SERIAL ENTREPRENEUSE – BONUS «Table ronde Pépite 3EF: OBSERVATOIRE des représentations entrepreneuriales liées au genre »

#OGELiG2021

Dans le cadre de l’observatoire des représentations entrepreneuriales liées au genre chez les jeunes [#ORELIG2021], le Pépite 3EF a organisé le 4 mai 2021 une table ronde pour donner la parole aux étudiantes-entrepreneurEs et anciennes alumnas sur leur expérience personnelle de l’entrepreneuriat au féminin. J’ai eu la chance de participer à cette Table ronde, en tant qu’étudiante-entrepreneuse, mais également en tant que bloggeuse. J’ai ainsi aujourd’hui la mission de vous transmettre les résultats de l’observatoire et de vous partager nos échanges, riches en optimisme et en bons conseils.

Afin de répondre aux différentes thématiques de l’ORELIG, les Pépite de France la FNEGE et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ce sont associé.e.s pour mener une enquête terrain auprès des étudiantes-entrepreneur.E.s du Réseau Pépite.

L’enquête #ORELIG2021 a été réalisée autour de 4 thématiques que je vous présente plus bas. Ce sont également celles-ci qui ont servi de squelette à la Table ronde organisée par le Pépite 3EF ce 4 mai 2021. Pour vous proposer un papier le plus fluide possible, à chaque thématique, je vous propose un aperçu des résultats de l’observatoire et un résumé de nos échanges.

Présentation des participantes

  • Julie TIXIER [En haut, 2ème à droite]: Animatrice de la conférence, Julie Tixier est MCF à l’Université Gustave Eiffel, Coordinatrice pédagogique du PEPITE 3EF et animatrice de l’Observatoire des Représentations de l’Entrepreneuriat Liées au Genre (ORELiG).
  • Aurélie SEBAG [En bas, à droite]: Ancienne étudiante-entrepreneure et alumna Pépite, Aurélie est aujourd’hui à la tête de l’entreprise Glori, organisme de formation dédié au développement professionnel et personnel mais aussi à l’excellence de service en hôtellerie de luxe. 
  • Aicha Camin [En haut, 1ère à droite]: Etudiante-entrepreneuse, conférencière, auteure, coach, entrepreneuriale, experte en conduite du changement et motivation, créatrice de la plateforme Intelligence qui accompagne les jeunes africain.e.s dans leur épanouissement professionnel.
  • Abigail Agyei Boahen [En haut, à gauche]: Etudiante-entrepreneuse, fondatrice de l’entreprise TchopTime, plateforme de mise en relation de bons plats africains.
  • Ella Duval [En bas, à gauche]: Pour ceux et celles qui débarquent, c’est moi ! Je suis étudiante-[Serial]entrepreneuse, créatrice de Regardsleblog.fr et du podcast Voix d’école, je mène en parallèle un projet dans l’ingénierie pédagogique inclusive, tout en terminant mon Master en Sciences de l’éducation.

Thématiques #ORELIG2021

Thème 1: Qu’est-ce qui pousse les Etudiantes à entreprendre ?

Lors de la table ronde plusieurs idéesclés sont revenues :

  • Indépendance
  • Liberté
  • Autonomie
  • Sens
  • Décisions

En cohérence avec les résultats de l’observatoire, les différentes participantes ont partagé cette volonté de reprendre le pouvoir de leur vie professionnelle par l’entrepreneuriat, tout en nourrissant la volonté de gagner en indépendance, financière comme organisationnelle.

Au-delà d’un changement majeur dans leur façon de travailler, les entrepreneurEs ont également mis en avant l’importance de donner un sens à leurs actions et à leurs activités professionnelles. Ainsi, même si l’entrepreneuriat ne leur permet pas forcément de gagner du temps, surtout au début, il leur permet bien de mieux gérer leurs temps en les laissant libres de leur emploi du temps. Un point non négligeable, surtout avec des enfants …

Quant à la notion de liberté, qui rime souvent avec plaisir, les participantes de la Table ronde ont noté l’importance de bien s’entourer pour s’épanouir à 100%. L’importance d’un.e associé.e est notamment souvent revenue, pour partager les taches, faire uniquement (ou presque) ce en quoi on est bon.ne et avancer plus vite et mieux: Parce que seul.e on va plus vite mais ensemble, on va plus loin.

Comme mis en avant dans la publication du baromètre plus haut, l’entrepreneuriat donne également aux femmes une belle opportunité de s’inscrire dans des projets sociaux qui leur tiennent à cœur. Donner du sens par le travail et pour la communauté, tel semble être le crédo de l’entrepreneuriat au féminin.

Thème 2: Des représentations genrées de l’entrepreneuriat ?

La projection sociale accordant entrepreneuriat au masculin a créé, chez beaucoup de femmes, des perceptions genrées très marquées du monde entrepreneurial. Ainsi, dans les notions clés revenant principalement lors de nos échanges, trois ont attiré mon attention :

  • Culpabilité
  • Légitimité
  • Barrières personnelles

85% des femmes pensent qu’une femme qui entreprend doit être TENACE, COURAGEUSE, AUDACIEUSE. En revanche, dans le nuage de mots que vous pouvez voir au-dessus, le premier mot qui intervient lorsque l’on demande aux étudiantes-entrepreneuses ce qui caractérise un homme entrepreneur est l’AMBITION.

Ce décalage démontre bien la construction sociale ancrée dans notre société n’encourageant pas les femmes à entreprendre, au contraire, leur faisant comprendre qu’elles vont devoir s’armer de courage, de patience et de persévérance pour se faire une place dans ce monde … masculin.

Pour cause, aujourd’hui en France, les femmes sont sous-représentées dans le monde de l’entrepreneuriat et d’autant plus en tant que cheffes d’entreprise : aujourd’hui, 100 % des PDG du CAC 40 sont des hommes et 60,8 % des immatriculations de micro-entreprises (ME) ont été réalisées par des hommes contre 39,2 % par des femmes (chiffres fin 2018) [REF: Les Echos].

La notion de culpabilité a été également longuement débattue lors de la Table ronde organisée par le Pépite 94. Ainsi, les entrepreneuses présentes et accumulant également la casquette de maman (et celle de femme ne l’oublions pas), ont mis en avant leur difficulté à jongler entre horaires d’entrepreneuses et responsabilités de mère. Néanmoins, la plupart était également d’accord pour considérer leurs enfants plus comme des moteurs que comme des freins.

Finalement, la question de la légitimité rejoint celle des barrières personnelles. Les femmes ont ainsi plus tendance à chercher à justifier leur présence, leur projet, leurs actions par des diplômes, des équivalences et une ribambelle d’expériences … Une remise en question et beaucoup de discussions qui freinent considérablement les femmes dans leurs projets.

Thème 3: Quels sont les freins et les leviers pour entreprendre ?

Lorsque la question des freins s’est posée pendant la Table ronde, les avis ont été mitigés. Si certaines ont avancé qu’elles n’avaient pas connu de freins particuliers, d’autres ont listé les obstacles rencontrés :

  • Les enfants [Obstacle véritable ou peur projetée ? ]
  • L’entourage [Peur, remise en question, reproduction des schémas sociaux]
  • Le manque de légitimité [On y revient toujours …]
  • Les craintes financières [* voir schéma]
  • L’auto-censure [Minimisation des compétences]

Mais s’il y a bien un élément très important qui a été relevé pendant la Table ronde, c’est que la plupart de ces peurs sont projetées sans forcément être vécues. Ainsi, voir les enfants comme des obstacles à l’entrepreneuriat est surtout une peur des femmes qui hésitent à entreprendre. Deux des entrepreneuses présentes lors de la Table ronde étaient mères et n’avaient pas ressenti leur maternité comme un frein à leur épanouissement entrepreneurial, bien au contraire.

La question de l’entourage, tout comme celle de l’auto-censure revient à l’importance de déconstruire les schémas sociaux qui tendent à reproduire toujours les mêmes modèles : les enfants d’entrepreneur.se.s seront entrepreneur.se.s, les enfants d’ouvrier.ère.s seront ouvrier.ère.s. L’essai autobiographique du sociologue et philosophe Didier Eribon, « Retour à Reims » dépeint parfaitement cette réalité des transfuges de classes en perpétuelle remise en question, condamné.e.s à errer, entre leur classe sociale d’origine et leur classe sociale d’adoption.

Néanmoins, au-delà de ces peurs et obstacles, l’enquête #ORELIG2021 ainsi que notre échange lors de la Table ronde nous a amené à mettre en avant la Résilience des femmes entrepreneuses qui « Gardent le cap », coûte que coûte, pour s’émanciper de toutes ces projections sociales et personnelles : 60% des étudiantes-entrepreneuses disent ainsi ne pas craindre les stéréotypes de genre.

Thème 4: Quels sont les besoins spécifiques des Etudiantes-Entrepreneur.E.s ?

Pour finir ce tour d’horizon, l’enquête #ORELIG2021 a questionné les étudiantes-entrepreneuses des Pépites sur leurs besoins. Pour effectuer leur Grand Saut vers l’entrepreneuriat, l’importance de soutien, moral et financier est au cœur de la démarche des femmes concernées.

Lors de la Table ronde, l’importance des rôles modèles a également été mise en avant, notamment lors d’évènements publics – conférences, séminaires, tables rondes – pour créer une dynamique de représentation. Une représentation féminine qui ferait ainsi la différence, mais attention, à une seule condition : celle d’une répartition égale entre les sujets et les secteurs, parce que le Care et l’esthétique ne sont pas les seuls secteurs à accorder au féminin …

Julie Tixier, animatrice de la Table ronde a également profité de cette thématique pour noter les conséquences dramatiques de la crise sanitaire sur les femmes et plus spécifiquement, sur les femmes entrepreneuses en citant notamment l’enquête CRÉDOC de janvier 2021. Réalisée chaque année, l’enquête du CRÉDOC Conditions de vie et Aspirations des Français montre que la crise sanitaire et notamment le confinement, qui plaçaient pourtant femmes et hommes devant les mêmes difficultés, ont abouti à des arbitrages en défaveur de la parité: La situation financière des femmes entrepreneures s’est, elle, davantage dégradée que celle des hommes, certaines ayant même cessé toute activité professionnelle pendant le premier confinement, bien plus souvent que leurs homologues masculins [La crise sanitaire provoque un retour à des rôles genrés traditionnels (credoc.fr)].


Comme nous l’avons conclu, philosophiquement, à la fin de cette belle Table ronde du mardi 5 mai, un long chemin reste à parcourir malgré des avancées déjà significatives à mettre en avant. Parce qu’au-delà des constructions sociales et des obstacles pratiques, c’est surtout leur propre censure et leurs aprioris tenaces que les femmes doivent affronter pour se lancer dans le vaste monde de l’entrepreneuriat. Une épreuve supplémentaire loin d’être de tout repos, mais qui vaut la chandelle à en voir les entrepreneuses épanouies et passionnées avec lesquelles j’ai eu la chance d’échanger mardi.

Autrement dit, vous êtes les seules à pouvoir faire Votre Grand Saut vers l’entrepreneuriat alors, prenez de l’élan, croyez en vous et vous vous sentirez pousser des ailes …

Je remercie une nouvelle fois, le Pépite 3EF et Julie Tixier pour l’organisation de cette Table ronde passionnante, ainsi que Aurélie, Aicha et Abigail pour leurs partages d’expériences et conseils pratiques ! Quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvelle épisode de ma série Serial entrepreneuse, parce qu’il est temps de parler :

A S S O C I E. E. S.

Prenez soin de vous, de vos proches et de vos rêves.

Ella

Le grand saut – Nastasia Kimmel

PORTRAIT N°10


Aujourd’hui, nous franchissons un cap important pour la série Le Grand Saut, celui du Dixième article ! Une fois de plus, je n’ai pas vu le temps passé et je suis très heureuse de voir l’engouement que suscitent ces portraits inspirants.
Pour marquer ce beau passage à la dizaine, je reçois une entrepreneuse de haut vol, aussi pétillante et investie que ces projets : Nastasia Kimmel.

Créatrice du réseau social Passion Social NetWork, le premier réseau social double acteur d’accomplissement de soi, Nastasia est intimement convaincue que nos passions devraient être à la base de nos choix professionnels, de nos projets. Dans cette perspective, Nastasia s’est lancé le défi fou de créer le réseau social de demain. Portrait d’une entrepreneuse du changement …

Nastasia

Je suis très heureuse que cet article soit le dixième, car pour moi il représente parfaitement l’âme de cette série. Celle de jeunes entrepreneur.se.s qui décident de faire le Grand Saut vers l’entrepreneuriat, vers quelque chose de grand, de fou, en cohérence avec leurs valeurs, leurs espoirs, coûte que coûte. En espérant avoir créé des vocations …

Qui es-tu ?

Nastasia Kimmel, porte sa diversité culturelle en étendard. Son père est français, sa mère russe et Nastasia considère cette diversité comme à l’origine de sa première passion : la découverte ; la découverte de nouvelles cultures, de nouvelles personnes, de nouveaux plats, de nouvelles langues (japonais, turc, allemand). Sa deuxième passion dans la vie, c’est le théâtre. Depuis petite, elle a ainsi toujours rêvé de devenir actrice, pour s’évader encore mais autrement. Sa troisième passion c’est la musique, sans laquelle elle ne pourrait pas vivre (10 ans de conservatoire de piano au comptoir), pas un jour ne passe sans qu’elle n’écoute de musique.

Nastasia se résume souvent en quatre mots : passion, environnement, humain et créativité.

Quel est ton parcours ?

