SERIAL ENTREPRENEUSE – STEP 21 «Première année entrepreneuriale: Bilan»

Le Grand Saut, une fois réalisé, donne un immense sentiment de liberté

Il y a un an, à quelques jours près, je postulais pour obtenir le statut Etudiant.e entrepreneur.se auprès du Pépite 3EF. Alors, en stage de Master 1 au sein de l’Institution France Education International, j’étais très loin de me douter de l’expérience que je m’apprêtais à vivre. Un an plus tard, alors que la pandémie mondiale s’est éternisée, j’ai réalisé mon année de Master 2, entre l’Espagne et la France, j’ai créé mon auto entreprise, donné des cours en tant qu’intervenante communication, j’ai développé mon blog en postant un article par semaine et réalisé 7 podcasts, malgré la distance. Cette année m’a apprise plus sur moi que les trois dernières années, mais surtout elle m’a montré que Le Grand Saut est le fruit de notre seule volonté.

Nous y sommes ! Le dernier mercredi de juin est arrivé, il est donc temps pour moi de faire le bilan de cette première année entrepreneuriale. Pour cela et afin de coller avec mes deux séries dédiées, je vais tout d’abord vous proposer les Trois leçons que j’ai apprise de mon expérience en tant qu’étudiante entrepreneuse, avant de vous partager ce que les rencontres que j’ai faite pour ma série Le Grand Saut m’ont permis de comprendre.

SERIAL ENTREPRENEUSE

L’entrepreneuriat est un sport d’équipe

Savoir demander de l’aide

Lorsque vient l’idée d’un projet, nous sommes souvent face à nous même. Pourtant, la création d’une entrepris,e ou même d’une association, est quelque chose de tellement complexe, que rapidement, nous ne pouvons gérer seul.e.

Comprendre cela, accepter d’être aidé.e, de demander de l’aide, c’est gagner beaucoup de temps. Parce que souvent il ne nous manque pas grand chose:

  • Des informations / Un support
  • Des contacts
  • Une compétence / un savoir-faire
  • Une formation / un atelier
  • Un financement / un coup de pouce financier

En fonction de la situation, prendre de la distance pour trouver le/a meilleur.e interlocuteur.trice pouvant être en mesure de nous soutenir peut vraiment faire la différence.

De même, au fur et à mesure que le projet se créer, il faut avoir conscience que de nouveaux besoins vont également apparaitre, des besoins matériels, financiers, humains qu’il faut combler, pour ne pas prendre le risque de se retrouver dépasser. Dans ce cas, n’hésitez pas à aller frapper à la bonne porte …

Les organismes publics / programmes de référence

Pour trouver le programme ou l’organisme qui correspond à vos besoins, je vous renvois au STEP2 de la série Serial entrepreneuse, dans lequel je développe les différentes possibilités par secteurs d’activité.

Le réseau Pépite France, ce sont, depuis 2014, 33 Pôles Étudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat (PÉPITE), partout en France. Divisés autour de deux systèmes intrinsèquement liés:

  • Le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour les étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s [une première mondiale]; vous permettant de construire et de développer votre projet en bénéficiant d’un accompagnement quelle que soit la démarche entrepreneuriale (individuelle, collective, à finalité économique et/ou sociale, innovante ou non, technologique ou non, avec création d’activités ou reprise d’entreprise ou autre structure juridique).
  • Le Diplôme National Etudiant(e)-Entrepreneur(se)s pour étudiant(e) et jeunes diplômé(e)s ayant obtenu le Statut National Etudiant(e)-Entrepreneur(neuse)s; permettant de valider votre projet entrepreneurial à la place d’un stage, de conserver vos droits de bourses même en ayant terminé vos études et également d’obtenir un diplôme reconnaissant vos acquis à la suite de votre projet entrepreneurial.

Dans les deux cas, Pépite France, vous propose un double accompagnement grâce à un système de tutorat: interne à votre université référente, avec un représentant du cadre professorale et externe avec un.e professionnel.le (entrepreneur.se ou pas), tout deux vous accompagnant tout au long de votre projet. A cela s’ajoute un large réseau de soutien sur toute la France, des aides au financement affiliées et même des espaces de coworking spécialement dédiés, en fonction des Pépites.

  • Les CCI | CHAMBRES DES COMMERCES ET DE L’INDUSTRIE

L’Etablissement Nationale CCI France, ce n’est pas moins de 126 établissements publics nationaux, régionaux et locaux, divisés sur le territoire français.

Concrètement, il s’agit là du réseau français dédié aux entreprise, de leur création (démarche, statuts, reconnaissance…), à leur fermeture, en passant par leur gestion (aide au financement, accompagnement à l’embauche…). CCI France concerne toutes les formes d’entreprise et d’entreprenariat (indépendant, société, freelance…) et la majorité des domaines d’intervention (Commerce, Industrie, Service, Environnement, Formation, Emploi, Innovation, Communication…).

Les porteur(se)s de projet y sont accueilli.e.s en fonction de leur spécificité (employé.e, chômeur.se, étudiant.e…), formé.e.s, accompagné.e.s… L’encrage régional des CCI leur permet une très bonne connaissance des bassins d’emploi, des besoins spécifiques régionaux et de grands réseaux professionnels en fonction de votre territoire d’implantation. Je note néanmoins, que comme tout organisme public ouvert au plus grand nombre, les places sont chers et l’accompagnement plutôt global, contrairement à un organisme spécifiquement dédié aux étudiant.e.s entrepreneur.se.s et jeunes diplômé.e.s comme vu avec Pépite France.

