Voyage – Chili Part14

Trekking Manquehue & Manquehuito

Comme je vous l’avais confié dans le Chili Part13 je vous embarque aujourd’hui sur les traces d’un très beau trekking à 1h seulement de Santiago. Accessible à tous, ce parcours vous entrainera au sommet de la ville et vous offrira une vue panoramique incroyable sur la capitale chilienne, au coeur de la Cordillère des Andes.

Le Manquehue c’est un peu la légende pour les expat’ vivant à Santiago. Reconnu pour sa vue extraordinaire sur la ville, celui-ci est aussi malheureusement reconnu aussi pour tous les problèmes de vols et d’agressions qui sont rapportés. En effet, il est conseillé de faire le trekking en groupe (3 personnes minimum) et principalement en semaine. Il n’est pas question de se faire des films, mais plusieurs histoires ont circulé concernant des groupes d’étrangers qui ont été obligé de rentrer pieds nus , sans affaires après un vol violent sur les coteaux du Manquehue en semaine(c’est arrivé à une de mes amies). Ne prenez donc pas trop de risques et favorisez les fins de semaine beaucoup plus familiales et donc mieux surveillées.

IMG_20180617_121131

 

Le début de la randonnée se situe au coeur du très clinquent quartier de Vitacura (LE quartier de la population aisée, extra sécurisé, une ironie quant on voit les problèmes de vols…). Pour vous y rendre depuis le centre de la ville c’est assez simple ou du moins jusqu’à Las Condes… Via la ligne 1 du métro donc jusqu’à l’arrêt Escuela Militare puis à partir de là ça se corse ! Le plus simple est de prendre le bus C14 [sous un des arrêts devant la bouche de métro] mais pour cela encore faut-il qu’il passe et qu’il ne soit pas en panne… Sinon, je vous conseille de faire du stop! De nombreuses personnes se rendent de toute façon au cerro pour faire leur sport en week-end. En moins économique mais rapide il vous reste le Uber (comptez 5000 pesos la course jusqu’au départ de la randonnée en croisant les doigts pour que vous tombiez sur un chauffeur qui connait les environs).

 

Dans tous les cas, sachez que la rando dure au maximum 1h30 de montée et 45min de descente (pour des adultes sportifs du moins, sans être coureurs de haut niveau!). Pour éviter la pollution qui, vous l’aurez compris, est le gros point noire de la capitale chilienne, il faut mieux commencer à monter vers 10h, 12h maximum. Vers 15h la pollution envahie la ville et bouche donc la magnifique vue, ce serait dommage de monter pour ne voir que des gros nuages noirs… Evidemment, cela dépend aussi du temps, de la température et de la saison. En hiver la pollution stagne plus facilement, en revanche un jour de pluie fait redescendre toute forme de pollution.

IMG_20180617_115931

 

Cette randonnée reste un de mes coup de coeur affiliés à la ville de Santiago. Une expérience qui nous montre une fois de plus à quel point Santiago est unique, au coeur de cette si majestueuse Cordillère, entre sommets enneigés et cactus désertiques. A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

Ella

 

Voyage – Chili Part13

Viña Concha & Toro

C’est avec deux jours de retard que je vous reviens cette semaine mais croyez moi, c’est pour la bonne cause! Entre visite de vignobles et trekking au sommet de Santiago j’ai maintenant de la manière pour deux beaux articles. Commençons d’ailleurs dès maintenant, direction le plus célebre vignoble chilien, je parle bien entendu de Concha & Torro.

A 20km au sud de Santiago le vignoble Concha & Toro vous plonge dans une autre dimension au coeur d’un sublime domaine de plusieurs hectares dessiné par le paysagiste français Gustave Renner. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose que la maison viticole la plus célebre du Chili (et la plus exportée à l’étranger) doit à la France. En effet, c’est suite aux ravages du Phylloxera (petit insecte qui s’attaque aux racines des vignes) sur les vignobles français que le cépage Cabernet-Sauvignon et Merlot (français) furent implantés au Chili par système de greffe. Les vignes de ces cépages furent ainsi greffées sur de nouveaux pieds (Américains) et implantés dans les vallées chiliennes ou ils s’adaptèrent parfaitement au climat.

IMG_20180616_120112

 

C’est ainsi que plusieurs dizaines d’années plus tard les derniers pieds de vignes issus du célebre cépage Français Cabernet-Sauvignon font fureurs… depuis le Chili! Une réussite que la maison Concha & Toro doit aussi à son image de marque des plus remarquable. Implantée au coeur d’un sublime domaine dominé par une maison de maitre d’architecture classique hispano-européen, la marque se démarque par ses créations inspirées et réalisées selon son image, entre nature et gourmandise.

Exploitant une dizaine de vignobles autour de Santiago, de la vallée du Maipo, dans les régions de Rancagua et de San Fernando, mais aussi en Californie et Argentine, Concha & Toro est la preuve ultime du rayonnement chilien en terme de buisines viticole.

 

Pour découvrir une partie de cette histoire il faut donc vous rendre à Pirque ou se trouve la maison mère de la marque fondée en 1883 par don Melchor Concha y Toro. Pour 12 000 pesos vous aurez ainsi le droit à une fantastique visite du domaine, des jardins au caves, 1h15 en tout, rythmée par trois dégustations. C’est tout d’abord dans le parc enchanté que vous débuterez par un léger vin blanc en parfait harmonie avec le cadre, avant de poursuivre vers le bâtiment de transformation devant lequel vous dégusterez le formidable « Terrunyo ». Après avoir découvert l’histoire de la maison grâce à votre guide passionné (visites en anglais, portugais et espagnol) et à un jeu son et lumière étonnant vous finirez avec la dégustation du très célèbre vin « Castillero del Diablo » [Il est la signature du vignoble, le meilleur crus de la maison!] au coeur des caves.

