SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 12 « Quels réseaux pour mon réseau ? »

Les réseaux sont au coeur de la communication numérique, mais lesquels choisir ?

Depuis le début de cette série je vous parle de cohérence, pourtant les multiples opportunités que donnent les réseaux sociaux; rapides, pratiques et simples d’utilisation, nous donnent souvent l’impression que nous pouvons passer au dessus. Je vous propose aujourd’hui de faire le point de l’existant dans un premier temps, entre réseaux professionnels et réseaux sociaux ludiques, pour ensuite les analyser;
Quels réseaux sociaux peuvent correspondrent à votre projet, pour déveloper votre réseau ?

Pour vous transmettre une vision globale, je vous propose de commencer par un panel des réseaux sociaux avec leurs historiques et leurs origines d’utilisations, professionnels puis ludiques, avant de vous partager spécifiquement pour quelles utilisations et quels projets ils peuvent correspondre.

Mieux vaut peu de réseaux cohérents avec votre projet, que trop mal utilisés

Panel des réseaux sociaux

Se faire un réseau, par les réseaux

Nous sommes maintenant loin de l’époque où les réseaux sociaux n’étaient que des plateformes ludiques et de communication interpersonnelles. Aujourd’hui, chacun d’entre eux à son propre objectif, ses spécificités d’utilisations. Entant que professionnel.le.s vous devez donc réfléchir à leur utilisation avec cohérence, professionnalisme et logique.

Réseaux professionnels

LINKEDLIN

LinkedIn est un réseau social professionnel originellement en anglais. Il est l’un des leaders sur ce créneau, avec 17 millions d’inscrits début 2008.

Une des clés pour une utilisation efficace de ce réseau professionnel consiste à renseigner de manière aussi complète que possible votre profil (en anglais pour un objectif international), véritable CV en ligne. Vous devez donc remplir un assez long formulaire, en y détaillant notamment vos études et votre expérience professionnelle.

L’objectif consiste à avoir un maximum de contacts (appelés « connexions »), dont via vos amis (d’où les notions de connexions au second degré, au troisième degré…).

Une des finalités de LinkledIn est de rechercher un emploi, des contacts ou des opportunités de business, et d’être recommandé par quelqu’un de votre réseau de contacts.

VIADEO

Premier réseau social professionnel français, Viadeo (ex-Viaduc) a été co-fondé en 2004 par Dan Serfaty. Il revendique en tout 2 millions de membres. C’est en fait le prolongement d’un club d’entrepreneurs (Agregator), créé en 2000.

Il est maintenant disponible en français, en anglais, en italien, en allemand, en espagnol et en portugais.

Viadeo propose un service de base gratuit mais, en fait, il faut souscrire au service payant premium (5 et 8 euros par mois) pour accéder à la plupart des fonctionnalités (consulter le profil et contacter sans limites les autres membres, partager et échanger sur les hubs, publier ses événements, discuter en temps réel avec les autres membres…). Par ailleurs, Viadeo vous offre la possibilité de vous abonner à des flux d’informations provenant du site (offres d’emploi, messages hubs, etc.).

Lors de l’inscription, plus encore si vous êtes à la recherche d’opportunités (collaborateur.trice, partenaires…), veillez à soigner votre « profil » et surtout votre « miniprofil », qui s’affiche en haut de la page, et par une recherche par mots-clés. Vous devez vous y présenter en quelques lignes, en allant à l’essentiel. Choisissez bien vos mots-clés, essentiels pour être répertorié dans le moteur de recherche.

WORK NET WORLD

Entant qu’étudiant.e entrepreneur.neuse.s on doit s’entraider c’est pourquoi je suis heureuse de vous présenter le tout nouveau réseaux professionnel spécialement dédié aux entrepreneur.neuse.s et créé par des étudiant.e.s entrepreneur.neuse.s :

WORK NET WORK

En ligne depuis seulement la semaine dernière et c’est entant que béta testeuse que j’ai pu le découvrir. La plateforme est simple mais son objectif est ambitieux : mettre en réseau les entrepreneur.neuse.s avec simplicité grâce à une plateforme type site de rencontre. Chacun à ainsi un profil simple à compléter : nom, prénom, photo, lieu géo, présentation rapide du projet et peux par la suite entrer en contact via des MP avec les entrepreneur.neuse.s autour de iel. Pratique !