Le parcours de Nastasia regroupe ses passions, mais lui a surtout donné des outils pour avancer :

  • Parcours scientifique en étant en classe européenne allemand de la 4ème à la troisième. Pendant ces années lycée, elle a également fait beaucoup d’échanges linguistiques (Dublin, Oxford…)
  • En suivant son rêve d’acting, Nastasia fait un stage d’une semaine au Cours Florent l’année de sa terminale, tout en ouvrant une deuxième porte en passant le concours d’une école de commerce international. Comme beaucoup, elle décide finalement de laisser sa passion du théâtre de côté pour suivre une voie plus « sérieuse » à Kedge Business School Marseille en finance et commerce international ; entre cours théoriques en France et 6 mois de stages à l’étranger. Dès son premier jour à Kedge, Nastasia s’investit et monte un projet d’agence de voyage spécialisée vers les étudiant.e.s : KTravel. En premier stage, elle part à Paris, se tester en vente chez Louis Vuitton, une expérience intense de 6 mois qui lui fait prendre conscience de l’importance de la diversité linguistique en commerce (notamment auprès des client.e.s chinois.e.s). Dans cette dynamique, elle créait des fiches d’accompagnement en chinois pour aider ses collègues vendeur.euse.s. Pour sa troisième année de Bachelor, Nastasia poursuit dans cette dynamique et part aux Etats-Unis, sur la Côte Est en double diplôme Business développement et entrepreneuriat. Pour valider son année, elle complète son cursus par un stage à New-York, dans une Start-Up en tant que Business développeuse. Une nouvelle expérience qui lui a permis de découvrir les coulisses de la Start-up nation. 
  • C’est la COVID qui l’a obligée à rentrer et qui l’a amenée à s’inscrire au sein du Master à l’UPEC en alternance chez BNP Paribas. Dans sa volonté de touche-à-tout, cette nouvelle expérience lui a permis d’avoir un nouveau regard du monde entrepreneuriat.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Pour Nastasia, l’entrepreneuriat a toujours été synonyme de liberté, comme une opportunité de vivre de ses passions. Finalement, aujourd’hui, elle se rend compte de l’importance des actions, des mises en place concrètes, de la proactivité pour réussir dans l’entrepreneuriat. Dans ce sens, le fait de nourrir son réseau, d’optimiser son réseau lui semble aujourd’hui nécessaire.

Ton Grand Saut

Le Grand Saut vers l’entrepreneuriat de Nastasia a eu lieu en trois temps :

  • En arrivant à Kedge, Nastasia a d’abord découvert le programme d’entrepreneuriat en parcours d’échange (US), c’est une possibilité qui l’a rassuré et lui a donné les clés pour se lancer
  • Face aux doutes pendant ses stages en milieux professionnels « classiques », Nastasia s’est rapidement rendu compte que sa créativité était trop grande pour une entreprise déjà créée ou même une autre start-up, alors que son projet lui permet d’être à 100% elle-même
  • Enfin, Nastasia a eu sa confirmation en faisant un stage dans une start-up (à New-York). Voir que d’autres ont réussi à créer leur boite en partant de rien, lui a montré que tout était possible, avec de la motivation et des moyens …

Evolution de ton projet

Au moment de demander le statut EE, le projet de Nastasia partait vraiment de son rêve de théâtre, mis en standby lorsqu’elle a préféré suivre une voie « classique ». En tirant les conséquences de cette expérience, Nastasia s’est rendu compte de la puissance des réseaux sociaux qui l’ont aidé à rebondir ; c’est de ce chemin qu’est né Passion Social NetWork, Premier réseau(x) social double acteur d’accomplissement de soi.

| Un compte utilisateur  

| Deux profils  

•           Premier profil : passionné en quête d’évolution (demande(s))
–           Découvrir
–           Pratiquer
–           Vivre de sa passion  

•           Deuxième profil : rêveur réalisateur (offre)
–           Rêve à réaliser –           Projet à accélérer
–           Expertise à apporter
–           Expérience à apporter (succès / échec)  

| Un but : arriver à des complémentarités entre les demandes et les offres pour être acteur.trice.s et non plus spectateur.trice.s.

| Un algorithme : qui fait des matchs entre les personnes avec les mêmes passions, les mêmes buts.   

Depuis le lancement du projet, Nastasia a créé un teaser grâce à son réseau en demandant à une soixantaine de personnes quelles étaient leurs passions pour commercer à les mettre en relation. Son objectif sur le long terme, est de créer une communauté (aujourd’hui 200 personnes), pour coconstruire son réseau social.

Sur soixante personnes, elle a ainsi pris conscience les gens avaient besoin des autres pour s’accomplir. En mettant en relation ses gens, elle souhaite ainsi les accompagner dans leur réussite en partant de leurs rêves : Partager | Collaborer | Inspirer.

Parmi les difficultés que Nastasia a rencontrées, la première a été de partager son projet car cela lui a demandé du temps et une certaine organisation en fonction des logiciels adaptés… ou non. De plus, lors de son premier essai, Nastasia a oublié de récupérer les adresses mails de son Google Form (alors qu’elle a récupéré 300 réponses !) ce qui lui aurait permis d’avoir une première jauge de client.e.s potentiel.le.s … Une erreur qu’elle partage aujourd’hui pour que d’autres ne la refassent pas ; ou quand la mise en commun nous tire tous.tes vers le haut !

Ton accompagnement

Florian Labulle, responsable de sa formation est pour Nastasia un grand soutien. Il lui a notamment permis d’être entourée de personnes en adéquation avec ses besoins.

En parallèle de sa formation à l’UPEC et du Pépite, Nastasia a également été sélectionnée pour le concours Tous labellisés, une expérience en demi-teinte pour elle. En cause, un certain manque de communication et de transparence qu’elle pointe aujourd’hui du doigt.

Ta perspective d’évolution

Dans les mois à venir, Nastasia souhaite faire grandir sa communauté auprès de futur.e.s utlisateur.trice.s et coconstructeur.trice.s. Pour cela, Nastasia compte sur le développement de sa page Instagram qu’elle nourrit notamment en construisant des premiers matchs entre passionné.e.s [Tous les liens pour rejoindre le réseau Passion Social NetWork et les réseaux sociaux affiliés sont en fin de l’article …].

Enfin, Nastasia souhaite également adapter son prototype pour commencer à prospecter auprès de potentiels partenaires développeur.se.s web et de financeurs.

Et toi, qu’attends-tu pour te lancer ?

Qui ne tente rien n’a rien. Tu ne prends pas de risque à ne pas essayer. De même, il faut essayer pour ne pas avoir de regrets. Et surtout, il ne faut pas oublier que l’un n’empêche pas l’autre. Il est ainsi possible de faire un Master en imaginant, créant, son projet. D’autant plus que la seule chose que l’on risque de perdre c’est du temps et notre temps n’est-il pas notre plus belle richesse ?
Vous pouvez retrouver Nastasia sur LinkedIn et Passion Social NetWork sur le Groupe Facebook et sur les pages Instagram et LinkedIn. 

Nous arrivons à la fin de ce beau portrait. Merci à Nastasia d’avoir pris le temps de me parler de son magnifique parcours, avec passion et de son projet, en cohérence avec sa personnalité pétillante et son sens de la créativité ! N’hésitez pas à rejoindre Passion Social NetWork, sur Facebook, LinkedIn et Instagram pour faire éclore ce magnifique projet et qui sait, peut-être, trouver des personnes avec qui réaliser votre propre Grand Saut !

Parce que les rêves prennent vie en mettant en commun nos compétences, l’alliance des forces se doit d’être au cœur de nos démarches, autant personnelles que professionnelles. D’ailleurs, c’est quoi le rêve que vous avez mis en standby pour suivre une voie plus … « classique » ?

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et la partager, parce que votre Regards aussi compte !

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Johan Bonzinho

PORTRAIT N°9


Pour ce portrait n°9 (déjà), nous partons découvrir un monde bien complexe, aux codes et au fonctionnement bien particulier au sein de l’écosystème entrepreneurial : celui de la mode. Pour ce faire, je reçois aujourd’hui Johan Bonzinho, fondateur de la marque streetwear écoresponsable, Bonzinho.

Johan nous présente ce pari fou de créer une marque correspondant à ses besoins et à ses envies, tout en s’inscrivant dans une démarche responsable, encore beaucoup trop ignorée dans le monde très codifié de la mode. Johan nous démontre aussi l’importance de s’entourer de gens de confiance pour avancer dans son projet, surtout lorsque l’on se confronte à un secteur que l’on connait peu …

Johan

Le temps avance, la crise sanitaire s’éternise et aujourd’hui j’ai une grosse pensée pour ceux et celles qui se retrouvent obligé.e.s de repousser, voire d’arrêter leur projet entrepreneurial à cause des conséquences économiques dues à la COVID. N’oubliez pas, ce sont des plus gros échecs que l’on tire les plus belles leçons et que les avancées les plus significatives sont réalisées dans nos vies ! Courage, on n’a jamais été aussi proche de la fin …

Qui es-tu ?

Johan Bonzinho a 21 ans, il est passionné par la gestion de projet, dans ses activités professionnelles bien sûr, mais également dans sa vie personnelle. Ce sont ces projets qui lui donnent des objectifs sur le court et long terme et lui permettent de se projeter.

Johan est également passionné par le sport, notamment le foot, qu’il aime pratiquer autant que regarder.

Quel est ton parcours ?

Johan est aujourd’hui en Master Marketing à IAE Gustave Eiffel, tout en réalisant son alternance au sein de l’entreprise Cogedim, promoteur immobilier [Etudiant / Entrepreneur / Alternant, mais comment c’est possible ?! Quand on vous dit que les jeunes ont de la ressource et de l’énergie …]. Avant le Master, Johan a fait une licence Economie-Gestion également au sein de l’IAE Gustave Eiffel de Champs sur Marne.

Ton Regard sur l’entreprenariat

La vision sur l’entrepreneuriat de Johan a changé juste avant qu’il se lance. Avant, il pensait le processus très complexe, en termes de construction, de recherche de partenaires. Finalement, à partir de sa deuxième année de licence, il a pu approfondir son projet et en se renseignant sur son domaine d’expertise, il a fini par comprendre que l’opportunité lui était accessible, autant que les autres. C’est donc dans une construction progressive plutôt qu’une prise de conscience, que Johan a avancé vers le monde entrepreneurial. 

Ton Grand Saut

Johan a toujours su qu’il se lancerait dans l’entrepreneuriat, encore lui fallait -il un projet et du courage. C’est finalement une occasion qui lui a permis de se lancer, autour de deux clés d’organisation : un créneau de temps et une certaine logistique adaptée.

En termes de projection, Johan sait que ce projet ne sera pas le dernier projet entrepreneurial qu’il va mener, le rythme d’un tel statut lui correspond en effet, tout comme la liberté d’actions d’avancer à son rythme et selon ses envies.

Au départ, Johan s’est lancé seul dans le projet, même s’il a été accompagné par une styliste en freelance pour le lancement de sa première collection. Pour cela, il a échangé avec plusieurs stylistes et modélistes en amont, c’était une volonté personnelle de prendre le temps pour la sélection de la bonne personne, afin de compléter les compétences de la personne avec les siennes. Pour la recherche de fournisseur ou encore la communication, il a tout réalisé seul. Au niveau de la réalisation du clip et du Making off il a également travaillé avec une boite de production et de photographes. Tout au long de ce parcours de création, Johan s’est toujours épaulé de gens qu’il connaissait, qui lui ressemblaient et qui avaient, surtout, le même univers artistique que lui. 

Néanmoins, Johan relève que le fait de garder en main les prises de décisions finales était une volonté personnelle, afin de protéger son nom de famille, qui le relie directement à la marque et d’apprendre le plus possible du projet.

Evolution de ton projet

En 2019, Johan fait sa demande de statut EE qu’il connaissait de loin grâce à des affichages au sein de l’UPEC. Quand il commence à s’y intéresser cela faisait déjà trois mois qu’il peaufinait son projet (d’aout à octobre), une décision confirmée pendant un cours par un professeur.

Parti pendant 5 mois en échange en Erasmus, Johan repousse finalement son projet d’entreprise et donc sa demande de statut EE, c’est finalement seulement en octobre 2020 que sa demande est approuvée. A ce moment-là, Johan avait déjà le squelette de sa marque de vêtement en tête ; des fiches techniques, à la création artistique réalisée avec une styliste jusqu’à ses partenaires de productions.

Aujourd’hui le projet de Johan est devenu réel et sa marque de vêtement a pris vie, en répondant à ses besoins en tant que client. C’est une marque streetwear pour le moment, mais que Johan souhaite faire évoluer, vers du Premium notamment (voir clip). Le but est réellement d’amener la dimension éthique et culturelle avec une production au Portugal, son pays d’origine qui a une longue culture textile.

Les deux principales difficultés rencontrées par Johan au cours de son projet ont été :

•           Trouver une usine |

Difficulté exacerbée à cause de la COVID puisque la plupart des usines ont été réquisitionnées pour faire des masques. De plus la plupart des usines étaient sceptiques face à quelqu’un qui est nouveau dans secteur, cela s’est principalement ressenti pour Johan au moment de la négociation des prix et matériaux. C’est en faisant jouer les contacts qu’il a finalement trouvé une usine qui répondait à ses attentes.

•           Faire connaitre la marque |

Faire en sorte que la communication arrive jusqu’au.x client.e.s potentiel.le.s. Aujourd’hui encore Johan continue de tout gérer au niveau des réseaux sociaux et de la communication générale – Instagram, flyers – même s’il se fait aider pour la réalisation des designs. 

Concernant la question de la légitimité en tant que jeune entrepreneur encore étudiant, Johan ne peut pas dire que cela l’a limité car au contraire il pense avoir su en jouer, en termes de réseau notamment. Cependant, c’est avec la banque qu’il a pu réellement voir une différence, car pour celle-ci, il manquait de justificatifs rassurants pour lui faire confiance. Néanmoins, en général, il aime jouer (en) ce double statut : président de la société / étudiant, qui lui semble être intéressant et avantageux. Johan a malgré tout conscience de l’apport de son secteur d’activité par rapport à cette technique, puisque son image n’est pas directement mise en avant par rapport aux premiers outils de communication de son activité.