Pour les étudiant.e.s entrepreneur.se.s, BGE ADIL est affilié depuis cette année au programme Entrepreneurs #Leaders de la Région Ile de France. Un opportunité incroyable qui propose aux moins de 26 ans, aux bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, ASS…) et habitants des quartiers politiques de la ville, trois formats d’accompagnements super complets, GRATUITS:

1- Bâtir mon projet: jusqu’à 12h de conseil dédiées à la création d’entreprise, du Business Plan au modèle de choix de statut juridique, en passant par la recherche de partenaire.

2- Financer mon projet: jusqu’à 50 000 Euros pour structurer financièrement son projet et un accompagnement à la mobilisation de fonds adaptés avec des partenaires de BGE ADIL.

3- Piloter mon entreprise: un accompagnement tout au long des 3 premières années de vie de votre entreprise, pour vous aider à développer votre réseau, construire un pilotage effectif, effectuer des recrutements pertinents…

Assurer une veille s’est être au bon endroit, au bon moment

Etre connecté, à son réseau, à son secteur d’activité

La veille c’est un peu comme la communication, dans notre démarche entrepreneuriale on a toujours tendance à la passer au seconde plan. Pourtant, c’est en étant connecté aux nouveauté que l’on peut en permanence répondre aux attentes et besoins de nos Personas, tout en observant les réactions de la concurrence.

Assurer une veille, cela fonctionne de plusieurs façons:

  • Sur les réseaux sociaux | Personnels et professionnels
  • Via les newsletter | Des entreprises, des organismes, des médias; partenaires et concurrents
  • Via les alertes des outils spécialisés | Définis dans le prochain paragraphes
  • Via les évènements | En ligne et en physique
  • Via les relations interpersonnelles | C’est autour d’un café (ou thé) que les meilleurs projets et partenariats son créés …

Attention, être en veille ne veut pas dire arrêter de vivre pour être à 100% dans son projet, dans son secteur et dans les nouveautés de la concurrence, mais ce la veut dire, se donner du temps pour garder un oeil sur tout ça. Et pour rendre cette démarche la plus simple possible il y a des outils à connaitre …

Les outils de veille pour faire la différence

Pour découvrir les outils et les techniques de veille dans leur globalité et en détails, je vous renvois à mon Instagram @Regardsleblog, j’ai créé une IGTV qui vous donne un apperçu complet des existants dans le domaine.

Tendances évolutives

  • Google Alerts

Tous les jours un rapport des dernier.e.s articles/vidéos/ podcast à partir d’un MOT CLE

  • Newsletter

L’ACTU en bref des journaux, entreprises, bloggeur.se.s,

  • Réseaux sociaux

Lien avec votre secteur d’activité et votre réseau par POSTS

Contenus de curations

Regrouper les flux RSS que vous suivez en une interface graphique

Interface de flux RSS à partager avec votre groupe de travail / vos collègues / vos ami.e.s

Un projet évolue, tout comme son.a porteur.se de projet

La dernière leçon que ces 12 mois d’entrepreneuriat est que l’on ne peut pas tout diriger et que donc, un projet évolue (au moins autant que nous…).

On en revient donc à mes deux mots préférés de cette série, Serial entrepreneuse: Organisation & Improvisation. Parce que oui, les deux vont de pair. L’organisation nous permet ainsi de tout mettre en oeuvre pour nous simplifier la vie; les bons collaborateur.trice.s, les bons outils, les bons financements … [Dans « bons », j’entends, ceux qui nous correspondent le mieux]. L’improvisation, elle, nous met dans un état d’esprit essentiel, celui qui dit, « ça va aller ». Parce que oui, il y a toujours une solution et si cette solution n’est pas en vous, alors c’est que vous devez vous tourner vers quelqu’un d’autre [Retour au premier point].

S’il y a bien quelque chose que cette année (ces années…) de pandémie mondiale nous ont appris, c’est que nous sommes des êtres capable d’adaptation (même lorsque la situation nous oblige à rester enfermé !). Cette capacité est essentielle en entrepreneuriat, parce qu’elle donne les clés face aux aléas d’une vie sans horaires, missions et rémunérations fixes !

LE GRAND SAUT

Avec 14 portraits à son actif, la série Le Grand Saut est devenue le deuxième poumon de Regardsleblog.fr. Au cours de ses rencontres, j’ai pu échanger avec des étudiant.e.s entrepreneur.se.s aux multiples projets, aux multiples parcours. Je vous parle aujourd’hui de ces trois observations que je tire de ces interviews…

A chaque secteur d’activité, ses projets

Tout d’abord, l’entrepreneuriat est possible dans tous les secteurs d’activité.

En santé: Marie-Anne a développé une solutions pour proposer des formations à distance sous la forme de Serious Games.

En Education: Danisha créais une plateforme pour lutter contre le harcèlement scolaire.

Dans la restauration: Thomas a créé une application pour proposer les meilleurs plans de soirée, pour les clients et les professionnel.le.s.

Des exemples, j’en ai 14 différents, tant aucun projets ne se ressemble. C’est ce qu’offre l’entrepreneuriat, une liberté de créer, d’imaginer, de développer des projets là ou on veut, avec qui on veut, quand on veut. Avec des compétences dans le domaine, des contacts, mais surtout de la détermination et de l’organisation l’entrepreneuriat est accessible à tous.tes.