ATTENTION AUX BASIQUES: Comme vous avez pu le constater, les réseaux professionnels tournent principalement autour des profils, ce sont donc eux que vous devez soigner en premier. Contrairement aux réseaux ludiques, pas question ici de pseudo, votre nom et prénom sont en vigueur, ainsi qu’une photo de profil, non négociable ! Dans votre description, il s’agit de vous pitcher entant que profesionnel.le, comme vous l’auriez fait à l’oral pour votre projet. L’autre élément central de ce type d’outil, les SKILLS, je développe leur utilisation en partie 2 …

Réseaux ludiques

FACEBOOK

Créé par Mark Elliot Zuckerberg, Facebook est à l’origine destiné aux étudiants de l’université d’Harvard (USA). Devant son succès, le site s’est ouvert en septembre 2006 à tous les internautes.

Le nom « Facebook » qui signifie « trombinoscope », vient des photos de classe distribuées en fin d’année scolaire aux étudiants. Le site était donc conçu au départ comme un immense trombinoscope virtuel présentant chaque élève. Facebook est un réseau social très populaire qui vous permet d’être en lien avec des amis, partager des centres d’intérêts et rejoindre des groupes. Facebook est le plus grand site de réseautage social au monde avec plus de 600 millions d’utilisateurs, dont 22 millions résident en France. L’utilisateur interagit avec en moyenne environ 130 amis sur leur page.

TWITTER

Twitter est créé par la startup Odeo, elle-même fondée, par Noah Glass et Evan Williams. Ce dernier est d’ailleurs à l’origine de la plateforme Blogger. Le but de Twitter était de permettre aux utilisateurs de partager des petits moments de vie avec leurs proches, le tout très facilement.

INSTAGRAM

Instagram, permet de partager des photos et des vidéos avec son réseau d’amis et de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs.

Le réseau social Instagram appartient à Facebook depuis 2012, il a été lancé en 2010 par l’Américain Kevin Systrom et le Brésilien Michel Mike Krieger, tous deux entrepreneurs et développeurs en informatique. D’après des chiffres officiels datés de septembre 2015, Instagram compte 400 millions d’utilisateurs dans le monde surnommés les « Igers ».

Mon but en vous (re) présentant ces réseaux que vous connaissez certainement, c’est de vous rappeler que ce sont des réseaux LUDIQUES. Contrairement aux trois réseaux profesionnels vus plus haut, ceux-ci n’ont donc pas été imaginé pour des professionnel.le.s. Leur utilisation à but professionnelle doit donc être d’autant plus réfléchie et encadrée comme nous allons le voir.

Quels réseaux sociaux pour mon projet ?

Pensez cohérence et qualité, plutôt qu’omniprésence et quantité

Les réseaux professionnels

Ce sont des réseaux avec pour objectif principal de créer des ponts entre les professionnel.le.s et étudiant.e.s d’un même secteur professionnel ou par type de projet.

  • Un réseau pro part d’abord de vous entant que professionnel.le par un profil infividuel MAIS là ou ils sont intéressants c’est parce qu’ils vous proposent également de créer de pages service/produit pour votre entreprise ou vos projets (blog, podcast…). Comme les sites web, ils deviennent alors des liens entre vos différentes interfaces et projets.

Quelques clés :

  • Vaut mieux un réseau pro complet que deux inaboutis

Compléter et nourrir un profil de réseaux professionnel prend du temps, parce que le nourrir c’est également le faire vivre grâce à des likes, des partages, des commentaires des projets et posts de votre réseau. Ces actions vous permettent par la suite de récupérer vous-même ces likes, commentaires et partages. Bref, une fois de plus, il s’agit de temps supplémentaire, plus que ce que l’on pense au première abord, c’est pourquoi je vous conseille de favoriser la qualité à la quantité.

  • Les SKILLS donnent le ton

Les SKILLS ou ce que vous savez faire. Ces profils profesionnels sont votre vitrine entant que professionnel.le et /ou entreprise, les gens – collaborateur.trice.s en devenir, public cible, réseaux – doivent pouvoir y trouver facilement ce que concrètement vous pouvez leur apporter.

[EX : utilisation du PACK OFFICE, pratique de 5 langues, création de site web, suivi des qualités produits…].

  • Chaque expérience doit-être porteuse de sens

Vos expériences ont également ici leur place, avant même vos diplômes ; nous sommes dans une politique et une culture d’Amérique du Nord, le FAIRE avant le SAVOIR !

Oui mais attention TOUJOURS AVEC COHERENCE !