Ton accompagnement

L’écoute et la capacité à nous faire réfléchir aux différentes étapes du projet ont vraiment permis à Johan d’avancer grâce au statut EE et notamment grâce à Anne Moreau, responsable au sein de l’IAE Gustave Eiffel. Pour lui, qui n’a pas le temps de participer aux évènements en ligne, c’est un accompagnement nécessaire.

Grâce au Pépite, Johan travaille justement aujourd’hui en collaboration avec l’Ecole des Gobelins, pendant plusieurs journées de travail commun. Néanmoins, le fait qu’il n’utilise pas toutes les options du programme d’accompagnement EE ne lui permet pas à son sens de critiquer le programme dans son entièreté. Néanmoins, il serait intéressant d’après lui d’avoir plus de réunions en présentiel [Besoin mis en exerce avec la crise sanitaire qui se prolonge…].

Johan reste plutôt frileux des programmes d’accompagnement complémentaires, qui lui semble assez obscurs, néanmoins il est très intéressé pour rejoindre des incubateurs, sur le long terme, qui pourraient lui permettre d’avoir un lieu de travail commun avec d’autres entrepreneur.se.s notamment. Néanmoins, aujourd’hui, son emploi du temps entre son Master et son alternance ne lui permet pas de rejoindre un tel programme ou même à un lieu d’accompagnement.

Ta perspective d’évolution

Entre l’entretien et la publication de l’article, la première collection de Johan a été lancée [Liens vers le site et les réseaux sociaux de la marque en fin d’article !] et son but premier est simplement de trouver des premiers échos chez son public cible. Dans le futur, Johan souhaite réussir à se projeter à travers des collections qui durent dans le temps pour être en cohérence avec ses valeurs éthiques. D’ici la fin de l’année, il souhaiterait avoir écoulé son premier stock tout en ayant réalisé un évènement au Portugal pour lier sa marque à son pays d’origine. Maintenant, Johan va continuer à jongler entre Master, alternance et sa marque jusqu’en 2021 et la validation de son Master. Son but initial est d’amener plus d’éthique dans le monde du sportwear reste le même, tout en se projetant pour pouvoir pourquoi pas en vivre un jour …

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?


Le plus important c’est de se lancer, il ne faut pas voir un projet entrepreneurial comme le projet d’une vie. Il faut se lancer le plus vite possible, ce qui nous permet de rebondir rapidement en cas d’échec. En donnant son maximum, l’entrepreneuriat se présente comme un réel apprentissage et un moyen de gagner des opportunités, quoi qu’il arrive.
Vous pouvez retrouver Johan sur son LinkedIn et sa marque, Bonzinho sur; son Site internet, sa page Instagram et via son Clip Youtube [Liens cliquables].

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que vous avez apprécié, autant que moi, de découvrir Johan, son parcours et les étapes clés qui l’ont emmené vers la création de sa marque de vêtements, Bonzinho. N’hésitez pas à aller donner de la force et à encourager Johan en commandant ses magnifiques pièces via son site et/ou en commentant et partageant ses publications sur les réseaux sociaux. C’est également en s’encourageant mutuellement que nous donnons un sens, ensemble, à nos démarches entrepreneuriales. Encore merci Johan d’avoir pris le temps de me partager son expérience sur Regardsleblog.fr !  

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et la partager, parce que votre Regards aussi compte ! Par ailleurs cette semaine je suis bien curieuse de savoir si votre démarche de consommation sur le marché du vêtement a évolué ses dernières années : Avez-vous franchi le pas de la mode éthique [Friperie, écoresponsable …] ou penchez-vous encore du côté de la consommation de masse [Fast fashion] ?

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Deban Vithuran

PORTRAIT N°8

Nous continuons aujourd’hui sur la lancée avec un nouveau portrait de la série Le Grand Saut sur Regardsleblog.fr ! Pour ce faire, je reçois aujourd’hui Deban Vithuran, fondateur de Fedhubs. Nous restons dans la lignée de la semaine dernière, au plus près des services simples, vivant une grande traversée du désert depuis un an…

Deban nous parle ainsi de son parcours entre électronique et code, jusqu’à son projet, son second Grand Saut vers l’entrepreneuriat, au service d’un secteur qu’il connait bien, celui de la restauration. Au rythme de ses envies et de ses déclics, Deban a su se lancer au bon moment et prendre son temps tout en gardant la foi en ses projets et ses ambitions, une belle découverte en perspective.

Deban

Je veux remercier plus que jamais ceux et celles qui prennent le temps de m’accorder un entretien pour donner vie à ces multiples portraits, aussi riches et ambitieux que les voix que je porte sur ce blog. Mettre du temps dans un projet c’est devenir riche. Si ce n’est pas en fonds financiers, on parle bien de richesse en rencontres et en Regards nouveaux ; c’est la leçon que je tire en tout cas de ce projet aujourd’hui …

Qui es-tu ?

Originaire du Sri Lanka, Deban a aujourd’hui 27 ans. Avide d’autonomie et de liberté, Deban a toujours aimé mener des projets de fonds, surtout dans les postes décisionnaires. Des compétences aujourd’hui en parfaite harmonie avec son projet et sa dynamique entrepreneuriale.

Quel est ton parcours ?

Après le bac, Deban, fait le choix de se lancer dans un parcours en électronique informatique après avoir essayé une Prépa, plus large et théorique, qui ne lui correspondait pas.

Ce parcours professionnel, à travers un DUT, lui a permis de découvrir une de ses passions : l’électronique. Au fur et à mesure, de cette formation, de ses projets et stages, il a ainsi eu l’opportunité d’apprendre par lui-même et d’appréhender une dimension « du faire », qui aura toute son importance dans la suite de son parcours …

C’est finalement lors de son Master en Electronique, spécialité Télécoms et Informatique, qu’il s’est beaucoup intéressé au code et qu’il a débuté un travail de veille générale, dédié aux secteurs de l’informatique et de l’économie électronique. Grâce à cette démarche personnelle, il a pris conscience de la complexité de ce secteur, en perpétuelle évolution, et de la nécessité de l’expérience et de la légitimité, non seulement universitaire, mais également professionnelle.

C’est notamment cette prise de conscience qui l’a amené à prendre son temps dans la mise en place de son premier Grand Saut vers l’entrepreneuriat, une entreprise dédiée à la DATA et aux traitements des données. Un projet complexe qu’il préfère mûrir tranquillement et en parallèle de son nouveau projet, au cœur de cette article : Fedhubs.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Avant même de lancer dans l’entrepreneuriat, Deban a toujours su qu’il voulait être chef de son entreprise. Il se savait ainsi doué dans la prise de décision et dans la gestion d’équipe et avait eu l’opportunité, au cours de ces projets universitaires, de tester ces compétences. Aimant organiser, faire des choix, il avait conscience du poste qu’il visait avant même de savoir dans quel secteur d’activité il allait réellement s’épanouir. Un angle de décision peu mis en avant dans notre société et pourtant très intéressant car il permet, à mon sens, de partir de ce que l’on sait faire, avant d’analyser ce que l’on veut faire.

Comme beaucoup d’entrepreneur.se.s, la dimension autonome qu’offrait l’entrepreneuriat et la liberté d’action étaient également au cœur de la projection de Deban, quant à ce secteur professionnel.

Ce sont finalement ses différents projets universitaires qui lui ont confirmé ce choix.

Ton Grand Saut

Le Grand Saut, Deban l’a fait quand il a fait face à ne problématique universelle : la galère financière. En manque de fonds pour subvenir à ses besoins en tant qu’étudiant, il prend conscience de la possibilité d’entreprendre.

C’est à ce moment-là que son père vient vers lui pour lui demander un service : il cherche en effet à refaire le site web de son restaurant et a besoin de compétences dans ce domaine, compétences qu’il pense être acquises par son fils, Deban. En réalité, à ce moment-là, Deban prend conscience que malgré ses nombreux savoirs théoriques en informatique, il est incapable tel quel de coder un site web. C’est ainsi finalement en apprenant sur le fil, en ligne, les prémices du code, que Deban, va effectuer son premier travail en codage, malgré son absence de savoir-faire à l’origine. 

En mettant en place ce projet, Deban se rend rapidement compte du manque crucial d’outils pour favoriser la communication entre les restaurateurs et les clients. Une prise de conscience et un projet qui vont l’amener à créer son premier outil : les Codes de l’affluence. Leur but ? Accompagner les restaurateur.trice.s dans leur gestion de l’affluence en salle, pour favoriser un remplissage simplifié et une organisation globale adaptée.

 Avec ce premier outil comme base, Deban, commence à construire une APP adaptée et unique en y ajoutant notamment des gestions des évènements spéciaux par restaurant [Matchs, soirées à thème…], grâce à un fonctionnement de profils en ligne. Concrètement, il s’agit pour Deban de redonner aux restaurateur.trice.s la maitrise de leur visibilité digitale, volée ces dernières années par les APP de commandes en ligne, telles que Ubereats ou encore  Justeat.

Evolution de ton projet

Deban a connu le statut EE grâce au réseau UPEC via notamment les Newsletters mensuelles de l’université. Il est à l’époque en fin de Master et voit rapidement dans cette option une belle opportunité pour se lancer dans la vie professionnelle tout en restant affilié au système étudiant. Une condition sine qua non pour rassurer ses parents…

A ce moment-là, son projet est au stade d’idée, Deban fait beaucoup de veille, notamment dans la cryptomonnaie, mais rapidement il prend conscience de son manque de crédibilité et de son impossibilité d’entreprendre seul dans ce secteur complexe.

Mettant de côté son premier projet, Deban se lance à 100% dans son second projet, correspondant parfaitement aux besoins du secteur de la restauration : Fedhubs.

Sous forme d’une APP clé en main, celle-ci pour permettre aux restaurateur.trice.s de favoriser leur visibilité et de gagner des clients. L’interface est double :

–           Restaurateur : informations clés

–           Clients : mini page web par restaurant

Le concept phare de l’APP est donc le Code de l’affluence unique au monde, avec des feux tricolores pour voir le degré d’affluence t des mises en avant des évènements par restaurateur. Aujourd’hui, Deban se projette également sur de nouvelles fonctionnalités, tel que le GPS.

Au départ, Deban a fait le choix de se lancer seul dans la blockchain car il connaissait le secteur et que c’était le cas de peu de gens. En souhaitant travailler à partir de son expertise et de ses contacts, il a ainsi préféré favoriser la rapidité à l’efficacité.

Actuellement, Deban poursuit toujours ses projets seul, mais cette fois dans un souci de crédibilité. En effet, il souhaite ainsi démontrer aux personnes de son secteur, ainsi qu’à lui-même, qu’il a les compétences et les savoir-faire pour avancer et réussir, sans aide extérieure. De plus, les heures de travail que demande ce projet raréfient la possibilité de trouver un.e collaborateur.trice adapté.e, aussi disponible que lui et aux même horaires… Néanmoins, une fois le produit lancé, il projette d’agrandir son équipe, pour s’entourer au mieux. 

Au début de son expérience entrepreneuriale, c’est le manque de connaissances qui a manqué à Deban. Seul, il ne comprenait pas tout et a dû tâtonner longtemps avant de trouver les clés nécessaires à la réussite de son projet. Pour cela, il est notamment passé par le MOOC Gestion de Projet – GDP – fait par un professeur de Centrale Lille [Disponible en ligne] qui lui a appris l’importance de travailler en équipe. De plus, en passant par le No code [Toujours via des outils en ligne], cela lui a permis d’avancer pas à pas, pour apprendre à s’approprier des outils essentiels et complexes.

Deban ne s’est pas vraiment senti illégitime dans sa démarche, même si au début c’était compliqué pour lui, notamment dans la commercialisation du projet en temps de crise. Les techniques de prospect évoluent en permanence, notamment avec le transfert en ligne de la majorité des activités et l’ont obligé à s’adapter par rapport à son marché.

Ton accompagnement

Le statut D2E a permis à Deban d’avoir une situation stable malgré ses 27 ans. De plus, l’accompagnement professionnel, via les séminaires, des rencontres avec des anciens étudiant.e.s ou des professionnel.le, est un soutien permanent qui lui permet d’avancer dans son projet avec plus de sérénité.

Pour Deban, le réseau Pépite devrait néanmoins développer son réseau professionnel d’accompagnement. Peu d’ancien.ne étudiant.e.s entrepreneur.se.s ayant réussi reviennent pour parler de leurs parcours, de leurs projets, ce qui pourrait pourtant nous permettre d’apprendre de leurs erreurs et de leurs réussites. De plus, Deban est parmi les plus âgés donc il a l’impression d’être mentor pour les nouveaux étudiant.e.s entrepreneur.se.s tout en étant lui-même en période apprentissage. Un double rôle intéressant qui lui permet malgré tout de mettre en perspective les réseaux qu’il a croisés jusqu’alors avec les nouveaux arrivant.e.s sans connaissances.  

En parallèle de l’accompagnement, Pépite, Deban suit la formation Les déterminés qui permet aux entrepreneurs de tous les milieux de concrétiser leur projet. Cette formation lui permet non seulement de concrétiser son projet mais également de rebondir en cas d’échecs. En effet, le réseautage y est très important, notamment via des évènements nombreux et professionnels, ce qui donne de belles opportunités de partenariats et d’échanges, formels comme informels. Deban note également que le système des feedbacks y est permanent, ce qui lui a vraiment permis d’avancer dans son projet, pas à pas. Au lieu de faire à sa place, la formation lui permet de comprendre au fur et à mesure en lui donnant les clés manquantes qu’il avance de lui-même dans son projet. Un soutien personnalisé et adapté qui fait réellement la différence.

Ta perspective d’évolution

Sur le court terme, Deban a l’objectif de lancer l’APP Béta avant la fin 2021, pour ensuite créer la société et commercialiser en 2021 – ce qui implique suffisamment de commerces partenaires [Une démarche de réseautage est justement en cours]. Par la suite, Deban souhaite développer ses autres services pour améliorer l’APP et la faire avancer au plus près des besoins de ses publics cibles.