Il n’y a pas de parcours type en entrepreneuriat

C’est la seconde observation que j’ai pu faire de ces 14 interview; il n’y a pas de parcours type en entrepreneuriat.

Ces dernières années, nous avons vu énormément de formations spécialisées se créer; en écoles de commerce, en IAE, en DUT. De l’extérieur, cela donne l’impression que l’entrepreneuriat requiert des compétences spécifiques qui necéssitent une formation particulière, mais ce n’est pas toujours le cas !

Oui ces formations donnent certainement de très bonnes clées, mais elles ne sont pas LA clée pour qu’un projet entrepreneurial fonctionne. Je suis la preuve de cette affirmation. Je n’ai aucune formation spécifique en entrepreneuriat et pourtant… En un an et grâce à l’accompagnement du Pépite et du programme Entrepreneur #LEADER [BGE Adil / Région Ile de France], j’ai créé une auto-entreprise, tout en développant un projet de société en Ingénierie pédagogique inclusive qui a gagné un prix au Concours de pitch du Pépite 3EF !

Les différent.e.s étudiant.e.s entrepreneur.se.s que j’ai pu rencontrer ont également confirmé cette idée:

Pauline & Alicia: étudiantes en école d’ingénieure; sans formation entrepreneuriale.

Stelio: étudiant en préparation mentale, sans formation entrepreneuriale.

Chahrazad: étudiante en Sciences de l’éducation, sans formation entrepreneuriale.

Une fois de plus, je pourrais continuer la liste, l’idée est toujours la même: le meilleur parcours pour vous lancer dans votre projet c’est le votre ! Parce que vous êtes le.a seul.e a avoir ces bagages, ces expériences, vous êtes la meilleure personne pour faire votre Grand Saut !

La plus difficile, c’est de sauter !

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Nastasia dans le Portrait n°10 de la série Le Grand Saut

 Qui ne tente rien n’a rien. Tu ne prends pas de risque à ne pas essayer. De même, il faut essayer pour ne pas avoir de regrets. Et surtout, il ne faut pas oublier que l’un n’empêche pas l’autre. Il est ainsi possible de faire un master en imaginant, créant, son projet. D’autant plus que la seule chose que l’on risque de perdre c’est du temps et notre temps n’est-il pas notre plus belle richesse ?

En général, lorsque l’on a un projet en tête on a tendance à le repousser, attendant le bon moment, la bonne idée, les bon.ne.s collaborateur.trice.s … Mais dans cette attente, on ne fait rien.

C’est pourquoi j’ai appelé cette série Le Grand Saut, parce que c’est là que tout se jour. Quand on décide finalement de prendre le risque, d’essayer. Ce sera peut-être le premier essai d’une longue liste, mais au moins, on n’aura pas de regrets !


Nous voilà à la fin de ce STEP21 de la série Serial entrepreneuse, un beau bilan après une année riche en émotions. Je suis heureuse et fière d’avoir réussi à tenir le rythme, d’avoir réussi à vous offrir un article par semaine, entre conseils et portraits, malgré le Master, l’Erasmus, mes projets entrepreneuriaux et mon podcast en parallèle.

Je remercie une nouvelle fois Michaël Randrianifahanana, pour sa bienveillance et ses conseils pendant ces après-midi de correction et de relecture qui ont offert à ce blog, un nouveau Regard. Je vous remercie également pour vos commentaires, encouragements et partages qui ont offert à ce média de nouveaux.lles lecteur.trice.s et une certaine visibilité.

Je vous retrouve en septembre, après un été bien mérité, pleine de nouveaux projets et d’une flopée d’idées, en attendant prenez soin de vous et de vos rêves …

Ella

Le grand saut – Marie-Anne Le Ray

PORTRAIT N°14


Pour la quatorzième fois, je vous propose un portrait d’étudiant.e entrepreneur.se sur Regardsleblog.fr. Aujourd’hui, c’est à la rencontre de Marie-Anne que je suis partie, dans le monde très sélectif des Ecoles d’ingénieur.e.s et celui encore plus fermé de l’entrepreneuriat scientifique. Un échange passionnant en parfaite adéquation avec l’actualité de ces derniers mois, qui nous rappelle que des solutions sont créées chaque jour, pour nous simplifier la vie 

Portrait d’une entrepreneuse engagée, qui s’est lancée en entrepreneuriat en souhaitant d’abord répondre aux besoins des professionnel.le.s de son secteur …

Marie-Anne

Je vous laisse apprécier ce 14ème portrait aujourd’hui, le dernier de la saison … La semaine prochaine sera celle des bilans et des projets à venir, avant un été bien mérité !

Qui est-tu ?

Marie-Anne est passionnée par la littérature et la lecture, elle fait également de la natation et de l’équitation. Côté engagement, Marie-Anne s’est investie auprès de plusieurs associations lors de ses études, notamment pour accompagner des enfants avec la Trisomie 21 et pour favoriser l’éducation des femmes au Maroc.

En parallèle de ses études Marie-Anne a également fait du soutien scolaire auprès de publics décrocheurs. La question du sens est donc au cœur de sa démarche personnelle comme professionnelle. 

Quel est ton parcours ?

