.

Communication

Avec votre associé.e vous allez former un couple. Au delà du relationnel, nous parlons d’une équipe, qui se doit, comme dans toute relation, de communiquer.

Un quiproquo est vite arrivé et peut entrainer une déferlante d’incompréhensions, d’erreurs, d’émotions, or, face au reste de votre équipe, face à vos concurrent.e.s, face à vos collaborateur.trice.s, face à votre public cible, vous DEVEZ faire front commun.

Anecdote BAFA

Pour l’anecdode, c’est le premier élément que j’ai appris en passant mon BAFA [Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur]. Des collègues qui se contredisent devant les enfants, c’est la porte ouverte au grand chambardement … Parce qu’en tant que représentant.e.s de l' »autorité » les animateur.trice.s forment une équipe servant de référence aux enfants; en terme de règles, de rythmes, d’attitudes… Si ce front commun se retrouve brisé, c’est tout le système de référence qui est remis en question !

La communication se place ainsi comme le premier outil qui va vous permettre d’éviter les conflits entre cofondateur.trice.s, principales causes d’échec des nouvelles entreprises:

  • Communiquer sur les rôles et les compétences de chaque associé.e.s
  • Communiquer sur les objectifs sur le court et long terme
  • Communiquer sur les problématiques quotidiennes et problèmes occasionnels
  • Communiquer sur les doutes, les incompréhensions, les angoisses
  • Communiquer sur les inspirations

Bref, communiquer, dès le début de la collaboration peut permettre d’instaurer un climat de confience absolument nécessaire à l' »association » qui vous unie, pour le meilleur et pour le pire.

Transparence

La communication va de pair avec la notion de transparence.

Au début de nos projets entrepreneuriaux, nous avons tendance à vouloir absolument cacher, garder secret notre projet. Par peur des copies, des voles, mais surtout pas manque de confiance. Or, lorsque vous entamez une démarche pour chercher votre associé.e, vous devez avoir en tête la nécessité absolue de partager avec cette personne votre projet dans la totalité.

Si vous faites les choses bien, vous allez vous appuyer sur le premier point de cet article et jouer la cohérence; la personne que vous allez rechercher n’a pas vos compétences, elle ne peut donc pas vous voler votre projet qui nécessite logiquement ces mêmes compétences. Une fois cette évidence posée, vous devez comprendre que dans une un tandem directionnel, si les différentes parties ne sont pas à égalité, le projet ne peux avancer en étant équilibré.

Garder des secrets ne va faire que rentrer la suspicion dans vos équipes, une aubaine pour vos concurrent.e.s, un fléau pour vous … Il faudra apprendre à lâcher prise [Je sais plus facile à dire qu’à faire]. Cela va non seulement vous permettre d’avancer plus vite, mais surtout de pouvoir vous appuyer sur quelqu’un d’autre, un soutien non négligeable, surtout lorsque vous avez mené les premiers mois de votre projet seul.e !

Les outils de prospection

Pour trouver l’associé.e parfait.e, il faut savoir ou chercher. Je vous liste dans cette seconde partie quelques outils pratiques qui peuvent vous permettre de chercher au bon endroits, d’assurer une veille professionnelle, jusqu’à tomber sur la perle rare …

Les sites de rencontre spécialisés

  • PartnPro : plateforme d’annonces et de profils permettant la mise en relation de personnes à la recherche d’associés ou de projets auxquels s’associer avec différents services. 
  • Biznessfull : conseils et service de mise en relation de porteurs de projet avec des candidats à projet
  • Tigcre : Tandem interGénérationnel pour la création et la reprise d’entreprise dont l’objectif et de favoriser les projets de création et de reprise d’entreprises associant des personnes de générations différentes.
  • Meetpro : service de recherche d’associés ou d’investisseurs.
  • ShareK : la plateforme de rencontre de l’équipe Linksium pour les projets innovants.
  • M’associer : plateforme de mise en relation entre porteurs de projets et associés potentiels. 