Deban a également postulé pour la deuxième fois à Pépite Startup Ile de France en février, un nouvel accompagnement qui lui permettrait d’accélérer sa démarche de développement avec Fedhubs, tout en étant intégré à un écosystème start up riche et dynamisant. Maintenant, Deban a conscience qu’il dépend, comme la plupart de ses collègues, du marché et donc de la crise sanitaire qui aujourd’hui met les restaurateurs – son public cible – à l’arrêt …

Et toi, qu’attends-tu pour te lancer ?


En entrepreneuriat, il faut se lancer car l’idée ne vaut rien, c’est l’exécution qui compte.

Vous pouvez Deban sur LinkedIn  & Fedhubs sur Facebook et Twitter 


Nous arrivons (déjà) à la fin de ce nouveau portrait. Je remercie une nouvelle fois Deban avec qui j’ai beaucoup aimé échanger ! Il est intéressant de voir une perspective plus mature du secteur entrepreneurial, du fait de son âge, bien sûr, mais également de par sa multitude de projets. Pour moi, Deban représente bien le proverbe ; « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point », une belle leçon de vie, dans notre société aussi pressée, qu’angoissée …

Je compte sur vous, encore et toujours, pour réagir à cet article, le commenter et le partager, parce que votre Regards aussi compte ! Et d’ailleurs, vous êtes plutôt TEAM « Entreprendre en solo, parce qu’On n’est jamais mieux servi que par soi-même » ou TEAM « Entreprendre à plusieurs, parce qu’Ensemble on va plus loin » ?

Dans l’attente de lire vos réponses inspirées …

Ella

Le grand saut – Thomas Bénéteau

PORTRAIT N°7


Après plusieurs semaines d’absence, ce mercredi marque le retour de la série Le Grand Saut sur Regardsleblog.fr ! Pendant les prochaines semaines, chaque mercredi vous allez ainsi pouvoir découvrir des parcours et des projets de jeunes étudiant.e.s-entrepreneur.se.s inspirant.e.s et inspiré.e.s.

Nous commençons aujourd’hui avec Thomas Bénéteau, co-fondateur de SpotiD, votre nouvelle APP préférée de bons plans pour vos soirées dans les bars parisiens. Thomas revient avec moi sur son parcours, de comédien à entrepreneur, au gré des opportunités et du courant. Thomas a su faire des choix au bon moment, avec les bonnes personnes, quitte à devoir reprendre ses études pour avoir les clés et réussir son projet. Des choix qui nous poussent à réfléchir à l’importance de la théorie dans le monde très pratico-pratique de l’entrepreneuriat.

Thomas

Regardsleblog.fr continue son bout de chemin au gré des rencontres et des lignes rédigées. Restez connecté.e.s car les prochaines semaines, les prochains mois vont être riches, en sujets passionnants et en parcours inspirants … 

Qui es-tu ?

Thomas, est un passionné de théâtre, cinéphile, il est également féru d’histoire. Sinon, Thomas sort beaucoup, ce qui explique sans doute son projet … Mais au-delà des sorties nocturnes, Thomas aime également les activités culturelles, des musées aux expositions mais également les activités sportives.

Quel est ton parcours ?

Thomas a été comédien pendant 10 ans, la culture, il l’a donc dans la peau.

Côté scolaire, Thomas a un bac S, qu’il a enchainé  avec une école d’ingénieurs. La voie semblait donc toute tracée, mais comme c’est souvent le cas avec les (futur.e.s) entrepreneur.se.s, Thomas a finalement décidé un virage à 360° vers … une licence de Psychologie.

Après celle-ci, souhaitant toujours poursuivre ses études, Thomas se tourne vers un Master d’ergonomie et ingénierie facteurs humains. C’est à la suite de celui-ci qu’il découvre le D2E qui lui met un premier pas dans l’entrepreneuriat. Un choix loin d’être anodin, vous allez le voir, puisque guidé par une rencontre et une opportunité, qui va faire toute la différence …

Après avoir terminé son D2E, Thomas ressent un manque de connaissances théoriques, nécessaire d’après lui à son épanouissement entant qu’entrepreneur, il fait alors le choix de reprendre le chemin de la fac à travers un second Master, spécialisé en entrepreneuriat cette fois [voir partie Ton accompagnement]. 

Ton Regard sur l’entreprenariat

Thomas a toujours pensé à l’entrepreneuriat. Il voyait ainsi cette voie comme le bon moyen pour réussir « de ses propres mains », de lui-même. L’entrepreneuriat semblait correspondre à son côté touche-à-tout.

C’était donc une vision assez fantasmée qui l’a poussé à entreprendre et s’est finalement en rencontrant Faed, le co-fondateur de SpotiD, qu’une opportunité s’est présentée à lui.

L’entrepreneuriat lui semblait simple et fluide et c’est finalement le temps nécessaire et laborieux en termes d’administration qui lui a fait prendre conscience de l’ampleur de la tâche.  Néanmoins, rien ne vaut, pour Thomas, le côté stimulant et passionnant qui lui ont plu dans ce milieu et qui font qu’il s’y épanouit aujourd’hui. 

Ton Grand Saut

En se lançant avec Faed dans le projet SpotiD, celui-ci lui présente le D2E lui permettant d’avoir accès à des formations spécifiques sur l’entrepreneuriat. SpotiD à l’époque était une simple carte étudiante universelle, loin du projet d’envergure que représente l’APP aujourd’hui.

C’est en effet en rentrant dans le projet, que Thomas pense à faire évoluer SpotiD vers une APP pour répondre à une des préoccupations majeure des étudiant.e.s : trouver des lieux de sorties (bars) et gagner des bonus, pour pouvoir s’amuser à moindre coût ! [Est-ce utile de le préciser ? Nous sommes, à ce moment là, dans un monde maintenant ancien, où la COVID ne ramenait pas les étudiant.e.s à de simples machines asociales devant leurs ordinateurs H24…].

Evolution de ton projet

Aujourd’hui, SpotiD est donc une application sous forme d’un outil marketing pour les bars parisiens. Chaque consommation permet à l’utilisateur.trice de gagner des points pour accéder en fin de mois à des soirées privées (anniversaires, apéros animés …) , organisées par l’équipe de SpotiD.

Quatre personnes sont aujourd’hui sur le projet : Faed, pour les aspects commerciaux et financiers Thomas, en marketing et communication, ainsi que deux développeurs. L’équipe a beaucoup évolué depuis le début du projet. En effet, l’aventure a commencé avec Faed, un développeur ainsi qu’une autre personne, deux personnes sont parties entre temps et deux nouvelles sont arrivées (dont Thomas). Ces changements sont la preuve qu’un projet peut se maintenir malgré les changements et les accidents de vies …

Pour Thomas, rassembler des compétences multiples est le point très positif d’un projet plusieurs. A l’inverse, la prise de décision est vraiment le point le plus difficile, au même titre que la dépendance des uns envers les autres. Se mettre d’accord sur un logo, un programme d’événement, ce n’est pas la même chose à deux ou à quatre … L’organisation, surtout lorsque certains ont des jobs en plus ou encore des études, est un point difficile également, une difficulté d’autant plus ressentie au moment de programmer des réunions d’équipe ! Maintenant, Thomas relève la créativité, quatre fois plus importante dans l’équipe, ce qui apporte donc beaucoup d’idées et de dynamisme.

Le respect des Deadlines a été une difficulté centrale pour l’équipe tout au long du projet et jusqu’à aujourd’hui, notamment à cause des compétences différenciées ; ainsi, une tâche à effectuer semble simple pour quelqu’un qui n’a pas les compétences associées. Une problématique que je connais bien en tant qu’auto-entrepreneuse dans la communication, parce qu’après tout, designer un logo et créer une charte graphique c’est hyper simple et rapide, non ?  [Non !].

Lorsqu’il échange avec des personnes de sa tranche d’âge, le projet et son parcours sont très bien accueillis, que ce soit dans son parcours ou en dehors. En revanche, lorsqu’il échange avec des personnes plus âgées, Thomas ressent un certain scepticisme, qui a un impact énorme sur son démarchage. Il y a un manque de reconnaissance du temps et de l’envie investie, au profit d’une mise en avant de son manque d’expérience et de son « immaturité professionnelle ». Au niveau des potentiels partenaires de bar, c’est surtout lorsqu’il y a les questions financières qui rentrent en compte que certains doutes apparaissent : Le projet est-il viable ? L’équipe est-elle suffisamment stable ? Le projet a-t-il été réfléchi sur le long terme ? Des doutes une fois de plus exacerbés lorsque les patron.ne.s sont plus âgé.e.s

Ton accompagnement

Le statut a apporté à Thomas l’accès à des formations, à des webinars, un apport nécessaire, pour lui qui n’avait aucune connaissance dans le domaine. Un premier pied à l’étrier qui a fait la différence, tout en lui permettant de conserver son statut étudiant.

Le networking, les rencontres donc avec d’autres entrepreneur.se.s, lui ont permis de débuter son réseautage, des formidables moments rythmés par des partages d’expériences et de connaissances passionnants et nécessaires.

Thomas ajouterait malgré tout à l’accompagnement EE, des cours intensifs de 4 jours / 1 semaine pour, par exemple, monter un business plan, élaborer une stratégie marketing ou créer une charte graphique / logo. En petit groupe, cela permettrait à l’animateur.trice.s de faire du cas par cas et aux étudiant.e.s d’avancer concrètement sur leurs projets. 

Avec le statut, Thomas apprenait des choses mais il avait l’impression que ça restait dans les généralités sans rentrer directement dans son projet, dans sa cible. C’est pourquoi il a décidé de finalement reprendre ses études après sa première année de D2E, avec le Master Innovations et Créations d’entreprises (M2I) de l’UPEC. 

Celui-ci lui permet d’avancer jour après jour sur son projet concrètement à travers les cours, pratiques et théoriques, qui lui sont apportés. De plus, des tips lui sont transmis, concrets, au plus près de sa réalité professionnelle, par des personnes du milieu, vivant eux.elles-mêmes cette réalité tous les jours. Ainsi, le Master lui offre un effet calque, apport/mise en pratique dans son projet, au-delà des « cas pratiques » présentés dans les webinars Pépite.

Ta perspective d’évolution

Les étapes à venir pour Thomas et ses collaborateur concernent la phase de test de l’APP grâce à leurs Bétas testeur.trice.s [Sujet du STEP 18 «PHASES TEST»] dès la réouverture des bars. En parallèle, ils souhaiteraient lancer des campagnes marketings pour toucher leur cible au plus près. Plusieurs idées de nouvelles fonctionnalités sont en projets et seront sans doute ajoutées si l’APP fonctionne, dans les mois suivants le lancement du projet. Au niveau du système d’affiliation des bars, pour l’instant SpotiD passe par un code d’accès individuel, pour rentrer les nouvelles consommations, permettant d’accumuler des points, mais le but dans l’avenir est d’affilier les bars partenaires à des codes QR.

Et toi, qu’attends-tu pour te lancer ?

Organise ton emploi du temps, schématise tout ça, même tes moments de pauses et parles-en le plus possible pour tâter la réaction des autres sur ton ou tes projets. Pause-toi pour observer ce que tu aimes, comme tâche à effectuer, dans un premier temps pour ensuite chercher d’autres personnes pour effectuer les tâches que tu aimes le moins.
 
Si tu aimes réussir par toi-même et être indépendant dans ton travail, l’entrepreneuriat est fait pour toi !
Vous pouvez Thomas sur Instagram @asotrope & SpotiD sur Facebook et Instagram également @spotid.app 

Nous voilà à la fin d’un nouveau portrait au cœur d’un secteur passionnant et vivant à travers le projet SpotiD, malgré le standby global dont il souffre depuis plusieurs mois. Je trouve le parcours de Thomas et son projet très intéressant car inscrit dans une démarche continue de recherche de savoirs et de nouvelles compétences pour les mettre en pratique. Je remercie chaleureusement Thomas pour m’avoir consacré un peu de son temps !

Comme toujours, n’oubliez pas d’aimer, commenter et partager cet article et les posts associés sur LinkedIn et Instagram.

Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau portrait, toujours dans le secteur des sorties et de la fête, en attendant de pouvoir enfin y retourner, en vrai … Belle semaine !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 18 «Phases test»

Il est temps de confronter votre projet à votre secteur d’activité

Une fois votre projet, mis en forme, adapté, présenté, après des mois, des années de doutes et de remises en question, la seule façon de lui donner vie, est de le tester. En gardant en tête qu’un projet parfait est un projet déjà oublié, il ne faut pas avoir peur de se lancer même en ayant l’impression de n’être qu’à l’état de travaux, bien au contraire. C’est sur votre terrain de prédilection, auprès de votre public cible que votre projet va se réveler dans sa forme la plus aboutit. Mais comment tester son projet ? A distance ou sur le terrain, plusieurs outils existent; tour d’horizon …

Afin de vous proposer une palette d’outils pouvant s’adapter autant à des projets de services qu’à des projets de vente de produits et pouvant être mis à place aussi à bien distance [En cas de crise sanitaire mondiale par exemple…], que sur le terrain directement, j’ai divisé cet article en deux temps:

  • Tests à distance: Pouvant être réalisés via les réseaux sociaux ou par mails, pour les questionnaires, ou encore, grâce aux plateformes de réunions en ligne pour les entretiens individuels et groupes focalisés.
  • Tests sur le terrain: Pour les bétats-testeur.se.s je me tourne particulièrement vers les entreprises développant des produits, au contraire, les partenaires tests concernent principalement les entreprises de services, afin de leur permettre de trouver des institutions au sein desquelles tester leur offre de services. Il en va de même pour les déroulés en temps réel, permettant aux entreprises de service d’améliorer leur organisation et leurs limites d’offres et forfaits en fonction des besoins réels sur le terrain.