[EX : j’ai fait du castrage de mais en premier job, ce n’est pas sur mon profil LinkedIn parce que c’est incohérent]

Maintenant, si vous avez peu d’expériences, sachez mettre en avant en les SKILLS de ce que ces expériences vous ont apporté entant que professionnel ; parce que bien communiquer sur vous entant que professionnel.le c’est bien communiquer sur votre projet !

[EX : BAFA=direction d’équipe / adaptation ; SERVICE= prise de décision / sens du travail…].

Les réseaux ludiques

Ces réseaux n’ont pas été créé pour être professionnels MAIS peuvent être vecteurs de lien avec vos client.e.s & collaborateur.trice.s

Attention à ne pas se tromper de plateforme, il faut partit de vos objectifs de communication, de vos valeurs et de votre ton (voir STEP8 Identité de marque) :

  • TWITTER : messages & informations

Twitter c’est un transfert court et rapide de message, intéressant donc pour les médias par exemple ou pour les parties politiques et associations engagées, moins d’après moi pour des entreprises. Une fois de plus cela dépend de vos engagements et valeurs, même si attention Twitter est un outil qui divise plus qu’il ne fédère !

  • FACEBOOK : groupes & actualités

Facebook est le réseau personnel de base. Par les groupes et pages il créé des communautés autour d’engagements, valeurs et problématiques commun.e.s et par les profils il permet de partager des bouts de vies privés avec ses proches (plus ou moins réellement proches). En étant bien utilisé (par la création d’une page entreprise liée avec vos autres réseaux et votre site), il peut permettre de toucher un certain public, plus éloigné d’autres réseaux comme Instagram ou les réseaux profesionnels.

  • INSTAGRAM : visuels & communautés

Ici ce sont les images (de qualité) et les communautés qui priment. Instagram demande du temps et de la présence pour qu’être mis en avant au niveau du serveur mais cela vaut le coût (EX : MEUF, Je ne sais quoi…). Pour moi c’est le réseau « ludique » qui peut-être très cohérent dans le développement de l’image de marque d’une entreprise, néanmoins, un compte Instagram de qualité demande des codes spécifiques et du temps dédié !

Comme vous le voyez, je ne vous parle pas ici des autres réseaux ludiques SNAP CHAT, TICk TOCk et ce n’est pas (seulement) par fossé générationnel. Une fois de plus, voyez la qualité avant la quantité, vous être des professionnel.le.s portant des projets professionnel.le.s, pas des influenceurs (qui on également des projets professionnels MAIS basés sur LEUR image) ; ne tentez pas de vous démultiplier pour toucher un maximum de cible mais plutôt de fédérer dans le temps autour de votre projet !


Comme pour le STEP8, ce nouvel article est un condenser de mon Atelier Communication (n°2 donc), auprès des Pépites 3EF.

Les réseaux sociaux sont devenus une telle évidence dans notre quotidien, personnel comme professionnel, qu’il me semblait nécessaire de mettre un coup de frein pour vous permettre de la distance sur ces supports qui sont avant tout des outils de communication comme les autres, avec leurs règles d’utilisation et objectifs de fonctionnement.

En attendant de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel article sur la vie d’étudiant.e-entrepreneur.se, je vous souhaite un bon début de second déconfinement et de prendre soin de vous, personnellement comme professionnellement !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 8 « Identité de marque »

Une entreprise qui se démarque dans sa communication perdure dans le temps

Après cette semaine de pause COVID (joie), je vous reviens aujourd’hui avec un sujet au cœur de mes compétence: la communication de marque. Parce que si travailler le fond d’un projet est une évidence pour la plupart des entrepreneur.neuse.s, une majorité passent à la trappe la forme de celui-ci. Or, travailler la forme, l’identité, de son projet c’est donner envie aux personnes extérieurs de s’y intéresser.
Pour les personnes ayant participé à mon premier Webinar Communication avec le Pépite 94 hier midi, je reprend dans cet article les points essentiels de l'atelier, en les développant. Pour retrouver les autres points déjà développés sur le blog (Organisation, bases du projet, BUSINESS PLAN, DESIGN THINKING...) je vous invite à découvrir les autres articles de la série Serial Entrepreneuse ! 