IMG_20180616_120643

 

Une découverte très complète donc pour les passionnées et amateur.trice.s qui se laisseront facilement embarquer pour cette balade magique le verre à la main et les étoiles dans les yeux.

Questions pratiques:

Pour vous y rendre ligne 1 du métro direction Plaza de Puente Alto arrêt Las Mercedes puis bus n°80 direction Pirque, arrêt Vicuna Mackenna (le vignoble est l’attraction de la ville donc pas de panique). Comptez 1h30 depuis le centre.

Entrée à 12 000 pesos en semaine, 16 000 pesos en week-end, pour le tour Tradiccional  avec les trois dégustations . Un verre à vin au sot de la maison offert!

Pour une visite en fin de semaine il est conseillé de réserver via le site web (lorsqu’il fonctionne…), faite bien attention au choix de votre langue. Sinon, il est possible de visiter sans réservation mais pour cela venez plutôt en matinée (beaucoup moins de monde avant 14h).

Le monde et le vin appartiennent à ceux qui se lèvent tôt!

Site web:https://www.conchaytoro.com/?lang=es_es

 

IMG_20180616_130359

Maintenant que vous avez l’eau à la bouche il est temps pour moi de vous laisser. Je vous retrouve vendredi prochain (promis, dans les temps!) pour un nouvelle article riche en beaux paysages… Hasta pronto !

Ella

Voyage – Chili Bonus

Museo chileno de arte Precolombino

Alors que les revendications féministes paralysent le pays et donc mon université, je vous reviens avec un petit article bonus dédié à l’incroyable musée d’art précolombien de Santiago. Pour comprendre une culture il faut comprendre son histoire, partons donc sur les traces de ces peuples à l’origine du vaste continent sud Américain…

De tous les musées présents dans la capitale chilienne, celui-ci est reconnu comme l’un des meilleurs. Personnellement, je le place bien volontiers en seconde position derrière le musée des droits de l’homme que je vous est présenté dans un article antérieur. A eux deux, ils permettent de faire le tour de cette histoire chilienne, très riche et complexe, à base de peuples indigènes, de mélanges multiculturelles, de colonialisme, de dictature et de reconstruction.

 

Pour vous exposer l’infrastructure du musée, celui se compose de trois étages, chacun composés de plusieurs pièces (12 en tout) exposants les vestiges de ce que furent les peuples indigènes, premiers habitants du continent latino Américain. De l’Amazonie aux Andes Incas, des mapuches aux Mayas, ce musée permet de brosser des Histoires riches de plus de milles ans à travers des objets uniques et précieux.

Des vases incurvés aux masques sacrés en passant par les incroyables tapisseries Incas, chaque objet porte en lui un pan de cette histoire trop longtemps oubliée. Parce que plus que de simples objets de décoration, nous parlons bien ici de preuves ultimes des mythes et coutumes de ces peuples pour la plupart éteints et qui portaient en eux une science et une philosophie jamais égalée.

IMG_20180603_163159

N’hésitez donc pas à aller vous perdre entre ces collections finement créées et vous plonger aux coeur de ces pièces assombries et parfaitement agencées pour mettre en avant la beauté intime de chaque objet.

Adresse: Bandera 361, Santiago de Chile
Horaires: Du lundi au vendredi de 10 à 18h
Site web: http://www.precolombino.cl/en/
Contacts: (56-2) 2 928 1500 & www.precolombino.cl
Il est à noter que le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite

Je vous souhaite une très bonne semaine et vous dis à vendredi pour un nouvelle article, besos!

Ella

Voyage – Chili part12

Ile de Pâques [Rapa Nui] / Nord de l’île

Il est déjà l’heure pour moi de clôturer cette série de trois articles sur l’île de Pâques, qui restera à jamais dans ma mémoire comme l’un des lieux les plus extraordinaire que j’ai pu visiter. Cette fois ci, c’est au nord de l’île que je vous entraine, entre plage de sable blanc et carrière de moais, des lieux aussi uniques qu’époustouflants.

Le nord de l’île se défini dans les grandes lignes à partir d’Akahanga, site archéologique à flan de falaise, entre l’océan bleu turquoise et les immense colines vertes qui ne sont pas sans nous rappeler l’Irlande. Les statuts sont ici couchées (12 au total) mais le lieu vaut le détour pour  découvrir les ruines d’habitations qui ont, d’après la légende, abrité le roi Hotu Matu’s avant sa mort.

IMG_20180514_110912.jpg

Pour en revenir à notre découverte de la partie nord de l’île, si je vous parle du site archéologique sur le flan Est ce n’est pas pour rien. En effet, jusqu’à Akahanga je vous conseil de faire des économie [et du bien à la planète] en favorisant la location de vélos ou vos p’tites jambes plutôt que la location d’une voiture. En effet, la partie Sud peut facilement se découvrir en une, deux journée si on prend son temps, avec des moyens de transport doux et non polluant. En revanche, la partie nord, composée de la plage Anakena, de la carrière Rano Raraku et de l’alignement de moais Ahu Tongariki (que je vous présente dans la suite de l’article) sont plutôt éloignés et donc peuvent nécessiter un moyen de location à moteur (voiture comme quad ou scooter).

Pour rendre la balade des plus agréable, je vous conseille de simplement longer la côte par le flan Est, vous y trouverez plusieurs lieux archéologiques, peut connus mais tout aussi intéressant. D’autant plus que cette balade face à la mer vous permettra de découvrir de nouveaux paysages de l’île, des plaines de chevaux sauvages, à l’eau turquoise de l’océan, dont les reflets changent de couleurs au fil des saisons.