Les outils de veille professionnels

  • LinkedIn: en s’abonnant aux pages des organismes / institutions / entreprises de notre secteur d’activité et en suivant des personnes aux intérêts communs
  • Meltwater: alertes intelligentes qui permettent de suivre les tendances ou des influenceurs, gestion des médias sociaux avec mesure de la performance ou encore analyse de données et reporting
  • Visibrain: newsletter qui recense les 10 articles de presse les plus partagés sur les réseaux sociaux par thématique/secteur

Les clubs et évènements par secteurs d’activités

Les erreurs à éviter

La guerre des égos

« Moi je ». « Je pense que ». « Je ne suis pas d’accord ». Ou; « Tu as tord ». « Tu es incompétent ». « Tu ne fais pas bien » …

Si je vous parlez au préalable de l’importance de communiquer, notamment sur les rôles spécifiques de chaque associé.e.s c’est pour éviter cela. Si vous ne travaillez pas sur les mêmes secteurs de l’entreprise que votre associé.e, que vous n’avez pas les mêmes compétences, alors vous n’êtes pas en mesure de critiquer son travail, ses choix. D’ou l’importance de la confiance et de la cohérence.

Chacun à sa place. Chaque égo dans son enclos et le projet sera bien gardé !

Les parts mal imparties

Il en va de même pour les parts dans l’entreprise.

Parce que la question financière peut facilement devenir sensible, épineuse, il faut avoir défini les droits, devoirs, apports et gains de chacun.e. On évite ainsi les mauvaises surprises au moment du départ d’un.e associé.e et les incohérences au niveau des comptes !

Pour cela, le mieux est de se faire accompagner par un.e ou plusieurs professionnel.le.s dont c’est le métier et qui auront la distance nécessaire pour vous accompagner avec neutralité : avocat.e.s spécialisé, comptables, expert.e.s …

Favoriser la compatibilité personnelle à la cohérence professionnelle

Lorsque l’on fait passer les premiers entretiens pour trouver son associé.e parfait.e, on peut tomber facilement dans la recherche de « l’âme soeur »: un caractère qui nous correspond, une personnalité inspirante, des hobbies en commun, une histoire qui nous touche …

Mais attention ! Vous n’êtes pas là pour rencontrer votre meilleur.e ami.e mais pour trouver l’associé.e qui correspond à votre projet ! Pensez donc compétences plutôt que caractère, skills plutôt que hobbies. Cela ne vous empêche pas de chercher une personne avec qui le feeling passe bien, mais cela n’est pas l’argument central. Vous allez former une équipe avant de former un duo.


Nous arrivons à la fin de ce STEP19 en cohérence, je crois, avec une problématique au coeur des projets des étudiant.e.s-entrepreneur.se.s en cette fin d’année universitaire. J’espère de tout coeur que ces éléments et outils vont vous servir et que vous ressortez inspiré.e.s de cette lecture !

D’ailleurs, l’avez-vous trouvé, vous, votre associé.e parfait.e ?

Comme toujours, je compte sur vous pour commenter, aimer et partager cet article et les posts associés, pour transmettre au plus grand nombre ces conseils et astuces …

Je vous souhaite une très belle semaine, on ne lâche rien !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 17 «Autoentreprise: l’entrepreneuriat pour tous.tes»

Il faut débuter petit pour viser grand

C’est le jeu de l’entrepreneuriat, une bonne dose d’organisation et une belle part de hasard, d’adaptation. C’est ainsi que 10 mois après le début de cette aventure folle dans l’entrepreneuriat étudiant, j’ai finalement décidé d’anticiper ma création de société en me lançant comme autoentrepreneuse. Pour des raisons financières d’abord, mais également pour mettre enfin un pied dans ce monde professionnel qui me tendait les bras, le statut d’autoentreprise c’est alors présenté comme la meilleure option. Pratique, rapide, sans comptabilité, accessible à tous.tes, je vous propose aujourd’hui de décortiquer ce statut français, unique.

Le statut d’Auto-entreprise

L’auto-entreprise est une entreprise individuelle qui relève du régime fiscal de la micro-entreprise et du régime micro-social pour le paiement des cotisations et contributions sociales. Ce régime simplifié a été créé pour faciliter les démarches de création et de gestion de votre activité, tout en vous permettant de bénéficier d’une protection sociale dédiée.

Définition du Site URSSAF.FR.

Pour qui ?