Après le bac Marie-Anne a fait une Prépa PCSI – Physique, chimie, sciences de l’ingénieur – pour préparer son entrée en Ecole d’ingénieur.e.s En suivant, Marie-Anne a intégré l’ISBS, école d’ingénieur en bio technologie à Créteil. En parallèle de sa dernière année en Ecole d’ingénieur, Marie-Anne a eu l’opportunité de doubler son parcours en faisant en parallèle un Master 2, Pharmacologie préclinique et clinique au sein de l’Université Paris Descartes.

Pour valider son Master 2, Marie-Anne fait actuellement un stage dans un laboratoire qui travaille notamment sur les conséquences des traitements donnés contre la COVID. Spécifiquement, ses missions concernent le séquençage d’échantillon pour vérifier s’il y a des mutations pendant et après les traitements. 

Ton Regard sur l’entreprenariat

Quand elle était plus jeune, l’entrepreneuriat faisait un peu rêver Marie-Anne. De loin, elle trouvé ça super intéressant de pouvoir créer sa propre entreprise, son propre projet. En entamant ses études, elle était pourtant loin de se douter qu’elle se lancerait elle aussi sous peu …

Ton Grand Saut

Un jour, il y a eu un appel d’offre de l’Etat français pour créer un Serious Game au service des formations. Avec des ami.e.s, Marie-Anne s’est intéressée à cet outil des Serious Games. En analysant l’appel d’offre du gouvernement, elle se rend compte qu’il demande non seulement la mise en place du Serious Game, mais également un suivi de 3 ans, un engagement sur le long terme qui ne les intéresse pas.

En parlant de cet appel d’offre dans son milieu, médical, Marie-Anne et deux amis, futurs associés, rencontrent un vif succès, notamment dans les centres d’accueil spécialisés. Pendant la COVID, ce sont ensuite les centres de formation qui sont venus vers eux pour pouvoir continuer à proposer, à distance, leurs formations.

Pour répondre aux besoins de leurs clients intéressés, Marie-Anne et ses associés ont alors créé un mini scénario, rapidement validé sur le terrain et qui les a amenés à développer leur projet plus concrètement.

Evolution de ton projet

Marie-Anne et son associé avait déjà créé leur première formation en demandant leur statut EE, en octobre 2020. C’est en se rendant compte qu’il fallait créer un site internet pour vendre leur solution qu’iels décident de faire la démarche pour se faire accompagner. En effet, autant iels avaient les savoir-faire techniques mais le côté numérique était loin d’être leur tasse de thé.

Depuis octobre, ça a été assez compliqué pour le projet. Néanmoins, le serveur et la formation ont été terminé et de nouvelles propositions leur sont parvenues dans la formation notamment. Le Pépite leur a notamment permis de se réorganiser, de se cadrer pour faire avancer leur projet au mieux. Grâce à sa marraine professionnelle au sein du Pépite notamment, Marie-Anne a eu plusieurs contacts pour se faire accompagner dans la création du serveur, une démarche longue mais qui lui apprend beaucoup.

Marie-Anne s’est lancée dans le défi avec deux amis : Marie-Anne en programmation, un autre, interne en pharmacie, aux scénarios et bibliographies compétentes et un dernier associé en commerce, pour vendre les formations.

Le troisième associé en commerce n’étant pas suffisamment investi, il a finalement quitté le projet. Aujourd’hui, Marie-Anne et son associé passent donc par des centres de formation pour vendre leurs formations aux institutions spécialisées.

Au niveau des difficultés rencontrées, toute la partie informatique du site internet, et non la programmation en soi, a été très compliquée ; comment déposer le jeu sur un serveur ? comment mettre des codes d’accès ? C’est d’ailleurs toute la difficulté de l’entrepreneuriat, il faut souvent se confronter à des savoir-faire et des compétences inconnues ; une difficulté qui peut rapidement devenir un atout en vous faisant travailler de nouvelles Skills.

Ton accompagnement

Marie-Anne est relativement satisfaite de l’accompagnement Pépite même si elle note qu’elle n’a pas vraiment le temps de lire les mails, ce qui lui empêche d’être toujours informée, dans les temps …. Marie-Anne relève malgré tout que l’on est très peu au courant de l’existence du Pépite lorsque l’on est en dehors. Comme l’avaient relevé Pauline et Alicia, elle trouve qu’il est difficile de connaitre toutes nos opportunités en tant qu’étudiant.e.s entrepreneur.se.s lorsque l’on n’a pas de contacts directs.

Marie-Anne et son associé n’ont pas rejoint de programme en parallèle et ne pensent pas en rejoindre sur le court terme. Néanmoins, Marie-Anne réfléchit à entamer une démarche d’accompagnement sur le long terme l’année prochaine, lors de son année de césure.

Tes perspectives d’évolution

Pour l’instant, le premier objectif de Marie-Anne et de son associé est de finir le serveur pour pouvoir distribuer leur première formation et développer de nouvelles formations. Il faut également qu’iels obtiennent la certification qualité Qualiopi afin d’avoir la reconnaissance d’état en tant qu’organisme de formation officiel. Cela leur permettra notamment de ne plus passer par des centres de formation extérieurs pour vendre leurs formations.

Marie-Anne souhaite faire une année de césure l’année prochaine et se consacrer au projet, une belle opportunité pour élargir son champ d’action et penser développement.