Mais dans ces Phase tests c’est également la question des coûts qui préoccupent les jeunes entrepreneur.se.s. Jusqu’ou les bétas-testeur.se.s le restent-iels ? Quelle est la limite d’une offre teste gratuite ? Jusqu’à quand une période de test est-elle rentable ? Nous répondrons à ces questions dans un dernier encart dédié à la fin de l’article …

Tests à distance

Avec la crise sanitaire, nous avons du réapprendre à travailler à distance et surtout, adapter les étapes clées de la création d’entreprise afin de pouvoir poursuivre nos projets, coûte que coûte. Il en va de même pour ces Phases test, nécessaires à la réussite de nos projets, c’est pourquoi je vous propose aujourd’hui trois outils, inspirés des techniques marketings et de recherches universitaires [SWOT, Echantillonage, Etudes qualitatives et quantitatives …].

Questionnaires

Dans l’entrepreneuriat nous avons tendance à projeter les questionnaires avant tout comme un outil à utiliser à la fin d’un projet afin de relever la satisfation client. Pourtant, en amont de notre projet, les questionnaires peuvent-être un très bon moyen de tester votre idée, votre démarche, vos valeurs auprès de votre public cible.

Ainsi, en passant par les outils de communication numériques spécialisés, vous avez accès à votre public cible, voici quelques idées de relais à ne pas négliger:

  • Les groupes Facebook spécialisés: école inclusive, peaux fragiles mode d’emploi, les paumé.e.s …
  • Les relais Discord: en passant notamment par les associations et syndicats de votre secteur
  • Les groupes d’anciens étudiant.e.s universitaires: souvent aux secteurs professionnels très larges, ces groupes peuvent-être un bon moyen de reprendre contact avec des personnes croisées pendant vos études et ayant toute leur place dans votre réseau !
  • Votre réseau LinkedIn: un réseau LinkedIn se travaille avec cohérence, entre les sujets qui vous passionnent, votre secteur d’activité et les compétences que vous recherchez chez d’autres, un bon moyen de relier votre questionnaire par la suite
  • Les blog et forums spécialisés: souvent considérés comme has-been ceux-ci continuent pourtant d’être très actifs dans certains domaines et sont un bon moyen de cibler votre public cible directement, comme pour les groupes spécialisés.

Une fois votre relais sélectionné, vous devez créer un questionnaire cohérent, vous permettant de trier les réponses reçues en fonction des publics pertinents, tout en réussisant à poser les bonnes questions pour aller à l’essentiel et faire avancer votre projet.

Il faut s'avoir que LA longueur optimale d’un questionnaire est entre 5 et 10 minutes, 
soit 15 à 20 questions environ

Entretiens individuels

Dans un type d’outil plus spécifique, les entretiens individuels vous permettent de creuser les attentes, besoins et envies de votre persona à travers un échange personnel encadré. En recherche universitaire nous parlons d’entretiens semi-directifs, dans l’idée de garder la main sur l’entretien grâce à un fil de questions, tout en restant flexible sur l’évolution de l’entretien en fonction des informations données par la personne interviewée et des digressions pouvant-être intéressantes.

Ces entretiens sont l’occasion de démultiplier les points de vue pour croiser vos personas:

  • Parties prenantes: Celles-ci sont votre interlocuteur.trice.s privililégié.e.s en terme de contrats administratifs, de lien, direct ou indirect, avec vos utilisateur.trice.s. Réaliser des entretiens avec ce type d’acteur.trice.s peut vous permettre de mieux comprendre le fonctionnement global de votre secteur d’activité, tout en confrontant vos projections organisationnelles avec la réalité du terrain.
  • Utilisateur.trice.s: Vos utilisateur.trice.s sont au coeur de votre Persona et donc de vos Phases tests. Lors de leurs entretiens vous allez devoir favoriser le côté pratique, entre réponse à leurs besoins, à leurs envies et à leurs budgets. Si vous ressentez un problème de compréhension au niveau de ce type d’acteur.trice.s, il est nécessaire pour vous de reformuler et réadapter votre solution avant d’en poursuivre le développement …
  • Utilisateur.trice.s extrêmes: Ces interlocuteur.trice.s doivent-être votre priorité n°1. Ceux sont eux.elles que vous allez favoriser en entretien car iels vont vous permettre d’avoir une vision spécifique de votre Persona type.

Contrairement aux questionnaires, les entretiens vous positionnent dans une démarche d’enquête qualitative, ceux-ci doivent donc être adaptés à chaque personne. Les thématiques globales abordées restent les mêmes, mais les questions s’adaptent au profil de la personne interviewée, de son type de persona, de vos besoins.

Chaques entretiens doivent ainsi se compléter pour répondre à ces 7 questions centrales à l’avancement de votre projet:

1- Quels besoins ?

2- Quelles envies ?

3- Quelles habitudes ?

4- Quels budgets ?

5- Quelles limites ?

6- Quelles appréhensions ?

7- Quelles plus-values [Attendue] ?

Chaque entretien, vous permet de connaître votre public cible un peu mieux et de tester votre solution par rapports aux attentes de vos client.e.s potentiel.le.s.

Groupes focalisés

Les groupes focalisés sont parmis les outils les moins utilisés chez les entrepreneur.se.s car peu connus. Issus de la recherche collaborative [Une fois de plus, il ne faut jamais négliger les apports universitaires dans ce type de Phases tests…], ceux-ci permettrent une flexibilité en vous permettant d’observer plusieurs types de personas et de réalités sociales en parrallèle.

Il s’agit ainsi de vous inviter au sein d’une réunion, d’une classe, d’une conférence de votre secteur d’activité pour observer, écouter, relever les éléments qui peuvent vous service dans l’amélioration de votre solution. Avec ce type d’outil, tout l’enjeux consiste à être présent discètement, pour ne pas gêner le bon déroulé de la rencontre, tout en sachant intervenir pour diriger la session dans notre sens.

Concrètement, la méthode du groupe focalisé, est à considérer à travers trois caractéristiquent fondamentales:

1) La facilitation d’échanges spontanés, mais focalisés: par des interventions minimes mais dirigées

2) La mise en place d’un contexte d’intersubjectivité: par une présence discrète, presque absente

3) L’activation de processus de groupe favorisant l’émancipation individuelle ou collective: par la focalisation sur deux, trois personnes représentant vos personas centraux

Cet outil peut vous semblait être complexe et difficile à préparer et à réaliser, néanmoins, il reste un outil formidable pour entrer au coeur de votre secteur d’activité et apprendre à connaitre précisemment vos publics cibles à travers leurs échanges interpersonnels. Une pépite d’or donc à ne pas négliger, qui peut se réaliser autant à distance, qu’en présentiel et qui peut vous permettre dans un même temps d’agrandir votre réseau professionnel !

Grâce aux plateformes de réunions en ligne - proposant généralement une version gratuite et une version payante - vous pouvez réaliser sans problème ces entretiens et groupes focalisés à distance. Le tout est de bien choisir sa plateforme en fonction de sa politique de confidentialité [RGPD] et de votre utilisation: TEAM, ZOOM, Googlemeet ...

Tests sur le terrain

Malgré la crise sanitaire qui limite nos déplacements et empêche la majorité des interactions « physiques », il est nécessaire d’essayer de maintenir le lien avec votre secteur d’activité « In real life ». Pour cela, je vous propose dans cette seconde partie, trois outils spécifiques pouvant faire la différence dans vos Phases de test.

Bétas-testeur.se.s

Le système des bétas-testeur.se.s est de plus en plus valorisé dans un objectif de co-construction des marques, notamment auprès des marques de produits cosmétiques et de Prêt-à-porter.

Nous pouvons notamment prendre l'exemple de la marque française, éco-responsable et féministe MEUF Paris qui a démultiplié, depuis sa création, ce système auprès de sa communauté [Très active sur Instagram notamment]. 

Concrètement, votre objectif est de faire tester votre produits à un groupe de Personas en avant première, afin de recueillir leur expérience client; utilisation, packaging, odeurs, matières, couleurs, plus-values …

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, beaucoup de marques passent notamment via des groupes Facebook, WhatsApp, ou encore par Discord pour être en contact permanance avec leurs Bétas-testeur.se.s …

Maintenant, il est important de comprendre que ce système de client.e.s ayant accès en avant première ne peut fonctionner que si les limites compensatoires sont clairement annoncées. En effet, comme nous allons le voir dans l’encart à la fin de cette article, vos Phases de tests, ne doivent pas avoir pour conséquence une perte financière pour votre projet. Pour cela, vous devez être transparent.e.s auprès de votre communauté testeuse quant aux conditions d’accès à ce statut spécial de béta-testeur.se:

  • Comment est symbolisée leur compensation ? | Produits gratuits ? Carte cadeau ? Avant première ?
  • Combien de temps dure la période de test ? | 3 mois ? 5 mois ? 8 mois ?
  • Cette période de test est-elle régulière dans le développement de l’entreprise | A chaque nouvelle collection ? Chaque année ?

Vous devez vous même être clair au niveau de ces conditions, avant de vous lancer dans une telle démarche !

Partenaires tests

Le système des Partenaires test est exactement le même que celui des Bétas-testeur.se.s mais pour les entreprises de services. L’objectif est de trouver des institutions dans vos Parties prenantes acceptant de servir de laboratoires pour le test de votre offre de service.

Que ce soit des boutiques spécialisés, des écoles, des associations, des entreprises, en fonction de votre secteur d’activité, ces organisations acceptent de mettre à votre services leurs locaux, leurs acteur.trice.s sur un temps défini afin de vous laisser mettre en place votre offre.

Ce lieu devient alors concrètement votre laboratoire pour observer, comprendrer, tester et vous améliorer …

Déroulés en temps réel

Enfin, le dernier outil que je souhaitais vous présenter aujourd’hui est tout simplement ce que l’on pourrait appeler un Lancement 0.

Un quoi ? Concrètement il s’agit de lancer votre entreprise, vos services, vos produits « Comme si »: Comme si vous étiez prêt.e, Comme si vous aviez tout anticipé, Comme si votre produit/ vos services étaient parfait, Comme si vous étiez sur de vous …

Si cela peut vous rassurer, vous pouvez lancer ce Lancement 0, loin de chez vous ou de la ville/région ou vous pensez lancer réellement votre produit ou offre de service [C’est le choix fait par Lucas Orry et ses collaborateurs pour leur projet Explique-moi Pythagore comme vous pouvez le lire dans l’article Le Grand Saut n°5 : Le grand saut – Lucas Orry – Regards le blog].

Le but est de finir de tester votre produit ou offre de service notamment en terme de temps, temps de réalisation, temps de fabrication … Vous anticiper ainsi des détails qui peuvent-être fatales au lancement d’une entreprise !

Maintenant, comme je l’ai longuement répété tout au long de cette série Serial entrepreneuse, n’attendez pas d’être parfaitement prêt.e pour vous lancer, car vous ne le serez jamais ! Ces Phases test ne doivent donc pas être infinies mais plutôt bien limitées et vous permettant un gain de temps et d’argent, au lieu de vous en faire perdre …

Comment rendre les Phases tests rentables pour votre projet ? 

Justement, je voulais prendre le temps de revenir sur cette question de la rentabilité des Phases test. Car le temps c'est de l'argent - on nous l'a assez répété - et il est important d'anticiper ces Phases afin de les limiter, de les encadrer. Ainsi, de la même manière que les contre-parties de Bétas-testeur.se.s se doivent d'être transparentes, vos offres gratuites, auprès de vos partenaires tests doivent également être définies. Par exemple, si vous proposez un forfait d'accompagnement global en trois temps [Analyse des besoins, mise en place des outils, gestion des outils], vous pouvez proposer de rendre gratuite la première Phase [Analyse des besoins], pour l'organisation qui a accepté de vous servir de partenaire test, pour ensuite leur proposer un devis si iels sont convaincu.e.s de votre travail. 

Ainsi, le système des Partenaires tests est donnant/donnant et intéréssant pour toutes les parties ! 

Nous arrivons à la fin de ce Serial entrepreneuse STEP18, qui m’a demandé beaucoup de travail, de schématisation, de simplification pour rendre accessible tout ces outils, souvent peu utilisés par les entrepreneur.se.s. Quoi qu’il en soit, j’espère vous avoir appris quelque chose et vous avoir offert de nouvelles clées pour mettre en place, avec sérénité, vos Phases test !

Je vous souhaite une très belle semaine, prenez soin de vous, de vos idées et de vos rêves,

Ella.

SERIAL ENTREPRENEUSE – TRIBUNE «Mansplaining : ou l’art de remettre en question notre légitimité»

La quête de légitimité sera infinie tant qu’elle ne sera pas reconnue


Il y a quelques semaines, alors que je commençais à rentrer en contact avec de futur.e.s client.e.s, je me suis retrouvée pour la première fois face à un homme qui visiblement savait, ou du moins savait plus que moi. La scène m’a paru sortir tout droit d’un très mauvais film d’auteur, tant les propos étaient misogynes, paternalistes et irrespectueux. Pour me remettre de cette interaction, j’ai écrit ce texte que je vous partage aujourd’hui. C’est une expérience qui s’intègre complètement dans mon expérience entrepreneuriale, c’est pourquoi il est si important pour moi de la partager, d’autant plus que je ne suis pas la seule à avoir vécu une telle scène, à en vivre tous les jours ; et  si j’ai créé ce blog et mon podcast, c’est pour partager mon Regard, mais également pour porter vos voix …

« C’est sur un ton paternaliste qu’il débute son grand et beau discours, souhaitant avant tout « me donner des conseils « .  Lui aussi est passé par là, il a créé une entreprise et souhaite avant tout m’aider. Pourtant, je sais que j’ai raison, droite dans mes bottes et dans ma légitimité, en tout cas j’essaye. Lui qui me parle de professionnalisme n’a toujours pas signé mon devis, tout en me mettant la pression sur les premiers rendus d’une partie de celui-ci, sans l’avoir signé. Lui qui ne souhaite pas me descendre mais seulement m’aider, va pourtant prendre 10 min à me critiquer sans aucune considération. Lui qui me parle de respect, va pourtant faire la sourde oreille face à mes contre-arguments parce qu’il sait, mieux que moi qui plus est.