Toute personne physique peut devenir auto-entrepreneur si elle respecte ces quelques conditions:

  • Être majeur.e (ou mineur.e émancipé par décision d’un juge des tutelles)
  • Avoir une adresse postale en France 
  • Être de nationalité française ou ressortissant.e européen (ressortissant étranger hors Union Européenne sous conditions)
  • Ne pas être sous tutelle, ni sous curatelle 
  • Ne pas être condamné.e à une interdiction de gérer ou d’exercer

Pouvant être exercée à titre principal ou complémentaire, l’activité en auto-entreprise, peut-être complémentaire en annexe d’un activité de type:

  • Etudes
  • Emploi [Avec accord de l’employeur en cas de clause d’exclusivité]
  • Retraite
  • Fonctionnaire [En fonction du statut accordé]
  • Dirigeant assimilé salarié [Président.e ou dirigeant.e de SAS ou Gérant.e minoritaire ou égalitaire SARL]

Que vous soyez artisans, commerçant.e.s ou en profession libérale [A titre principal comme Complémentaire], vous avez accès au statut d’Auto-entrepreneur. Néanmoins, vous devez avoir conscience que ce statut simplifié est bel et bien encadré, notamment en terme de chiffre d’affaire annuel, ne devant dépasser, pour une année civile les plafonds suivants:

  • 176 200 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou pour des prestations d’hébergement, y compris les meublés de tourisme classés, à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le seuil est de 70 000 €
  • 72 600 € pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC)
  • En cas d’activité mixte (vente et prestations de services), le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 176 200 € incluant un chiffre d’affaires maximal de 72 600 € pour les prestations de services

Référence: Code général des impôts [Article 50-0]

Quels avantages ?

Avantages fiscaux.

Ainsi, la franchise de base de TVA dispence l’auto-entrepreneur.se de la déclaration et du paiement de cette taxe. Attention, dans l’autre sens, vous ne pouvez ni facturer la TVA à votre client, si na récupérer sur vos achats de biens et de services. Cette franchise de la TVA est soumise à des seuils de chiffre d’affaires au-delà desquels votre auto-entreprise devient assujettie à celle-ci:

  • Pour la vente de marchandises :Sur une année civile (du 1er janvier au 31 décembre) : 94 300 € Sur deux années civiles consécutives si le chiffre d’affaires est compris entre 85 800 € et 94 300 €
  • Pour la prestation de services :Sur une année civile (du 1er janvier au 31 décembre) : 36 500 € Sur deux années fiscales consécutives si le chiffre d’affaires est compris entre 34 400 € et 36 500 €

De plus, vous avez la possibilité, avec le statut d’Auto-entreprise d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cette demande s’effectue au moment de votre adhésion [Voir Paragraphe suivant: Comment ?], ou dans les 3 mois suivant votre début d’activité en adressant un courrier à votre URSSAF. En choisissant cette option votre impôt sur le revenu est payé en même temps que vos cotisations [Au mois ou au trimestre au choix], avec application d’un taux spécifique, en fonction de votre activité:

  • 1 % si l’activité est l’achat/revente, la vente à consommer sur place et la prestation d’hébergement (BIC), à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le taux est de 1,7 %
  • 1,7 % si l’activité est une activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) 
  • 2,2 % pour les autres prestations de services relevants des bénéfices non commerciaux (BNC)

Avantages sociaux.

En tant qu’auto-entrepreneur.se, vous bénéficiez d’une couverture socialeau même titre que les autres travailleur.se.s indépendant.e.s. Celle-ci couvre :

  • La santé : maladie, maternité, indemnités journalières (sauf pour les professions libérales relevant de la Cipav qui ne bénéficient pas des indemnités journalières)
  • Les allocations familiales 
  • La retraite (régime de base et complémentaire obligatoire)
  • La prévoyance (invalidité, décès)

L’ensemble des auto-entrepreneur.se.s est rattaché à la CPAM pour l’assurance maladie et à l’Urssaf pour le recouvrement de leurs cotisations sociales (CGSS pour les DOM).

Pour plus d’informations sur l’Assurance maladie sous le Statut Auto-entrepreneur: Section 3 : Règlement simplifié des cotisations et contributions des travailleurs indépendants ― Régime micro-social (Articles L613-7 à L613-10) – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Concernant la retraite, vous êtes en mesure de valider des trimestres de retraites sous condition de chiffre d’affaires:

Ainsi, si vous êtes salarié.e et que vous validez 4 trimestres de retraite par an, le chiffre d’affaires de votre activité d’auto-entrepreneur vous permettra d’acquérir des droits supplémentaires mais pas de trimestre supplémentaire (le maximum étant de 4 trimestres validés par année civile).