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

Faire la démarche de rentrer au sein du Pépite avec le statut EE permet d’apporter des contacts, ce qui fait toute la différence. Seul.e, tu ne peux pas y arriver et le point fort des Pépites est justement qu’ils réunissent plein de gens qui ont des compétences différentes qui peuvent faire la différence dans ton projet et ta démarche entrepreneurial

Nous arrivons à la fin de cet article, Le Grand Saut n°14. J’espère que vous avez apprécié autant que moi de découvrir le parcours et le projet de Marie-Anne, une des quatre gagnantes du Concours de pitch organisé par le Pépite 3EF fin mai ! Je remercie chaleureusement Marie-Anne pour m’avoir accordé un peu de son précieux temps, entre son double cursus universitaire et son projet.

Marie-Anne et son associé ont dû se former pour créer leur propre serveur de distribution afin de vendre directement leurs formations ;

Et vous, quelles compétences avez-vous acquises depuis le début de votre parcours entrepreneurial ?

Je suis très curieuse de lire vos réponses et partages d’expériences en commentaires ou sur la page Instagram de Regardsleblog.fr ! En attendant, comme toujours, je compte sur vous pour réagir à cet article, le commenter et me donner votre avis …

Belle semaine et bon courage à tous.tes les M2 pour la fin de rédaction de votre Mémoire [On est ensemble !] …

Ella

Le grand saut – Alicia Monnay & Pauline Canitrot

PORTRAIT N°13

Dans ce 12ème article, je vous retrouve, non pas pour un portrait, mais pour un double portrait ! Nous partons ainsi à la rencontre d’Alicia et Pauline, étudiantes dans l’Ecole d’ingénieurs EPISEN de Créteil en Ingénieur.e biologie santé. Ensemble et au gré des projets universitaires, elles ont imaginé une solution médicamenteuse pour faciliter le diagnostic de l’Endométriose ! Un projet fou qui répond à un besoin urgent, en effet aujourd’hui il faut compter 7 ans pour se faire diagnostiquer de l’endométriose en France, une maladie qui touche pourtant 1,5 à 2,5 millions de femmes dans l’hexagone [14 millions en Europe].

Portrait de deux femmes qui ont su saisir les opportunités de leur parcours pour mettre au service des autres leurs compétences, universitaires et humaines …

Alicia & Pauline

Quel plaisir de vous proposer aujourd’hui ce double portrait ! Un nouveau format qui sort de l’ordinaire mais qui nous ramène bien au cœur de la dynamique entrepreneuriale : l’entraide. Parce qu’Alicia et Pauline le disent elles-mêmes, sans l’autre, elle ne se seraient pas lancées : « Seul.e on va plus vite, ensemble, on va plus loin » …

Qui êtes-vous ?

Pauline a 23 ans, elle fait de la guitare depuis petite ainsi que de la danse. Pauline est également une lectrice passionnée qui aime voyager, entre les pages et sur tous les continents.

Alicia, elle, a pour principales passions la biologie et les questions relatives à la santé, des intérêts qui font sens dans son parcours … Alicia est également très passionnée par le sport et la pâtisserie. Elle avoue d’ailleurs que si elle devait penser à une reconversion, cela serait certainement derrière un moule à gâteau ! 

Quel est votre parcours ?

Pauline a eu un Bac S en 2015 après lequel elle a voulu faire médecine, après deux échecs en PACES, elle utilise finalement une passerelle pour passer en Licence biologie santé à l’UPEC. A la suite de cette Licence, Pauline a rejoint l’Ecole d’ingénieur EPISEN en spécialité Biomédical et santé.

Après une terminale S, Alicia a également fait deux années de PACES, son objectif initial était d’être kiné. Malgré un bon classement, elle n’a pas obtenu un résultat suffisamment satisfaisant pour entrer en kiné. En véritable acharnée, elle s’oriente donc en Année de préparation Kiné. C’est un nouvel échec. Alicia se réoriente donc en DUT Génie biologique à Créteil en 2 ans, ce qui lui a permis d’obtenir le diplôme de Technicienne de laboratoire. Comme vous avez pu le comprendre, rien n’arrête Alicia, c’est pourquoi elle a poursuivi avec entrain à l’EPISEN, également en spécialité Biomédical et santé.

Pauline et Alicia n’ont rien lâché et leur parcours est brillant d’engagement et de volonté. Une détermination qui a fini par payer puisque c’est justement à l’EPISEN qu’elle se sont rencontrées et que va finalement s’écrire leur avenir entrepreneurial …

Votre Regard sur l’entreprenariat

Pauline n’avait pas tellement d’aprioris par rapport à l’entrepreneuriat avant de faire son Grand Saut, mais elle n’y connaissait rien. Dans les articles, les journaux, elle trouvait les entrepreneur.se.s très courageux.ses, sans penser pouvoir se lancer elle-même. Elle est donc arrivée à l’entrepreneuriat sur un coup de tête.

Alicia a toujours été tentée par l’entrepreneuriat mais sans savoir toutes les dimensions derrière ce secteur si mystérieux de l’extérieur. Elle a beaucoup été poussée par le fait d’être en binôme. Alicia est aujourd’hui encore impressionnée par la méconnaissance que l’on a sur le monde entrepreneurial et sur les opportunités, comme le statut étudiant.e.s entrepreneur.se.s, qui nous sont dédiées et que pourtant nous ne connaissons pas en tant qu’étudiant.e.s.