IMG_20180514_113422

Pour vous permettre de visualiser au mieux le parcours que je vous propose, je vous présente les trois lieux clés du nord de l’île dans le sens ou vous les trouverez lorsque vous venez d’Hanga Roa par le flan Est en longeant la mer (voir carte).

http___topette.net_wp-content_uploads_2014_01_iledepaquespop

Rano Raraku

Rano Raraku est donc le premier des trois. Volcan et plus grande carrière de l’île, ce lieu unique au monde a fait une part de sa grandeur et pour cause, c’est ici que les Moais sont entrés dans l’histoire. En effet, 95% des Moais de l’île ont été construits dans ce lieu, à même la pierre du volcan. Il est d’ailleurs facile de confirmer ces dires puisque un certain nombre de Moais jamais achevés restent encore à moitié implantés dans le volcan et cela pour l’éternité. Cette roche fait de tuf volcanique et de cendres compressée procure un matériau extraordinaire pour la structure des statuts par sa solidité (elle ne s’effrite pas) et sa maniabilité (sa composante de cendre la rend plus facilement travaillable).

Une fois arrivez sur le lieu vous faite tamponner votre ticket (attention, ce lieu ne peut se visiter qu’une fois comme le village sacré d’Orongo!) puis vous avancer sur un petit chemin rocailleux jusqu’à arriver à une intersection. En partant à gauche vous arriverez au bord du cratère du volcan Rano Raraku en 15 min de marche, vers la droite c’est la carrière qui vous attend. Comptez 1h30 pour tout visiter en prenant votre temps et croyez moi, il y a beaucoup de choses à voir!

IMG_20180514_123458.jpg

Pour commencer par le cratère, celui-ci est composé d’un petit lac frangé de Tototra (joncs) et encerclé par des bouquets d’arbres fruitiers, magnifiques lorsqu’ils sont en fleur (mai, juin). Le lieu est une fois de plus unique, entre nature paisibles et moais éternels, une impression de bulle hors du temps.

Parlons maintenant de la carrière, la fameuse. Pour Alfred Métraux (dans son livre sur l’île de Pâques publié en 1941), « du point de vu artistique, les bustes du volcan Rano Raraku sont les plus parfaits », alors imagez l’effet lorsque vous vous retrouvez au coeur même du lieu de leur création. Celui-ci est tellement irréel qu’au bout de quelques minutes vous aurez l’impression que chaque morceaux de pierre est moais en devenir. 397 statuts reposent ici, terminée, en création ou à peine commencées, elles composent cette collection millénaire qui forge les légendes de l’île de Pâques. Parce que si ce lieu est si irréelle c’est aussi pour tous les questionnements qu’il pose. Comment des statuts aussi immenses, lourdes et conséquentes ont elles ensuite été déplacées? Comment les moais, même si ensevelis à cause des glissements de terrain pour certains, sont-ils restés en états, comme figés dans le temps? Catastrophe naturelle ou renversement du pouvoir, épuisement des ressources ou guerres tribales, aucune hypothèse n’est écartées.

Dans votre déambulation hors du temps ne passez pas à côté du « Géant » situé en bas de la carrière, dans l’axe du parking. C’est le plus grand moai jamais construit, 21.60m pour 200t, couché la tête vers le ciel, il aurait sans doute été intransportable. Un lieu unique donc à ne louper sans aucun prétextes qui nous éblouit un peu plus tout en nous questionnant sur les secrets de notre humanité.

IMG_20180514_120136.jpg

Tongariki

Le lieu est visible depuis le haut de la carrière et complète parfaitement sa visite. Parce que si la construction des Moais et leur déplacement reste un mystère, leur mise en place reste tout aussi mystérieux.

Plus important site de moais de l’île, Tongariki réuni 15 statuts géantes au tailles et esthétiques différentes sur un même alignement de 200m. Un seul des moais conserve son pukao (chapeau traditionnel) et le plus grand pèse 88 tonne. Un ensemble à couper le souffle donc qui se fond dans le paysage, avec en fond de toile l’océan et le ciel infini. Entre guerres tribales et tremblements de terre (le ahu fut mis à terre en 1960 par un tremblement de terre de magnitude 9.5 sur l’échelle de Richster), le lieu a connu plusieurs déconstructions qui lui ont valu d’être rénové entre 1960 et 1961 grâce à l’aide du gouvernement japonais et de la société de construction Tadano (les donateurs sur l’île sont aussi diversifiés qu’incohérents, histoire d’intérêts j’imagine…).

IMG_20180514_131150.jpg

Pour pouvoir admirer le lieu dans son meilleur angle je vous conseille de vous lever très tôt et de venir admirer le levé de soleil, sans aucun doute le plus magnifique de toute l’île! Vous ne serez pas les seuls mais cela n’est pas dérangeant tant que tout le monde respecte les règles de bienséance. Les locations de voiture se faisant sur 24h le mieux et de louer de 10h à 10h, ce qui vous permet de visiter le nord de l’île la veille et de venir voir le levé de soleil le lendemain [comptez 30min pour venir directement en voiture depuis Hanga Roa].

IMG_20180515_075645

Ahu Anakena

Pour finir ce grand tour de l’île de Pâques, voici la plus belle plage de l’île. Parce que oui en plus des volcans, des falaises, des pleines, des carrières, des villages ancestraux et des sites archéologiques, l’île compte une plage et pas des moindres !

Entre sables blanc, eau turquoise et cocotiers on se croirait déjà à Tahiti (à 5h d’avion seulement…) et pourtant nous sommes toujours sur l’île de Pâques, même si, en effet, les cocotiers ont été importés de Polynésie… En descendant depuis a route (seul accès à la plage), on découvre un ensemble de 7 statues, l’ahu Nau Nau dominant la baie. 5 d’entre elles sont intactes et 4 conservent même leur pucao, superbement conservées donc malgré les dommages subies (elles sont restées longtemps enfuies dans le sable après avoir été jetées à terre par les colonisateurs). Les traits fins de leurs visages, leurs oreilles parfaitement taillées et dans leurs dos les symboles évoquant les éléments naturels font d’elles les statues les mieux conservées et détaillées de l’île.

Entre nouvelles découvertes ancestrales et repos sur le sable blanc, un lieu qui vaut le détour et qui finira de vous transporter à travers cette belle découverte de l’île aux mystères.