Du projet à la marque

Passer du projet à la création d’une marque c’est commencer par poser son idée pour réussir à la définir à d’autres. Que ce soient de futurs investisseurs, le grand public, vos proches, créer une identité de marque va vous permettre de construire un univers complet autour de votre projet d’entreprise. Cet univers, qu’on appelle concrètement identité de marque, se compose d’abord de trois éléments essentiels à votre projet :

  • Son nom : symbolique – logique – pratique

Le nom va être la première chose que l’on va connaitre de votre projet/ entreprise. Qu’il soit symbolique, inspiré du secteur, de votre pratique, un jeu de mot ou au contraire un choix en décalage, c’est lui qui va définir votre ligne de conduite au niveau de la création de votre identité de marque et donc de votre charte graphique. De fait, il n’est obligé d’être défini en premier, au contraire, il est souvent logiquement choisi une fois les bases du projet posées (activités, objectifs, secteur, public…).

  • Son slogan : percutant – essentiel – dynamique

Le slogan c’est en une phrase ce que vous voulez que l’on retienne de votre projet. Qu’il soit drôle, en rime, pratique, logique ou une fois de plus symbolique, celui-ci doit-être simple et marquer les esprits. Le nom et le slogan vont de pair, ils vont être la première idée qui va ensuite automatiquement s’affilier dans l’esprit des gens avec votre activité, vos particularités, vos points forts (ou faibles).

Pour la création de ces deux éléments de bases je vous conseille tout d’abord de vous inspirer de votre concurrence, direct ou indirect dans votre secteur / marché. Voir ce qui est fait ailleurs va vous permettre de définir le mieux et le pire, ce qui est fait, ce qui ne l’ai pas, un autre moyen de vous démarquer comme on va le voir plus tard.

  • Son activité (produit / service) : secteur, forme, objectif

Si vous créez un projet entrepreneurial c’est bien pour vendre un produit ou proposer un service. Savoir présenter rapidement, ou comme disent les anglo-saxons « pitcher » votre activité c’est vous assurer d’être bien compris et de ne pas vous tromper d’interlocuteur.trice.s Un gain de temps et un exercice que vous serez certainement amené.e.s à répéter au fur et à mesure de l’avancé de votre projet.

Ces trois éléments rédactionnels vont vous permettre en peu de mots de présenter votre projet, à l’oral, de façon synthétique, sans supports. Poser des mots c’est rendre concret un projet en sachant l’expliquer. Le plus important c’est d’être clair et concis sans rentrer dans les détails. Ce sont ces éléments là qui vont ensuite vous permettre d’imaginer l’identité visuelle, en cohérence avec cette identité rédactionnelle, pour créer l’identité de marque. Mettre des couleurs, une typographique, des visuels, des symboles, pour marquer visuellement les esprits.

La charte graphique

Le premier élément visuel que l’on imagine quand on pense à une marque c’est le logo. Mais au-delà de celui-ci, une marque construit son identité visuelle sur un panel d’éléments graphiques qui la définisse en un Regard (!). Ces trois éléments sont ceux qui vont composer votre planche graphique d’inspiration :

  • Couleur.s

En moyenne je vous conseille de sélectionner trois couleurs en partant de leurs définitions symboliques (couleurs chaudes, dynamiques ou au contraires froides, statiques…) et en les alliant à votre imaginaire de marque. Parce que votre projet vient avant tout de vous, partez toujours de votre impression. Définir des couleurs pour votre identité visuelle, c’est donné un ton, une énergie et une température à votre charte graphique, une charte graphique au coeur de vos outils de communication.

  • Typographie.s

Il en va de même pour la typographie. J’ai conscience que cela peut vous sembler anecdotique, mais une typographie c’est une façon d’écrire un message et donc une façon de transmettre en message. Or, en communication, comme nous allons le voir juste après, tout est bon pour vous démarquer. Se démarquer en restant cohérent c’est ce que vous permet l’exercice de la planche graphique d’inspiration.

  • Symboles / illustrations

En posant sur votre planche graphique d’inspiration, les images vous inspirant dans votre projet (dans mon cas : une cour d’école, une salle de classe, un tableau numérique…), puis en les alliant à des couleurs, des typos, vont ressortir des symboles simples. Ces éléments qui peut-être des objets, dessinés, en trois D ou encore un mot, une lettre, sont des symboles qui vont ensuite vous permette de mettre en place vos pièce pour créer votre puzzle : votre logo.

La planche graphique d’inspiration : cet exercice peut être fait sur n’importe quel support (numérique ou papier) mais doit avant tout être ludique et créatif, la partie réellement marketing vient au moment de la création du logo. En plus du logo, celle-ci est également le support vers lequel vous allez revenir au moment d’imaginer vos cartes de visites, brochures, affiches ou encore bannières de réseaux sociaux. C’est un véritable fil rouge graphique pour votre entreprise.