Votre Grand Saut

L’origine du projet est née en 3ème année, pendant une option en école d’ingénieurs appelée ‘Médicaments’. Le but de cette option était d’imaginer un traitement ou une solution médicale pour répondre à un besoin de la société civile. Pauline et Alicia se sont alors mises ensemble et après plusieurs recherches, elles décident de se pencher sur l’Endométriose et spécifiquement, sur le diagnostic de la maladie.

Elles réfléchissent alors à développer un médicament qui fasse office de diagnostic. Pendant 6 mois, elles travaillent sur la maladie et les données de marché pour ce potentiel projet. Le principe de l’option était de rencontrer des gens pour donner une valeur ajoutée, une validation à la solution. Elles rentrent alors dans une démarche pour favoriser la rencontre au lieu de faire des recherches en ligne. Dans cette dynamique, elle rencontrent les trois plus grandes associations spécialisées en endométriose en France – Endo France, Endo mind, Infos endométriose – mais également des médecins spécialisé.e.s, comme Erik Petit.

Par toutes ces rencontres, elles prennent conscience de la valeur ajoutée du projet, tout en assurant une veille documentaire donnant de plus en plus de poids à leur démarche. Pauline et Alicia décident finalement en février, quelques semaines avant leur oral de projet, de se lancer et de faire de ce projet hypothétique un véritable projet entrepreneurial. Il était temps ! En effet, les dates de candidatures au Pépite étaient justement en phase de se clôturer et c’est seulement grâce au soutien de Nicole B. qu’elle réussissent à envoyer leur dossier de candidature à temps.

Evolution de votre projet

Pauline et Alicia avaient toute la théorie du produit au moment de déposer le statut grâce au dossier qui avait été rendu pour la fameuse option. En parallèle, elles avaient également validé le projet auprès de professionnel.le.s du secteur, ce qui leur donné une plus-value non négligeable dans leur dossier entrepreneurial. 

L’objectif depuis le début du projet est de se focaliser sur le diagnostic de l’endométriose pour diminuer le temps de diagnostic, de 7 ans actuellement. Les seules techniques existantes aujourd’hui sont longues et intrusives, leur but est donc de rendre ce diagnostic rapide et spécifique, pour localiser l’endométriose, tout en permettant à tous les médecins et gynécologues de pouvoir effectuer le diagnostic, sans forcément être formé.e.s spécifiquement.

Depuis qu’elles sont rentrées dans le Pépite, Pauline et Alicia ont obtenu une tutrice et suivi la formation LabCI*. Cet accompagnement leur a permis de structurer leur projet.

Le projet a été monté à deux, a été poursuivi à deux. Pour Alicia et Pauline, c’était clair depuis le début ; c’était à deux ou rien.

Aujourd’hui, il n’y a pas de répartition officielle des taches dans le duo, même si Alicia est plus à l’aise en termes de Communication, pour maintenir des contacts avec les partenaires notamment. Venant du même secteur, Alicia et Pauline travaillent sur le développement du produit ensemble. Aujourd’hui en stade « Recherche et développement », elles peuvent se permettre de travailler en collaboration. Dans les années à venir, elles risquent d’être amenées à se diviser les tâches, mais elles se laissent du temps.

Au début, ce qui a été le plus long et le plus compliqué pour Pauline et Alicia a été de trouver un laboratoire. Pour pallier cette difficulté, elles ont candidaté à un concours, pour justement trouver des laboratoires test qui acceptent de travailler avec elles. Bien sûr, Pauline et Alicia manquent également de financement et le Pépite les a également beaucoup aidées de ce côté, tout comme les accompagnements spécifiques en parallèle (Concours ZEUGMA, Parrainage…). Pauline et Alicia avoue volontiers qu’elles ressentent un fort manque de légitimité en tant que jeunes étudiantes dans un secteur très concurrentiel comme celui des médicaments. Néanmoins, c’est une problématique qui est tout de même résolue en partie grâce au fort impact social de leur projet, déjà validé par un certain nombre de leurs pairs [Associations, Chercheur.se.s…].

Votre accompagnement

En parallèle de leur accompagnement en tant qu’étudiante entrepreneuse au sein du Pépite 3EF, Pauline et Alicia suivent la formation LabCI*. Cet accompagnement leur a notamment permis de revenir sur leur projet pour le déconstruire et lui donner une valeur entrepreneuriale. Concrètement, il s’agit d’une formation accélérée en entrepreneuriat avec tous les modules par étape pour développer un projet. Il y a plusieurs modules fixés sur une idée, le but initial est d’abord de savoir expliquer son idée, la développer, pour ensuite travailler le business plan. Au fur et à mesure de l’avancée des modules, Alicia et Pauline complètent un journal de bord, fil rouge de leur démarche.

Au sein du Pépite, Alicia et Pauline font remarquer qu’il serait intéressant de valoriser les autres secteurs d’activité que ceux et celles qui viennent d’entrepreneuriat directement. En effet, les étudiant.e de certaines facultés ne sont pas bien dirigé.e.s et il est aujourd’hui impossible d’arriver au Pépite et à la MIEE sans tomber sur une bonne personne, pouvant faire le lien [Je confirme cette remarque qui s’est également avérée vraie dans mon propre parcours, puisque dans la Faculté de Sciences de l’éducation, personne ne m’avait parlé du Pépite …]. De même, Pauline et Alicia font remarquer qu’on devrait pouvoir accumuler le D2E et notre autre formation, après tout, même en poursuivant une formation en parallèle, nous suivons tout de même les ateliers, After work et concours entrepreneurial …

Vos perspectives d’évolution

Le concours ZEUGMA* a permis à Alicia et Pauline de rentrer en association avec un laboratoire pour développer leur idée au sein du CHU Henri Mondor à Créteil. Elles attendent aujourd’hui juillet pour présenter le projet en collaboration, afin d’obtenir des premiers financements pour lancer des essais.