IMG_20180514_154337.jpg

Nous arrivons à la fin de cette série dédié à la merveilleuse Rapa Nui, ce lieu unique et magique reste pour le moment le plus extraordinaire que j’ai eu la chance de visiter, d’autant plus que, pour l’anecdote, j’ai eu la chance d’y fêter mes 20 ans ! 

Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvelle article de retour à Santiago avant un départ vers de nouvelles aventures, buena semana !

Ell

Voyage – Chili part11

Ile de Pâques [Rapa Nui] / Sud de l’île

Je suis aujourd’hui de retour pour ce second article dédié à l’île de Pâques et plus spécifiquement au Sud de l’île. Reconnu pour le volcan Rano Kau et plus particulièrement le village attenant d’Orongo d’où est issu le célèbre cérémonial de l’homme oiseau, ce bout de terre unique à vous couper le souffle vaut le détour.

La partie sud de l’île est logiquement la première que vous risquez de découvrir lors de votre périple. En effet, c’est de ce côté que se situe le petit aéroport de Matarevi, reliant l’île au continent et logiquement placé en périphérie d’Hanga Roa, capitale de Rapa Nui. Ainsi, tous les logement de l’île se regroupent dans ce périmètre, tout comme les agences de location de voitures et autres véhicules à moteurs, organisant aussi des excursions. Pour visiter seulement cette première partie de l’île je vous conseille de ne pas louer de voiture ou autre engins à moteurs, mais plutôt de vous dégourdir les jambes en découvrant les alentours à vélo ou à pied. Un bon moyen de ne pas polluer ce lieu unique tout en vivant l’expérience avec le corps en plus de la tête!

IMG_20180512_195631.jpg

Ahu Tahai

Accolé à la mer en longeant la côte ouest de l’île, ce site vous permet de vous rendre compte rapidement que oui, vous êtes bien arrivé sur l’île de Pâques! Comptant trois séries de plates-formes, dont l’une supporte un bel ensemble de 5 statues plus ou moins tronquées (style archaïque), Ahu Tahai est le premier site archéologique que vous rencontrez en partant du centre ville. Deux moais solitaires complètent l’ensemble avec un petite particularité pour le deuxième. En effet, celle-ci appelée Ko Te Riku est, la seule statue de l’île à avoir retrouvé  ses yeux à l’heure actuelle [symbol très important puisque chez les Rapa Nui les yeux représentent l’âme (dit mana) et permettent à la statue de devenir Aringa Hora (visage vivant des anciens). L’ajout des yeux était considéré comme une forme de batême dans les pratiques ancestrales]. Coiffée du pukao (chignon rouge), c’est un des moai les plus impressionnante de l’île, notamment par la présence plus « vivante » que lui apportent ses yeux.  Pour la petite histoire, les yeux des moais fait de corail blanc et d’une pierre volcanique rouge (scorie), étaient fixés à même la pierre avant que la statue soit relevée. Vous pouvez d’ailleurs observer sur toute les statues de l’île la cavité dans laquelle les yeux étaient ensuite installés. L’alignement des 5 statuts d’Ahu Tahai est reconnu pour être le meilleur spot de couché de soleil de l’île, ne boudez pas cette occasion, c’est vraiment extraordinaire et les couleurs sont différentes tous les soirs !

IMG_20180515_182933.jpg

Pour vous rendre sur ce lieu, longez la côte sur 2km au nord d’Hanga Roa en partant du petit port de pêche (vers lequel se situe la porte, Correo et la majorité des écoles de plongé de l’île). Normalement impossible de vous perdre et sinon n’hésitez pas à demander votre chemin, les habitants ont l’habitude des touristes!

IMG_20180515_183556

Volcan Rano Kau & village d’Orongo

En dehors des  célèbres moais, la première chose qui surprend lorsque l’on arrive sur cette île c’est son écosystème. Perdue au milieu de l’océan pacifique entre deux continent (l’Amérique et l’Océanie), Rapu Nui interpelle et fascine pour ses microclimats changeants du tout au tout, entre les cratères de ses volcans et l’étendue de ses plaines. Ce n’est donc pas pour rien si une légende la considère comme la face apparente de l’Atlantide! Si il y a bien un lieu qui illustre parfaitement cette idée de microclimats c’est bien le volcan Rano Kau. Situé à 7 km environ du centre d’Hanga Roa (comptez 1h30 à pied, 15min en voiture), Rano Kau est sorti des entrailles de la terre il y a de ça 2.5 millions d’année en creusant en son coeur un immense cratère profond de 200m (1600m de diamètre). Il abrite un microclimat tropical, pareil à une oasis, composé de grosses mares et de petits étangs couverts de totora (joncs). Ouvert sur la mer par une brèche, ce cratère fascine par ses couleurs changeantes en fonction des rayons du soleil et ses composantes uniques au monde.

« C’est un Colisée immense et magnifique, dans lequel manœuvrerait aisément une armée », disait Pierre Loti en 1872.

IMG_20180515_122616.jpg

Sur la face Est du cratère, entre son coeur et l’océan, on découvre les restes de constructions de pierres qui formaient autrefois le village cérémonial d’Orongo. Destinées au rite de l’homme oiseau, ces 53 maisons de pierre qui se fondent dans le paysage, sont accesibles par une seule entrée évitant ainsi le vent et les ennemis. Les familles venaient s’abriter ici lors du cérémonial de l’homme oiseau qui se déroulait tous les ans entre aout et septembre. Chaque tribu devait au préalable élire son champion, le hopu manu, pour assurer sa place dans la compétition. Son but ultime: ramener à la nage le premier oeuf d’oiseau de l’île de Motu Nui, située en face du village (2km à la nage contre vents et marées). Pour gagner, il leur fallait ramener le précieux butin entier et en bon état tout en affontant une seconde fois l’océan et ses caprices ainsi que la falaise haute de 300m, dernier rempart avant le village. Une cérémonie unique au monde qui finit de donner à ce lieu une atmosphère particulière dont on se souvient longtemps.