Je suis jeune, j’ai 22 ans, mais surtout, je suis une femme. Je suis pourtant diplômée, riche de plusieurs expériences dans le secteur, puisque j’ai même donné tes ateliers sur ce sujet. Je suis également intelligente, polie, efficace et présentable, pourtant, face à lui, je me trouve bien ridicule.

Suis-je légitime ? Légitime d’entreprendre. Légitime de créer mon entreprise. Légitime de donner des conseils.  Légitime de demander de l’argent pour mes services. Légitime de diriger une équipe. Cette question de la légitimité, je me la suis posée toute ma vie. Mais elle ne m’a pas empêchée d’être élue dans mes établissements scolaires, de créer le journal de mon lycée, de passer des concours, de les réussir, de créer un blog et de publier des articles, de créer un podcast et d’animer des interviews. Alors, cette question de légitimité ne m’empêchera pas d’entreprendre, de créer mon entreprise, de donner des conseils [éclairés qui plus est], de demander de l’argent pour mes services, ni de diriger une équipe.

Pourtant, cette question de la légitimité continue de me hanter. Elle pointe le bout de son nez, lorsque je sens les regards critiques, moqueurs, condescendants. Elle pointe le bout de son nez, lorsque j’entends les phrases acerbes, de « conseils » me coupant la parole généralement. Elle pointe le bout de son nez lorsque je sens les mains me taper le dos, lorsque je vois une poignée de main m’être refusée.

Je ne comprends pas comment on peut toujours en être là, aujourd’hui, en 2021.

Parce que le pire, c’est qu’à chaque fois que j’ai vécu cette situation, je n’ai fait que la repasser dans ma tête, en me répétant « Je ne comprends pas, pourtant j’ai des diplômes, de l’expérience, j’ai multiplié les projets en France et à l’étranger, je parle plusieurs langues, je sais utiliser des dizaines d’outils, alors pourquoi je ne me sens pas légitime ? »

En réalité je suis légitime, mais cette société, au mansplaining décomplexé me fait sentir illégitime. Parce que nous ne sommes pas des hommes [Blancs, cis et hétéros], nous devons démultiplier les expériences, les projets, les skills, les savoir-faire les politesses pour obtenir une considération équivalente, un respect équivalent, un poste équivalent.

Pourtant, nous gagnerions tous et toutes à faire évoluer ces mentalités, pratiques et habitudes. Nous gagnerions du temps, de l’énergie, de la sérénité, des collaborateur.trice.s et donc des contrats et donc de l’argent. S’il faut en arriver à cette conclusion pour que cette tribune ait un impact, alors voilà, nous y sommes.

Maintenant, à tous les hommes qui me lisent : je n’ai pas besoin de vos conseils, de vos remarques, de votre aide. En revanche, je suis toujours ouverte à des projets riches, intéressants et à des discussions animées, à égalité.

Enfin, à toutes les femmes qui me lisent : vous êtes la seule personne à pouvoir juger votre propre légitimitéparce que vous seule savez, les obstacles, les réussites, les combats, les échecs que vous avez dû traverser. Ceux qui croient le contraire se trompent, aussi bien rodés leur discours, leurs arguments et leurs positionnements soient-ils ».


Dans cet article, l’activiste rencontre la professionnelle. Parce qu’au-delà de l’importance de porter ce message, je me devais de l’écrire pour que dans quelques années, il reste une trace de ces épreuves traversées. En posant la question de la légitimité aux différent.e.s étudiant.e.s-entrepreneur.seu.s que j’ai rencontré, celle-ci était floue, lointaine. Ce n’est pas le cas pour moi, cette question est au cœur de ma vie, de mes projets. Et c’est parce que je dois l’affronter tous les jours, qu’elle a toute son importance : politique, sociale, philosophique.

Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau portait @Legrandsaut, en attendant gardez le cap et ayez confiance, en vous surtout.

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 17 «Autoentreprise: l’entrepreneuriat pour tous.tes»

Il faut débuter petit pour viser grand

C’est le jeu de l’entrepreneuriat, une bonne dose d’organisation et une belle part de hasard, d’adaptation. C’est ainsi que 10 mois après le début de cette aventure folle dans l’entrepreneuriat étudiant, j’ai finalement décidé d’anticiper ma création de société en me lançant comme autoentrepreneuse. Pour des raisons financières d’abord, mais également pour mettre enfin un pied dans ce monde professionnel qui me tendait les bras, le statut d’autoentreprise c’est alors présenté comme la meilleure option. Pratique, rapide, sans comptabilité, accessible à tous.tes, je vous propose aujourd’hui de décortiquer ce statut français, unique.

Le statut d’Auto-entreprise

L’auto-entreprise est une entreprise individuelle qui relève du régime fiscal de la micro-entreprise et du régime micro-social pour le paiement des cotisations et contributions sociales. Ce régime simplifié a été créé pour faciliter les démarches de création et de gestion de votre activité, tout en vous permettant de bénéficier d’une protection sociale dédiée.

Définition du Site URSSAF.FR.

Pour qui ?

Toute personne physique peut devenir auto-entrepreneur si elle respecte ces quelques conditions:

  • Être majeur.e (ou mineur.e émancipé par décision d’un juge des tutelles)
  • Avoir une adresse postale en France 
  • Être de nationalité française ou ressortissant.e européen (ressortissant étranger hors Union Européenne sous conditions)
  • Ne pas être sous tutelle, ni sous curatelle 
  • Ne pas être condamné.e à une interdiction de gérer ou d’exercer

Pouvant être exercée à titre principal ou complémentaire, l’activité en auto-entreprise, peut-être complémentaire en annexe d’un activité de type:

  • Etudes
  • Emploi [Avec accord de l’employeur en cas de clause d’exclusivité]
  • Retraite
  • Fonctionnaire [En fonction du statut accordé]
  • Dirigeant assimilé salarié [Président.e ou dirigeant.e de SAS ou Gérant.e minoritaire ou égalitaire SARL]

Que vous soyez artisans, commerçant.e.s ou en profession libérale [A titre principal comme Complémentaire], vous avez accès au statut d’Auto-entrepreneur. Néanmoins, vous devez avoir conscience que ce statut simplifié est bel et bien encadré, notamment en terme de chiffre d’affaire annuel, ne devant dépasser, pour une année civile les plafonds suivants:

  • 176 200 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou pour des prestations d’hébergement, y compris les meublés de tourisme classés, à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le seuil est de 70 000 €
  • 72 600 € pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC)
  • En cas d’activité mixte (vente et prestations de services), le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 176 200 € incluant un chiffre d’affaires maximal de 72 600 € pour les prestations de services

Référence: Code général des impôts [Article 50-0]

Quels avantages ?

Avantages fiscaux.

Ainsi, la franchise de base de TVA dispence l’auto-entrepreneur.se de la déclaration et du paiement de cette taxe. Attention, dans l’autre sens, vous ne pouvez ni facturer la TVA à votre client, si na récupérer sur vos achats de biens et de services. Cette franchise de la TVA est soumise à des seuils de chiffre d’affaires au-delà desquels votre auto-entreprise devient assujettie à celle-ci:

  • Pour la vente de marchandises :Sur une année civile (du 1er janvier au 31 décembre) : 94 300 € Sur deux années civiles consécutives si le chiffre d’affaires est compris entre 85 800 € et 94 300 €
  • Pour la prestation de services :Sur une année civile (du 1er janvier au 31 décembre) : 36 500 € Sur deux années fiscales consécutives si le chiffre d’affaires est compris entre 34 400 € et 36 500 €

De plus, vous avez la possibilité, avec le statut d’Auto-entreprise d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cette demande s’effectue au moment de votre adhésion [Voir Paragraphe suivant: Comment ?], ou dans les 3 mois suivant votre début d’activité en adressant un courrier à votre URSSAF. En choisissant cette option votre impôt sur le revenu est payé en même temps que vos cotisations [Au mois ou au trimestre au choix], avec application d’un taux spécifique, en fonction de votre activité:

  • 1 % si l’activité est l’achat/revente, la vente à consommer sur place et la prestation d’hébergement (BIC), à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le taux est de 1,7 %
  • 1,7 % si l’activité est une activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) 
  • 2,2 % pour les autres prestations de services relevants des bénéfices non commerciaux (BNC)

Avantages sociaux.

En tant qu’auto-entrepreneur.se, vous bénéficiez d’une couverture socialeau même titre que les autres travailleur.se.s indépendant.e.s. Celle-ci couvre :

  • La santé : maladie, maternité, indemnités journalières (sauf pour les professions libérales relevant de la Cipav qui ne bénéficient pas des indemnités journalières)
  • Les allocations familiales 
  • La retraite (régime de base et complémentaire obligatoire)
  • La prévoyance (invalidité, décès)

L’ensemble des auto-entrepreneur.se.s est rattaché à la CPAM pour l’assurance maladie et à l’Urssaf pour le recouvrement de leurs cotisations sociales (CGSS pour les DOM).

Pour plus d’informations sur l’Assurance maladie sous le Statut Auto-entrepreneur: Section 3 : Règlement simplifié des cotisations et contributions des travailleurs indépendants ― Régime micro-social (Articles L613-7 à L613-10) – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Concernant la retraite, vous êtes en mesure de valider des trimestres de retraites sous condition de chiffre d’affaires:

Ainsi, si vous êtes salarié.e et que vous validez 4 trimestres de retraite par an, le chiffre d’affaires de votre activité d’auto-entrepreneur vous permettra d’acquérir des droits supplémentaires mais pas de trimestre supplémentaire (le maximum étant de 4 trimestres validés par année civile).

Comment ?

Pour obtenir le statut d’Auto-entrepreneur, c’est simple et rapide (oui oui en France).

Il vous suffit de:

  • Vous créer un compte sur Auto-entrepreneur de l’Urssaf ou sur www.guichet-entreprises.fr, ou encore auprès d’un Centre de formalités des entreprises (CFE)
  • Faire la déclaration en ligne
  • Une fois la validation de votre demande reçue par mail, vous recevrez dans les 3 à 5 jours votre « Certificat d’inscription au Répertoire des Entreprises des établissement » [SIRENE] avec votre numéro SIRET [Essentiel à création de vos DEVIS, FACTURES et à l’ouverture d’un compte bancaire (professionnel ou non) [Voir dernier paragraphe: Attention à la séparation des biens].
L'immatriculation d'un micro-entrepreneur est gratuite. Toutefois, des frais annexes peuvent être engagés:
- stage de préparation à l'installation (SPI)
- ouverture d'un compte bancaire
- assurance professionnelle 

Mon expérience personnelle

C’est en souhaitant anticiper la création de ma société, projet entrepreneurial au coeur de ma démarche, que j’ai finalement réalisé ma demande de statut Auto-entreprise. Pourtant, au début je répétais inlassablement que je ne passerai pas par là, que c’était une perte de temps, d’argent et d’énergie. Alors pourquoi j’ai changé d’avis ? Pourquoi ai-je finalement décider de commencer par ce premier Petit saut, avant de faire réellement Le Grand Saut ? Je vous livre dans cette seconde partie, les trois points qui me semble essentiels à prendre en compte dans votre choix de vous lancer à votre tour vers l’Auto-entreprise.

Une administration quelques clics

Avec le statut Auto-entreprise*, il est facile de se lancer, d’autant plus que la prise de risque est moindre. Vous ne devez payer vos charges que sur l’argent amassé et avec l’ACRE, entant que jeune de 18 à 25 ans encore que chômeur.se, vous êtes exonéré.e de charges pendant la première année.

Autremant dit, tout est fait pour rendre l’entrepreneuriat accessible à tous et toutes avec ce statut:

  • Vous souhaitez gagner de l’argent à côté de vos études ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez anticiper votre création d’entreprise et compléter vos Apports personnels ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez travailler en indépendant en attendant de (re)trouver du travail ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez tester une activité dans un secteur qui vous passionne ? Statut A.E.*
  • Vous souhaitez gagner en expérience professionnelle grâce à vos savoirs-faires? Statut A.E.*

C’est d’abord grâce à cette accessibilité que je me suis lancée, un choix que je ne regrette pas du tout aujourd’hui. La vitesse d’exécution de ce projet improvisé va dans mon sens:

. 20 février: demande de statut en ligne en 30 min

. 22 février: validation de ma demande de statut

. 2 mars: « Certificat d’inscription au Répertoire des Entreprises des établissement » reçu par la Courrier

. 7 mars: ouverture de mon compte bancaire Auto-entreprise

. 10 mars: signatures de mes premiers Devis

Ce sont les expériences qui parlent le mieux au moment de prendre ce genre de décision, comme vous pouvez le constater la mienne va dans ce sens …

Une comptabilité simplifiée pour commencer en douceur

De nature stressée, j’ai souhaité réaliser un entretien à distance avec une Experte comptable, afin de voir avec elle les dessous administratif d’un tel statut.

Cet entretien* a donc été réalisé le 13 février dernier, avant ma demande de statut Auto-entreprise. Florence Gauillard-Luziau, Experte comptable dans le Val-de-Marne m’a bien confirmé que le statut d’Auto-entreprise demandait une compatbilité simplifiée, c’est d’ailleurs l’un de ses premiers avantages. Il suffit de tenir un Cahier de recettes et de dépenses, en papier ou/et en ligne et de le conserver sur 3 ans minimum pour être prêt.e à répondre à un éventuel contrôle. Cette comptabilité simplifié est complétée par une déclaration de revenus, mensuelle ou trimestrielle réalisée directement sur l’Application Auto-entreprise de l’URSSAF.

Rien de plus simple donc, nous sommes loin des démarches complètes nécessaire à la gestion d’une Société… Mais cette démarche simplifiée est également l’occasion de « se faire la main » entant que jeune entrepreneur.se débutant dans le monde professionnelle !