En parallèle, Pauline et Alicia travaillent à un potentiel brevet pour protéger leur idée. Tout va donc dépendre de cette démarche et de leurs périodes de test qui va légitimer leur idée !

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

Il faut se lancer. Il ne faut pas se poser des questions car l’on n’a rien à perdre et que ce soit un succès ou un échec, cela sera source d’apprentissage. Il faut croire en soi, quand on veut, on peut. Il ne faut non plus oublier d’aller chercher les informations au bon endroit, c’est ainsi que l’on apprend et que l’on confirme nos idées.

Ainsi se termine Le Grand Saut n°13, un double Grand Saut qui, je l’espère, vous aura passionné et impressionné autant que moi ! Je remercie chaleureusement Alicia et Pauline pour m’avoir accordé un peu de leur précieux temps, entre leur stage, leur Master et leur projet …

N’hésitez pas à aller suivre Alicia et Pauline sur leurs LinkedIn pour suivre la suite de leurs parcours et la naissance de leur projet (à venir).

Pauline et Alicia, se sont lancées à deux, c’était pour elles une évidence;

Et vous, pensez-vous vous lancer seul.e ou attendre / chercher l’associé.e de vos rêves ?

Je suis très curieuse de lire vos réponses et partages d’expériences en commentaires ou sur la page Instagram de Regardsleblog.fr ! En attendant, comme toujours, je compte sur vous pour réagir à cet article, le commenter et me donner votre avis …

Belle semaine et merveilleux mois des fiertés à tous.tes !

Ella

Le grand saut – Stanislas Charles

PORTRAIT N°12

Aujourd’hui Stanislas Charles est à l’honneur dans ce 12ème portrait de la série Le Grand Saut. Je suis ravie de vous présenter son parcours et son projet, que la crise sanitaire lui a permis de lancer. Stanislas est la parfaite démonstration que ce sont des crises que naissent les plus beaux projets, en effet, sans cette remise en question, peut-être ne se serait-il jamais lancé [Comme beaucoup je crois bien] !

Stanislas

Nous démarrons le mois de juin et donc la dernière série de portraits (de l’année) … Parce que pour apprécier les bonnes choses, il faut savoir les arrêter ou les mettre en pause, j’ai décidé de mettre le blog en Standby pour ces deux mois d’été, histoire de me concentrer sur les enfants avec TSA que je vais accompagner cette été (et oui je ne vais pas – encore – m’ennuyer) !

Qui es-tu ?

Stanislas Charles, 22 ans, bientôt 23, est étudiant en M1 Commerce International à l’AEI International School. Stanislas se dit également « Surveillant du futur de la République » car il est surveillant dans un collège en parallèle de ses études. Grand sportif, Stanislas fait également du rugby depuis 4 ans et de la muscu, régulièrement à côté de ses études.

Quel est ton parcours ?

Arrivé en France en 2009, juste avant le tremblement de terre, Stanislas vient d’Haïti. Il a fait un bac général, qu’il a obtenu de justesse. Au moment des résultats de ses vœux post bac, Stanislas se retrouve en AEI, son deuxième choix, où il fait 3 années de licence en parcours Amérique du nord. Stanislas a poursuivi par la suite en Master Commerce international parcours d’Amérique du nord, toujours. La spécificité de ce parcours est qu’il est centré sur le marché américain. On y apprend notamment à créer des projets en partant des modèles et des dynamiques économiques et managériales américaines.

Ton Regard sur l’entreprenariat

Stanislas s’est toujours vu être son propre patron, notamment car il a fait beaucoup de métiers. En voyant ce que c’était de se lever tous les matins pour un SMIC, il a vite compris que son indépendance professionnelle serait une clé centrale dans son parcours. Depuis toujours, Stanislas a beaucoup d’idées et il utilise notamment l’APP Notion pour les noter et les partager avec ses ami.e.s. Dans ce sens, l’entrepreneuriat est quelque chose au cœur de sa vie depuis 2017. Au fur et à mesure de son parcours, l’AEI lui a ensuite donné beaucoup de clés, pour rentrer cette vision business dans son quotidien.

Avant de se lancer, Stanislas avait beaucoup de peurs mais finalement, c’est dans l’action qu’il a le plus appris.

Ton Grand Saut

La pandémie a permis à Stanislas de beaucoup réfléchir et avec la dépression saisonnière qui a encore approfondi une certaine dynamique de remise en question, il a pris conscience qu’il avait le choix : trouver un stage ou écrire un mémoire. Aucune de ces options ne lui convenant il a choisi de proposer à la fac de monter un projet entrepreneurial pour remplacer son stage. C’est finalement la vice-doyenne de l’AEI qui lui propose de se tourner vers le Pépite pour effectuer ce projet directement.

Avec le recul, Stanislas est reconnaissant de cette période d’incertitude qui lui a vraiment permis de passer à l’action, à aller au-delà de ses idées.

Evolution de ton projet

Au moment de déposer son statut, Stanislas avait en tête un projet de papeterie, qui proposerait des produits de papeterie en ligne.