IMG_20180515_132210.jpg

Ahu Akivi

Le dernier lieu central du sud de l’île est situé à 9.5 km d’Hanga Roa, au milieu des colines et loin de l’agitation des côtes. Sa place centrale géographiquement et la grandeur des 7 statues le composant, font de ce lieu un emblème de l’île, particulièrement sous les dernier rayons du soleil. Ces 7 superbes moais, hauts de 4m, ont pour particularité d’être les seuls de l’ile à être tournés vers la mer. Cette caractéristique serait dû à leur origine, en effet, contrairement aux autres moais, ceux-ci n’ont pas été effigiés en l’honneur de  rapa nui mais de 7 envoyés du roi Hotu Matu’a venus reconnaitre l’île. Ainsi, n’ayant pas aimé le bout de terre à leur arrivé, il ont étaient tournés vers la mer plutôt que vers l’île. Si les autres moais protègent l’île, eux la dénigrent. Il n’en reste que c’est ce site qui auraient été utilisé par les prêtres colonisateurs pour fixer le calendrier de l’année. En effet, les moais étant placé face au soleil couchant, ils ont un bon repair de temps.

IMG_20180513_181839.jpg

Pour les sportifs, je vous conseille ces trois visites à vélo. C’est largement faisable en une journée, équipé.e.s de chapeaux, crème et lunette de soleil, ainsi que d’un pique-nique et de beaucoup d’eau (le climat tropical favorise la transpiration…). D’autant plus que croyez moi, l’effort rend les choses encore plus belles, que ce soit le cratère du volcan ou le couché de soleil sur Ahu Akivi, une très belle journée en perspective!

Nous arrivons déjà à la fin de ce second article dédié à l’île de Pâques! Je vous retrouve vendredi prochain pour le troisième et dernier article qui vous fera découvrir la partie nord de l’île, entre plage de sable blanc et carrière de Moais.

Buena fin de semana,

Ella.

Voyage – Chili part10

Ile de Pâques [Rapa Nui] / Infos pratiques

Il y a des lieux uniques sur cette planète, l’île des Pâques est l’un d’eux.

En 5 jours j’ai eu la chance extraordinaire de découvrir ce bout du monde sous tous ses angles, c’est pourquoi un seul article ne suffira pas. J’ai donc décidé de vous écrire trois articles sur cette île aux merveilles; en voici le premier destiné aux informations pratiques. Les deux prochains seront destinés aux lieux à voir absolument, des moais aux volcans, dans le Sud pour le premier, puis dans le Nord pour le second.

Pour commencer, la première chose surprenante lorsque l’on arrive enfin (après 5h d’avion depuis Santiago) au dessus de l’île de Pâques, Rapa Nui de son vrai nom, c’est la taille du lieu. Aussi grande que l’île d’Oléron (173 km3), oui seulement, Rapa Nui est de plus, l’île la plus éloignée de toute terre habitée avec Tristan da Cunha dans l’océan Pacifique. Remplie de mystère, celle qui s’est fait connaître pour ses statues de tuf volcanique uniques au monde pouvant aller jusqu’à 9.80 m pour 74 tonnes, regorge de secrets et de paysages aussi époustouflants les uns que les autres. Parce que si les Moais sont la marque de fabrique de l’île, c’est sa nature tropicale, des volcans aux falaises en passant par les pleines vierges, qui m’ont avant tout ébloui.

Pour commencer par le début et pour situer ce lieu extraordinaire, Rapa Nui est située à 3 760 km du Chili et 4 100 km de Tahiti En forme de triangle isocèle, elle peut se diviser en deux parties, son nord et son sud. Sa seule et unique ville et capitale, Hanga Roa, regroupe une grande partie de sa population (décision du gouvernement chilien, prise il y a quelques années, de regrouper tous les habitant de l’île afin de protéger le reste des terres classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, abus de pouvoir ou réel souhait de protéger l’île, les avis diverges…).

 

Hébergements

C’est à Hanga Roa que se situe tous les hébergements disponibles sur l’île, du camping à 8 000 pesos la nuit avec tente, matelas et sac de couchage compris (Camping Minihoa, gros coup de coeur), à l’hôtel de luxe avec clime et spa à 230 000 pesos la nuit. L’avantage principale du camping se tient au fait que le climat subtropical de l’île nous protège du froid même si la nuit le sac de couchage n’est pas de trop. En revanche, le camping est situé face à la mer (comme la chanson) et en plaine, le vent et le bruit des vagues font donc automatiquement parti de vos nuits, mais bon c’est aussi ça le dépaysement!

IMG_20180512_171546

 

Nourriture

Concernant la nourriture il faut savoir que tous les aliments coûtent en moyenne deux fois plus que sur le continent, ainsi, je vous donne le même conseil que tout le monde: amenez vos aliments secs et des conserves. De plus, une chose très importante à savoir, les vols LATAM depuis Santiago (seule compagnie à être autorisée depuis le Chili) inclus automatiquement deux bagages en soute de 24KL chacun, de quoi amener plus que nécessaire. D’ailleurs petite anecdote, ne soyez pas étonné de voir arriver les chiliens avec des males entières remplies de nourriture, leur passion: se retrouver en famille ou entre amis pour faire un Asado (sorte de barbecue composé principalement de viande) face à la mer, pas bêtes les chiliens!

IMG_20180512_195020.jpg

Paiements

Concernant les paiement très peu d’agence de location et de logement acceptent les cartes bleues, d’autant plus lorsqu’elles sont internationales, le mieux est donc d’arriver avec du liquide , au moins pour les premiers jours. Pour le reste du séjour pas de panique, des bornes pour retirer sont présente dans la partie basse de la ville, prenez la rue qui descend vers le port, à votre gauche sur la rue principale, vous ne pouvez pas vous tromper! En plus et contrairement à ce que dit la légende, les frais bancaires ne sont pas si élevés que cela comparer à certains endroits au Chili, comptez 4 000 pesos par retrait.