Comment ?

Pour obtenir le statut d’Auto-entrepreneur, c’est simple et rapide (oui oui en France).

Il vous suffit de:

  • Vous créer un compte sur Auto-entrepreneur de l’Urssaf ou sur www.guichet-entreprises.fr, ou encore auprès d’un Centre de formalités des entreprises (CFE)
  • Faire la déclaration en ligne
  • Une fois la validation de votre demande reçue par mail, vous recevrez dans les 3 à 5 jours votre « Certificat d’inscription au Répertoire des Entreprises des établissement » [SIRENE] avec votre numéro SIRET [Essentiel à création de vos DEVIS, FACTURES et à l’ouverture d’un compte bancaire (professionnel ou non) [Voir dernier paragraphe: Attention à la séparation des biens].
L'immatriculation d'un micro-entrepreneur est gratuite. Toutefois, des frais annexes peuvent être engagés:
- stage de préparation à l'installation (SPI)
- ouverture d'un compte bancaire
- assurance professionnelle 

Mon expérience personnelle

C’est en souhaitant anticiper la création de ma société, projet entrepreneurial au coeur de ma démarche, que j’ai finalement réalisé ma demande de statut Auto-entreprise. Pourtant, au début je répétais inlassablement que je ne passerai pas par là, que c’était une perte de temps, d’argent et d’énergie. Alors pourquoi j’ai changé d’avis ? Pourquoi ai-je finalement décider de commencer par ce premier Petit saut, avant de faire réellement Le Grand Saut ? Je vous livre dans cette seconde partie, les trois points qui me semble essentiels à prendre en compte dans votre choix de vous lancer à votre tour vers l’Auto-entreprise.

Une administration quelques clics

Avec le statut Auto-entreprise*, il est facile de se lancer, d’autant plus que la prise de risque est moindre. Vous ne devez payer vos charges que sur l’argent amassé et avec l’ACRE, entant que jeune de 18 à 25 ans encore que chômeur.se, vous êtes exonéré.e de charges pendant la première année.

Autremant dit, tout est fait pour rendre l’entrepreneuriat accessible à tous et toutes avec ce statut:

  • Vous souhaitez gagner de l’argent à côté de vos études ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez anticiper votre création d’entreprise et compléter vos Apports personnels ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez travailler en indépendant en attendant de (re)trouver du travail ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez tester une activité dans un secteur qui vous passionne ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez gagner en expérience professionnelle grâce à vos savoirs-faires? Statut A.E.*

C’est d’abord grâce à cette accessibilité que je me suis lancée, un choix que je ne regrette pas du tout aujourd’hui. La vitesse d’exécution de ce projet improvisé va dans mon sens:

. 20 février: demande de statut en ligne en 30 min

. 22 février: validation de ma demande de statut

. 2 mars: « Certificat d’inscription au Répertoire des Entreprises des établissement » reçu par la Courrier

. 7 mars: ouverture de mon compte bancaire Auto-entreprise

. 10 mars: signatures de mes premiers Devis

Ce sont les expériences qui parlent le mieux au moment de prendre ce genre de décision, comme vous pouvez le constater la mienne va dans ce sens …

Une comptabilité simplifiée pour commencer en douceur

De nature stressée, j’ai souhaité réaliser un entretien à distance avec une Experte comptable, afin de voir avec elle les dessous administratif d’un tel statut.

Cet entretien* a donc été réalisé le 13 février dernier, avant ma demande de statut Auto-entreprise. Florence Gauillard-Luziau, Experte comptable dans le Val-de-Marne m’a bien confirmé que le statut d’Auto-entreprise demandait une compatbilité simplifiée, c’est d’ailleurs l’un de ses premiers avantages. Il suffit de tenir un Cahier de recettes et de dépenses, en papier ou/et en ligne et de le conserver sur 3 ans minimum pour être prêt.e à répondre à un éventuel contrôle. Cette comptabilité simplifié est complétée par une déclaration de revenus, mensuelle ou trimestrielle réalisée directement sur l’Application Auto-entreprise de l’URSSAF.

Rien de plus simple donc, nous sommes loin des démarches complètes nécessaire à la gestion d’une Société… Mais cette démarche simplifiée est également l’occasion de « se faire la main » entant que jeune entrepreneur.se débutant dans le monde professionnelle !