Le logo

Le logo doit reprendre tous les éléments de votre charte graphique présenté plus haut puisqu’il est la forme la plus aboutit de votre planche graphique d’inspiration. Mais surtout votre logo doit allier simplicité et créativité

Comme il n’existe pas de recette miracle pour faire le meilleur logo, je vais avant tout prendre le temps de vous dire ce qui NE FAUT ABSOLUEMENT PAS FAIRE :

  • Surcharger

Que ce soit en écriture, en symbole ou en couleur un logo surchargé est un logo invisible et donc inutile. Parce qu’un logo doit-être avant tout vue quelque soit, la forme, la taille, la matière du support, il doit être simple graphiquement et symboliquement.

  •  Copier

Cela semble évident mais s’inspirer n’est pas copier. Créer un logo c’est imaginer la première image que les gens, que ce soit votre public cible, de futurs partenaires ou le grand public, vont avoir de votre entreprise. Autrement dit, c’est dans votre logo que toute l’unicité de votre projet doit ressortir !

  • Être incohérent.e

Une agence de communication qui s’appelle Melon, ou une entreprise de mobile et PC qui s’appelle Pomme ou Apple, on en connait, mais ce choix de nom correspond non seulement à leur logo, mais également à leur histoire – storytelling- , à leur charte graphique, autrement dit, à leur identité de marque dans son ensemble. C’est cette cohérence qui leur permet de faire la différence en se démarquant de leurs concurrents.e.s et de s’inscrire sur la durée dans l’esprit de leur public cible.

La communication est donc avant tout un ensemble. Une image de marque doit être pensée dans sa globalité pour être cohérente, unique et efficace.

Se démaquer pour mieux communiquer

Une entreprise unique, qui a su se démarquer, imposer sa marque, perdure dans le temps, mais pour cela encore faut-il faire la différence.

  • Le ton

C’est avec l’essor des réseaux sociaux en particulier que la question du ton a pris de l’importance. Aujourd’hui une marque existe à travers l’image qu’elle renvoie à 50% voire 70% et cette image dépend beaucoup du ton qu’elle choisit. Ce ton dépend de votre public cible (vous ne parlerez pas de la même manière avec des clients de produits de luxe, qu’avec des partenaires de service de loisir), mais également de l’énergie que vous souhaitez insufflez. Au niveau d’une équipe, le ton que vous choisissez de prendre est une ligne de conduite centrale, validée d’un commun accord par l’ensemble des coordonnateur.trice.s.

  • Les valeurs / impact

Avec toutes les questions de green bashing, de diversité et d’engagement qui ont surgi sur les réseaux ces dernières années, les valeurs des entreprises n’ont jamais été aussi importantes. Une entreprise, doit aujourd’hui se positionner socialement et politiquement, surtout sur les réseaux sociaux pour être en cohérence avec les nouvelles habitudes de consommation mais également pour s’inscrire dans une démarche individuelle d’impact. Ou du moins, si elle ne le fait pas, son positionnement doit être justifié et cohérent, une fois de plus, avec son identité de marque.

  • La communauté

Pour allier le tout, lorsque l’on parle de réseau sociaux, mais également lorsque l’on parle de consommateur.trice.s, aujourd’hui on parle de communauté. Mais pour construire une communauté il ne suffit pas de trouver le ton adapté ou d’être en cohérence avec les valeurs de ces personnes, il faut avant tout intégrer votre public cible au processus de l’entreprise.

Le meilleur exemple qui me vient est la marque française, féministe et écoresponsable de prêt à porté MEUF. En plus d’être engagée, fédératrice sur les réseaux sociaux grâce à ces valeurs, MEUF intègre sa communauté à ses processus de création ; en lui proposant de choisir les prochaines, couleurs, matières, formes des collections à venir ou simplement en l’invitant à des évènements privés. Et en vue de leurs résultats, ça fonctionne ! Au point où, pendant la crise du COVID, alors que les ateliers étaient à l’arrêt, la communauté est allée jusqu’à précommander des produits pour aider la marque à perdurer, un bel exemple d’une communauté, membre intégrante d’une marque !

https://www.meufparis.com/ également sur Instagram

Si je devais résumer, la création de votre identité de marque doit-être, UNIQUE, COHERENTE et ADAPTEE. Unique, comme votre projet, avec son origine, ses valeurs, ses objectif, son public cible et ses produits/services. Cohérente car globale, du nom en passant par la charte graphique et jusqu’au ton employé, votre identité doit-être vue comme un ensemble de pièces, prête à former un magnifique puzzle. Adaptée, à votre public cible bien sur, mais également à vos collaborateur.trice.s, partenaires, à votre secteur et ses évolutions, ainsi adaptée autant qu’adaptable …


Nous arrivons à la fin de ce nouvel article de la série Serial entrepreneuse. Vous le savez la communication me passionne, en particulier lorsqu’elle est au service de projets porteurs de valeurs et d’innovations, comme c’est certainement le cas du votre. N’hésitez pas à partager vos projets, doutes et découvertes en commentaires ou sur Instagram !