IMG_20180515_081934.jpg

Transports

Le seul transport en commun existant sur l’île est une navette qui circule tous les jours, exceptés dimanche et jours fériés et qui vous emmène directement à la plage Ahu Anakena dans le nord de l’île (plus belle et grande plage du bout de terre). Pour les autres visites je vous conseille tout simplement de vous regroupe à 4 ou 5 pour louer une voiture sur un ou plusieurs jours (30 000 pesos 24h pour une voiture 4 places,  quelques écarts de prix en fonction des agences, n’hésitez pas à comparer). Sinon sur une journée, la location de vélos reste aussi une bonne option (8 000 pesos 8h, 15 000 pesos 24h). Le tour de l’île en entier peut se faire en une journée pour les sportifs, mais attention ne vous fiez pas aux apparences, l’île est loin d’être complétement plate!

IMG_20180515_122756.jpg

Visites

Rapa Nui étant dans son entier protégée par l’UNESCO, elle est considérée en elle même comme un parc naturel national protégé. Ainsi, pour pouvoir accéder aux lieux clés de l’île (Ahu Tahai, seul moai avec des yeux, volcan Rano Kau et village d’Osorno, le site du culte de l’homme oiseau…) il vous payer dès votre arrivé un pass d’entrée. Pour les touristes il coûte 54 000 pesos (et oui quand même…) et pour les titulaire du RUT (carte nationale d’identité chilienne), 20 000 pesos. Ainsi si vous êtes étudiant ou en VISA vacance/ travaille au Chili et que vous avez dû obligatoirement passer les queues infernales pour créer votre RUT, vous êtes considéré-e comme chilien-ne (enfin un avantage!).Avec ce pass vous avez un accès illimité à tous les lieux clés de l’île, il vous suffit de le faire tamponner à l’entrée, excepté pour la carrière (lieu ou ont été créés les Moais) et le site du culte de l’homme oiseau, regroupant des pétroglyphes et le village, qui ne visitent qu’une seule fois. Petite astuce: afin d’éviter la queue interminable à la sortie de l’avion je vous conseille tout simplement d’acheter votre pass une fois installé au petit magasin du parc situé en ville [face à la rue descendant au port].

IMG_20180515_183556.jpg

Liens essentiels

-La compagnie chilienne LATAM desservant l’île depuis Santiago: https://www.latam.com/es_cl/

-Le camping Mihinoa [il est moins cher de réserver directement sur le site, on paye en liquide à l’arrivée]: https://www.camping-mihinoa.com/

-Pour les curieux, la page de l’île sur le site de l’UNESCO: http://whc.unesco.org/fr/list/715

Je vais m’arrêter là pour ces explications pratiques et essentielles. Je vous retrouve mercredi pour un article un peu plus passionnant et dédié aux lieux clés du sud de l’île. Buena fin de semana, besos.

Ella

PS: Les photos c’est cadeau, il fallait bien que je vous fasse rêver un peu !

 

Voyage – Chili part9

El museo de la memoria y de los derechos humanos

Si venir au Chili est une expérience extraordinaire personne n’est sans savoir que le pays commence seulement à tourner la page d’une dictature sanglante. Ainsi, pour comprendre le Chili il faut comprendre son histoire, pour cela je vous emmène à la découverte du musée du la mémoire et des droits de l’homme.

Si vous prenez le temps de demander à des chiliens leur avis sur ce musée, ils vous parlerons sans aucun doute de l’atmosphère pesante et de ces grandes salles dans lesquelles reposent les preuves d’un passé si dure à accepter. Beaucoup de ceux à qui j’en est parlé m’ont même dit qu’ils n’avaient pas pu finir la visite, tant l’émotion était forte.

IMG_20180505_135726

 

Dès l’entrée située au rez de chaussée, un ensemble de tableaux reprennent toutes les enquêtes pour non respect des droits de l’homme réalisés par l’ONU dans les 50 dernières années. On apprend ainsi pays par pays, les crimes commis, punis et ceux qui n’ont jamais étaient élucidés. Parce que si ce musée a comme objectif premier de conserver les traces d’un passé que le pays souhaiterait pourtant oublier, il a aussi était créé pour rappeler que les droits de l’homme continuent chaque jour d’être bafoués, aux quatre coin du globe.

 

Le reste du musée est organisé sur trois étages:

  • Le premier est complètement dédié au coup d’état militaire du 11 septembre 1973. C’est ce jour maudit qui marque la fin de la démocratie au chili avec le suicide du présidant  Salvador Allende et le début de 11 ans de dictature militaire. Immense, cet étage a était organisé en 5 parties dans lesquelles archives radios, vidéos et journaux papiers nous plongent dans le chaos que fut ce jour. On entend ainsi comme si nous y étions les avions de l’armé bombarder le palais présidentiel dela Moneda. On voit les chars envahir la ville. On ressent la peur des centaine de chiliens arrêtés et emprisonnés pour avoir voulu protéger le cœur de leur démocratie. Dans les archives les plus symboliques je retiendrais le dernier discours du président Allende à la radio chilienne, quelques heures à peine avant qu’il ne se donne la mort dans son bureau, au cœur de la Moneda envahie par les flammes.

IMG_20180505_144447

 

  • Le second étage est  dédié aux 17 années de dictature rythmées par les disparitions, arrestations, tortures et exils. Des témoignages audios, vidéos sont ainsi exposés au milieu des documents classés top secret du gouvernement qui dresse la liste des prochaines victimes et les outils de torture allant être utilisés. Parmi les éléments les plus émotionnels je relèverais les reconstitutions d’objets créés par les prisonniers et la liste des lieux dans lesquels a été pratiquée la torture. C’était il y moins de 40ans et ces lieux existent encore aujourd’hui, c’est pourquoi il est important de ne pas oublier, parce que partout au Chili nous marchons là ou cela c’est passé.