Attention à la séparation des biens

Lors de ce même entretien* Florence Gauillard-Luziau m’a également conseillé d’ouvrir un compte bancaire dédié à mes activités entant qu’Auto-entreprise. Même si cette démarche n’est pas obligatoire [Vous pouvez tout à fait avoir vos Recettes et Dépenses d’Auto-entreprise sur votre compte personnelle], il est malgré tout conseiller de la suivre pour des questions d’organisation financière et de visibilité fiscale. Ainsi, il sera plus simple pour vous de gérer vos Entrées et Sorties Autoentreprise en les séparant de vos Entrées et Sorties personnelles.


Nous arrivons à la fin de ce STEP17 dédié au statut Auto-entreprise. C’est un sujet important qui montre à quel point nous sommes chanceux.ses en France en terme d’entrepreneuriat et à quel point « Il ne faut jamais dire jamais! » [Note personnelle…]. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau portrait Le Grand Saut, entre ambitions personnelles et projections familiales …

Belle semaine, n’oubliez pas d’improviser [C’est bon pour le moral…] !

Ella

Le grand saut – Chahrazad Merimi

Portrait n°6

Retour des portraits Le Grand Saut aujourd’hui ! Avec cette série, je souhaite vous proposer à découvrir des parcours inspirants de jeunes étudiant.e.s-entrepreneur.se.s ayant osé l’entreprenariat, malgré les doutes, les risques. Chahrazad est de ceux-là. Femme engagée dans la vie de son quartier, élève passionnée au parcours personnel aussi unique qu’atypique, Chahrazad a osé effectuer non pas un mais deux Grands sauts, en créant une première association à 20 ans et en montant un second projet, entrepreneurial cette fois, 6 ans après. Deux projets qui répondent à des problématiques sociales, actuelles et nous concernant tous.tes, bonne découverte

Chahrazad

Comme vous avez pu le constater, le rythme des articles s’effectue finalement en alternant entre mes deux séries : Serial entrepreneuse et Le grand saut. Mis en place pour des raisons techniques et d’organisation, ce rythme me permet surtout aujourd’hui de vous offrir un article par semaine, sans me mettre la pression pour trouver quelqu’un à interviewer chaque semaine. J’espère que ce tempo vous va, comme toujours votre Regard compte pour moi !

Qui es-tu ?

Chahrazad Merini, a 26 ans, femme engagée, elle a toujours porté un fort intérêt à l’épanouissement des jeunes en banlieue, environnement dans lequel elle a grandi. Il y a 6ans, souhaitant réaliser son rêve d’ancienne enfant malade, elle créé avec sa maman ANIM’HOPY, association qui intervient auprès des enfants hospitalisés. Le monde associatif, Chahrazad le connait bien, puisque, en tant que militante à Villenave Saint George et en dehors, elle a toujours été impliquée pour porter et accompagner les rêves de ceux et celles qui, comme elles, ont longtemps cru que réussir c’était pour les autres.

Quel est ton parcours ?

Le parcours de Chahrazad s’inscrit dans une démarche en cohérence avec ses engagements

En débutant avec un Bac STSS, elle a d’abord voulu devenir infirmière, un métier pour prendre soin des autres. Mais c’est finalement en observant les éducateur.trice.s qui l’ont accompagnée tout en long de son enfance et de son adolescence, qu’elle décide de s’orienter vers un DUT Carrière sociale en 2 ans, option animation socioculturelle et coordination de projet. A côté de ses études, Chahrazad est stagiaire, puis bénévole, au sein de l’Association S.O.W Smiles for the Orphans in the World, pour accompagner des jeunes, de tous les âges dans un premier temps, puis pour préparer leur brevet, avec pour objectif la réussite de leur diplôme et l’amélioration de leur confiance en eux.elles.

A la fin de ces 2 ans universitaires, Chahrazad lance son association ANIM’HOPY en impliquant les jeunes et les habitants de son quartier. La plupart travaille d’ailleurs encore avec elle aujourd’hui ; sa maman, son petit frère mais également un groupe d’adolescent.e.s et d’animateur.trice.s de son quartier.

A la suite de son DUT Chahrazad décide de poursuivre avec une Licence en ESS [Economie Sociale et Solidaire]. Pour valider celle-ci, elle réalise un stage au sein de l’asso Yes we can Production, qui forme les jeunes à l’Empowerment. Elle a ainsi été chargée de monter la première formation regroupant des avocats, des politiques et des jeunes pour les former au droit et aux recours dans la réalisation de leurs projets. C’est cette expérience qui lui a démontré qu’il existait des associations qui contribuaient, sur le terrain, à des causes telles que l’amélioration de la confiance en soi chez les jeunes ou encore la valorisation de projets des jeunes de quartiers. C’est à la suite de cette expérience qu’elle fonde, Winners Programme’s, aujourd’hui IWIN’Z, qui propose des Ateliers et des programmes d’accompagnement et de motivation inspirés d’outils d’excellence comme la neuro-éducation, le développement personnel, les pédagogies positives. Aujourd’hui, en auto-entreprise, Chahrazad souhaite par la suite développer son projet sous le statut de SCOP ou d’association, pour une approche ESS [Economie Sociale et Solidaire] en adéquation avec ses valeurs.

Finalement, Chahrazad a terminé son parcours universitaire en 2019 avec un Master en Sciences de l’éducation, parcours Animation et Education populaire à l’UPEC. En parallèle de celui-ci elle substitue son stage obligatoire pour mettre en place ses programmes : accompagnement de deux groupes de jeunes passant leur brevet et leur bac. Une expérience qui lui a permis de mettre en pratique ses connaissances et ses savoirs tout en testant son projet.


En effet, le Statut d’état Etudiant Entrepreneur, vous permet de remplacer votre stage obligatoire de L3 ou de M2 en temps dédié à votre projet entrepreneurial. Une opportunité unique qui vous donne le temps pour développer votre projet tout en validant votre semestre. Vous pouvez trouver plus d’informations sur le Statut sur Le statut national étudiant-entrepreneur | Gouvernement.f

Ton Regard sur l’entreprenariat

Ayant un papa entrepreneur, Chahrazad s’est occupée très jeune de l’aspect administratif et communicationnel d’une entreprise. Sa vision principale de ce secteur concernait l’importance de la détermination tout en ayant conscience que c’était possible, pour tous.tes. Pour elle, avec beaucoup d‘énergie et de motivation, l’entreprenariat pouvait permettre de réaliser des rêves, comme elle l’a fait avec son association. Etant de nature persévérante, elle a rapidement pris conscience que ce statut était exactement ce qu’il lui fallait.

Ton Grand Saut

Autonome depuis longtemps grâce à son projet associatif, c’est en tombant sur une annonce du Pépite que Chahrazad fait le choix du statut EE. En effet, celui-ci allait lui permettre de réaliser son projet tout en étant protégée par le statut étudiant, lui donnant notamment le droit aux bourses et à des tarifications intéressantes. Rentrée au sein du Pépite en dernière année de Master, Chahrazad a par la suite renouvelé deux fois son statut afin d’en garder les avantages.

Evolution de ton projet

Au moment de se lancer, Chahrazad est en phase de test : programme, besoins, public … Elle analyse sur le terrain en réalisant des premiers ateliers test. En septembre de cette même année, elle demande son statut d’auto-entrepreneuse afin de pouvoir s’organiser financièrement. Ayant un public spécifique n’ayant pas de moyens financiers très importants afin de suivre ses ateliers, elle propose des ateliers gratuits pour les jeunes directement. C’est ensuite en travaillant auprès d’autres associations et municipalités qu’elle fait facturer ses services afin de rentrer dans son plan financier. A chaque fois, Chahrazad essaye donc d’adapter ses devis en fonction des budgets de ses clients, qu’ils soient particuliers, associatifs ou institutionnels. C’est en diversifiant ses ressources que Chahrazad a réussi à créer son Plan financier : le programme Emergence de France Active qu’elle a suivi en seconde année de Statut EE l’a beaucoup aidée à s’organiser de ce côté-là.

Chahrazad s’est lancée toute seule car elle avait sa propre vision de son projet. A ses côtés, elle a beaucoup été encouragée par plusieurs professionnel.le.s croisé.e.s pendant son parcours : Sa tutrice de Yes we can Production notamment, ou encore une éducatrice l’ayant  suivi plus jeune.

Aujourd’hui créée, l’entreprise de Chahrazad travaille avec deux municipalités ainsi que des associations (Maisons de quartier) et particuliers. Toute seule pour cette première année, Chahrazad propose de l’accompagnement scolaire et des Master Class pour transmettre aux jeunes des outils et de la méthodologie pour leur redonner confiance en eux.lles et en leurs capacités à apprendre.

Dans les quartiers, il y a de nombreuses barrières mentales qui font croire aux jeunes qu’ils ne peuvent pas réussir. Venant en complémentarité des associations, Chahrazad est en collaboration directe avec les organismes institutionnels, pour apprendre aux jeunes à réagir face à la difficulté – aspect psychologique. Son intitulé de poste : Facilitatrice de parcours. 

La COVID a été la première grande difficulté dans le projet de Chahrazad. La crise sanitaire a ainsi tout bloqué dans son projet au moment exactoù son entreprise prenait forme (obtention de son statut juridique). Les contrats qui venaient d’être signés ont ainsi été repoussés. Encore aujourd’hui, remobiliser les partenaires est quelque chose de très difficile, l’envie est toujours là mais les organismes derrière ont du mal à suivre, notamment à cause de l’instabilité de la situation globale.

Ton accompagnement

En bénéficiant de certains droits étudiants, en termes de bourse, de carte Navigo, le Statut EE fait, pour Chahrazad, déjà la différence. De plus, ayant des problèmes de santé, le statut a permis à Chahrazad d’être à 100% dans son projet sans avoir à travailler à côté. Le Pépite lui a également permis de créer des liens avec d’autres entrepreneur.se.s, malgré les projets différents, et à la démarche de chacun.e, plutôt individuelle. En temps de COVID c’est un lien qui fait grandement la différence. La situation actuelle a beaucoup bloqué les échanges entre les étudiants-entrepreneurs et c’est vraiment le côté réseau qui manque aujourd’hui.

A côté de son Statut EE, Chahrazad a suivi le programme Emergence de France Active, sur 6 mois. Rejoint grâce à son tuteur, c’est un programme qui lui a permis de réaliser un Business Plan adapté au secteur de l’associatif. Notamment au niveau de l’accompagnement des jeunes, elle savait que son tarif serait amené à évoluer et elle ressentait le besoin d’un accompagnement spécifique en ESS pour placer son Business Plan en cohérence avec ses valeurs. Grâce à des professionnels de l’ESS et des ateliers liés, Chahrazad a pu échanger également avec d’autres porteurs de projets engagé.e.s, lui donnant le moyen de faire des passerelles entre les projets. Il faut savoir que le Programme Emergence permet également, d’avoir des aides financières pour les projets spécifiques à l’ESS.

A chaque fois qu’elle propose son projet, Chahrazad sent que ça touche les gens et que ça leur parle, elle n’a donc jamais ressenti un quelconque manque de légitimité. Néanmoins, elle note tout de même, que n’ayant pas eu besoin de récolter des fonds, elle n’a pas eu besoin de prospecter auprès d’éventuels partenaires financiers, souvent plus friands des jeunes entrepreneur.se.s sans expérience.

Ta perspective d’évolution

Continuer à intervenir auprès de nouvelles associations et municipalités est le premier objectif de Chahrazad dans les mois à venir. Elle aimerait également former d’autres personnes pour intervenir dans d’autres départements que le Val-de-Marne, par une approche Neurodéveloppementale et des outils de confiance en soi. Se connaitre est une clé dans la réussite des jeunes. Pour Chahrazad, c’est évident et c’est pourquoi passer par la Neuro-éducation est central pour enseigner aux jeunes le fonctionnement de leur cerveau et leur faire comprendre que rien ne leur empêche de réussir à part leurs doutes, aprioris et peurs. Plus que jamais, Chahrazad veut enseigner cette idée qu’elle applique sur elle-même : Y croire et persévérer sont les clés, quoi qu’il arrive.

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?


Ose, crois en toi et brille ! Tant que l’on n’est pas lancé on ne peut pas savoir. Pendant une année, j’ai fait des budgets prévisionnels mais en réalité la tarification est subjective, une personne qui croit en ton projet peut te donner beaucoup, là ou une personne qui ne croit pas en ton projet, remettra en cause ton tarif. En croyant toi-même en ton projet, tu convaincras mais pour cela, il faut aller sur le terrain et trouver la validation auprès des différent.e.s acteur.trice.s de ton terrain d’actio
n.

Nous voilà à la fin d’un nouveau portrait. J’ai beaucoup aimé échanger avec Chahrazad sur son parcours inspirant et ses valeurs d’inclusion, de partage et de persévérance que nous avons en commun. Je te remercie Chahrazad, une nouvelle fois chaleureusement ! J’espère que ma retranscription est à la hauteur de notre échange.

Comme toujours, n’oubliez pas d’aimer, commenter et partager cet article et les posts associés sur LinkedIn et Instagram.

A très vite pour un nouvel article, portrait ou revue, d’un monde entrepreneurial en plein bouleversement !

Ella

SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 16 « Entrepreneuriat en temps de COVID »

C’est dans les crises que naissent les plus beaux projets

C’est avec cette certitude que j’ai créé mon projet, qui est ensuite devenu une entreprise. Une vision optimiste qui cache pourtant une triste réalité; l’économie est au rouge et l’entrepreneuriat reste une porte de sortie comme les autres, incertaine et aux multiples obstacles. Alors que la crise sanitaire n’a pas encore atteinte sa finalité, que le bout du tunnel semble encore s’éloigner, je vais tenter dans cet article de tirer un premier bilan de l’entrepreneuriat en temps de COVID. Un bilan nuancé, parce que j’aime le verre à moitié plein et enthousiaste parce que quoi qu’il arrive, nous sauront tirer le positif de cette crise.