En attendant, je vous dis à la semaine prochaine, prenez soin de vous, des autres et soyez créatifs !

Ella

Voyage – Chili part6

Etudier à Santiago

Il est temps pour moi aujourd’hui de vous parler de la première raison pour laquelle je suis venue ici, à Santiago, à savoir: étudier. Cela fait maintenant deux mois que je fais officiellement parti de mon institut (ARCOS) et il y a un certain nombre de points qui continuent, chaque jour, à me compliquer la tache, je vous explique…

Tout d’abord, il faut savoir que les chiliens n’ont pas la même vision du travail que nous, français. C’est une chose bien normale, évidemment et c’est d’ailleurs pourquoi il est intéressant de partir étudier/travailler dans un autre pays, pour se confronter à une nouvelle vision. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de devoir travailler en groupe avec des chiliens, cela rend les choses, comment dire… compliquées.

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C’est ainsi que là ou nous avons l’habitude de se voir donner une date de rendu de travaux, une échéance claire et de se répartir RAPIDEMENT le travail pour une meilleure avancé du projet, les chiliens voir eux les choses avec beaucoup plus, de chill … Une date de rendu n’est pas définitive et l’échéance varie, chacun est donc plus ou moins libre de rendre le devoir quand il veut. Ce qui rend donc les choses très compliqués quand, dans un groupe, certain de tes camarades n’avaient pas placé ce projet dans leur priorité et ne l’ont donc même pas commencé, alors que toi, tu l’a fini depuis longtemps… Quant à se mettre d’accord, c’est une réelle bataille de nerfs qui se met en place. Les chiliens n’aimant pas trancher et décider clairement les choses, ils peuvent ainsi passer jusqu’à 3h à échanger pour trouver: le nom d’un projet. Voyons le bon côté des choses, j’ai appris plus que jamais la patience et le non-jugement des autres, ou du moins j’essaye…

 

Néanmoins, il faut avouer que cette vision beaucoup plus chill de la vie en générale à des avantages dans le cadre des études. Ainsi les profs sont beaucoup plus accessibles et disponibles, tutoiement obligatoire et échange par Whatsap sans problème. Les oraux n’étant pas du tout la norme ici, des cours d’expression orale sont mis en place spécifiquement pour aider les élèves, quelques soit leur carrière (cursus) à appréhender leur présence, articulation, voix, gestion du stresse lors de présentations orales. Ainsi ce qui pour nous peut-être vue comme de la perte de temps est ici, au Chili, considéré comme un gain de temps pour les futures carrières professionnels des étudiants (et ils ont tout à fait raison).

Maintenant en terme d’anecdotes, il faut savoir que l’avortement est interdit au Chili. Quel rapport avec les études me direz-vous? Il est pourtant très facilement établie: Une femme qui veut faire des études supérieures au Chili se retrouve souvent confronté au problème de la garde de ces enfants (la norme donne 1 à 2 enfants par femme à 25ans). Le prix des crèches étant exorbitants, elle se retrouve souvent à cumuler étude et petits boulot, allant certaine fois jusqu’à amener leurs enfants en cours avec elle, malgré les aménagement d’horaires mise en places (cours du soir, emploi du temps personnalisés…). C’est ainsi que je me suis retrouvée à jouer à la console avec le fils d’une de mes camarades pendant mon cours d’anthropologie, une expérience que je ne risque pas d’oublier et qui m’a ouvert les yeux sur les combats qui restent à mener en matière de droit des femmes dans le monde !

 

Je vous passe les salles mal aérées dus à l’ancienneté de mon bâtiment (mon institut déménage en juillet) et les cours artistiques passionnants que j’ai pu découvrir ici et j’espère seulement vous avoir donné l’envie de sauter le pas. Pour partir découvrir, à votre tour, une nouvelle vision du monde et du travail.

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A la semaine prochain, besos, Ella.