Le Pépite a permis à Stanislas de construire son projet, de structurer son idée et d’avoir des contacts avec beaucoup de gens. Les ateliers lui ont également permis d’échanger avec des personnes rencontrant les mêmes problématiques que lui.

Stanislas n’a pas fait le choix de se lancer seul, car il n’a pas eu de choix. Dans son entourageil ne voyait personne avec qui s’associer. De plus, son projet ne nécessitait pas d’être à plus d’une personne, ou du moins à son début. Néanmoins, en étant seul, Stanislas note tout de même qu’il a été obligé d’apprendre beaucoup de nouvelles compétences pour être à la hauteur, notamment pour désigner son agenda sur InDesign.

Pour la communication, c’est sa copine qui l’a beaucoup aidé, mais sur le long terme, Stanislas pense chercher quelqu’un notamment pour cette partie de communication. C’est donc lorsqu’il aura les moyens de passer d’auto-entrepreneur, à SASU qu’il réfléchira à trouver quelqu’un.

« Les idées n’appartiennent pas à ceux qui les imagine mais à ceux qui les exécutent » _ M.J de Marco.

Cette phrase du livre « L’autoroute des millionnaires » de M.J de Marco a fait beaucoup réfléchir Stanislas, elle démontre notamment qu’il ne faut pas avoir peur de partager son projet avec quelqu’un, notamment pour le faire évoluer, car c’est prendre un risque dans le bon sens. 

Cela fait un an que Stanislas s’est lancé et 5 mois qu’il est au Pépite. La première difficulté qu’il a rencontré dans ce laps de temps a était d’apprendre à utiliser les logiciels spécialisés en design ; InDesign, Photoshop. Il ne regrette pas cette « perte de temps », car maintenant qu’il sait les utiliser, il est beaucoup plus efficace.

La seconde difficulté rencontrée par Stanislas a été de trouver un imprimeur. En France, c’était très cher, donc il a dû faire des choix : pour l’instant ses produits sont fabriqués en Chine. Pour faire ce choix entre éthique et production, Stanislas a fait une analyse du marché et des besoins de ses Personas et s’est rendu compte que la production française n’était pas au premier intérêt des consommateurs. Sur le long terme, Stanislas aimerait rapatrier la production en France, mais pour le moment, il a surtout fait le choix d’une entreprise chinoise éthique avec une empreinte carbone moindre. 

Ton accompagnement

Le Pépite a permis à Stanislas de construire son projet, de structurer son idée et d’avoir des contacts avec beaucoup de gens. Les ateliers lui ont également permis d’échanger avec des personnes rencontrant les mêmes problématiques que lui. Stanislas ne voit pas grand-chose qui pourrait être changé dans l’accompagnement Pépite, même si ouvrir le programme à la dimension internationale de l’entrepreneuriat serait super, notamment pour les étudiant.e.s comme lui qui ont cette dimension internationale, dans leur parcours et dans leur projet.

Stanislas n’a pas suivi de programmes en parallèle de l’accompagnement Pépite et de son Master, néanmoins il lit beaucoup sur le sujet. En auto-formation, il est donc très actif. Dans ses conseils lecture, vous pouvez trouver deux ouvrages qui ont révolutionné sa façon de penser business :

•           « L’autoroute des millionnaires » de M.J de Marco | Qui prône vraiment des valeurs saines malgré son titre, tout en te donnant des tips pour gérer ton entreprise.

•           « Grit : The Power of Passion and Perseverance » de Angela Duckworth | Qui parle de ce qu’il faut pour arriver là où on est. 

Ta perspective d’évolution

Dans un an, Stanislas espère avoir tous les outils qu’il a imaginé dans sa boutique en ligne ainsi qu’avoir réalisé son changement de statut en SASU pour agrandir son équipe. D’ici 3 ans, Stanislas espère être racheté par Oberthur ou Exa compta, les rois de la papeterie française, car il considère que son produit est une innovation dans ce domaine. Sinon, dans l’autre sens, si les offres de rachat ne sont pas en accord avec ses projections, il souhaite devenir la marque n°1 en France [Ce qui lui permettrait notamment de créer une Fondation pour venir en aide aux étudiant.e.s]. 

Et toi, qu’attend-tu pour te lancer ?

Il faut se lancer. Quand on a peur de quelque chose, on ne regrette jamais d’avoir franchi le pas mais plutôt ne pas avoir essayé. Il faut se demander si dans 5 ans on risque de regretter de ne pas se lancer, si c’est le cas, que l’on risque de regretter, alors il ne faut plus hésiter !


La fin de ce 12ème portrait est là ! Je remercie une nouvelle fois Stanislas d’avoir répondu à mes questions et d’avoir partagé avec nous son parcours et son projet de papeterie en ligne. N’hésitez pas à aller donner de la force à Stanislas sur son blog et son LinkedIn pour suivre son projet et ses futures collections de près !

S’il y a bien une chose que ce portrait nous a montré, c’est que la crise sanitaire a poussé beaucoup d’entre nous à remettre en question leur vie, leurs choix, personnels et professionnels.

Et vous, la crise sanitaire a-t-elle changé quelque chose, vous a-t-elle permis de faire des Grands Sauts ?

Je suis très curieuse de lire vos réponses et partages d’expériences en commentaires ou sur la page Instagram de Regardsleblog.fr ! En attendant, comme toujours, je compte sur vous pour réagir à cet article, le commenter et me donner votre avis

Belle semaine, l’été arrive (enfin) !

Ella