Attention à la séparation des biens

Lors de ce même entretien* Florence Gauillard-Luziau m’a également conseillé d’ouvrir un compte bancaire dédié à mes activités entant qu’Auto-entreprise. Même si cette démarche n’est pas obligatoire [Vous pouvez tout à fait avoir vos Recettes et Dépenses d’Auto-entreprise sur votre compte personnelle], il est malgré tout conseiller de la suivre pour des questions d’organisation financière et de visibilité fiscale. Ainsi, il sera plus simple pour vous de gérer vos Entrées et Sorties Autoentreprise en les séparant de vos Entrées et Sorties personnelles.


Nous arrivons à la fin de ce STEP17 dédié au statut Auto-entreprise. C’est un sujet important qui montre à quel point nous sommes chanceux.ses en France en terme d’entrepreneuriat et à quel point « Il ne faut jamais dire jamais! » [Note personnelle…]. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau portrait Le Grand Saut, entre ambitions personnelles et projections familiales …

Belle semaine, n’oubliez pas d’improviser [C’est bon pour le moral…] !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 1 « Projet fou »

Il y a des contextes qui donnent des ailes, d’autres qui au contraire, paralysent. Mais ce que cette période de crise sanitaire, dû au COVID-19, m’a apprise c’est bien qu’il est avant tout question de Regard(s), sans jeux de mot avec le nom de ce blog … La maladie fait peur, lien invisible entre les vivants et la mort mais c’est surtout sa lecture et les analysent incessantes qui ont été faite à son égard, qui m’ont personnellement paralysées.

Serial entrepreneuse - STEP1

Alors, comment suis-je arrivée à penser à un projet entrepreneuriale dans cette folle période ? Comment faire abstraction du/des contexte.s pour créer des projets ? Par quels moyens se faire confiance et prendre confiance en l’avenir quand les seules projections qui sont faites sur nous et notre avenir ont pour mots clés: chômage, crise économique et virus ?

Quête d’indépendance

Oui, je vais commencer par un sujet sensible, parce que c’est bien d’une peur angoissée que ce projet fou est né. Une peur immense de ne pas réussir à (enfin) être indépendante.

Indépendance financière tout d’abord; de mes parents, des aides, de petits boulots étudiants payés une misère. Plus mes années d’étude ont avancé, plus j’ai commencé à me questionner sur ce lien étroit entre connaissances théoriques, savoirs faire pratiques et indépendance financière. Pourquoi m’était-il impossible d’utiliser ces connaissances et savoirs faires appris sur les bancs de la fac ou dans mes salles de DUT, afin de gagner en indépendance ? Pourquoi devais-je me contenter de boulots sous-payés, trop souvent, éloignés de mes études, généralement, au lieu de lier les trois |CONNAISSANCES / SAVOIRS FAIRE / INDEPENDANCE | pour une meilleure cohérence personnelle et professionnelle ?

Indépendance de travail ensuite; en terme de fonctionnement, d’horaires, de tâches, d’éthique. Parce que le monde du travail, je le connais déjà. Avec un stage par an depuis ma seconde, je sais à quoi je tourne le dos en me jetant dans l’entreprenariat. Je tourne le dos à un monde de l’entreprise qui, au mieux me dérange, au pire, me répugne. Je sais, les arguments de confort, de sécurité et de simplicité. Je comprend ce choix bien volontier, mais j’ai la chance d’avoir appris à argumenter mes opinions, à « Penser par moi-même »  (Spinoza, dédicace), à me faire confiance, alors pourquoi me contenter d’une place qui ne me donne pas le droit à la reconnaissance, au respect et à la curiosité ? Tout est à relativiser, bien évidemment, il y a des entreprises / institutions qui m’ont montré qu’il été possible de faire rimer travail avec plaisir dans le respect de chacun et chacune; mais ces entreprises / institutions là, elles existeront toujours dans 10 ans, non ? Alors qu’ai-je à perdre à me lancer, aujourd’hui, étudiante, dans ce projet fou ? RIEN.

Improviser pour mieux avancer

Au plus fort de la crise sanitaire, alors que nous étions encore dans les thématiques médiatiques de virus, infection et mort, la thématique de crise économique, de chômage et de dette est venue s’ajouter. Celles-ci n’étaient pas les premières, il y à quelques mois nous étions déjà, sur la thématiques racisme, armes blanches et injustice et encore avant sur celle d’attentats, de peur des étrangers et de crise migratoire. Que des thématiques pas du tout anxiogène qui donne foi en l’avenir et en notre humanité (LOL).