 

  • Le dernier étage est lui dédié aux 5 dernières années de lutte qui ont débouché sur le référendum de 1988 par lequel les chiliens ont étaient amenés à voter pour le poursuite ou non du régime militaire. C’est le NO! qui l’a emporté, non sans de nouveaux dégâts. C’est ainsi que, le 11 mars 1990, le chilien redevient un pays libre et démocratique, remplie de plaies mais aussi et surtout d’espoir.

Le plus chamboulant dans cette visite reste le nombre extraordinaire d’archives et de témoignages preuves glaciales de l’horreur vécut. De plus, cette histoire étant très récente, les avancés technologiques existaient déjà (enregistreurs audios, caméras, appareil photo..) ce qui donne à cette histoire des visage, des voix, des corps qu’il nous est impossible d’oublier.

 

Pour le côté pratique, le musée est gratuit et ouvert à tous, même si certaines salles sont déconseillées aux enfants de moins de 12 ans (certaines images risque d’heurter leur sensibilité).

https://ww3.museodelamemoria.cl/

Nous arrivons à la fin de ce nouvel article, il est temps pour moi de vous dire à la semaine prochaine. Je vous reviens avec une nouvelle série d’articles extraordinaires, et pour cause, demain je m’envole pour réaliser un rêve, partir à la découverte de l’île de pâques !

Ella

Voyage – Chili BONUS1

Teremoto, à faire trembler vos murs

Aujourd’hui, il est temps pour moi de vous présenter mon premier article bonus chilien et pas des moindres. Comme vous le savez sans doute, les terres chiliennes sont régulièrement secouées par des tremblements de terre plus ou moins violents. Mais ce que l’on sait moins c’est que les tremblements proviennent aussi régulièrement des verres que l’on vous sert, je vous explique…

Vous ne pouvez vous rendre au Chili sans entendre parler de cette boisson alcoolisée à base de pisco (eau de vie de vin produite au Chili), de vin blanc, de grenadine et de glace à l’ananas. La légende raconte que cette boisson a été servie pour la première fois à un étranger qui voulait un breuvage rafraichissant [d’où la glace à l’ananas].

Quant à l’origine de son nom [Teremoto = Tremblement de terre], deux versions s’opposent pour l’expliquer:

*La première dit que cette boisson fût créée pendant le tremblement de terre du 3 mars 1985, un des plus important que le pays est connu (143 morts et plus de 1 990 blessés).

*La seconde justifie tout simplement ce nom par les effets créés par la boisson, aussi animés qu’un tremblement de terre et qui ne peuvent vous laisser de marbre.

Dans tous les cas, une chose est sure, cette boisson super bien dosée vous permet de vivre une expérience haute en couleur, au moins aussi agitée qu’un tremblement de terre coefficient 8. Les jambes qui tremblent, la tête qui tourne et cette merveilleuse impression que tout va beaucoup trop bien. Si je peux vous donner un conseil d’amie, n’hésitez pas à vivre cette expérience à plusieurs, histoire d’être sure de retrouver votre chemin lorsque sonnera minuit (ou plus…)!

A Santiago, deux bars sont reconnus comme les deux meilleurs endroits pour boire un Teremoto: El Hoyo et La Piojera. J’ai eu la chance de tester le second avec mes colocs la semaine dernière et je vous confirme que c’est un lieu qui vaut le détour.

Tout d’abord, pour l’ambiance purement chilienne que l’on a du mal à retrouver lorsque l’on se cantonne aux bars et restos huppés de Bellavista. Ensuite, pour ces verres de Teremoto aussi esthétiques (grâce au mélange de la grenadine et de la glace à l’ananas) que délicieux. C’est d’ailleurs une des raisons principale pour laquelle le Teremoto monte aussi rapidement à la tête: très sucré, on ne sent pas beaucoup l’alcool et le boit donc comme un simple verre de cocktail sans alcool, grosse erreur ! Mais ça, on ne sans rend compte que le lendemain matin…

Nous arrivons maintenant à la fin de cet article bonus à la gloire du tremblant teremoto. Je vous retrouve vendredi pour un article toute en émotions dédié au musée des droits de l’homme de Santiago sur le thème de la dictature de Ponochet. En attendant prenez soin de vous et n’oubliez pas: l’abus d’alcool est dangereux pour la santé !

Ella

 

Voyage – Chili part8

La Isla de Chiloé (Nord – Ancud)

Je vous retrouve pour la seconde partie de mon long week-end dans la région des lacs. Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte de la flamboyante île de Chiloé et plus particulièrement de sa partie Nord, aux alentours d’Ancud.

Entre la célebre Patagonie et l’extraordinaire Région des lacs, la douce Chiloé a une place à part, autant dans le cœur des Chiliens que des touristes. Archipel composé d’une multitude d’île, Chiloé charme au premier regard avec ses grandes étendues de nature face à la mer et ses maisons uniques en écailles de poissons.

IMG_20180430_134033

 

Depuis Puerto Montt ( à 15min de mini bus de Puerto Varas), Chiloé est desservie par des  bus [en moyenne 5/jour] vous emmenant directement à Ancud, une des plus grande ville du nord de l’île. Comptez 2h, bus et ferry [le bus montant directement dans l’embarcation] et 5 000 pesos pour un trajet complet (coup de cœur pour la compagnie Queilen bus qui propose un service et confort impecable, pour un prix imbattable).

Sur place différentes auberges sont à votre disposition. Ne restant qu’une nuit à Ancud, nous avons opté pour l’hostel (=auberge de jeunesse), « 13 Lunas ». Les prix varies en fonction de ce que vous recherchez, comptez 10 000 pesos pour une nuit/personne en dortoir de 7 lits, 12 000 pesos dans un dortoir de 4 lits. Les espaces communs sont grandioses et très chaleureux, au premier étage une terrasse donne même directement sur la mer. Les hôtes seront ravies de vous aider et de vous conseiller dans le choix de vos activités, des sorties sont d’ailleurs directement organisées par l’hôtel. Ajoutez à cela de l’eau chaude (ce n’est pas toujours le cas…) ainsi que des sanitaires propres et vous avez un parfait lieu pour profiter des paysages de l’île en toute sérénité.