Après tout, ne sommes nous pas la génération [Attentats ? Gilets jaunes ? COVID ? NON.] INVINCIBLE !

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C’est en lisant, le 1er février dernier, le billet d’humeur de Nicolas Vadovato, président d’Entrepreneurs.fr sur LesEchos.fr, que j’ai commencé à sortir la tête de mon ordinateur pour tenter de voir l’impact de cette crise sur ma propre expérience entrepreneurial. Un exercice loin d’être simple parce que c’est connu, lorsque l’on est dans un projet il est difficile de prendre de la distance sur celui-ci. Au contraire, nous avons plutôt tendance à avancer sans reprendre son souffle au grès des imprévus et des remises en questions.

Pourtant, cette crise sanitaire est presque devenu le fil conducteur de mon projet. C’est en effet elle qui a déclanché le système d’Ecole à la maison qui a bouleversé mon secteur d’activité. C’est également elle qui m’a obligé à anticiper ma fin d’étude, ce grand saut dans le vide qui semblait rimer, plus que jamais, avec chômage et déclassement social. C’est encore elle qui m’a offert un billet retour, sans arrêt, vers ma maison familial en cette dernière année d’étude universitaire, loin de mes projections passées. Bref, la COVID est le ciment de ce projet qui guide mon présent et me permet encore d’imaginer un avenir, tout en étant celle qui a rempli ce même présent et ce même futur d’une incertitude, gluante, épaisse et souvent étouffante.

Alors comme le dit si bien Nicolas Vedovato, les entrepreneur.se.s sont-iels les oublié.e.s de la crise sanitaire ou s’agit-il simplement d’un secteur en pleine évolution, comme tant d’autres ? Parce qu’il faut-être conscient.e.s d’une chose, la COVID a poussé autant de gens vers l’entrepreneuriat qu’elle n’en a fait couler. Des profils, par ailleurs, qui sont généralement plus diversifiés que ceux avant la crise: les étudiant.e.s en quête de sens, les jeunes actifs avides de renouveau, les cinquantenaires que la crise a mené vers le chômage …

Alors, COVID: effondrement ou renaissance du monde entrepreneurial ?

La numérisation comme solution ?

Dès le début du premier confinement, le numérique s’est positionné comme solution ultime face à la COVID. Dernier rempart contre l’isolement, premier outil pour la continuité pédagogique et le télétravail, nouvelle grande surface 2.0, ou l’art d’Amazone. Bref, c’est dernière nos écrans que nous avons basculé dans la dimension parallèle COVID.

De ce côté là, les entrepreneur.se.s, comme le reste de la population, ce sont retrouvé.e.s divisé.e.s en deux groupes: Ceux.lles pouvent poursuivre leur activité à distance [Parce que ayant une activité pouvant se gérer en ligne ET étant équipé.e.s pour assurer cette continuité] et ceux.lles ne pouvant poursuivre leur activité à distance [Parce que n’ayant pas une activité pouvant se gérer en ligne ET/OU n’étant pas équipé.e.s pour assurer cette continuité]. Des conditions loin d’être égalitaires donc, alors pourquoi pendant plusieurs mois avons nous fait circuler le mythe du « Tous.tes dans le même bateau, tous.tes égaux face au COVID » ?!

Parce que la réalité au fil des mois de confinement, de déconfinement et de reconfinement partiel a été tout autre. Les innégalités ce sont accentuées pendant cette crise sanitaire: Dans son article datant du 12 octobre 2020, l’Humanité publié ainsi que « Près de 11 % des personnes de 18 à 64 ans occupant un emploi n’ont pas travaillé pendant le confinement. Un taux qui atteint 18 % chez les 18/24 ans. Cette situation est aussi plus fréquente en milieu populaire : elle a touché 14 % des employés non qualifiés, 16 % des ouvriers qualifiés, 17 % des ouvriers non qualifiés, contre seulement 5 % des cadres et professions intellectuelles supérieures. 50 % des cadres ont pratiqué exclusivement le télétravail, contre 1 % seulement du monde ouvrier« . 

Des chiffres parlant nous démontrant à quelle point la crise et sa gestion, à majorité grâce aux outils numériques, ne sait, une fois de plus, pas positionnée sur un axe social, mais bien plus sur un axe économique. Dans ce même sens, nous pouvons relever que les trois métiers ayant poursuivit leur activité même au plus fort de l’épidémie, sont portés à majorité par des femmes, précaires et à la reconnaissance sociale moindre: les caissières, les infirmières et les aides-soignantes.

Parce que ces trois métiers peuvent-être aussi pratiqués en libéral et donc sous un statut d’indépendant [entrepreneuriat], nous sommes en mesure de nous demander si cette crise sanitaire et économique due au COVID-19 se met pas en exergue une fracture sociale, bien plus importante et présente que nous avons bien voulu le voir jusqu’alors …

Shamika Sirimanne, Directrice de la technologie et de la logistique de la CNUCEDLes inégalités dans la préparation au numérique entravent la capacité d’une grande partie du monde à tirer parti des technologies qui nous aident à faire face à la pandémie de coronavirus en restant chez nous.

En quête de sens …

Se retrouver enfermé.e, face à soi-même ou à ces proches a été, pour beaucoup, l’occasion d’une remise en question, aussi douloureuse que nécessaire: Suis-je vraiment heureu.se.x ? Suis-je épanouie dans mon couple, dans mon travail, dans ma ville ? Et si tout s’arrête demain, quels regrets aurais-je ?

Tant de grandes questions qui nous ont obligé à revoir nos priorités, pour favoriser nos envies et nos rêves, parfois, souvent au détriment, de nos raison, qui jusque là était au coeur de nos décisions. Ainsi, d ‘après une étude Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre, la crise sanitaire a renforcé des aspirations déjà fortes: les français.e.s veulent déveloper une activité respectueuse de l’environnement et tournée vers l’intérêt collectif. L’entrepreneuriat se pose alors pour 43% des personnes intérrogées comme la possibilité de créer leur propre emploi et de s’en sortir par eux/elles-mêmes.

Ainsi, la quête de sens que nous dédions jusqu’alors principalement aux 25/30 ans est entrain de se généraliser. Chacun, pendant cet arrêt forcé du premier confinement a pu prendre le temps de revenir au sens de sa vie, pour le meilleur et pour le pire. Que nous soyons étudiant.e.sn jeune diplômé.e.s, actif.ve.s, en fin de carrière ou retraités, la crise nous a rappelé que tout peut s’arrêter à chaque instant et qu’à force de trop penser à demain, nous en oublions aujourd’hui, là ou pourtant tout se joue. Mais bien plus qu’une simple philosophie du Carpe Diem, il est surtout question d’accepter la fatalité de notre existence pour tenter de s’incrire dans un tout – bien plus grand que nous – avec gratitude et résilience.

Réapprendre l’impuissance.

En débarquant dans nos vies privilégiées [Je considère comme vies privilégiées, celles ayant accès à l’eau potable, à l’électricité, à un toit et à de la nourriture], la COVID nous a rappelé que la puissance des Hommes est limitée par leur propres erreurs. Je ne vais pas ici tenter d’expliquer les origines de la COVID, alors que les scientifiques eux/elles mêmes ne sont pas d’accord sur la question, mais une chose est certaine; COVID, réchauffement climatique et conséquences environnementales sont liés.

Parce que comme le dit si bien Cyriel Zimmermann dans sa chronique sur le Journaldunet.com datant du 24 avril 2020: « Nostra maxima culpa, on ne négocie pas de contrat avec la nature, avec la vie et avec la condition humaine.  C’est sur la base de cette évidence simple que mon esprit d’entrepreneur réfléchit maintenant à mon action dans le monde d’après. Il m’a fallut presque 5 décennies et 5 semaines pour en arriver là. Pour ceux qui restent en bonne santé, cette crise n’est pas du temps perdu. C’est le temps d’avant que nous avons gâché« .  

Ainsi, une fois la vague de panique passée, nous pouvons tenter d’apprendre ce que cette crise dit de nous. Parce que les mois passent, le bout du tunnel semble encore s’éloigner et pourtant, le monde ne s’est pas arrêté de tourner. Bien au contraire, nous continuons à faire des projets, et parmis ces projets l’entrepreneuriat est bien placé. Ainsi, d’après une étude Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre, 45 % des Français sont tentés par l’entrepreneuriat. De leur côté, près de la moitié des porteurs de projet voient leur motivation renforcée et veulent redoubler d’efforts face à la crise. Aninsi, malgré la chute significative du nombre de création d’entreprises en avril 2020 [-33.5%], en juillet 2020 76% des sondé.e.s considéraient l’entrepreneuriat comme un levier de réalisation personnelle.

Autrement dit, une fois la panique passée, nous sommes capables de nous réadapter pour avancer, malgré l’incertitude et l’impuissance face à cette situation. Comme quoi, c’est dans les crises que nous prennons le plus conscience de nos capacités …

Une prise de risque valorisée ?

Nous le savons sur ce blog, se lancer dans l’entrepreneuriat c’est faire Le Grand Saut. C’est risqué, grisant, fou et gratifiant, mais jusqu’alors, la France était loin d’une culture de la prise de risque. Au contraire, nous étions plus dans une culture des études, des diplômes, du CDI et de la protection sociale, autrement dit, d’une culture de la sécurité. Mais les choses changent. Le Prêt garanti par l’État (PGE), le Le statut national étudiant-entrepreneur, la Prime d’activité, tant de nouveaux dispositifs d’Etat, qui démontrent une évolution des mentalités favorisant l’entrepreneuriat et une certaine libéralisation de l’économie (protégée malgré tout).

Ainsi, aujourd’hui en France, la prise de risque entrepreneurial se démocratise et une expérience de ce type dans un CV, réussite ou échec, commence à être valoriée. Doucement mais surement, les recruteur.se.s reconnaissent les savoirs et savoirs-faires déployés dans une telle entreprise (c’est le cas de le dire), tout en valorisant la prise de risque, quelque soit l’âge. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si les deux populations les plus aidées et accompagnées vers un parcours entrepreneurial sont les étudiant.e.s et les chômeur.se.s. Parce que créer son entreprise c’est favoriser l’économie et éviter le chômage de longue duré, bref, tout le monde est gagnant.e !

Bien sur, comme toujours, cette enthousiasme est à nuancer [Nous ne sommes pas français.e.s pour rien voyez-vous…]. Une fois de plus, nous ne sont pas tous.tes égaux face à l’expérience entrepreneuriale. Parce que pour lancer une entreprise il faut de l’argent, pour avoir de l’argent il faut avoir des garants et une banque / une association qui nous soutient et que ce n’est pas le cas de tout le monde. Parce que créer une entreprise c’est justifier de sa rentabilité, de sa durabilité, de sa légitimité et que tout cela n’est pas inné (ça part en rimes).

C’est alors que l’Union fait la force. Au sein des Pépites pour les étudiant.e.s-entrepreneu.se.s, des incubateurs, des pépinières, des syndicats pour tous les autres nous ne sommes pas seul.e dans les grandes victoires et les petites galères. Un accompagnement nécessaire, surtout lorsque l’on connait les démarches administratives, financières, techniques nécessaires à la création d’une entreprise, loin, très loin, d’une promenade de santé …

Entre mythe et réalité …

Pour conclure, je dirais que cette crise par son caractère généralisé et violent a fragilisé nos certitudes et remis en question notre modèle, économique, social, humain. Mais cette crise nous a également obligé à nous arrêter, un luxe oublié dans nos société de la vitesse et de la réussite, tout en nous rappelant nos place dans un monde et dans une nature bien plus grande et forte que nous.

A force de vivre chacun.e nos vies à deux cent à l’heure, nous avions oublié que rien n’était acquis et nous n’étions pas seul.e.s. Ainsi, en un an de crise saniatire il nous a paru évident que les écrans ne remplaceront pas les contacts humains, que travailler sans sens c’est perdre son temps, que la familles et les ami.e.s sont les ciments de nos vies.

Du mythe à la réalité c’est également le cas pour l’entrepreneuriat. Je me suis lancée dans cette folle aventure depuis 9 mois maintenant, en parallèle de mes études, et malgré toute la motivation du monde et une organisation programmée, tout ne sait pas passé comme prévu. L’entrepreneuriat c’est créer, développement, adapter un projet qui vous tient à coeur, mais c’est également apprendre à accepter les critiques, accepter les contre-temps et ne rien lâcher, quoi qu’il en coûte.

Le prix de sa liberté professionnelle est bien plus élevé qu’on ne le pense …

Alors COVID ou pas, crise économique ou pas, entreprendre c’est apprendre. Sur soi, sur les autres, sur soi par rapport aux autres, et sur les autres par rapport à soi. Nous sommes capables de tout, mais pour cela il faut accepter que nous ne sommes pas grand chose. Juste une pièce dans la machine, une pièce qui ne peut fonctionner seule. Ainsi, si vous attendez d’être parfait.e pour vous lancer dans l’entrepreneuriat, vous ne vous lancerez jamais. Parce que l’on ne peut pas être comptable, communicant.e, informaticien.ne, développeur.se et plus encore ne même temps, pourtant il faut toutes ses capacités pour créer une entreprise. Alors entourez-vous, demandez de l’aide et aidez les autres, parce que si la crise du COVID nous a bien appris quelque chose, c’est que tout seul on se retrouve rapidement limité.e …


Il fallait cet article pour me permettre de prendre de la distance sur ma propre expérience, mais également pour vous inviter à faire de même. J’en suis très fière. Parce que ce genre d’article demande du temps, des recherches, de la mise en forme et un ton adapté. Parce qu’il a donc fallu que je prenne mon temps, quitte à publier avec un jour de retard, mais après tout, donner des conseils c’est bien, les appliquer c’est mieux … Plus que jamais, je compte sur vous pour commenter, partager et aimer cet article, pour croiser le plus de Regards possibles avec le mien sur ce sujet qui nous concerne tous.tes.

Prenez soin de vous, comme toujours, n’ayez pas peur de la prise de risque, pour toujours …

Ella