Une fois ce constat posé: le monde va mal et nous sommes dans la merde, que fait-on ?

D’abord, je crois profondément qui faut prendre conscience que l’on a le choix. Le choix de laisser nos peurs, angoisses et doutes prendre le dessus. Le choix de douter des autres et de soi. Le choix de rester sur un chemin classique: lycée – université – vie salariale; ou d’en sortir. Prendre des risques et improviser n’a jamais tué personne. Maintenant, j’ai parfaitement conscience que cette façon de voir les choses n’est pas simple pour tout le monde. Plus encore, elle ne l’était pas pour moi. Hyper angoissée de nature, je suis maniaque, aime les choses rangées, les listes et l’organisation. Avant, ma vie était simple, claire, tracée et ce la me rassuré. Maintenant, depuis quelques années et grâce (à cause) des différentes thématiques socio-politiques que je vous est citées plus haut, j’ai pris conscience que les contextes extérieurs ne dépendaient pas de moi.

Nous arrivons ainsi à la seconde prise de conscience vers l’improvisation; lâcher prise c’est bon pour la santé. « C’est maintenant ou jamais », « Crois en toi avant de croire en les autres », ces mantras que l’on entend toute notre vie et que nous sommes pourtant incapables de mettre en place, si on les prenait au mot ? Soyons clair, ma panique intérieure, mon psoriasis et mon mal de dos se portent bien mieux depuis que j’ai sauté dans le vide. Alors que plus rien ne me sécurise, que je ne sais pas de quoi sera fait demain et si je vais réussir ? Oui, parce que je crois en ma capacité à être, faire et m’adapter.

Je suis légitime parce que je suis

Souffrant du syndrome de la bonne élève depuis le début de ma scolarité, j’ai longtemps cru que seuls mes diplômes, mes engagements, mes bonnes actions réussiraient à montrer au monde ma valeur et ma légitimité à réussir. Coup dure, ce n’est pas le cas. Parce que ce ne sera jamais suffisant. Il y aura toujours des gens pour être meilleur.e, plus engagé.e.s, plus intéressant.e. Alors comment se sentir légitime ? Je n’est pas encore entièrement répondu à cette question et c’est bien normal, mais je commence doucement à en comprendre les clés, voici trois d’entres elles:

Clé n°1 | Confiance en soi: La seule personne avec laquelle nous allons passer toute notre vie, c’est nous-même, alors n’est-ce pas là la première grande histoire que nous devrions vivre ? Le chemin vers la confiance en soi est semé d’embuches, mais commencer à vouloir tendre vers cela c’est déjà un grand pas vers l’acceptation de soi, avec nos défauts et nos qualités.

Clé n°2 | Passion: Je ne suis qu’une jeune entrepreneuse, je ne comprend pas encore tous les rouages juridiques et financier et me perd souvent entre mes projections et la réalité, mais une chose est certaine: j’aime ce que je fais. Mon projet est guidé par ma passion, par des sujets qui me font vibrer et par les valeurs qui guident ma vie. Je ne suis pas la meilleure mais je crois connaitre suffisamment mon sujet pour être légitime à mener un projet en lien.

Clé n°3 | Bienveillance: C’est un mot d’ordre que j’aimerais donner dans tous les sujets, les contextes et problématiques, parce qu’une chose est sûre; nos sociétés manquent cruellement de bienveillance. Alors dans notre quête de légitimité soyons bienveillant, envers nous-même et les autres, soyons pour les autres ce que nous voulons que les autres soient pour nous et en croyons en nos projets, parce que c’est là que tout commence.

Un STEP 1 un peu philosophique, positif avec un brin de folie, c’est ce que je voulais vous transmettre aujourd’hui. Je ne sais pas ou je vais, c’est aussi angoissant qu’excitant mais une chose est certaine, je suis très heureuse de partager ce gros coup de folie avec vous.

A la semaine prochaine pour un article plus pratique dans lequel nous allons parler de statut, d’administratif et de bons plans, histoire de se jeter dans l’aventure entrepreneuriale une bonne fois pour toute.

Bonne semaine, prenez soin de vous, des autres et … soyez bienveillant.e !