IMG_20180430_131651

 

En matière de sortie, c’est bien sur la fameuse plage des pingouins, « Pinguinera » qui vous sera citée en premier. Avec ou sans les oiseaux du pôle (présents en période de migration entre janvier et mars), le lieu est incroyable et plein de couleurs. Si vous possédez une voiture ou si vous souhaitez en louer une, je vous conseille de longer tout simplement la côte allant d’Ancud (ou même de Caulin) et jusqu’au Parque national de Chiloé. Cette belle balade vous permettra ainsi de découvrir la multitude de paysages dont peut regorger l’île, des champs s’étendant à l’infinie, aux villages de maisons colorés. Sur votre chemin, n’hésitez pas à demander l’historique des lieux et même à vous intéressez aux traditions auprès des Chilotes. Un peu rustres au premier abords, ils sont surtout riche de traditions et de savoirs faire ancestraux qu’il est toujours plaisant de découvrir.

 

Pour ceux qui ont un peu plus de temps que moi (petits chanceux!) puisque je ne suis restée que 2 jours (c’est ça d’être étudiante), je vous conseille sans détour le parcours dédié aux églises Chilotes. Situées pour la plupart dans l’est de l’archipel, la plus reconnue d’entre elles surplombe la capitale de l’île, Castro. Colorées et vielles de plus de 300 ans, elles sont un miroir de l’histoire Chilote entre colons espagnols et indépendance chilienne.

IMG_20180429_123915

 

Il est temps pour moi de clôturer ce nouvel article. J’espère en tout cas vous avoir donné envi de faire votre tour votre backpack et de prendre le large pour cette île aux innombrables trésors. Je vous retrouve la semaine prochaine pour la suite de mes aventures au Chili et… une sacré surprise ! Hasta luego !

Ella

 

 

 

 

Voyage – Chili part7

La région des lacs (Puerto Varas – Osorno)

Je vous reviens aujourd’hui avec 5 jours de retard et pour cause, pour ce long week-end de mai je suis partie à la découverte de la région des lacs au sud du Chili. Entre volcans, lacs et océan une aventure express riche en émotions et en découvertes.

Tout d’abord en matière de géographie, la région des lacs chilienne se situe à 12h de bus de Santiago et est la dernière région avant la Patagonie. Comportant deux grandes villes principale que sont Valdivia et Puerto Montt, la région des lacs est la porte directe vers l’île de Chiloé.

Question pratique, plusieurs compagnies de bus proposent des trajets directes vers Puerto Montt et même vers Puerto Varas. A 15min de Puerto Montt, sa petite sœur Puerto Varas, est située juste en bord du lac Llanquihue (plus grand lac du Chili) et face au Volcan Osorno. Un petit trésor en plein cœur de la nature sauvage ou tout se fait à pied, mon coup de cœur pour ce périple.

IMG_0033

 

Pour en revenir au trajet en bus, vous pouvez ainsi vous rendre directement à Puerto Varas/ Montt en bus de nuit (comptez entre 12 et 14h) pour seulement 30 000 pesos A/R, une affaire! D’autant plus que les bus chiliens sont réellement incroyables et très confortables, des couvertures et coussins vous sont ainsi distribués ainsi que des encas en fonction des compagnies.

Sur place (à Puerto Varas pour mon cas), plusieurs auberges de jeunesse (appelées HOSTEL au Chili) proposent des prix très attractifs (10 000 pesos la nuit/personne) pour un service de qualité. C’est aussi pour vous l’occasion de faire la rencontre de voyageurs du monde entier et de chiliens toujours plus accueillants et serviables. Coup de cœur pour l’auberge Ruca, tenue par Jorge, le premier chilien à avoir voyagé dans l’espace (et oui!), très chaleureuse et conviviale, parfaite pour découvrir la région.

 

Dans les alentours les activités ne manquent pas, à commencer par l’ascension du volcan Osorno situé en plein cœur du parc Vicente Perez Rosales (plus vieux parc du Chili) face au lac Todos los Santos. Différents trekkings plus ou moins long vous sont aussi proposés dans le parc. Rendez-vous directement dans la petite cabane du garde forestier située juste à l’entrée du parc (sous les arbres), il saura vous renseigner. Il faut dans tout les cas savoir que l’entrée dans le parc est gratuite mais qu’il faut obligatoirement passer par le garde forestier pour donner vos noms, n° de RUT ou passeport, ainsi que votre numéro de téléphone, il en profitera pour vous présenter les règles de sécurité et de protection des espaces. Quand je vous dis qu’au Chili on ne rigole pas avec les espaces protégés (à mon grand bonheur d’ailleurs).

IMG_9802

 

Sur le retour vers Puerto Varas (un bus directe vous emmène du centre ville au parc, comptez 2 000 pesos par personne et 40min de trajet, demandez la destination Petrohué), n’oubliez pas de vous arrêter aux très fameuses Saltos de Petrohué. Ces cascades, considérées comme un des lieux incontournables du pays, sont à couper le souffle. Situées en contrebas du parc, elles ont une vue directe sur le volcan Osorno, sans parler de la couleur de l’eau aux multiples reflets… Comptez 2 000 pesos l’entrée pour les étudiants (n’hésitez pas à demande le tarif préférentiel qui ne vous est pas donné automatiquement…) et 6 000 pesos pour les visiteurs étrangers.

IMG_9852

 

Voilà pour ce que je pouvais vous dire sur cette région incroyable composée de milles paysages & couleurs. Je vous retrouve vendredi pour vous compter la suite de mes mésaventures sur l’île de Chiloé.

Ella